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Pour une écologie réaliste

Pour vraiment nourrir toute l'humanité à venir
Pour vraiment sortir du réchauffement climatique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ligne bleue

Peut-on échapper au réchauffement climatique ?

 

 

Pour limiter le réchauffement climatique, les émissions de CO2 devraient décroître, jusqu'à s'annuler d'ici la fin du siècle. (GIEC, IEA...)

Pourtant elles croissent.

Les gouvernements, les accords de Paris ou d'ailleurs, peuvent-ils inverser le cours des choses pour les décennies à venir ?

Pendant que les petits pays développés croissent petitement, les énormes pays en développement... se développent énormément.

Le CO2 de demain viendra surtout, de plus en plus, de la multitude de ceux qui ont encore peu, qui n'ont pas encore de télévision, ni même l'électricité.

Parce que tôt ou tard ils auront l’une et l’autre.

 

 

La première étape pour échapper au réchauffement climatique consiste à réduire les émissions de CO2.

Voyons, pas à pas, ce qu'il en est déjà, ce qu'il en sera ensuite.

1] Ce que nous faisons depuis des décennies

Depuis des décennies les émissions mondiales de CO2 croissent :

évolution des émissions de CO2 dans le monde

 

Sources : The Global Carbon Project

 

Derrière ces émissions de CO2 le réchauffement climatique couvait déjà. Encore imperceptible il y a peu de temps, il se manifeste clairement maintenant, les catastrophes annoncées sont devenues réalité : canicules, sécheresses, ouragans, inondations, etc., toutes dopées au réchauffement climatique.

2] Ce qu'il faudrait faire dans les décennies à venir

Selon le WEO 2016, il faudrait que la courbe des émissions de CO2 change brusquement de sens :

émissions de CO2 dans le monde, réchauffement climatique, CO2

 

 

De WEO 2016 Presentation

• "Central scenario" : ce qui se passe.

• "2°C scenario" : ce qu'il faudrait qu'il se passe pour limiter le réchauffement climatique à 2°C.

 

3] Ce que nous ferons probablement dans les décennies à venir.

Hélas, dans le monde réel, les courbes changent rarement de sens. Elles s'infléchissent, elles peuvent montrer un affaiblissement, ou un regain de vigueur, mais elles ne changent pas brusquement de sens. La réalité de demain sera probablement un prolongement de la réalité passée, avec quelques inflexions éventuelles.

Demain sera sans doute assez proche de ceci :

évolution des émissions de CO2 dans le monde, réchauffement climatique, CO2

 

D'après International Energy Outlook 2016

 

4] Les gouvernements, les accords de Paris ou d'ailleurs, peuvent-ils inverser le cours des choses pour les décennies à venir ?

Il faut commencer par noter que depuis que se tiennent d'énormes conférences internationales sur le climat... les émissions de CO2 ont continué à augmenter. Ce n'est pas un bon signe de l'efficacité de ces conférences.

Qu'en sera-t-il dans les décennies à venir ? Les gouvernements prendront-ils, enfin, des décisions héroïques – ou non ? Demanderont-ils à leurs électeurs et futurs réélecteurs éventuels des sacrifices aujourd'hui pour éviter des catastrophes demain ? Pour tenir compte de ce paramètre humain peu maîtrisable, les chercheurs évaluent des scénarios du futur selon différentes hypothèses. Par exemple, l'EIA considère deux scénarios :

- le scénario Current Policy : les gouvernements et les hommes continuent plus ou moins comme par le passé.

- Le scénario New Policies : on suppose que les gouvernements – et les hommes qui les élisent – prennent de bonnes résolutions écologiques, même quand elles sont difficiles et demandent des sacrifices ; on suppose aussi qu'elles seront appliquées un jour, et que les électeurs suivront sans trop bougonner. C'est un scénario très optimiste ; dans la réalité, les bonnes résolutions affichées ne sont pas toujours appliquées, et les électeurs ne les acceptent pas toujours lorsque l'on tente de les appliquer ; souvenons-nous des déboires de la taxe carbone, des portiques écotaxe, de la révolte des bonnets rouges, etc.

 

Le diagramme ci-dessous illustre les résultats.

 

émissions CO2, France, Chine

 

 

Source : D'après World Energy Outlook - iea 2016

 

• "Autre" = les nouvelles énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque...) + hydraulique, biomasse…

 

Ce diagramme montre que les politiques des états ont un certain effet – dans l'hypothèse utopique où tous les engagements pris seraient respectés. Les courbes se séparent en effet selon les scénarios, mais un peu seulement. C'est-à-dire que l'effet est faible, il ne suffit pas pour empêcher la demande d'énergies fossiles, encore moins pour les réduire à zéro comme il serait nécessaire. Pour les décennies à venir, dans tous les cas de figure, y compris dans le cas très optimiste des "new policies", les énergies fossiles restent largement la principale source d'énergie. Les énergies renouvelables progressent, un peu, mais sont bien loin de rattraper les énergies fossiles qui sont déjà loin devant, et progressent elles aussi. Il faudra que passe beaucoup de vent sur les pales avant que les nouvelles énergies renouvelables rattrapent un jour les énergies fossiles, et beaucoup plus de vent encore pour qu'elles les remplacent.

 

L'avenir appartient encore aux énergies fossiles,
quoi que fassent les gouvernements.

 

Une partie du public reproche aux gouvernements de ne pas en faire assez et réclame des "mesures fortes" pour lutter contre le réchauffement climatique. Hélas, les gouvernements peuvent, mais peuvent peu, ce qui s'explique aisément. Les gouvernements peuvent en effet taxer les couverts en plastique, interdire les ampoules à filament, prendre quelques autres mesures… mais attention, des petites mesures. Parce que les électeurs, c'est-à-dire nous, sont généralement pleins de bonne volonté, disposés à faire des gestes pour sauver la planète – mais, attention, raisonnablement, des petits gestes. Les décideurs le savent, ils savent qu'il n'est pas prudent de rebuter les peuples en imposant taxes et interdits, sauf éventuellement sur de petites choses ; ce serait la révolte pour les autocrates, la non-réélection en démocratie. Les décideurs, "les politiques", sont des boucs émissaires commodes, cibles de nos rages et désespoirs. Mais ils ne sont que des exécutants ; les commanditaires sont les électeurs, nous. Si les électeurs étaient vraiment disposés à faire des efforts contre le réchauffement climatique, pourquoi attendraient-ils que l'état les y oblige ?

La réponse est que les électeurs veulent évidemment lutter contre le réchauffement climatique, mais ne sont pas prêts à en payer le prix. Que se passerait-il si un gouvernement prenait vraiment des "mesures fortes", vraiment écologiques, limitait la puissance maximum des voitures particulières à 2 ou 3CV, doublait le prix de l'essence, introduisait des tickets de rationnement de viande (dont on sait le coût environnemental) ? Il se passerait des manifestations dans les rues... et ce gouvernement ne serait pas réélu ! On mène de moins en moins les électeurs au doigt et à l'oukase. Le paradoxe est que le public, du moins un certain public, demande quand même des "mesures fortes", espère quand même beaucoup de décisions venant d'en haut, prises par les dirigeants, Il est possible que pour le public, ce soit une façon de déporter l'espoir d'une solution sur les épaules des états, et donc une façon de s'en décharger personnellement.

En outre, quel serait le gain écologique de "mesures fortes", telles que par exemple la taxation ou interdiction des gros 4X4 et SUV ? Le gain serait... nul ! Parce que l'argent "économisé" correspondant serait quand même dépensé d'une autre façon ; par exemple en des voyages en avion à l'autre bout du monde. Un pouvoir d'achat est toujours dépensé, tôt ou tard, d'une façon ou d'une autre ; si par extraordinaire quelqu'un n'y arrivait pas tout seul, moine retiré en haut d'une montagne, dépressif las de vivre, etc., les héritiers s'en chargeront. C'est le pouvoir d'achat qui est le vrai moteur du réchauffement climatique ; il y a peu de SUV au Burundi.

Les seules actions vraiment efficaces pour ralentir le réchauffement climatique seraient celles conduisant à ralentir la croissance, à baisser le pouvoir d'achat dans les pays déjà développés. ...Mais ce sont les dernières qu'un gouvernement oserait prendre !

Les décideurs ne prendront donc pas les mesures douloureuses nécessaires. L’avenir sera donc probablement plus proche du scénario "Current Policy" du WEO – c’est-à-dire un réchauffement climatique de 3,5°C ou plus – que de tout autre scénario chimérique supposant que les hommes deviendraient subitement des homo-economicus, lucides, prévoyants, disposés à accepter des sacrifices aujourd'hui pour éviter des catastrophes demain. Ce qui explique cette phrase en exergue du rapport WEO 2011 :

 

« Si nous ne changeons pas de direction, nous arriverons là où nous allons »

Traduction : Si nous ne changeons pas de mode de vie, nous allons dans le mur.

Traduction plus précise : il faut que le pouvoir d'achat diminue globalement sur la planète.

Plus précis encore : il faut que le pouvoir d'achat des pays développés diminue, ils sont les seuls à pouvoir réduire leur pouvoir d'achat.

5] La fracture planétaire

Il faut distinguer le cas des pays développés du cas des pays qui émergent de la pauvreté.

 

évolution des émissions de CO2 dans le monde, réchauffement climatique, CO2, pays développés, OCDE, France, Chine

 

D'après International Energy Outlook 2016

 

• OCDE = "Organisation de Coopération et de Développement Économique", qui regroupe la plupart des pays développés.

• Les courbes de tendance mettent en évidence les évolutions différentes des pays développés (les pays de l'OCDE) et des pays émergents.

- La croissance des émissions de CO2 des pays émergents est spectaculaire, comme on doit s'y attendre.

- Les émissions de CO2 des pays développés ont tendance à ne presque plus augmenter [02].

• La barre horizontale fléchée indique la limite d'émission mondiale à laquelle il faudrait revenir en 2035 pour contenir la hausse des températures à 2°C seulement, selon les modèles climatiques.

- Cette limite est déjà dépassée par l'ensemble de la planète.

- Cette limite sera très bientôt dépassée par les seuls pays émergents.

 

Ce diagramme met en évidence une réalité redoutable :

L'humanité entière émet plus de CO2 que supportable pour le climat.

Il faudrait consommer moins.

Mais seuls les pays développés ont de la marge pour consommer moins et réduire leurs émissions de CO2.

Consommer moins... Combien en moins ? La réponse sur le diagramme est terrible : même si tous les pays développés ne vivaient plus que de vent et d'eau fraîche... Cela ne suffirait pas ! Les émissions provenant des pays émergents dépassent à elles seules les limites acceptables.

 

 

Le CO2 de demain viendra surtout, de plus en plus, de la multitude de ceux qui ont encore peu,
qui n'ont pas encore de télévision, ni même l'électricité.
Parce que tôt ou tard ils auront l’une et l’autre.

 

On connaît la rengaine "Si chaque Terrien émettait autant de CO2 qu'un Américain, ce serait une catastrophe." (Ça marche aussi avec "Français" ou "Allemand"...)
Ce qui se passe dans la réalité est que chaque Chinois (ça marche aussi avec "Africain", ou "Sud-américain"...), rêve de pouvoir vivre dignement et de consommer autant ou presque qu'un Américain. Et on ne connaît pas beaucoup d'Américains rêvant de consommer comme un Africain. On se dirige donc, sans "si" ni conditionnel, vers : "Chaque Terrien émettra autant de CO2 qu'un Américain, ce sera une catastrophe".

La catastrophe annoncée est déjà visible sur ce diagramme :

émissions de CO2 dans le monde, réchauffement climatique, CO2

 

 

D'après Key world energy statistics 2017

 

On avait vendu aux Français l’illusion qu'ils étaient les super-héros verts du Grenelle de l’environnement, que le coq gaulois allait sauver, à lui seul, son petit village et la terre entière de l’empire du dragon CO2. La Chine en rigole encore ! Il ne sert à rien de jouer perso dans un coin de la rue de Grenelle, l'avenir de la planète se joue dans les pays émergents, à Pékin, New Delhi, Le Caire, Rio de Janeiro... et aucune ligne Maginot n'arrêtera le CO2 à la frontière.

6] Y a-t-il d'autre solutions ?

6-1] Faire des économies au lieu de consommer.

C'est une illusion dont on a déjà discuté. Économiser ce n'est que différer une dépense, qui sera faite plus tard. Tout pouvoir d'achat sera utilisé tôt ou tard.

6-2] développer la voiture électrique.

Illusion. Il faut produire l'électricité. La plupart des centrales électriques dans le monde ne sont pas bas carbone.

6-3] Développer les nouvelles énergies renouvelables.

Produisons donc de l'électricité renouvelable, et nous pourrons alimenter les voitures électriques proprement. On a déjà décrit l'impuissance des énergies renouvelables ; leur faible potentiel, leur intermittence qui les rend dépendantes des énergies fossiles.

L'Allemagne qui a dépensé des centaines de milliards d'euros dans le développement des nouvelles énergies renouvelables a déjà fait la démonstration de leur impuissance. Elle émettait énormément de CO2, et continue à émettre beaucoup plus de CO2 par habitant que la France par exemple.

6-4] Développer l'énergie nucléaire.

La France fait la démonstration que ça marche. Grâce au nucléaire dans son mix électrique, elle émet beaucoup moins de CO2 par habitant que l'Allemagne ou le Danemark qui sont pourtant réputés pour l'importance de leur électricité renouvelable.

7] Reste-t-il des espoirs ?

La presse rapporte d'innombrables succès contre le changement climatique – économies d'énergie, tri des déchets, éoliennes dans le vent, efficacité énergétique des moteurs, une belle initiative locale ici, une autre là, etc..

Mais pour quel résultat global ? La même presse rapporte aussi les effets dévastateurs d'un réchauffement climatique global déjà engagé : sécheresses, canicules, inondations, incendies et ouragans catastrophiques... Quant aux organisations qui se consacrent à l'étude du réchauffement climatique, elles décrivent, année après année, la dégradation de la situation.

 

En 2008, tout espoir d'échapper au réchauffement climatique n'était pas encore perdu :

« C’est bel et bien d’une révolution énergétique dont nous avons besoin. […]

les ménages, les entreprises et les automobilistes devront changer leur mode de consommation de l’énergie. […] Une action résolue des pouvoirs publics pourrait permettre de mener à bien cette révolution. » (WEO 2008)

 

Tout le problème était concentré dans ce conditionnel qui marque la différence entre les vœux pieux et la réalité : "les pouvoirs publics pourraient..." Ils pourraient… Tout comme Pierre Dac, alias Sar Rabbinat Duval, "pouvait le dire"… Les gouvernements peuvent agir, "bravo ! Ils sont extraordinaires, ils sont vraiment sensationnels" [2].

 

 

Depuis, les rapports sur le climat se succèdent, la dégradation se confirme.

2011 :

« Des mesures vont dans la bonne direction, mais les chances d’atteindre l’objectif de 2°C s’amenuisent à vue d’oeil. » (WEO 2011)

2012 :

« Les éditions successives de ce rapport [WEO] ont montré qu'à mesure que les années passent, l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 2°C devient de plus en plus onéreux et difficile à atteindre. » (WEO 2012)

2016, après la COP21 de 2015 qui a pourtant été vendue comme étant un succès pour le climat :

"Les engagements actuels ne permettent pas de limiter l'augmentation de température à moins de 2°C" (WEO 2016 Presentation)

 

En dix ans toute la gamme des possibles a été descendue : "Il serait possible"... "Les possibilités diminuent"... "C'est de plus en plus difficile"... "Ce n'est plus possible".

Il est toujours utile d'avertir, de dénoncer les dangers à venir, cela permet de réagir pour que finalement le danger ne se réalise pas. Les Cassandre ont toujours raison – même lorsque leurs prédictions ne se réalisent pas, car c'est leurs prédictions qui font réagir pour qu'elles ne se réalisent pas.

Mais étrangement, dans le cas du réchauffement climatique, nous sommes alertés depuis des décennies, nous savons... et nous ne réagissons pas ! Nous poursuivons le même chemin imperturbablement, nous continuons à demander des augmentations au patron, à râler si nous ne les obtenons pas, à les dépenser quand nous les obtenons, et nous continuons à voter pour les gouvernements les "mieux disants", ceux qui promettent la croissance la plus forte.

Il y aura donc réchauffement climatique.

Réchauffement climatique - une trop lente prise de conscience

Il y aura réchauffement climatique, il est même déjà commencé. Ce n'est pas un scoop, nous en sommes maintenant conscients, (à part quelques négationnistes, rares mais dont quelques-uns ont des responsabilités importantes sur la planète). Mais cette prise de conscience est encore très incomplète.

- Prise de conscience No 1 : il y a réchauffement climatique, il faut faire quelque chose.

Il a fallu 40 ans pour en prendre conscience.

- Prise de conscience No 2 : cinq milliards de Terriens manquent de tout ou presque, se développent et émergent, ce qui entraîne des émissions de CO2 inéluctables.

Cette prise de conscience n'a pas encore eu lieu.

- Prise de conscience No 3 : le potentiel des nouvelles énergies renouvelables est insuffisant.

Cette prise de conscience n'a pas encore eu lieu.

- Prise de conscience No 4 : Les hommes sont tels-qu'ils-sont. Inutile d'espérer qu'ils changeront spontanément de comportement en devenant des super homo-écologicus.

Cette prise de conscience n'a pas encore eu lieu.

- Prise de conscience No 5 : les hommes sont tels-qu'ils-sont. C'est une erreur dramatique, qui fut déjà faite [3], de croire qu'il suffirait d'une "volonté politique forte" pour qu'ils changent.

Cette prise de conscience n'a pas encore eu lieu.

- Prise de conscience No 6 : il faut lutter contre le CO2 par tous les moyens, en utilisant toutes nos cartouches – énergies renouvelables mais aussi énergie nucléaire.

Cette prise de conscience n'a pas encore eu lieu.

 

 

 

 



[02] La "vertu écologique" des pays développés vient en partie du fait qu'ils ont délocalisé une partie de leur production vers "l'usine du monde", la Chine, plus généralement vers les pays émergents.
[2] « Votre Sérénité, pouvez-vous me dire, c'est très important, concentrez-vous, pouvez-vous me dire quel est le numéro du compte en banque de monsieur ?
    Oui.
    Vous pouvez le dire ?
    Oui !!
    Vous pouvez le dire ?
    Oui !!
    Il peut le dire !!! Bravo ! Il est extraordinaire, il est vraiment sensationnel. »
[3] L'homme nouveau soviétique, la révolution culturelle de Mao, etc..

 

 
 
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Pour une écologie réaliste
Pour vraiment nourrir toute l'humanité à venir
Pour vraiment ralentir le réchauffement climatique

Que la planète bleue soit verte !
Mais il ne faut pas trop rêver.


Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Pour une écologie réaliste

Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.

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écologie, réchauffement climatique, ogm, biologique


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
Découverte de l'univers... et des environs


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Présentation rapide

Pour une écologie réaliste

Que la planète bleue soit verte !
Mais il ne faut pas trop rêver.

L'écologie, ce n'est pas seulement le rêve du retour au bon vieux temps, avec le soleil pour se réchauffer, de grandes prairies pour galoper, des baies bio pour se régaler. Nous sommes sept milliards maintenant, une poignée de baies ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts !

L'écologie réaliste c'est aussi, surtout, agir pour demain, pour les générations futures, face aux menaces du réchauffement climatique et du défi alimentaire ; il y aura neuf milliards de bouches à nourrir bientôt.

Il y a quelques années des voix prêchaient dans le désert, alertant sur le réchauffement climatique à venir. Personne ne les entendait.
Les ouragans annoncés sont devenus des réalités, et presque tout le monde est maintenant conscient du problème. Il reste à faire... l'essentiel, passer aux actes ! Il faut développer toutes les énergies bas carbone, les énergies renouvelables ne suffiront pas.

Aujourd'hui, quelques voix prêchent dans le désert, alertant sur cette autre crise à venir, la crise alimentaire ; on ne les entend pas. Personne ou presque n'a encore conscience qu'il faut produire plus de nourriture, sur des terres plus rares rongées par la bétonnisation. Il reste à faire... tout reste à faire ! Inventer de nouvelles agricultures, plus durables – mais aussi plus performantes pour ne pas être contraints de piocher encore plus de nouvelles terres dans ce qui reste de forêt tropicale.

Les analyses et solutions présentées dans ce livre sont réalistes, moins séduisantes que les rêveries bucoliques genre petite maison dans la prairie avec son petit potager bio, son puits, et une éolienne au fond de la cour ; elles choqueront plus d'un lecteur.
Mais les rêveries ne nourrissent pas les hommes, ne sauvent pas la forêt, ne ralentissent pas le réchauffement climatique.




 

liens externes pour ce sujet 

Que dit vraiment le récent rapport du GIEC 2018 sur le changement climatique ?

Ce qu’il faut retenir du rapport du GIEC sur la hausse globale des températures

écologie, mythes et réalité, transition énergétique, sortir du nucléaire

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Mise à jour : 22 décembre 2018

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