écologie, dogmes, agriculture bio, OGM, nucléaire

 

 


Les pesticides sont dangereux, mais présentent peu de risques.

 

 

Les pesticides dangereux ?

Oui.

Présentent-ils des risques ?

Oui.

Toutefois, les agriculteurs, lesquels sont mille fois plus exposés aux pesticides que les simples consommateurs, ont globalement une espérance de vie supérieure à la moyenne du fait d’une sous-mortalité par cancer en général…

C'est rassurant pour ceux qui sont mille fois moins exposés, les simples consommateurs.

Les pesticides rendent-ils des services ?

Oui.

Le service vital de nourrir le monde, en limitant la déforestation.

 

 

Les pesticides sont dangereux, mais présentent peu de risques.

Des pesticides sont dangereux comme tout ce que nous utilisons, voitures, couteaux de cuisine, ou même nos médicaments... voyez par exemple les effets indésirables éventuels listés sur la notice d'un médicament courant :

Réaction allergique (boutons, gonflement du cou pouvant entraîner une difficulté à respirer (oedème de Quincke), etc.) Diminution du nombre de certaines cellules du sang, saignements du nez... Trouble du fonctionnement du foie, destruction des globules rouges, douleur dans la poitrine, difficulté à respirer...

Il s'agit du doliprane.

Le doliprane est en vente libre.

En France, il se vend près de 14 boîtes par seconde de doliprane ou équivalent, soit 422 millions de boîtes par an.

Les pesticides (de synthèse ou naturels) ne sont pas des produits anodins que l’on peut utiliser à la légère. Ce sont des produits actifs, comme sont les antibiotiques ou le doliprane, ils ne doivent être utilisés qu'à bon escient.

Les antibiotiques c'est pas automatique ; les pesticides non plus.

Mais il faut savoir ensuite quels sont les risques. Le risque est une fonction du danger et de l'exposition à ce danger. La voiture est dangereuse, mais sur une certaine petite île où il n'y a pas de voiture l'exposition au danger est nulle, et la voiture n'y présente aucun risque. Cela vaut de la même façon pour les pesticides : les pesticides sont dangereux, mais l'exposition du public est généralement très faibles, et les risques sont extrêmement faibles.

 

On va voir que :

Les pesticides sont dangereux.

Mais les risques des pesticides pour la population générale sont extrêmement faibles, on va le préciser.

Quant aux services des pesticides, ils sont vitaux : ils ont fait disparaître les famines, ils permettent de nourrir le monde, en limitant la déforestation.

Nous ne sommes pas des pestes...

Les pesticides sont destinés à tuer, par définition. Notons que cela vaut pour tous les pesticides, y compris pour les pesticides bio utilisés en agriculture biologique. Eux aussi, sont "destinés à tuer !" (Voir sur ce site "L'agriculture bio utilise des pesticides")

Il est naturel que, à première vue, ces pesticides destinés à tuer nous inquiètent. D'autant que des sites militants ne se privent pas d'en rajouter une couche.

« Les pesticides sont des produits chimiques destinés à tuer, il est donc assez logique qu'ils soient nocifs pour notre santé... » (site notre-planete.info)

Les pesticides sont effectivement "destinés à tuer"… mais à tuer les pestes ! Soyons donc rassurés, puisque les mammifères que nous sommes ne sont pas des pestes – du moins pas dans ce sens-là.

N'oublions pas que les poisons sont généralement spécifiques.

Les pesticides sont des poisons, des poisons contre les pestes.

Les antibiotiques sont des poisons, des poisons contre les bactéries. Pourtant, nous avalons des antibiotiques.

Monsieur Qui-sait-tout se vantait : "Je sais comment reconnaître un champignon comestible ; si un champignon est attaqué par des vers, alors il est évidemment comestible, puisque des vers s’en régalent".

Monsieur Qui-sait-tout a goûté le champignon… Paix à son âme !

Monsieur Qui-sait-tout avait oublié la formidable diversité du vivant. Les pesticides tuent les pestes, pas les mammifères ; le métabolisme des mammifères n'est pas celui des vers ou des champignons. Monsieur Qui-sait-tout ne savait pas que ce qui est une délicatesse pour un ver, peut être poison pour un mammifère. Il existe quantité d’autres exemples. Par exemple, le chocolat. Si vous aimez le chocolat, ne cherchez surtout pas à faire partager votre plaisir à votre fidèle toutou en lui offrant quelques carrés : le chocolat contient de la théobromine, un alcaloïde toxique pour le chien.

Néanmoins, les pesticides continuent à effrayer. La preuve qu'ils sont dangereux disent quelques esprits malins, c'est qu'on ne peut pas boire un verre de pesticide chaque matin. C'est vrai, ils ont raison ces petits esprits malins, un pesticide n'est pas un drink.

Ces esprits malins croient-ils qu'on peut boire un verre de produit à vaisselle chaque matin ! La plupart des produits ménagers que nous manipulons quotidiennement – eau de Javel, lessive, détartrant, produit à vaisselle, etc., sont dangereux... et pourtant nous les utilisons sans crainte ; parce que nous savons qu'ils sont dangereux, mais nous savons aussi que dans l'utilisation que nous en faisons, ils présentent peu de risques. C'est exactement ce qui sépare les notions de danger et de risque. Nous ne buvons pas un verre de produit à vaisselle chaque matin, nous l'utilisons pour laver la vaisselle, que nous rinçons ensuite avant d'y mettre notre soupe. Tout comme nous ne buvons pas un verre de pesticides chaque matin, nous les utilisons pour protéger les fruits et légumes, que nous rinçons ensuite avant de les mettre dans l'assiette, cette même assiette que nous venons de laver avec le produit à vaisselle.

Des produits réglementés

Personne ne s'interroge sur les résidus de produit à vaisselle qui peuvent rester sur la vaisselle. Mais on surveille de près les résidus de pesticides sur les légumes. Pourquoi cette différence ? La réponse est du domaine de la psychanalyse.

Une LMR – Limite Maximale de Résidus (de pesticides) – est définie et contrôlée pour chaque produit agricole. Il n'y a pas de LMR pour les assiettes mal rincées.

 

... [...] ...

 

Les risques des pesticides - ce que les chercheurs mesurent vraiment

Les agriculteurs ont moins de cancers et une meilleure santé que la population générale ! 

pesticides et cancer des agriculteurs

Les agriculteurs sont particulièrement exposés aux pesticides, en première ligne lorsqu'ils les préparent, les transvasent, les répandent sur les cultures. C’est une "population sentinelle", qui serait jusqu’à 1 000 ou 10 000 fois plus exposée qu’un simple consommateur ; c'est pour cette raison que cette population est particulièrement surveillée et étudiée : si les pesticides posent problème, les agriculteurs en seront 1 000 ou 10 000 fois plus touchés que les simples consommateurs. Ce que mesurent les chercheurs dans ces populations :

Certains types de cancer sont moins fréquents.

Quelques cancers rares ont une fréquence plus élevée.

Le résultat global est que les agriculteurs ont moins de cancers et une meilleure santé que la population générale !

On a tant dit d’horreurs sur les pesticides que tout le monde imagine que les malheureux agriculteurs tombent comme des mouches surprises dans un pchitt d’insecticide. Ce n'est pas ce que constatent les chercheurs.

Les agriculteurs, qui sont les plus exposés aux pesticides,
ont globalement moins de cancers
et une meilleure espérance de vie
que la population générale.

Ces résultats concernent les agriculteurs, fortement exposés, pas les simples consommateurs.

Ces résultats s'appuient sur des très vastes études. Aux États-Unis, l’Agricultural Health Study - 89 655 sujets, en France, l’étude Agrican (AGRIculture et CANcer) lancée par la Mutuelle Sociale Agricole en 2005 - 180 000 participants.

Les cancers qui sont moins nombreux parmi les agriculteurs sont des cancers fortement liés au tabagisme. Leur meilleure santé s'explique ainsi, entre autres, par un moindre tabagisme, et une vie plus active ; le bénéfice qu'on peut en attendre est réduit par les pesticides, mais il reste quand même un bénéfice.

Cela permet de relativiser les risques des pesticides par rapport à certains comportements courants.

 

 

► Les pesticides présentent des risques...
mais moins que pantouflage et canapé !

 

 

Pourtant, contrairement au cas des pesticides, on n'a encore jamais vu un malade faire procès à un fabricant de canapé.

 

► Les pesticides présentent des risques...
mais moins que le tabac !

 

 

Pourtant les médias alertent tous les jours contre les dangers des pesticides... sans rappeler combien le tabac est infiniment plus dangereux.

Pourtant on a même vu un haut gradé dans la hiérarchie verte, farouche opposant aux pesticides, s'exhibant la pipe au bec.

On a même vu un ministre de l'écologie se battre pour défendre... le tabac ! Monsieur Philippe Martin, ministre de l’Écologie, posait fièrement sur sa page Internet, alors qu'il manifestait sa « solidarité avec les producteurs de tabac français ». [3]

► Rappel à Monsieur le ministre Martin : 75 000 décès dus au tabac en France chaque année... Le tabac est un vieux camarade de cimetière.

Nous nous trompons de cible

La focalisation sur les risques des pesticides détourne notre attention de problèmes de santé publique qui sont bien plus importants, et qui touchent la population générale, pas seulement les agriculteurs.

« Au moins 40% [des cancers] sont liés à des comportements que nous pouvons modifier (tabagisme, consommation d’alcool, alimentation déséquilibrée, activité physique insuffisante, exposition aux UV…) » (Nutrition et cancers - Alimentation, consommation d'alcool, activité physique et poids - Institut national du cancer - 2015) (voir aussi Cancer - OMS - 2021).

« L'épidémie de tabagisme tue près de 6 millions de personnes chaque année. » (Tabagisme - Aide-mémoire N°339 - Organisation Mondiale de la Santé - 2015)

« Près de 3,2 millions de personnes meurent chaque année en raison du manque d’activité physique. » (Activité physique - Aide- mémoire N°384 - Organisation Mondiale de la Santé - 2014)

Ces avertissements sur les risques de la sédentarité sont d'autant plus importants aujourd'hui que la multiplication des écrans et l'attraction des réseaux sociaux fabriquent des générations de jeunes ultra sédentaires, avec un impact prévisible sur la santé et la qualité de vie à l’âge adulte. (ANSES, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - 2020)

On voit encore des joggeurs sur la promenade des Anglais à Nice, la plupart adultes. Mais ils sont dépassés en nombre et en vitesse par une foule d'enfants droits comme des i sur leur trottinette électrique, qui semblent avoir fait vœu de ne jamais faire plus de trois pas consécutifs. Dans quelques années nous nous lamenterons peut-être, "où sont les joggers d'antan ?"

Le manque d'activité physique des jeunes générations,
une bombe à retardement.

Quelle devrait être la priorité ? Pester contre les pesticides, ou promouvoir une bonne hygiène de vie ? Faisons le choix avec bon sens.

- Le bon sens est de s’attaquer aux risques qui n’ont pas de contrepartie utile. Tabac et bronzage par exemple.

- Le bon sens est de peser le pour et le contre lorsque quelques risques sont le revers de bénéfices importants par ailleurs.

Les quelques risques des pesticides sont le revers d'un bénéfice vital : la disparition des famines et la capacité à nourrir toute l'humanité.

Le bon sens serait de se lever du canapé d'où l'on regarde, épouvanté, un énième reportage honteusement à charge contre les pesticides (il y en a), et aller faire un footing. Mais il est plus facile d'accabler le bouc émissaire, l'agriculture conventionnelle, vautré dans le canapé en grignotant quelque sucrerie.

Qui prend nos pommes pour des poires ?

pesticides chimie

Les chercheurs ont mesuré les risques des pesticides, les résultats sont rassurants. Pourtant une vague de pestophobie submerge quelques vieux pays. La pestophobie ce n'est pas la peur des pestes comme on pourrait le comprendre, la pestophobie c'est la peur des pesticides qui nous protègent des pestes ! Même les fumeurs craignent les pesticides !

Nos appareils ultra sensibles détectent des traces, infimes, de pesticides. La peur en fait d'énormes titres angoissants en première page, les lecteurs sont épouvantés, la contagion se propage.

Nos aliments seraient ainsi des concentrés de "résidus chimiques", nos menus seraient des "Menus toxiques", nos repas seraient "Notre poison quotidien". Bref, la sorcière édentée qui offrait une pomme empoisonnée à Blanche-Neige existe, on la rencontre tous les jours, c'est la sorcière chimie qui nous offre des pommes empoisonnées aux pesticides. Les bonnes âmes Vertes nous alertent, le Vert est dans le fruit, les fruits et légumes nous empoisonnent.

« Le temps est déjà venu où, au moment des repas, plutôt que de se souhaiter bon appétit, mieux vaut se souhaiter bonne chance. » (Pierre Rabhi)

(Les 53 morts, victimes de graines germées bio lors de la crise faussement dite du concombre espagnol font partie de ceux qui n'ont pas eu de "bonne chance").

 

 

Manger, bio ou non, nuirait gravement à la santé !
Ève a eu tort de croquer la pomme [4] !
Blanche-Neige a eu tort de croquer la pomme [5] !

 

 

Les bonnes âmes nous alarment... mais les chercheurs – qui ne sont pas non plus dépourvus d’âme, ni même de bonne âme – recommandent au contraire de manger 5 fruits et légumes par jour... qu'ils soient bio ou non !

"Croquez la pomme", sifflent sur nos têtes ces serpents ensorceleurs.

 

Ève a eu raison de croquer la pomme.

D'un côté le lobby bio fait croire que les fruits et légumes nous empoisonnent.

Mais d'un autre côté les chercheurs recommandent de manger cinq fruits et légumes par jour... qu'ils soient bio ou non.

Où est l'erreur ?

Qui faut-il croire, les communicants du lobby bio, ou les chercheurs ?

Qui prend nos pommes pour des poires ?

Un lapin a tué un chasseur

Les consommateurs devraient être rassurés par les résultats des chercheurs. Pourtant ils ne le sont pas. Parce que généralement le public ne connaît pas les études elles-mêmes, seulement ce qu'en rapportent les militants et les médias, lesquels rapportent surtout ce qui est "croustillant", ce qui est dramatique, ou pourrait être dramatique, ou aurait pu être dramatique, bref ce qui est vendeur. On ne fait pas un gros titre pour dire qu'un chasseur a tué un lapin ; seulement lorsqu'un lapin a tué un chasseur.

 

En résumé :

 

• Les pesticides, bio ou non bio, présentent des risques.

• Toutefois le risque n'a été identifié que dans un contexte d’exposition intense, chez des professionnels, essentiellement des agriculteurs.
Il n'y a pas de risque mesuré pour les simples consommateurs.

• En dépit de leur forte exposition aux pesticides, les agriculteurs vivent globalement plus longtemps et ont moins de cancers que la population générale.
Des cas particuliers largement médiatisés montés en épingle, ne font pas une vérité générale.

• Une bonne hygiène de vie compense, et au-delà, les risques des pesticides.

• Nos aliments ne sont pas des concentrés de "résidus chimiques" ; au contraire les chercheurs recommandent la consommation de fruits et légumes, même issus de l'agriculture conventionnelle.

 

 

Ce serait ignorance ou malhonnêteté de citer le premier point en zappant les autres points. Ce serait comme présenter un médicament en ne parlant que de ses effets indésirables éventuels : "Le Doliprane provoque des réactions allergiques" ; c'est vrai, mais c'est tronqué, c'est trompeur.

 

Moins de pesticides, ce serait plus de cancer ?

La consommation de fruits et légumes diminue le risque de cancer. Il en résulte ce paradoxe surprenant :

► Moins de pesticides = plus de cancers pour certaines populations.

 

- En effet, moins de pesticides – qu'ils soient bio ou non bio – c’est moins de rendement (sinon, pourquoi les utiliserait-on, qu'ils soient bio ou non bio ?).

- C’est donc des fruits et légumes plus rares et donc plus coûteux.

- C’est donc une moindre consommation de fruits et légumes par les familles aux revenus limités.

- C’est donc plus de risques de cancer pour ces familles.

 

« Les preuves actuelles indiquent que le bénéfice de la consommation de fruits et légumes conventionnels dépasse les risques éventuels dus à l’exposition aux pesticides. Les inquiétudes quant aux risques des pesticides ne doivent pas décourager la prise de fruits et légumes conventionnels, les produits biologiques étant souvent plus chers et inaccessibles pour certaines populations ». (Organic Foods for Cancer Prevention—Worth the Investment? - Journal of the American Medical Association - 2018)

Pesticides des villes et pesticides des champs

Les pesticides nous effraient ; mais pas tous ! Les pesticides bio par exemple... Même pas peur ! Pourtant eux aussi sont des poisons qui tuent les pestes... (voir sur ce site L'invention de l'agriculture biologique... et des pesticides bio).

Les pesticides nous effraient ; mais pas tous ! Comme notre odorat, qui n'est sensible qu'aux mauvaises odeurs des autres, notre inquiétude n'est sensible qu'aux pesticides des autres, ceux que les agriculteurs utilisent pour nourrir le monde.

pesticides moustiqueMais nous utilisons des pesticides nous aussi, nous les jardiniers du dimanche ! Nous ne les utilisons pas pour une bonne cause, pour nourrir le monde, mais pour des raisons futiles – sauver une fleur en pot, nous débarrasser de moustiques, etc. Ces pesticides-là, les nôtres, ne nous inquiètent pas, nous sommes même prêts à rechercher la pharmacie de garde les chaudes soirées d'été, lorsque la chasse à coups de chausson ne suffit plus pour contenir les grandes invasions moustiquiennes. Pourtant, ce sont ces pesticides-là qui sont réellement problématiques, parce qu'ils sont directement pchittés et confinés dans l'air de nos habitations, celui que nous respirons le plus longtemps, au minimum toutes les nuits. L'air l'intérieur est ainsi pollué par nos pesticides, sans compter qu'il l'est aussi par nos produits d'entretien, par nos produits d'hygiène et de beauté, etc. Au total il est 5 à 10 fois plus pollué que l'air extérieur. L'OMS estime que la pollution de l'air intérieur est responsable de 120 000 décès par an dans la zone Europe de l'OMS.

Pourtant, c'est l'air des champs que nous craignons.

 

Les services des pesticides

Les pesticides, bio ou non bio, comportent des risques, comme les voitures en comportent, ou même les médicaments et les vaccins. Mais dans tous les cas il faut peser les risques face aux services rendus.

 

Les services de la voiture se payent de 4 000 morts par an sur les routes en France. On le sait, on l'accepte.

Les services des médicaments, se payent de 130 000 hospitalisations par an en France, pour maladie ou effet indésirable résultant d'une prise de médicament (iatrogenèse).

Le service des pesticides lui aussi a un prix. Quelques agriculteurs le payent. Étrangement, autant nous acceptons le prix des services des voitures ou des médicaments, autant nous refusons de payer le moindre prix pour le service des pesticides.

Le service des pesticides est vital, nourrir le monde.

Il sera de plus en plus vital : saurons-nous nourrir bientôt deux milliards de Terriens en plus sans pesticides ? Probablement non.

Le principe de précaution commande donc de ne pas se priver de l'aide vitale des pesticides et d'en accepter les risques.

 

Les médicaments sont parfois un problème ; mais correctement utilisés ils sont d'abord une solution.

Les pesticides sont parfois un problème ; mais correctement utilisés ils sont d'abord une solution.

Les pesticides sont à l'agriculture ce que les médicaments sont à la médecine. Avec aussi des avantages, aussi des risques.

 

Auparavant on rassasiait d'abord les charançons et autres chapardeurs, et avec les restes on nourrissait – mal – quelques hommes – maigres. Maintenant les hommes sont mieux nourris, moins maigres, grâce à l'agriculture conventionnelle et aux pesticides. Et cela, sans tailler dans la forêt pour gagner de nouvelles terres à cultiver, ou en taillant moins.

« Les pesticides ont constitué un énorme progrès pour l’agriculture et ont permis d’assurer une production alimentaire de qualité. L’augmentation des rendements des terres agricoles a permis de limiter la déforestation, ainsi les experts estiment que leur utilisation, en 50 ans, a permis de préserver 50 % de la surface de la forêt actuelle. » (International Workshop on Crop Protection Chemistry, 2005 - cité par L'observatoire des résidus de pesticides du gouvernement français)

Lors de nos promenades en forêt, ayons une pensée reconnaissante pour les engrais et pesticides qui retardent la disparition de la forêt.

Maintenant les hommes sont mieux nourris, moins maigres... mais à quoi bon, puisque notre fin est prochaine, par empoisonnement généralisé aux pesticides... C'est ce que nous promet le lobby bio. Sauf que l'espérance de vie en bonne santé augmente, en dépit des risques des pesticides ! (Voir La planète bleue n'était pas verte, la vie n'était pas rose...) Les raisons en sont évidemment multiples, dont l'utilisation des pesticides, ce qui a permis d'améliorer la diversité, la qualité, la quantité de nourriture.

"L'espérance de vie ne cesse de se réduire ; elle était de cinquante ans il y a un siècle, elle est tombée maintenant à quatre-vingts ans, il y a de vraiment de quoi s'inquiéter". (humour d'un bloggeur, en réponse à la désinformation apocalyptique du lobby bio)

malaria, dengue, chikungunya, zika...

Les pesticides sont également nécessaires pour lutter contre des maladies transmises par des insectes, malaria, dengue, chikungunya, zika...

Le paludisme est un fléau : 400 00 victimes en 2019, dont 274 000 enfants (OMS - 2020). Pourtant, le dogmatisme anti-pesticides avait suscité un intense lobbying des grosses multinationales écologistes – Greenpeace, WWF, etc. – pour limiter l'utilisation des pesticides même dans la lutte contre la malaria.

« Je ne dirai jamais que j’ai un droit de vivre supérieur à celui d’un moustique » (Arne Naess, père de la deep ecology)

L'OMS s'en désespérait :

« Aujourd'hui, je vous demande, s'il vous plait : Aidez à sauver les bébés africains autant que vous aidez à sauver l'environnement. Les bébés africains n'ont pas une puissante association telle que les associations de défense de l'environnement pour défendre leur bien-être. Ils ont besoin de votre aide […]
Nous recommandons fortement l'utilisation de l'insecticide DDT. »
(Docteur Arata Kochi directeur du département de l'OMS en charge du paludisme dans le monde - OMS - 2009).

 

Les pesticides sauvent des vies.

Pesticides et environnement

Dans les années 1960 Rachel Carson dénonçait le DDT, soupçonné d'être responsable d'une prochaine disparition des oiseaux, ce qui rendrait les printemps silencieux, sans chants d'oiseaux. Cette prédiction commence à se réaliser, même si le DDT n'est pas le responsable.

On constate en effet, en certaines zones, une raréfaction des insectes et des oiseaux qui s'en nourrissent... les chants d'oiseaux disparaissent, les printemps deviennent silencieux. Les pesticides sont accusés ; ils ont en effet une part de responsabilité, sans toutefois être les seuls responsables.

Le problème ce sont les pesticides trop peu sélectifs qui s'attaquent aux ravageurs, mais aussi aux insectes qui ne faisaient que passer par là, y compris les pollinisateurs ; c'est le cas du pyrèthre bio qui tue tout ce qui bouge y compris les abeilles.

On a maintenant inventé mieux : les OGM Bt. On gagnerait en biodiversité en utilisant les OGM Bt, le must du sélectif puisqu'ils ne nuisent qu'aux pestes qui se risquent à les grignoter. (Voir sur ce site Les OGM Bt réduisent l'utilisation des insecticides...). Mais les grosses multinationales écologistes manoeuvrent pour faire interdire les OGM. C'est contre-écologique.

Mais les pesticides ne sont pas la seule cause du déclin des insectes. Sont également en cause la destruction des habitats naturels, la disparition des haies, l'apparition de pathogènes importés accidentellement (virus, parasites...), la disparition des prairies et des jachères, etc.

Nous voulons tous des coquelicots, des papillons, des colibris et tant d'autres petits oiseaux... mais nous voulons aussi que tout le monde puisse manger à sa faim. Pour concilier ces exigences il reste diverses voies à développer :

Développer la recherche de variétés résistant naturellement aux pestes, à l'exemple des OGM Bt qui déjà permettent d'utiliser moins d'insecticides.

Rechercher des moyens de lutte biologique.

Rechercher des pesticides, bio ou non, plus sélectifs.

Subventionner les haies, les fleurs et les prairies. Quoique, cela pourrait se faire sans subvention en encourageant les conversions de l'agriculture bio vers l'agriculture conventionnelle (oui, vous lisez bien). Sur la même parcelle on obtiendrait ainsi un meilleur rendement, permettant de planter une partie de la surface en haie sans perte de production.

Etc.

Pesticides et désinformation

 

... [...] ...

 

Les peurs des dinosaures

Les consommateurs devraient être rassurés par les résultats des chercheurs. Ils ne le sont pas. Il y aurait des traces de résidus de pesticides sur nos aliments, le lobby bio le répète, nous sommes terrorisés. Que peuvent les résultats des chercheurs face à la peur ? Rien. Ces résultats s'adressent à la part raisonnable de l'animal raisonnable que nous sommes. La peur, elle, vient de notre vieux cerveau reptilien, le cerveau des émotions primaires, le plaisir, la douleur, la peur de l'inconnu. Ce vieux cerveau a été créé il y a très longtemps, bien avant la nouvelle version, le cerveau rationnel ; la nouvelle version comporte de nouvelles fonctionnalités, mais a conservé le code de la vieille version pour ce qui concerne les peurs.

Le "cerveau" reptilien est l'automate qui gouverne nos réactions instinctives. La peur et la fuite instinctive étaient des facteurs essentiels de survie pour un dinosaure. La peur instinctive nous la connaissons aussi, à l'égal de nos ancêtres reptiles, mais elle n'est plus une bonne conseillère aujourd'hui dans un monde complexe où tout dépend de tout, où il faut peser le pour et le contre, les bénéfices et les risques ; l'instinct ne suffit plus. Le cerveau reptilien comptabilise les risques, c'est codé dans son programme d'automate ; mais dans sa version en cours, qui date du temps des dinosaures il y a des millions d'années, dont il n'a jamais été mis en ligne la moindre mise à jour à télécharger, il ne comptabilise que les risques concrets, visibles, immédiats, et il n'y a pas encore la colonne "bénéfice". Il reconnaît instantanément le risque concret, immédiat, du tigre qui s'avance face à nous – même si ça ne sert plus très souvent –, mais il est insensible à tout ce qui est raisonnement, abstraction, statistique – ce qui servirait beaucoup plus souvent.

Le cerveau reptilien comptabilise les risques limités des pesticides. Mais il est insensible aux bénéfices, à la disparition des famines d'autrefois ; car cela nécessite un minimum d'imagination et de raisonnement, qui sont des facultés du cerveau rationnel.

Le cerveau reptilien comptabilise les risques limités des vaccins. Mais il est insensible au cas de tous ceux qui n'ont pas été malades parce qu'ils étaient protégés par le vaccin ; car cela nécessite un minimum d'imagination et de raisonnement, qui sont des facultés du cerveau rationnel.

"L'homme est un animal raisonnable". Mais la raison est une invention toute récente, encore mal maîtrisée, en conflit avec les comportements millénaires, si instinctivement simples, du cerveau reptilien. D'ailleurs, la raison, qui nécessite de garder la tête froide, est perçue comme un signe de "technocratie", d'insensibilité, de froideur, un signe de non-humanité. Ce sont les comportements les plus instinctifs, ceux qui ne sont pas canalisés par la raison qui sont qualifiés de "naturels" ou "d'humains" ; il est "humain" de s'emporter contre l'âne qui ne veut pas avancer, ou contre la voiture qui ne démarre pas ; il est "humain" d'avoir peur la nuit dans la forêt – alors même qu'il n'y a plus ni loups ni brigands ; il est humain d'avoir peur d'un vaccin, dont pourtant les bénéfices sont vérifiés sur des millions de cas ; il est humain d'avoir instinctivement peur du vide même lorsque l'on est solidement assuré.

« Le plus grand philosophe du monde, sur une planche plus large qu'il ne faut, s'il y a au-dessous un précipice, quoique sa raison le convainque de sa sûreté, son imagination prévaudra. Plusieurs n'en sauraient soutenir la pensée sans pâlir et suer. » (Pensée - Pascal)

Le cerveau reptilien a peur instinctivement des pesticides ; c'est humain. Mais Monsieur Spock aux oreilles pointues (bien connu des amateurs de la série Star Trek), qui vient d'une autre planète, n'a pas peur s'il n'y a pas de raisons d'avoir peur ; c'est à cela qu'on reconnaît qu'il n'est pas humain, la raison chez lui est plus forte que l'émotion. Il pèse les bénéfices des pesticides, leurs effets secondaires, et conclut que la peur des pesticides est illogique et contre-productive. Les créateurs de Star Trek ont eu besoin d'inventer un personnage d'extra terrestre, Monsieur Spock, pour exprimer des avis de raison non basés sur les émotions, les hommes en étant trop rarement capables.

 

... [...] ...

 

 

 

[3] Curieusement, la page de Monsieur le Ministre Martin a disparu. Il en reste des traces dans les archives du web : SOLIDARITÉ AVEC LES PRODUCTEURS DE TABAC FRANCAIS – ainsi que des commentaires : Le député Philippe Martin et la santé des Français

[4] Ce qui lui a causé de gros problèmes ainsi qu'à son compagnon, et aussi à leurs descendants (c'est nous) qui n'y sont pour rien.
Mais – les textes ne sont pas limpides – sans cette histoire de pomme elle n'aurait alors peut-être pas eu de descendants... et nous ne serions pas là pour en discuter.
Finalement c'est grâce, ou à cause de cette fameuse pomme que nous existons.

[5] Mais cette histoire-là se termine bien – pour Blanche-Neige, son prince charmant, leurs nombreux enfants, et ils vécurent longtemps.

 

 

 
 
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Mise à jour : 10 octobre 2021