écologie, dogmes, agriculture bio, OGM, nucléaire

 

 


L'agriculture bio utilise des pesticides (dangereux)

 

L'agriculture bio prétend ne pas utiliser de pesticides...

... Pourtant, l'agriculture bio utilise, entre autres, le pyrèthre, un pesticide bio dangereux pour les utilisateurs, pour la faune aquatique, pour la faune terrestre, pour les abeilles.

Qui dit pire ?

Peut-on réduire l'utilisation des pesticides, en agriculture conventionnelle ou en bio ?

 

La nature a inventé les pesticides

Les pesticides des hommes nous effrayent. Mais que savons-nous des pesticides de la nature ?

Le mécanisme universel de la sélection naturelle sélectionne naturellement les variétés qui résistent le mieux aux prédateurs. C'est ainsi que la nature a sélectionné les variétés qui produisent elles-mêmes leurs propres pesticides pour se protéger des pestes.

« Les plantes cultivées produisent naturellement divers produits chimiques qui les protègent contre herbivores et agents pathogènes. Certains de ces produits chimiques peuvent être toxiques pour les humains lorsqu'ils sont consommés en grandes quantités. » Genetically Engineered Crops : Experiences and Prospects - The National Academies of SCIENCE, ENGINEERING, MEDECINE - The National Academies Press, 2016)

Le problème est que ces pesticides que la nature met dans les plantes... se retrouvent donc dans nos assiettes.

« Toutefois, plusieurs fruits et légumes consommés au Canada contiennent de petites quantités de toxines naturelles. Ces dernières contribuent à la protection des végétaux et créent une résistance à des maladies et à certains types d'insectes. En outre, la population doit être sensibilisée à la présence de toxines naturelles dans ces fruits et légumes. Les conseils suivants peuvent aider à réduire ou à éviter l'exposition à des toxines qui risquent d'avoir des effets nuisibles sur la santé humaine. » (Agence canadienne d'inspection des aliments)

La nature a mis des pesticides dans nos légumes,
bio ou non.

 

Les médias nous tourmentent, répétant que notre nourriture est empoisonnée ; traumatisme garanti, trois fois par jour lorsque nous nous mettons à table. Eh bien, vous allez rire, c’est vrai ! Il y a vraiment du poison dans nos assiettes, non parce que les hommes utilisent des pesticides, rien à voir, mais parce que la nature y a mis des pesticides. Ce n’est pas une option de l'agriculture moderne, c’est un équipement d’origine, de base. Inutile de laver frénétiquement les légumes, ils contiennent naturellement des pesticides à l'intérieur. La pomme de terre contient naturellement de la solanine, toxique.

Même les pommes de terre bio ? Même les pommes de terre bio. La nature n'a pas appris à reconnaître le label "agriculture bio" ; inutile de mettre des panneaux "agriculture bio" autour des champs, la nature s'en moque, elle met indifféremment autant de solanine dans les pommes de terre cultivées en bio que dans les non-bio.

 

Des pesticides dans les légumes ? Mais c'est naturel !
Même dans les légumes bio.

« Ceux qui consomment des aliments "sains et naturels" doivent savoir que ce faisant ils absorbent une étonnante variété de substances qui rendent malignes les cellules vivantes… la crainte superstitieuse des produits chimiques artificiels est largement répandue, alors que les substances chimiques naturelles sont toujours jugées bénéfiques ». (La revanche de Gaïa - James Lovelock)

« Les résidus de pesticides synthétiques dans les plantes utilisées pour l'alimentation sont en quantité insignifiante en comparaison des pesticides naturels. Dans l'alimentation humaine, 99,99 % des pesticides ingérés sont d'origine naturelle ! Il s'agit de produits chimiques secrétés par les plantes elles-mêmes pour se défendre contre les champignons, les insectes et autres prédateurs. Chaque plante produit son propre arsenal d'armes chimiques [1]. »

« Chaque jour, les Américains consomment environ 1,5 g de pesticides naturels par personne sous forme de légumes, de fruits, de thé, de café, etc., soit 10 000 fois plus que l'ingestion de résidus de pesticides synthétiques. » (Traité de chimie organique - Par K. Peter C. Vollhardt, Neil E. Schore - de boeck P 1128)

 

► Pour 0,01 %, notre nourriture est "empoisonnée" par les pesticides des hommes.
Pour 99,99 %, elle est "empoisonnée" par les pesticides de la nature.

 

 

Pourtant, nos peurs se concentrent seulement sur les minuscules 0,01 % de pesticides des hommes.

Les pesticides de la nature, 99,99 %, nous laissent indifférents ; pourtant eux aussi tuent, ils tuent les pestes ; c'est pour cela que la nature les a créés, c'est pour cela qu'ils sont exploités par l'industrie des pesticides bio, on va en reparler.

« Lourdes et coûteuses, les réglementations destinées à prévenir les risques de cancer ont une cible principale : les molécules de synthèse présentes à l'état de traces dans notre alimentation, dans l'air que nous respirons ou dans l'eau que nous buvons. Or, du point de vue des tests animaux qui sont au cœur de ces réglementations, de nombreuses molécules naturelles sont tout aussi cancérogènes. [...]
De nombreux aliments très communs ne franchiraient pas les contrôles réglementaires appliqués aux produits chimiques synthétiques
 [2]. »

Aux doses habituelles de consommation, les pesticides naturels contenus dans les plantes n'ont pas de conséquences immédiates. Mais cela arrive ; la solanine par exemple, (pommes de terre, tomates, aubergines...) a été source d'intoxications, on a vu le cas de la pomme de terre Lenape. Pour prévenir d'autres intoxications par les variétés naturelles, la veille doit être constante :

les variétés naturelles contiennent des pesticides naturels

« Avertissement de danger pour la santé
Présence possible de glycoalcaloïdes dans des pommes de terre rouges importées de la Californie distribuées par Crescent Multi-Foods
OTTAWA, le 9 mars 2002 – De nouveaux renseignements sur la distribution du produit viennent de s’ajouter à la mise en garde publique diffusée plus tôt dans la journée. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) avise la population de ne pas consommer les pommes de terre rouges de la Californie achetées entre le 29 janvier 2002 et le 9 mars 2002 aux magasins spécifiés (voir le tableau en annexe). Ces pommes de terre pourraient renfermer des glycoalcaloïdes, une cause de maladie lorsque consommés. » (Agence Canadienne d’Inspection des Aliments)

« Contaminated potatoes seized in Oman as poisonous solanine is found - March 15, 2016.

Moscate : des tonnes de pommes de terre ont été détruites à la suite d'une circulaire ministérielle avertissant de la contamination par solanine, un toxique naturel dans les pommes de terre. »

 

Ces alertes ne sont peut-être que la partie émergée de l’iceberg :

« Compte tenu qu'aujourd'hui ± 3000 variétés de pommes de terre sont commercialisées dans le monde, la teneur en glycoalcaloïdes de beaucoup d'entre elles est toujours inconnue. » (LES GLYCOALCALOÏDES DE LA POMME DE TERRE).

« certains auteurs pensent que de nombreuses intoxications mineures aux glycoalcaloïdes de la pomme de terre ne sont pas différenciées d’une gastro-entérite passagère et restent, de ce fait inconnues... » (Bruneton J. — Plantes toxiques. Végétaux dangereux pour l’homme et les animaux. Lavoisier Tec et Doc, Paris, 1996, 462-465 – Cité par P. Bodart et A. Noirfalise )

 

Les pesticides naturels sont tapis dans les fruits, pommes, abricots, cerises, bananes, ananas etc., dans les légumes, brocolis, carottes, céleris, endives, radis, tomates, laitues, etc. Que ce soient des fruits et légumes bio ou non ne change rien, la nature ne sait pas faire la différence. Il est surprenant de voir combien nous sommes effrayés à l'annonce du moindre soupçon de trace d'ombre de pollution par des pesticides de synthèse, alors que nous sommes si peu soucieux des poisons naturels qui sont tous les jours dans nos assiettes. Nous restons sereins. Même pas peur ! Pourquoi faudrait-il s'inquiéter de ces pesticides naturels qui sont consommés depuis des millénaires sans problèmes ? L'argument a l'odeur d'un argument imparable, la couleur d'un argument imparable...

Mais sommes-nous certains que les pesticides naturels ne sont pas nocifs à long terme, à petit feu, sans que l'on s'en rende compte ? Lorsqu'un cancer se manifeste, il ne porte pas d'étiquette où sa cause serait écrite. Sommes-nous certains que parmi les causes il n'y a pas ces pesticides naturels que l'on croit inoffensifs ? Personne ne le sait, ce qui explique l'aveu d'impuissance de la FAO et autres à prédire les effets à long terme… de n'importe quel aliment, même déjà utilisé depuis des millénaires :

« On sait très peu de choses sur les effets potentiels à long terme de tous les aliments. » (Aspects de la salubrité des aliments génétiquement modifiés d’origine végétale - "Rapport d’une consultation conjointe d’experts FAO/OMS sur les aliments produits par biotechnologie - 2000)

« Le comité estime qu'il est important de préciser qu'il y a des limites à ce qui peut être connu des effets sur la santé de n’importe quel aliment, qu'il soit non-OGM ou OGM. » (Genetically Engineered Crops : Experiences and Prospects - National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine - 2016)

La nature a inventé les pesticides,
elle en met dans nos légumes.

 

L'invention des pesticides bio

La crainte des pesticides, imaginaire ou non, avait conduit le Grenelle de l’environnement (2007) à demander de réduire de moitié l'utilisation des pesticides en France d’ici à 2018.

Ça n'a pas marché.

Pourtant, depuis longtemps déjà, on avait inventé l'agriculture bio qui prétend ne pas utiliser de pesticides.

... C'est ce que les marchands de bio certifient. Éloignez de moi ces pesticides que je ne saurais voir.

Mais ne soyons pas naïfs ; faut-il croire que les pestes éviteraient d'attaquer les cultures bio ? Évidemment non, puisque personne ne leur a appris à reconnaître le label bio ; elles ne savent pas distinguer les cultures bio des cultures conventionnelles...

 

Les cultures bio elles aussi sont attaquées par les pestes.
C'est naturel.
Les agriculteurs bio eux aussi s'en défendent ;
c'est naturel.
En utilisant des pesticides.

Pesticide naturel

La nature a inventé le poison ; elle en a mis chez les scorpions, frelons, mygales, serpents (souvenons-nous de Cléopâtre), moustiques (souvenons-nous des soirées d'été) ; puis elle a eu l'idée d'en mettre aussi dans la plupart des plantes, pas seulement les champignons, pour qu'elles se défendent des ravageurs ; c'est ainsi que la nature a inventé les pesticides.

La nature invente tout et son contraire, au hasard.

Elle a inventé les plantes.

Puis elle a inventé des ravageurs des plantes qu'elle avait inventées.

Puis elle a essayé de "rattraper le coup" en inventant des pesticides contre ces ravageurs qu'elle avait inventés des plantes qu'elle avait inventées.

Puis elle a inventé de mettre ces pesticides qu'elle venait d'inventer, directement dans les plantes qu'elle avait inventées, pour qu'elles se protègent de ces ravageurs qu'elle avait inventés des plantes qu'elle avait inventées.

 

Pesticide naturel

 

Bonne aubaine pour la filière bio. Les marchands de bio ont su exploiter ces poisons naturels, ils en ont fait un bizness, le bizness de l'industrie des pesticides bio. "Achetez mes pesticides bio !" Elle extrait ces poisons synthétisés par les plantes, et les vend en tant que pesticides bio.

Pesticides ? Mais ce n'est pas la même chose ! jurent les marchands de bio ; nos pesticides sont créés par Mère Nature, ils sentent bon les fleurs des prés, ils sont bio, ils sont naturels, na-tu-rels ! Ils n'ont rien à voir avec ces pesticides de synthèse que les diables d'hommes mijotent dans leurs chaudrons infernaux, disent-ils.

Ce n'est pas la même chose, ils sentent bon l'herbe des prés, disent-ils...
... C’est la même chose marmottent les bestioles empoisonnées, dans un dernier râle.

 

Le lobby bio a commencé par marteler que les pesticides sont dangereux, que nous sommes tous condamnés.
Nous sommes naïfs, nous l'avons cru, nous avons été terrorisés.

Puis le lobby bio a annoncé la bonne nouvelle : "réjouissons-nous frères fortunés des pays développés, nous sommes sauvés, il existe des aliments sans pesticides".

On a bio dire, nous sommes naïfs, nous l'avons cru, nous avons exigé du bio dans les cantines scolaires (pour les adultes il est trop tard, mais on espère encore sauver quelques enfants).

La bonne nouvelle était une fausse bonne nouvelle. Le lobby bio avait oublié de dire que les cultures bio elles aussi sont arrosées de pesticides.

Bref, quitte à mourir empoisonnés par les pesticides, autant mourir de mort naturelle, empoisonnés par des pesticides bio.

Les pesticides bio sont naturels... et alors ? Le venin de cobra aussi est naturel... et mortel [3] !

Quelle serait la différence entre les pesticides qui tuent les pestes... et les pesticides bio... qui tuent les pestes ? Les pesticides bio ne sont pas des poisons "pour de rire", ils ne font pas semblant de tuer ; les bestioles empoisonnées confirment en se tenant le ventre.

 

Le mythe du naturel

Les vendeurs de pesticides bio surfent sur le mythe du "naturel" ; "attention !" disent-ils, ne pas confondre nos pesticides bio avec les pesticides "chimiques", les nôtres sont naturels, ils sont produits par Mère Nature, par les plantes, par la vie et non par la chimie, ils ont le label "Made in Nature".

C'est cela le mythe du naturel, le mythe que les plantes, les animaux, nous, bref, la vie, tout cela serait autre chose que la chimie.

Cela on le croyait il y a deux siècles. Les étranges propriétés de la vie, le miraculeux développement des êtres vivants qui se construisent tout seuls à partir d'une graine ou d'un oeuf, ce n'était pas explicable à l'époque. Cela signifiait que la vie était d'essence différente du monde minéral, du monde de la chimie des hommes. On l'a cru... jusqu'au jour où, en 1828, Wöhler réussit à synthétiser de l’urée – substance "naturelle" produite par les êtres vivants – à partir de composants purement minéraux.

Depuis ce jour on sait que les substances synthétisées par les êtres vivants, par la vie... c'est de la chimie. La vie est chimie, nous sommes chimie (et éventuellement autres choses aussi, mais c'est un autre sujet). Pourtant, deux siècles après, les marchands de bio croient encore au mythe du naturel, ou font mine d'y croire, et en font un argument de vente auprès de clients crédules.

Nous somme chimie, nous en faisons l'expérience lorsque nous prenons des médicaments : les médicaments "chimiques" agissent sur nous, nous guérissent, parce que la chimie des médicaments est la même chimie que la nôtre.

Nous sommes chimie.
C'est pourquoi la chimie des médicaments nous soigne.

 

Les consommateurs de bio redoutent les substances "chimiques", dites non naturelles... mais paradoxalement, ils ne craignent pas de se soigner eux-mêmes avec des médicaments... qui sont des substances chimiques ! Trouvez l'erreur.

Ils demandent l'interdiction des substances chimiques pour soigner les plantes... mais se soignent eux-mêmes avec des substances chimiques ! Ils redoutent d'infimes traces de résidus de pesticides chimiques sur les plantes... mais n'hésitent pas à ingérer des pilules de bactéricides chimiques qui se répandent dans tout leur organisme ! Pourtant, les quantités de produits avalés dans une pilule de bactéricide, d'antibiotique par exemple, sont infiniment supérieures aux microtraces éventuelles de résidus de pesticides sur les légumes.

Quelques personnes tentent d'être cohérentes en refusant les médicaments chimiques pour elles-mêmes comme elles refusent les pesticides chimiques pour les plantes. Elles se "soignent" avec des plantes et autres mixtures exotiques... tant qu'elles ne sont pas vraiment malades.

La phobie anti-pesticide devrait logiquement (pour autant qu'une phobie soit logique) demander la fermeture des pharmacies, leur remplacement par des herboristeries qui vendront des tisanes naturelles contre les rages de dents, les épidémies, les cancers.

 

Les pesticides naturels... des armes chimiques 100 % bio

Les poètes chantent les fleurs de champs...
Ils ne savent pas qu'elles sont des pesticides !

Le pyrèthre, insecticide naturel, bio, est un suc des fleurs des champs, don de la nature, de la terre du vent et du soleil... et est aussi une arme chimique qui tue presque tout ce qui bouge : les insectes ravageurs évidemment, c’est bien pour cela qu’on le paye, mais aussi les insectes utiles comme les abeilles et les coccinelles. Les coccinelles se nourrissent des pucerons qui ravagent nos cultures, elles sont nos auxiliaires. Même si elles sont de belles bêtes à bon dieu, leur bel habit ne fait pas le moine, sous leur capuche noire elles dissimulent les cisailles qui découpent les pucerons en trois coups de mandibules. Détruire les coccinelles c'est détruire nos auxiliaires, c'est nous tirer dans une balle dans le pied [4].

C'est-à-dire que pyrèthre bio et lutte biologique ne font pas bon ménage.

Les pyréthrines tuent aussi les lézards, grenouilles, poissons… Bref, elles tuent – avec beaucoup de naturel – la plupart des animaux à sang froid.

 

Malgré tout cela, le pyrèthre est utilisé par l'agriculture bio, qui ne peut pas dire qu'elle ne savait pas, les dangers sont signalés sur les emballages. Un exemple d'étiquetage :

Présentation
Le produit "xxx" est un insecticide à base de pyrèthre végétal dont l'efficacité et la polyvalence [5] sont connues depuis longtemps.

Précautions d'emploi
R10 Inflammable.
R36 Irritant pour les yeux.
R65 Nocif : peut provoquer une atteinte des poumons en cas d'ingestion.
R66 L'exposition répétée peut provoquer dessèchement ou gerçures de la peau.
R50/53 Très toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement aquatique.

S2 Conserver hors de portée des enfants.
S13 Conserver à l'écart des aliments et boissons, y compris ceux pour les animaux.
S20/21 Ne pas manger, ne pas boire et ne pas fumer pendant l'utilisation.
S23 En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement et abondamment avec de l'eau et consulter un spécialiste.
S36/37 Porter un vêtement de protection et des gants appropriés.
S49 Conserver uniquement dans le récipient d'origine.
S51 Utiliser seulement dans des zones bien ventilées.
S62 En cas d'ingestion, ne pas faire vomir. Consulter immédiatement un médecin et lui montrer l'emballage ou l'étiquette.
S29 Ne pas jeter les résidus à l'égout.

Respecter les instructions d'utilisation pour éviter les risques pour l'homme et l'environnement.
SP1 Ne pas polluer l'eau avec le produit ou son emballage.

Ne pas traiter un terrain risquant un entraînement vers un point d'eau: ruisseau, étang, mare, puits... en particulier si le terrain est en pente.
Ne pas traiter en présence des abeilles [6]. Attention : ce produit peut porter atteinte à la faune auxiliaire.

 

 

 

les insecticides bio tuent les abeilles

En résumé, le pyrèthre, insecticide bio, est dangereux pour les utilisateurs, pour la faune aquatique, pour la faune terrestre, pour les abeilles. Trouvez pire !

En comparaison, une arme chimique n'est qu'un pétard de quatorze juillet...

Et pourtant, ce produit est en vente libre dans les jardineries, comme un vulgaire fusil d'assaut aux États-Unis.
Et pourtant l'étiquette indique : « Utilisable en agriculture biologique ».

 

Pesticides bio

pyrèthre toxique pour la vie aquatique Mais tranquillisons-nous, les pyréthrines tuent surtout les animaux à sang froid, donc pas les hommes au sang chaud – sans allusion à leur intérêt pour les choses du sexe. Soyons donc rassurés, nous pouvons manger bio sans crainte. Toutefois, il est prudent de se renseigner avant de donner du bio au pyrèthre aux animaux de compagnie à sang froid, pour qui en possède – genre poisson rouge, tortue, alligator, boa constrictor, piranha ou requin…

 

Les pesticides de synthèse tuent les pestes.
Les pesticides bio... tuent les pestes.

 

 

Peut-on réduire de moitié l'utilisation des pesticides – (bio ou non bio) ?

La France essaye, et ré-essaye.

Le Grenelle de l’environnement (2007) demandait de réduire de moitié l'utilisation des pesticides en France d’ici à 2018. Mais... est-ce possible, avec quelles conséquences ? Rue de Grenelle, personne ne se posait des questions aussi bassement terre-à-terre.

Des études ont été menées par la suite pour tenter de répondre à ces questions bassement terre-à-terre. L'INRA résume :

« Une réduction de moitié de l’utilisation des pesticides supposerait une nouvelle conception des systèmes de production, avec des effets significatifs sur le niveau de production et les marges ; elle supposerait également des modifications au niveau des filières et des marchés, et des changements profonds s’inscrivant dans la durée. Par exemple, en grandes cultures, cet objectif supposerait d'allonger les rotations et donc d'introduire« de nouvelles cultures dans les assolements. » (Ecophyto R&D – Quelles voies pour réduire l'usage des pesticides ? – 2010)

C'est-à-dire que c'est peut-être possible, mais mais l'Inra prévient, c'est difficile. Et ces nouvelles cultures qu'il faudrait introduire, lentilles, pois chiches, etc.... il faudra les écouler ; les consommateurs y prendront-ils goût ? Sinon, il n'est pas certain qu'il suffise de proposer plus souvent des lentilles dans les cantines scolaires, gaspillage de nourriture assuré.

Et surtout, l'Inra pointe qu'il en résulterait une baisse de production en raison d'une baisse des rendements. Avons-nous les moyens de nous permettre une baisse de production alors que la population mondiale augmente ? Sur quelles terres pourrons-nous compenser cette baisse de production ? Nous connaissons la réponse : sur des terres gagnées par déforestation. (Voir sur ce site Pour nourrir les hommes et sauver la forêt il faut augmenter les rendements agricoles.

 

Le Grenelle de l’environnement demandait de réduire de moitié l'utilisation des pesticides en France d’ici à 2018. Ça n'a pas marché.

 

Ça n'a pas marché ? Qu'à cela ne tienne, le ministre Stéphane Le Foll a présenté en janvier 2015 un nouveau plan visant... à réduire de moitié l'usage des pesticides... d’ici 2025 !

 

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent (attribué à Einstein, on ne prête qu'aux riches).

Les OGM Bt résistant à un insecte réduisent l’usage des insecticides

Ce travail de l’Inra soulève une autre remarque :

- Le but est de tenter de réduire l’usage des pesticides en France.

- Il est acquis que les OGM Bt résistant à un insecte permettent de réduire l’usage des insecticides. A priori, c’est donc un des éléments de la solution. (Voir sur ce site Les OGM Bt réduisent les insecticides...)

- L'Inra le sait, pourtant, l'utilisation d'OGM Bt n’est pas envisagée dans le travail de l’INRA. Explication dans le rapport : « L'objectif étant d'identifier des stratégies de protection des cultures applicables dès à présent par les agriculteurs, les solutions proposées n'intègrent pas l’utilisation, entre autres, de variétés génétiquement modifiées. » (Ecophyto R&D – Quelles voies pour réduire l'usage des pesticides ? - Synthèse - INRA – 2010)

Les variétés génétiquement modifiées ne seraient pas applicables dès à présent par les agriculteurs ? ! Alors que les surfaces cultivées en OGM dans le monde sont de 160 millions d’hectares, correspondant à environ cinq fois la superficie totale cultivée en France ? !

Faut-il conclure que le Lobby anti-OGM aurait fauché non seulement les OGM, mais également toute velléité de recherche dans le domaine ?

 

 

[1] Neuf idées reçues passées au crible de la science – Revue La Recherche, octobre 1999, Par BRUCE N. AMES et LOIS SWIRSKY GOLD.
Bruce N. Ames est membre de l'Académie nationale des sciences américaine et a reçu la médaille nationale de la science en avril 1999. Il est directeur du National Institute of Environmental Health Sciences Center à l'université de Californie, Berkeley. Lois Swirsky Gold dirige le projet de la banque de données sur les composés cancérogènes.

[2] ibid.

[3] Dans le domaine des armes chimiques, les toxines les plus "prometteuses", sont des toxines naturelles produites par des animaux, des plantes, des champignons, des bactéries (Protein biotoxins of military significance).

[4] On a déjà décrit longuement que mère nature méritait l'Oscar du meilleur film d’horreur où le suspense ne faiblit jamais ; les ravageurs mangent nos plantes ; mais les insectes auxiliaires se régalent des ravageurs ; mais les passereaux gobent les auxiliaires ; mais les rapaces chassent les passereaux ; mais des reptiles gobent les œufs des rapaces, et ces reptiles sont eux-mêmes chassés par d’autres encore, ainsi de suite...

[5] "Polyvalence" signifie ici : "tue tout ce qui bouge".

[6] On soupçonne certains pesticides de synthèse de nuire aux abeilles ; ils sont interdits... le pyrèthre bio aussi nuit aux abeilles ; il reste en vente libre. Pourquoi ce traitement de faveur ?

 


liens externes pour ce sujet 

L’agriculture biologique utilise-t-elle des pesticides ? Les pesticides sont-ils autorisés en bio ?


 

 
 
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Mise à jour : 4 juillet 2021