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Surpopulation - Nourrir l'humanité - Malthus

 

 

La surpopulation, une réalité ancienne

Nous sommes sept milliards maintenant. Nous avons l'impression que la terre est surpeuplée.
En fait, nous avons toujours eu, depuis des millénaires, l'impression que la terre était surpeuplée... Même lorsque nous n'étions que quelques millions de pauvres hères sur terre la surpopulation inquiétait déjà.

Vers l’an 200 – déjà ! – Tertullien de Carthage s'alarmait :

« Assurément il suffit de jeter les yeux sur l'univers pour reconnaître qu'il devient de jour en jour plus riche et plus peuplé qu'autrefois. Tout est frayé ; tout est connu ; tout s'ouvre au commerce. De riantes métairies ont effacé les déserts les plus fameux ; les champs ont dompté les forêts ; les troupeaux ont mis en fuite les animaux sauvages ; les sables sont ensemencés ; l'arbre croît sur les pierres ; les marais sont desséchés ; il s'élève plus de villes aujourd'hui qu'autrefois de masures. Les îles ont cessé d'être un lieu d'horreur ; les rochers n'ont plus rien qui épouvante ; partout des maisons, partout un peuple, partout une république, partout la vie.

Comme témoignage décisif de l'accroissement du genre humain, nous sommes un fardeau pour le monde ; à peine si les éléments nous suffisent ; les nécessités deviennent plus pressantes ; cette plainte est dans toutes les bouches : la nature va nous manquer. » (De l’âme – XXX)

La surpopulation fut même, en 1095, l’un des prétextes invoqués par le pape Urbain II pour lancer les francs sur les chemins des croisades :

« Qu'aucun de vos biens ne vous retienne en arrière, ni le souci de vos affaires de famille ! Car le pays que vous habitez, fermé de tous côtés par la mer et de hautes montagnes, est maintenant trop étroit pour votre nombreuse population : il fournit à peine de quoi nourrir vos cultivateurs. De là vient que vous vous tuez et dévorez les uns les autres. »

Les rues de la Rome antique étaient déjà surpeuplées [00], et Boileau décrivait déjà les embarras de Paris... en 1666 [0] !

Cela permet de réaliser combien la notion de surpopulation est relative. Elle ne traduit pas simplement un excès de population, mais un déséquilibre entre la population qui consomme et les techniques qui produisent. Un équilibre instable qui se déplace constamment en fonction de la taille de la population d'un côté, sa consommation (c'est-à-dire de son niveau de vie), son régime alimentaire (plus ou moins carné), et de l'autre côté des capacités des techniques du moment. 100 millions, c'était de la surpopulation ; sept milliards, c'est peut-être de la surpopulation ; neuf milliards, on verra.

La surpopulation est relative, elle dépend aussi des techniques disponibles.

Au XIXe siècle les techniques permettaient de nourrir un milliard d’hommes – mais mal. Malthus en avait conclu que l'Angleterre était surpeuplée et qu'il fallait prêcher l'abstinence aux hommes (il était pasteur anglican...), pour qu'ils ne se multiplient pas "comme des souris dans une grange".
Malthus n'avait pas imaginé que des révolutions techniques et agricoles, ainsi que l’émigration vers les terres du Nouveau Monde, lui donneraient tort. Le Nouveau Monde a agrandi la grange, la terre, et de nouvelles techniques permettent de produire plus, pesticides, engrais, tracteurs, OGM... La production a changé, la consommation aussi. Un seul agriculteur sur son tracteur produit aujourd'hui plus qu’une bonne douzaine de paysans avec leurs binettes et leurs sarclettes ; mais un seul bobo des villes en 4X4 consomme plus qu’une bonne douzaine de frères franciscains en sandales. Et il y a de plus en plus de 4X4 et de moins en moins de frères franciscains.

Des révolutions techniques ont donné tort à Malthus.

De nouvelles techniques – le génie génétique par exemple – donneront peut-être tort aux alarmes actuelles.

Mais à condition d'accepter les nouvelles techniques ! Nous ne pouvons pas nous permettre, moins que jamais, le luxe de faire la fine bouche et de refuser pesticides et engrais de synthèse, OGM, énergie nucléaire, etc. Le danger n'est pas dans les nouvelles techniques, mais dans leur refus irraisonné, un phénomène inquiétant, de plus en plus fréquent.

Jusqu'à maintenant la technique était applaudie et permettait de s'adapter, plus ou moins, à la croissance de la population. L'Occident vivait une belle histoire d’amour : les hommes aimaient la science, qui les payait de retour en leur offrant de fantastiques inventions : la force des moteurs, l'électricité, les chemins de fer, etc.

Aujourd'hui, la science est toujours aussi inventive – elle a inventé les antibiotiques, la révolution verte, les OGM, etc. Mais la vieille Europe et la technique sont en instance de divorce, le poison de la méfiance s'est glissé dans le couple ; on a oublié ce que la technique a apporté, maintenant elle fait peur [01].

Nous sommes tous Malthus

Plutôt qu'inventer de nouvelles techniques, Malthus proposait un moyen radical lorsque les ressources ne suffisaient pas : abandonner à leur sort les hommes en "surplus" :

« Un homme qui est né dans un monde déjà possédé, s'il ne peut obtenir de ses parents la subsistance qu'il peut justement leur demander, et si la société n'a pas besoin de son travail, n'a aucun droit de réclamer la plus petite portion de nourriture et, en fait, il est de trop. Au grand banquet de la nature, il n'y a pas de couvert vacant pour lui. Elle lui commande de s'en aller, et elle mettra elle-même promptement ses ordres à exécution, s'il ne peut recourir à la compassion de quelques-uns des convives du banquet. Si ces convives se serrent et lui font place, d'autres intrus se présentent immédiatement, demandant la même faveur. Le bruit qu'il existe des aliments pour tous ceux qui arrivent remplit la salle de nombreux réclamants. L'ordre et l'harmonie des festins sont troublés… »

C’est pour cette thèse que Malthus sent le soufre, le charbon du diable, ce qui n’est pas très catholique, même pour un pasteur anglican.

Il s’agissait, à cette époque, d’écarter les ouvriers anglais du "grand banquet" des bourgeois anglais.

Aujourd'hui, on cite le discours de Malthus sur l'air de la vertu indignée, avec raison. Mais soyons lucides, ce sont exactement les mêmes arguments que les pays développés opposent aux demandeurs du Sud, pour les écarter du "grand banquet" des pays riches. Il ne faudrait pas leur accorder un seul couvert (traduction : un seul droit de séjour), parce que "le bruit qu'il existe des aliments pour tous ceux qui arrivent remplit la salle de nombreux réclamants" (traduction : parce que cela crée un appel d'air). Malthus n'est pas mort, il bouge encore.

 

Nous sommes sincèrement horrifiés du drame de tant de demandeurs qui périssent en Méditerranée.

Mais pour une partie de ceux qui sont à la table du "grand banquet", il semble que le problème, ce sont les survivants.

La bombe population - La mèche est allumée

La combinaison du nombre des Terriens et de leur prospérité constitue un mélange explosif, et la mèche est allumée.

surpopulationD'autant plus que nous ne sommes pas de bois… nous serons bientôt neuf milliards… dans l’hypothèse où tout se poursuivrait normalement – pas davantage de guerre, pas d’épidémie nouvelle, et de quoi satisfaire des milliards de nouveaux appétits. Justement, des voix s’élèvent, qui expriment leurs doutes : nous réussissons à peine à nourrir la planète aujourd’hui – l’année 2008 a connu des émeutes de la faim – comment pourrons-nous nourrir deux ou trois milliards d’hommes en plus ? Les océans se vident de poissons ; la terre est rare ; en de vastes régions, en Chine, en Inde, des millions de pompes puisent sans retenue dans les nappes phréatiques, au-delà des capacités de rechargement. Le niveau des nappes baisse.

Il y aura donc, disent ces voix, pénuries, disettes, guerres, et il n’y aura jamais neuf milliards d’hommes sur la terre – vivants. « Laissez faire Vénus, elle vous amènera Mars » prédisait Bergson.

Ce qui nous vaut quelques bons conseils pratiques : « Si on aime les enfants, il ne faut pas en faire. » ; « Faire des enfants tue » (Michel Tarrier et Daisy Tarrier). En réalité même si ces "conseils" étaient suivis, le cours des choses ne changerait pas beaucoup. Parce qu'une bonne part des consommateurs de 2050… est déjà née ; et les futurs parents de ceux qui naîtront en 2050 sont déjà là, seront opérationnels : les futures naissances de 2050 sont déjà "dans le tube".

Procréation qualitative

scolarisationCes conseils n'ont aucun effet sur les vrais moteurs de l'évolution des populations. La médecine a fortement réduit la mortalité infantile, mais les mentalités ne s'adaptent qu'avec retard à cette nouvelle donne ; c'est pourquoi la population augmente.

Toutefois de plus en plus de Terriens prennent conscience qu'il n’est plus besoin de pratiquer un lapinisme forcené pour compenser la mortalité infantile. Les hommes – et les femmes – limitent de plus en plus, volontairement, le nombre de leurs enfants, ils s'investissent affectivement, et matériellement dans leur éducation coûteuse. La procréation quantitative laisse place à une procréation qualitative. La "bombe P" (Paul Ehrlich), P comme Population, n’explosera sans doute pas. Elle est "naturellement" désamorcée par des conditions et des mécanismes nouveaux et vertueux, particulièrement l'alphabétisation des femmes. La corrélation entre alphabétisation et fécondité est très élevée. C’est ainsi que la population mondiale plafonnera peut-être, naturellement et pilule aidant, à neuf ou dix milliards.

Mais ces mécanismes ont des inerties qui se comptent en générations, et pour l’instant il faut faire vivre une population mondiale qui continue à croître avec ce que nous avons sous la main : notre inventivité..

Bonnes et mauvaises nouvelles

La bonne nouvelle est que la croissance de la population mondiale va probablement ralentir, la courbe pouvant même s'inverser.

La mauvaise nouvelle est que cela prendra du temps..

La bonne nouvelle est que les techniques progressent, particulièrement le génie génétique..

La très mauvaise nouvelle est qu'en certains endroits des différentiels de pression entre régions vont s'accentuer : des régions de plus en plus peuplées voisineront avec des régions relativement peu peuplées. C'est le cas de l'Europe et de l'Afrique..

Déjà aujourd'hui tant d'Africains lorgnent l'Europe promise et tentent de la rejoindre..

Il sera de moins en moins possible d'ignorer la pression démographique et économique croissante entre voisins.

Surpopulation, Europe, Afrique, migration, Méditerranée

 

 

 

La surpopulation, un mot unique qui résume mal la réalité complexe qui naît :
- de la densité de population ;
- de son niveau de vie ;
- des inégalités ;
- des comportements des hommes tels-qu'ils-sont ;
- des ressources de la planète (eau, terre, énergies fossiles, métaux, etc.) ;
- de la technique.

 



[00]  Moi, quand je me hâte, une foule grossière
M'arrête par devant, me presse par derrière :
L'un, pour me devancer, me coudoie en passant 
L'autre, du choc d'un ais, me laisse tout en sang ;
Ici l'on me renverse , ailleurs on m'éclabousse ;
(Juvenal - 55 ap. J. C.)
[0] Boileau décrivait déjà les embouteillages de Paris, en 1666 !
« ... Quand un autre [carrosse] à l'instant s'efforçant de passer,
Dans le même embarras se vient embarrasser.
Vingt carrosses bientôt arrivant à la file
Y sont en moins de rien suivis de plus de mille ;
Et, pour surcroît de maux, un sort malencontreux
Conduit en cet endroit un grand troupeau de boeufs ;
Chacun prétend passer ; l'un mugit, l'autre jure.
Des mulets en sonnant augmentent le murmure. »

On n'avait pas encore inventé les feux tricolores à cette époque, une technique qui aurait sans doute résolu le problème...

En 1909 il n'y avait plus d'embouteillages de carrosses et troupeaux de boeufs, mais il y avait les voitures à moteur et le métropolitain :
« On ne sait si la lune est habitable, mais au XXe siècle de l’ère chrétienne, l’ancienne Lutèce, à force de civilisation, est certainement devenue inhabitable malgré les refuges offerts çà et là aux piétons, comme autrefois certains asiles aux condamnés à mort. » […]
« Des rues et boulevards bourrés de circulation et ne pouvant plus s’élargir, naquit l’idée géniale de percer des voies souterraines qui dégageraient le macadam. Le public, avide de circulation, se plongea avec impétuosité dans ces égouts éclairés jour et nuit [...] Par suite des couches innombrables de harengs qui aspirent à y être entassés, le métropolitain lui-même devient inhabitable, car, au lieu d’être écrasé sous les voitures, on est écrasé dedans. » (Le Mois littéraire et pittoresque - 1909)

 

[01] J'ai été témoin de cette peur, lorsque la fée électricité est arrivée dans la ferme de ma grand-mère où je vivais, enfant. Elle a refusé jusqu'à la fin de sa vie de toucher à cet interrupteur, qui ne pouvait être que diabolique, qui allumait d'un doigt la seule ampoule de la maison. Je pense à ma grand-mère lorsque j'entends les craintes face aux OGM aujourd'hui.

 

 

 

surpopulation, Malthus

 

 

Que la planète bleue soit verte, c'est urgent !

Oui, mais les recettes vertes ne suffiront pas.
► Le réchauffement climatique, c'est déjà commencé, c'est urgent.
   Mais les énergies renouvelables ne suffiront pas.
► Le défi alimentaire pour nourrir les sept milliards de Terriens que nous sommes déjà, les neuf milliards que nous serons bientôt, c'est urgent.
   Mais l'agriculture biologique ne suffira pas.


Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.
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Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Écologie - Réchauffement climatique - c'est urgent !

Également en version numérique Kindle ou EPUB (Kobo)

écologie, réchauffement climatique, ogm, biologique

Le livre "Changement climatique - Transition énergétique  : C'est urgent !" est le sous-ensemble du livre complet qui traite du problème du réchauffement climatique.


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
Découverte de l'univers... et des environs


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Émissions de CO2 et réchauffement climatique : bilan et perspectives
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Perspectives : les émissions de CO2 augmentent.

L'irrésistible croissance des émissions de CO2
"Quand il est urgent, c'est déjà trop tard" (Talleyrand)

Les économies n'existent pas.
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Mais la dépense se fera, tôt ou tard.

Les petits gestes pour sauver la planète ... Ont de petits effets !

La voiture électrique marche aussi au charbon !
… Sauf en France où l'électricité est principalement nucléaire.
Mais 68% de l'électricité mondiale proviennent d'énergies fossiles.

Énergie, transition énergétique, énergies renouvelables, sortir du nucléaire, charbon...

Peut-on sortir du nucléaire, et en même temps, sortir du réchauffement climatique ?
La transition énergétique ratée de l'Allemagne démontre que non.

La transition énergétique ; moins de nucléaire contre plus de CO2 ?
L'Allemagne utilise moins d'énergies renouvelables et émet plus de CO2 que la France.

La transition énergétique ratée de l'Allemagne
"Aurait dû mieux faire".

Les nouvelles énergies renouvelables ont-elles la capacité de produire 100 % de l'électricité en France ?
Avec quelles contraintes pour les consommateurs ?
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Les énergies renouvelables progressent... moins vite que la consommation d’énergies fossiles !
Les énergies renouvelables progressent.
Mais les énormes pays émergents ont d'énormes besoins d'énergie.
Ce sont les énergies fossiles qui croissent le plus en valeurs absolues.

L'énergie de demain
Y a-t-il une vie après le pétrole ?
Oui, il restera encore du charbon.
Et le peu dont sont capables les énergies renouvelables.

Dangers des énergies, charbon, nucléaire
Pollution et dangers des centrales au charbon, par particules fines et CO2, sont plus importants que pollution et dangers de l'énergie nucléaire.

Déchets nucléaires, déchets toxiques, déchet CO2
LE déchet, l'ennemi public No1, c'est le déchet CO2.
Le déchet CO2 se déverse dans l'égout du CO2 ;
l'égout du CO2, c'est l'atmosphère.
Les déchets ne sont pas là où l'on croit.

Urgence alimentaire, agriculture bio, pesticides, OGM...

L'agriculture bio peut-elle nourrir l'humanité ? 
Les famines étaient nombreuses autrefois, quand tout le monde mangeait bio. 

Les pesticides bio... des armes chimiques 100 % bio ! 
Sur des étiquettes de pesticides bio :
  Produit "irritant", "nocif", "toxique"... !
  "Ne pas traiter en présence des abeilles"
  "Ce produit peut porter atteinte à la faune auxiliaire"

Les dangers - ou non - des pesticides.
Les agriculteurs, qui manipulent des pesticides à longueur de jour, ont une plus grande espérance de vie et moins de cancers que la population générale.
Les pesticides permettent de nourrir les sept milliards de Terriens que nous sommes déjà, les neuf milliards que nous serons bientôt.

Peut-on réduire de moitié l'utilisation des pesticides ?
Les vœux pieux et les plans du gouvernement se succèdent... mais le recours aux pesticides continue à croître. Parce qu'il faut bien manger.

Les OGM Bt permettent de réduire l'utilisation des insecticides...
Nous voulons moins de pesticides ?
Alors utilisons plus d'OGM Bt !
Nous voulons protéger les abeilles ?
Alors utilisons des OGM Bt !

Nous mangeons trop de viande
La planète pourrait peut-être nourrir neuf milliards de mythiques homo-ecologicus-no-gaspillus, rationnels, non-gaspilleurs, mangeurs de graine.
Mais elle ne peut pas nourrir neuf milliards d'hommes tels qu’ils sont

Agriculture bio et biocarburants
Peut-on vouloir plus de bio, plus de biocarburants, et "en même temps" plus d'espaces verts, de forêts vierges, et nourrir la planète, toute la planète ?
Au secours, Monsieur Freud !

OGM, des variétés naturelles comme les autres, en mieux
Les nouvelles variétés "naturelles" contiennent naturellement des pesticides naturels.
Les nouvelles variétés dites "naturelles" contiennent des gènes inconnus, aux effets inconnus.
... Mais enfin, les OGM vinrent !

Mutagenèse, transgenèse, OGM cachés, TIS

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Le contre sens sur le lobbying - L'exemple de Greenpeace, une multinationale du lobbying

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Pesticides contre famines
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Nature, amie ou ennemie ?
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L’argent ne fait pas toujours le bonheur... Mais nous ne sommes pas près de muter en homo-ecologicus-no-gaspillus. 


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Présentation rapide

Nous avons un rêve... que la planète bleue soit verte.

Mais la combinaison du nombre des Terriens et de leur prospérité constitue un mélange explosif, et la mèche est allumée ; nous serons bientôt neuf milliards.

Quelques bons sauvages cueillant une poignée de baies dans la forêt, c'est fini. Une poignée de baies, ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts ! Le monde change, il ne peut plus être du même Vert d'avant, avec seulement les rayons du soleil pour nous réchauffer, les petits oiseaux pour nous enchanter, des baies bio pour nous régaler. La petite maison dans la prairie c'est le passé à jamais, il faut s'adapter.

S'adapter, c'est ne pas gaspiller les baies, économiser l'énergie, mais cela ne suffit pas ! Il faut aussi inventer de nouvelles techniques pour produire plus de baies, plus d'énergie, pour répondre aux énormes besoins des énormes foules des énormes pays pauvres et émergents.

C'est urgent.

L'agriculture biologique peut-elle produire assez de baies pour nourrir l'humanité, toute l'humanité ?

Les disettes et famines étaient courantes autrefois, quand tout le monde mangeait bio.

L'agriculture biologique, de faible rendement, gaspille la ressource la plus précieuse, la terre. Peut-être faudrait-il taxer cette "externalité négative" ?

Les pesticides ? Les agriculteurs, particulièrement exposés aux pesticides, ont moins de cancers et vivent plus longtemps que la population générale.

Les OGM sont plébiscités par les agriculteurs d'Asie, d'Afrique, des Amériques...

Moins d'insecticides, meilleurs rendements... Un espoir pour les générations futures.

Les énergies renouvelables peuvent-elles être le plan B pour prendre la relève du pétrole et du charbon avant que la planète brûle ?

Les nouvelles énergies renouvelables croissent moins vite que la consommation d'énergies fossiles. Elles ne peuvent pas être le plan B à elles seules.

Quelle est la principale menace ? Est-ce le risque d'un accident nucléaire éventuel, local, ou le réchauffement climatique déjà enclenché, global, catastrophique ?

Ouragans, sécheresses, inondations, etc., c'est déjà commencé, ce n'est que le début.

Il est urgent de cesser de pleurer un mythique "bon" vieux temps qui ne fut jamais bon – et d'affronter les redoutables défis de maintenant ; défi alimentaire, défi énergétique et climatique.



 

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Mise à jour : 15 février 2018

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