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Surpopulation - Nourrir l'humanité - Malthus

 

 

La complainte d’Obélix

Autrefois, la Gaule n'était que bois et forêts, et il ne faisait pas bon se promener dans les bois, parce que le loup y était, demandez au petit chaperon rouge. La Gaule était une mer d'arbres avec les quelques rares îlots battus par les arbres qu'étaient les petits villages gaulois. Une mer d'arbres peuplée de sangliers, pour le plus grand plaisir d'Obélix qui ne craignait pas le loup – c'est le loup qui craignait Obélix. Voyez ce que nos vieux pères ont fait : des champs, partout, à perte de vue, des étendues de blé ondulant au vent du printemps, des plaines de carottes et petits pois. À la sueur de leur front, ils ont abattu la forêt pour créer les paysages de la doulce France, avec des champs sans sanglier. Obélix en pleure encore, on entend sa complainte : "Auprès de mon arbre, je vivais heureux", où sont mes sangliers d’antan ?

On a peine à croire que la gaule pleine d'arbre et quasi vide d'hommes était déjà surpeuplée. C'était pourtant le cas, c'est pourquoi les Gaulois ont rasé la forêt d'Obélix, pour gagner de nouvelles terres à cultiver. Aujourd'hui il faut nourrir, habiller, loger, chauffer, instruire, soigner, sept milliards d'hommes, il faut encore trouver de nouvelles terres ; alors des yeux gourmands se tournent vers les dernières forêts, vers les forêts équatoriales ; Amazonie, Congo, Indonésie... le vrai massacre à la tronçonneuse est commencé [000].

La surpopulation, une réalité ancienne

L'exemple de la Gaule montre que la surpopulation n'est pas un phénomène nouveau. La terre est surpeuplée... depuis des millénaires.

Vers l’an 200 – déjà ! – Tertullien de Carthage s'alarmait :

« Assurément il suffit de jeter les yeux sur l'univers pour reconnaître qu'il devient de jour en jour plus riche et plus peuplé qu'autrefois. Tout est frayé ; tout est connu ; tout s'ouvre au commerce. De riantes métairies ont effacé les déserts les plus fameux ; les champs ont dompté les forêts ; les troupeaux ont mis en fuite les animaux sauvages ; les sables sont ensemencés ; l'arbre croît sur les pierres ; les marais sont desséchés ; il s'élève plus de villes aujourd'hui qu'autrefois de masures. Les îles ont cessé d'être un lieu d'horreur ; les rochers n'ont plus rien qui épouvante ; partout des maisons, partout un peuple, partout une république, partout la vie.

Comme témoignage décisif de l'accroissement du genre humain, nous sommes un fardeau pour le monde ; à peine si les éléments nous suffisent ; les nécessités deviennent plus pressantes ; cette plainte est dans toutes les bouches : la nature va nous manquer. » (De l’âme – XXX)

La surpopulation fut même, en 1095, l’un des prétextes invoqués par le pape Urbain II pour lancer les francs sur les chemins des croisades :

« Qu'aucun de vos biens ne vous retienne en arrière, ni le souci de vos affaires de famille ! Car le pays que vous habitez, fermé de tous côtés par la mer et de hautes montagnes, est maintenant trop étroit pour votre nombreuse population : il fournit à peine de quoi nourrir vos cultivateurs. De là vient que vous vous tuez et dévorez les uns les autres. »

Les rues de la Rome antique étaient déjà surpeuplées [00], et Boileau décrivait déjà les embarras de Paris... en 1666 [0] !

 

Ces illustrations permettent de réaliser combien la notion de surpopulation est relative. Elle n'est pas un excès de population en absolu, seulement un déséquilibre par rapport à une balance idéale entre la population et les ressources exploitables du moment. L'équilibre est instable, il se déplace constamment au fil des ans et des siècles en fonction de la taille de la population d'un côté, sa consommation (c'est-à-dire de son niveau de vie), son régime alimentaire (plus ou moins carné), et de l'autre côté les capacités techniques du moment. Autrefois 100 millions c'était déjà de la surpopulation ; aujourd'hui les techniques du moment permettent de nourrir sept milliards de Terriens.

C'est-à-dire que la surpopulation ce n'est pas seulement un certain nombre d'hommes, cela dépend aussi des techniques existantes... et aussi de l'acceptation de ces techniques, ce qui peut nécessiter parfois beaucoup de patiente pédagogie. Au XIXe siècle par exemple, lorsque la Chine était humiliée par l'Occident, les techniques de l'Occident étaient rejetées par le peuple chinois. Les chemins de fer étaient accusés de déranger les dragons qui dorment dans le sol. Aujourd'hui, dans quelques vieux pays d'Europe, les OGM sont rejetés, avec des arguments de la même eau.

Avant les révolutions techniques et médicales, le déséquilibre revenait cycliquement, mécaniquement, inexorable ; la surpopulation était "régulée" par la famine :

« La croissance économique entraîne la croissance démographique : la richesse augmente la natalité et réduit la mortalité, celle des enfants et des adultes. Mais la hausse de la population fait baisser progressivement le revenu par tête. Vient fatalement le moment où la population bute sur l’insuffisance des terres disponibles pour se nourrir. Trop nombreux, les hommes doivent mourir, par la faim ou la maladie. Famines et épidémies viennent invariablement briser l’essor des sociétés en croissance. » (Daniel Cohen - La prospérité du vice)

Au XIXe siècle on nourrissait – mal – un milliard d’hommes. Malthus en avait conclu que l'Angleterre était surpeuplée et qu'il fallait prêcher l'abstinence aux hommes (il était pasteur anglican...), pour qu'ils ne se multiplient pas "comme des souris dans une grange".
Malthus n'avait pas imaginé que des révolutions techniques et agricoles, ainsi que l’émigration vers les terres du Nouveau Monde, lui donneraient tort. Le Nouveau Monde a agrandi la grange et de nouvelles techniques permettent de produire plus, pesticides, engrais, tracteurs, OGM... La production a changé, la consommation aussi. Un seul agriculteur sur son tracteur produit aujourd'hui plus qu’une bonne douzaine de paysans avec leurs binettes et leurs sarclettes ; mais un seul bobo des villes en 4X4 consomme plus qu’une bonne douzaine de frères franciscains en sandales. Et il y a de plus en plus de 4X4 et de moins en moins de frères franciscains.

Des révolutions techniques ont donné tort à Malthus.

De nouvelles techniques – le génie génétique par exemple – donneront peut-être tort aux alarmes actuelles.

Mais à condition d'accepter les nouvelles techniques ! Nous ne pouvons pas nous permettre, moins que jamais, le luxe de faire la fine bouche et de refuser pesticides et engrais de synthèse, OGM, énergie nucléaire, etc. Le danger n'est pas dans les nouvelles techniques, mais dans leur refus irraisonné, un phénomène inquiétant, de plus en plus fréquent.

L'Occident a vécu une belle histoire d’amour : les hommes aimaient la science et les techniques, qui les payaient de retour en leur offrant de fantastiques inventions : la force des moteurs, l'électricité, les chemins de fer, etc.

Mais les histoires d'amour finissent mal, parfois. Aujourd'hui, la science est toujours aussi inventive – elle a inventé les antibiotiques, la révolution verte, les OGM, etc. Mais la vieille Europe et la technique sont en instance de divorce, le poison de la méfiance s'est glissé dans le couple, maintenant la technique fait peur [01]. Comme en tant de divorce on a oublié les qualités et les charmes qui nous avaient fait craquer au début.

Nous sommes tous Malthus

Plutôt qu'inventer de nouvelles techniques, Malthus proposait un moyen radical lorsque les ressources ne suffisaient pas : abandonner à leur sort les hommes en "surplus" :

« Un homme qui est né dans un monde déjà possédé, s'il ne peut obtenir de ses parents la subsistance qu'il peut justement leur demander, et si la société n'a pas besoin de son travail, n'a aucun droit de réclamer la plus petite portion de nourriture et, en fait, il est de trop. Au grand banquet de la nature, il n'y a pas de couvert vacant pour lui. Elle lui commande de s'en aller, et elle mettra elle-même promptement ses ordres à exécution, s'il ne peut recourir à la compassion de quelques-uns des convives du banquet. Si ces convives se serrent et lui font place, d'autres intrus se présentent immédiatement, demandant la même faveur. Le bruit qu'il existe des aliments pour tous ceux qui arrivent remplit la salle de nombreux réclamants. L'ordre et l'harmonie des festins sont troublés… »

C’est pour cette thèse que Malthus sent le soufre, le charbon du diable, ce qui n’est pas très catholique, même pour le pasteur anglican qu'était Malthus.

 

Il s’agissait, à cette époque, d’écarter les ouvriers anglais du "grand banquet" des bourgeois anglais.

Aujourd'hui, on cite le discours de Malthus sur l'air de la vertu indignée, avec raison. Mais soyons lucides, ce sont exactement les mêmes arguments que les pays développés opposent aux demandeurs du Sud, pour les écarter du "grand banquet" des pays riches. Il ne faudrait pas leur accorder un seul couvert (traduction : un seul droit de séjour), parce que "le bruit qu'il existe des aliments pour tous ceux qui arrivent remplit la salle de nombreux réclamants" (traduction : parce que cela crée un appel d'air). Malthus n'est pas mort, il bouge encore.

 

Nous sommes sincèrement horrifiés du drame de tant de demandeurs qui périssent en Méditerranée.

Mais pour une partie de ceux qui sont à la table du "grand banquet", il semble que le problème, ce sont les survivants.

La bombe population - La mèche est allumée

La combinaison du nombre des Terriens et de leur prospérité constitue un mélange explosif, et la mèche est allumée.

surpopulationD'autant plus que nous ne sommes pas de bois… nous serons bientôt neuf milliards…

Nous serons neuf milliards dans l’hypothèse où tout se poursuivrait normalement – pas davantage de guerre, le réchauffement climatique contrôlé, et de quoi satisfaire des milliards de nouveaux appétits. Justement, des voix s’élèvent, qui expriment leurs doutes : nous réussissons à peine à nourrir la planète aujourd’hui – l’année 2008 a connu des émeutes de la faim – comment pourrons-nous nourrir deux ou trois milliards d’hommes en plus ? Les océans se vident de poissons ; la terre est rare ; en de vastes régions, en Chine, en Inde, des millions de pompes puisent sans retenue dans les nappes phréatiques, au-delà des capacités de rechargement. Le niveau des nappes baisse.

Il y aura donc, disent ces voix, pénuries, disettes, guerres, et il n’y aura jamais neuf milliards d’hommes sur la terre – vivants. « Laissez faire Vénus, elle vous amènera Mars » prédisait Bergson.

Ce qui nous vaut quelques bons conseils pratiques : « Si on aime les enfants, il ne faut pas en faire. » ; « Faire des enfants tue » (Michel Tarrier et Daisy Tarrier). En réalité même si ces "conseils" étaient suivis, le cours des choses ne changerait pas beaucoup. Parce qu'une bonne part des consommateurs de 2050… est déjà née ; et les futurs parents de ceux qui naîtront en 2050 sont déjà là, seront opérationnels : les futures naissances de 2050 sont déjà "dans le tube".

Procréation qualitative

scolarisationAvant la révolution industrielle, la surpopulation était "régulée" par la famine. Les famines ayant presque disparu, ce "mécanisme" ne fonctionne plus aujourd'hui ; mais des mécanismes nouveaux apparaissent, moins tragiques.

La médecine a fortement réduit la mortalité infantile ; les mentalités s'adaptent à cette nouvelle donne, mais lentement, avec retard. Petit à petit il y a prise de conscience qu'il n’est plus besoin de pratiquer un lapinisme forcené pour compenser une mortalité infantile qui n'est plus qu'un mauvais souvenir dans la plupart des régions. De plus en plus d'hommes – et de femmes – limitent volontairement le nombre de leurs enfants et s'investissent affectivement et matériellement dans leur éducation coûteuse [02]. La procréation quantitative laisse place à une procréation qualitative. La "bombe P" (Paul Ehrlich), P comme Population, n’explosera sans doute pas. Elle est "naturellement" désamorcée par des conditions et des mécanismes nouveaux et vertueux, particulièrement l'alphabétisation des femmes. La corrélation entre alphabétisation et fécondité est très élevée. C’est ainsi que la population mondiale plafonnera peut-être, naturellement et pilule aidant, à neuf ou dix milliards.

Mais ces mécanismes ont des inerties qui se comptent en générations, et pour l’instant il faut faire vivre une population mondiale qui continue à croître, ce qui nécessite et nécessitera beaucoup d'ingéniosité technique.

La population demain

La croissance de la population mondiale va probablement ralentir, la courbe pouvant même s'inverser. Mais cela prendra du temps.

Ce qui est préoccupant est que les rythmes d'évolution varient d'une région à l'autre ; des dépressions démographiques se creusent, comme se creusent les dépressions atmosphériques, et des vents se lèvent, des vents de migration entre des hautes pressions démographiques qui voisinent avec des régions relativement peu peuplées. C'est le cas de l'Europe et l'Afrique. Ce n'est pas une mauvaise nouvelle en soi, mais c'est une menace de chaos si on ne prend pas rapidement la mesure du problème pour le résoudre dignement.

La bombe M, comme Migratoire :

Surpopulation, Europe, Afrique, migration, Méditerranée

 

Déjà aujourd'hui tant d'Africains lorgnent l'Europe promise et tentent de la rejoindre.

 

 



[000]  Les descendants des Gaulois défricheurs regardent d'un air réprobateur les Brésiliens qui osent tailler la forêt d’Amazonie… comme s’il existait un droit du premier à défricher.
[00]  Moi, quand je me hâte, une foule grossière
M'arrête par devant, me presse par derrière :
L'un, pour me devancer, me coudoie en passant 
L'autre, du choc d'un ais, me laisse tout en sang ;
Ici l'on me renverse , ailleurs on m'éclabousse ;
(Juvenal - 55 ap. J. C.)
[0] « ... Quand un autre [carrosse] à l'instant s'efforçant de passer,
Dans le même embarras se vient embarrasser.
Vingt carrosses bientôt arrivant à la file
Y sont en moins de rien suivis de plus de mille ;
Et, pour surcroît de maux, un sort malencontreux
Conduit en cet endroit un grand troupeau de boeufs ;
Chacun prétend passer ; l'un mugit, l'autre jure.
Des mulets en sonnant augmentent le murmure. »


En 1909 il n'y avait plus de carrosses ni troupeaux de boeufs, mais il y avait d'autres véhicules, dont beaucoup avec des "moteurs à crottin" : :
« On ne sait si la lune est habitable, mais au XXe siècle de l’ère chrétienne, l’ancienne Lutèce, à force de civilisation, est certainement devenue inhabitable malgré les refuges offerts çà et là aux piétons, comme autrefois certains asiles aux condamnés à mort. » […]
« Des rues et boulevards bourrés de circulation et ne pouvant plus s’élargir, naquit l’idée géniale de percer des voies souterraines qui dégageraient le macadam. Le public, avide de circulation, se plongea avec impétuosité dans ces égouts éclairés jour et nuit [...] Par suite des couches innombrables de harengs qui aspirent à y être entassés, le métropolitain lui-même devient inhabitable, car, au lieu d’être écrasé sous les voitures, on est écrasé dedans. » (Le Mois littéraire et pittoresque - 1909)

 

[01] J'ai été témoin de cette peur, lorsque la fée électricité est arrivée dans la ferme de ma grand-mère où je vivais, enfant. Elle a refusé jusqu'à la fin de sa vie de toucher à cet interrupteur, qui ne pouvait être que diabolique, qui allumait d'un doigt la seule ampoule de la maison. Je pense à ma grand-mère lorsque j'entends les craintes face aux OGM aujourd'hui.

 

[02] Chaque enfant aujourd’hui est devenu précieux. On a vu que ce n’était pas le cas au temps de Montaigne, qui ne se souvenait plus exactement du nombre d’enfants qu’il avait eus et perdus en bas âge.

 

 

 

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Que la planète bleue soit verte !
Mais il ne faut pas trop rêver.


Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Pour une écologie réaliste

Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.

écologie, réchauffement climatique, ogm, biologique


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
Découverte de l'univers... et des environs


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Surpopulation - Nourrir l'humanité - Malthus
La surpopulation est-elle la mère de tous les maux ?

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Perspectives : les émissions de CO2 augmentent.
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Les petits gestes pour sauver la planète ... Ont de petits effets !

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Énergie, transition énergétique, énergies renouvelables, sortir du nucléaire, charbon...

Les énergies renouvelables remplaceront-elles les énergies fossiles ?
Les énergies renouvelables progressent... moins vite que la consommation d’énergies fossiles !

Peut-on sortir du nucléaire et en même temps éviter le réchauffement climatique ?
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La transition énergétique ; moins de nucléaire contre plus de CO2 ?
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Le vent et le soleil sont gratuits. Il est ruineux de les exploiter.

L'énergie de demain
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Oui, il restera encore du charbon.
Et le peu dont sont capables les énergies renouvelables.

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Pollution et dangers des centrales au charbon, par particules fines et CO2, sont plus importants que pollution et dangers de l'énergie nucléaire.

Les déchets nucléaires ? ... Le vrai déchet c'est le CO2
LE déchet, l'ennemi public No1, c'est le déchet CO2.
Le déchet CO2 se déverse dans l'égout du CO2 ;
l'égout du CO2, c'est l'atmosphère.
Le problème des déchets n'est pas celui que l'on croit.

Urgence alimentaire, agriculture bio, pesticides, OGM...

L'agriculture biologique pourrait-elle nourrir toute l'humanité à venir ? ?
L'agriculture bio, de faible rendement, gaspille le premier bien le plus précieux de tous, de plus en plus rare, la terre.  

Les pesticides bio... des armes chimiques 100 % bio ! 
Des pesticides bio sont "irritants", "nocifs", toxiques pour les abeilles et les utilisateurs...

Les dangers - ou non - des pesticides.
Les agriculteurs, qui manipulent des pesticides à longueur de jour, ont une plus grande espérance de vie et moins de cancers que la population générale.
Les pesticides permettent de nourrir les sept milliards de Terriens que nous sommes déjà, les neuf milliards que nous serons bientôt.

Peut-on réduire de moitié l'utilisation des pesticides ?
... sans réduire de moitié le nombre de bouches à nourrir.

Les OGM Bt réduisent l'utilisation des insecticides...
Pour moins de pesticides ? Alors OGM Bt
Pour protéger les abeilles ? Alors OGM Bt
C'est cela l'écologie réaliste.

La viande rouge n'est pas verte
La planète pourrait peut-être nourrir neuf milliards de mythiques homo-ecologicus-no-gaspillus, rationnels, non-gaspilleurs, mangeurs de graines et de peu de viande. Mais ces hommes-là n'existent pas.
Il faut faire avec ce qu'on a sous la main, les hommes tels-qu'ils-sont.

Agriculture bio et biocarburants
Peut-on vouloir plus de bio, plus de biocarburants, et "en même temps" plus d'espaces verts, de forêts vierges, et nourrir la planète, toute la planète ?
Au secours, Monsieur Freud !

OGM, des variétés naturelles comme les autres, en mieux
Les nouvelles variétés "naturelles" contiennent naturellement des pesticides naturels.
Les nouvelles variétés dites "naturelles" contiennent des gènes inconnus, aux effets inconnus.
... Mais enfin, les OGM vinrent !

Lobbying, désinformation, préjugés...

Greenpeace, une multinationale du lobbying
Le lobbying n'est pas (seulement) ce que l'on croit.

OGM - Désinformation
La fausse rumeur du suicides des fermiers indiens

"OGM j'en veux pas", une nouvelle religion ?

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Le bon vieux temps... des disettes et famines
La planète bleue n'était pas verte, la vie n'était pas rose... 

Pesticides contre famines
Qui veut troquer un seul aujourd'hui contre deux hier ?

Pesticides, contraception, OGM riz doré... les hommes font mieux que la nature

L’argent ne fait pas toujours le bonheur... Mais nous ne sommes pas près de muter en homo-ecologicus-no-gaspillus. 



Présentation rapide

Pour une écologie réaliste

Que la planète bleue soit verte !
Mais il ne faut pas trop rêver.

L'écologie, ce n'est pas seulement le rêve du retour au bon vieux temps des fleurs et des papillons, avec seulement le soleil pour nous réchauffer, de grandes prairies pour galoper, des baies bio pour nous régaler. Nous sommes sept milliards maintenant, une poignée de baies ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts !

L'écologie réaliste c'est aussi, surtout, agir pour demain, pour les générations futures, face aux menaces du réchauffement climatique et du défi alimentaire ; neuf milliards de bouches à nourrir bientôt.

Les ouragans annoncés sont devenus des réalités ; il faut réagir, tout de suite, sans attendre que la planète brûle ; "quand c'est urgent, il est déjà trop tard".
Mais les énergies renouvelables ne suffisent pas pour répondre aux défis énergétiques et climatiques. Que reste-t-il d'autre ?
Il reste fossiles et nucléaire.

Nous sommes de plus en plus nombreux, bientôt neuf milliards, les plus pauvres émergent et se nourrissent mieux, il faut donc produire plus de nourriture, sur une terre plus rare rongée par la bétonnisation.
Il faut donc une agriculture plus performante... sinon il faudra piocher de nouvelles terres dans ce qui reste de forêt tropicale ; c'est déjà commencé.
Le génie génétique sera sans doute l'une des bases de la solution.

Les analyses et solutions présentées dans ce livre sont réalistes, moins séduisantes que les rêveries bucoliques genre petite maison dans la prairie avec son petit potager bio, son puits, et une éolienne au fond de la cour ; elles choqueront même des lecteurs bien intentionnés. Mais les rêveries ne nourrissent pas les hommes, ne sauvent pas la forêt, ne ralentissent pas le réchauffement climatique.



 

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Mise à jour : 18 novembre 2018

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