écologie, dogmes, agriculture bio, OGM, nucléaire

 

 


Pollution et dangers des énergies. Charbon - nucléaire

 

 

L'énergie a un prix, en euros ou autres devises, et aussi en pollution, en maladies, en morts.

L'énergie nucléaire présente des risques, comme n'importe quelle énergie.

En fait, moins que n'importe quelle autre énergie.

Mais le ressenti émotionnel des populations – et également de nombre de décideurs qui sont des hommes et des femmes comme les autres – ne coïncide pas avec la réalité.

 

 

 

 

Les dangers des différentes énergies - La "taxe énergie", en vies

Nous savons bien que toutes les énergies ont un prix, non seulement en euros ou autres devises, mais aussi en pollution, en maladies, en morts. Les barrages se rompent, le gaz explose, le pétrole se répand en marées noires, le feu de bois émet des particules fines, les énergies fossiles polluent et réchauffent l'atmosphère... Les diagrammes suivants permettent de comparer les taux de décès des différentes énergies. Sont compris les effets de la pollution de l'air, les accidents, y compris en amont, dans les mines par exemple ; les accidents nucléaires de Tchernobyl et Fukushima sont comptés. Dans le cas du photovoltaïque, les risques proviennent essentiellement de la phase de construction, et non de l'exploitation ; ils correspondent aux risques liés à la production de l'électricité nécessaire à la fabrication des panneaux. Ils sont particulièrement élevés lorsque les panneaux sont fabriqués en Chine, en raison de la pollution atmosphérique venant des centrales électriques au charbon en Chine.

risques, charbon, nucléaire, éolien et énergies renouvelables

 

Pour apercevoir le cas des énergies les moins dangereuses et les moins émettrices de CO2, il faut une loupe à fort grossissement. Le diagramme suivant montre les détails que l'on peut voir alors :

 

risques, charbon, nucléaire, éolien et énergies renouvelables

Sources :
Ademe - Base carbone - 2019
Mortality rate worldwide in 2018, by energy source

 

 

Le nucléaire émet 10 fois moins de CO2
que le photovoltaïque.

L'énergie nucléaire
est moins dangereuse que le photovoltaïque.

Le risque perçu

Ces diagrammes montrent que statistiquement le nucléaire est beaucoup moins dangereux que la plupart des autres énergies, énergies fossiles ou même énergies renouvelables. Ce résultat surprend, tant nous ressentons le contraire ; mais il se comprend aisément.

Les énergies fossiles tuent lentement, partout, tous les jours, indirectement. Elles tuent par la pollution de l'air, les particules fines, elles tuent en cachette, sans signer leurs méfaits.

L'énergie nucléaire tue à visage découvert, quand il y a un accident. Les accidents sont rares.

On a beaucoup plus de risque de mourir dans son lit,
les poumons rongés par les particules fines,
que de risque de mourir d'un accident nucléaire.

Mais ce qui nous impressionne, ce qui reste dans les mémoires, ce sont les accidents, même rares ; ils suscitent immédiatement des émotions, la peur.

En revanche, les particules fines des énergies fossiles, ou du feu de bois, ne se voient pas, ne suscitent pas d'émotions. Les victimes de ces particules invisibles sont elles aussi invisibles hors de leur entourage ; ce sont des drames privés, abstraits, dispersés dans le temps et l'espace, nous les ignorons, même s'ils sont une multitude.

C'est pourquoi, quels que soient les résultats objectifs des chercheurs, notre ressenti, subjectif, est que le nucléaire est la plus dangereuse de toutes les énergies ; c'est pourquoi nous sommes prêts à dépenser des flots de milliards pour remplacer les centrales nucléaires par des éoliennes... qui présentent les mêmes risques et assurent moins de services.

Les diagrammes que présentent les chercheurs s'adressent au cerveau rationnel ;
la peur vient du cerveau reptilien.
Et c'est le cerveau reptilien qui gagne.

C'est pourquoi les titres des journaux grossissent dès le moindre incident nucléaire, dès qu'un boulon se dévisse, dès qu'un rayon alpha ou oméga s'évade d'une centrale et part en cavale ; et la peur du nucléaire est renforcée.

C'est pourquoi il existe énormément de littérature, recherches, articles, commentaires, sur le thème : "combien l'énergie nucléaire a-t-elle coûté de décès ?"

Il est rare de se poser la question inverse : "combien l'énergie nucléaire a-t-elle épargné de décès ?" La question se pose naturellement, puisque l'énergie nucléaire permet de remplacer des centrales fossiles qui sont particulièrement meurtrières.

Une réponse : entre 1971 et 2009, plus de deux millions de vies ont été sauvées par l'énergie nucléaire (Prevented mortality and greenhouse gas emissions from historical and projected nuclear power - Environmental Science & Technology, Kharecha, P. A., & Hansen, J. E. - 2013).

L'énergie nucléaire sauve des vies.

 

 

Les dangers du charbon

 

Le charbon est calamiteux, plus personne n'en veut – sauf Trump.

Mais nous avons plus que besoin d'énergie, elle est vitale pour s'habiller se chauffer, pour produire la nourriture et la distribuer aux villes... le charbon fournit environ 27 % de l'énergie mondiale (2018), on ne peut pas s'en séparer rapidement.

On pourrait remplacer le charbon par du pétrole ou du gaz (c'est en partie en cours pour le gaz - Voir L'énergie demain : renouvelables, fossiles, nucléaire ?). Mais le charbon est l'énergie fossile dont les réserves sont les plus abondantes. Quand nous aurons bu la dernière goutte de pétrole, respiré la dernière bouffée de gaz, il y aura encore du charbon. Quelle écologie, quels règlements, quels interdits vertueux mais utopiques pourront empêcher d'exploiter ce qui restera encore sous la main, ou sous le pied – le charbon ?

Des sirènes font miroiter que non, nous ne retournerons pas au charbon parce que les nouvelles énergies renouvelables pourront satisfaire nos besoins énergétiques.

Il faut se méfier des sirènes...

Rappelons à ces sirènes que les nouvelles énergies renouvelables ne comptent que pour environ 2 % de notre énergie – 80 % pour les énergies fossiles (au niveau de la planète entière). Sauf révolution technologique, nous sommes condamnés pour longtemps encore à vivre – et à mourir – avec le charbon calamiteux.

C'est pourquoi il faut s'informer sérieusement des dangers du charbon, énergie importante aujourd'hui, qui le sera sans doute encore longtemps.

Respirer nuit à la santé !

danger du charbon

• Le charbon tue 10 à 15 000 personnes par an, directement dans des accidents de mine [1].

Mineur, chair à charbon...

• Mais ces accidents ne sont que la partie visible de l’iceberg. Le charbon tue aussi indirectement – et bien davantage. Les mineurs qui échappent aux éboulements et au grisou courent encore le risque de mourir de silicose ou pneumoconiose, ou autre ; « Un ordre de grandeur de 500 000 morts différées par an à l’échelle mondiale paraît donc assez probable [2]. » (Les dangers du charbon (autres que l’effet de serre) - Bernard Durand - 2012)

Un accident de mine par ci, une détresse pulmonaire ou une silicose par là, causent au total un nombre considérable de victimes. Mais ces victimes éparpillées dans l'espace et le temps ne soulèvent pas d'émotion.

 

 

• En brûlant le charbon émet soufre, microparticules, cendres, métaux lourds tels que mercure, arsenic, sélénium, plomb, et… radioactivité : une centrale au charbon non équipée de filtres rejette dix à cent fois plus de radioactivité dans l'environnement qu'une centrale nucléaire de puissance équivalente.

Une centrale à charbon de 1000 mégawatts électriques produit par an « 400 tonnes de métaux lourds toxiques dont 5 tonnes d’uranium et 13 tonnes de thorium. Notons que ces radioéléments ne sont pas gérés, contrairement, bien sûr, à ceux produits dans le cycle nucléaire » (Le nucléaire : Un choix raisonnable ? Hervé Nifenecker – 2011).

 

Le charbon est plus nucléaire que le nucléaire !

 

• Les mineurs ne sont pas les seules victimes du charbon. Le public aussi. Car le charbon empoisonne l'air de tout le monde. On estime que la pollution atmosphérique des centrales au charbon serait responsables de 700 000 morts prématurés par an, dont 400 000 pour la Chine seulement (Les dangers du charbon (autres que l’effet de serre) - Bernard Durand - 2012).

 

En nombre de décès, le charbon coûte des centaines de Tchernobyl par an.

 

 

La taxe charbon existe déjà !
Elle se paye en vies perdues.

  écologie pollution charbon Les centrales électriques au charbon seraient responsables de plus de 13 000 décès chaque année aux États-unis. (Clean Air Task Force, The Toll From Coal – que l'on peut traduire par "La taxe charbon").

Greenpeace estime que les centrales au charbon seraient silencieusement responsables de la perte de 240 000 années de vie  par an, en Europe. Globalement, selon Greenpeace, les centrales au charbon tuent plus que les accidents de la route. (Silent Killers - (Les tueurs silencieux) - juin 2013)

 

danger du charbon 

« "Avec les centrale à charbon, la mort passe par la cheminée", déclare Gerald Neubauer, expert des questions énergétiques pour Greenpeace Allemagne. »

Greenpeace et les Grünen savaient que le charbon tue. Pourtant ils ont choisi le charbon :

« Nous sommes prêts à accepter un retour temporaire au charbon comme source d'énergie afin d'épargner à l'Allemagne les effets destructeurs de l’atome. » (Jürgen Trittin, chef du groupe des Verts au Bundestag).

 

Pour éviter un risque hypothétique du nucléaire, les Grünen ont choisi les dangers certains et actuels du charbon. Des dangers pour eux... et pour leurs voisins ! La pollution du charbon, les particules fines, ne s'arrêtent pas à la frontière ; l'Allemagne "exporte" ainsi plus de 2 000 décès par an (En Europe, la pollution au charbon a engendré 23.000 décès prématurés en un an - 2016).

 

Tonton, pourquoi tu tousses ?
C'est à cause du lignite des Grünen mon enfant...
Le vent d'est est mauvais pour la santé en France.

 

On s'est beaucoup ému du nuage de Tchernobyl [4].

Mais personne ne proteste, personne ne s’inquiète du nuage de microparticules venant de l’Allemagne charbonneuse, qui traverse le Rhin et est responsable de plus de 1000 morts par an en France.

Peut-être verrons-nous un jour, dans les communes de France, de nouveaux monuments à la mémoire des victimes d'une écologie qui n'a pas su évaluer les priorités :

"Tombé pour sortir du nucléaire".
"Tombé pour le lignite allemand".

pollution du charbon en Chine Les Chinois, fins connaisseurs en matière de pollution par le charbon, confirment : ce n’est pas une bonne idée de promener les enfants autour d’une centrale au charbon. Le peuple chinois commencent même à protester, c'est une nouveauté ; il commence même à être écouté des dirigeants, c'est presque une révolution.

 

Les risques de l'énergie nucléaire (civile)

Une centrale au gaz ou au charbon est dangereuse.

Elle est dangereuse tout le temps.

Même lorsqu'elle ronronne tranquillement, normalement, sans aucun incident ni accident, sans explosion. Elle est silencieusement dangereuse, ordinairement dangereuse, par les fumées, les particules fines, qu'elle émet tout le temps, sans qu'aucune sirène ne sonne l'alerte, sans aucun article dramatique en première page. C'est pourquoi nous ignorons ce danger quotidien.

Les énergies fossiles n'ont pas besoin d'accidents spectaculaires pour faire des victimes ;

... elles en font tous les jours, silencieusement, sans aucun battage médiatique.

Une centrale nucléaire, au contraire, ne présente pas de dangers en fonctionnement normal [5].

Évidemment, on opposera tout de suite le risque des accidents nucléaires. Il y en a eu en effet, rares, qui ont soulevé des émotions intenses, alors que pourtant les victimes ont été relativement peu nombreuses en comparaison de la somme des victimes quotidiennes et ignorées causées par la pollution atmosphérique des énergies fossiles. On a beaucoup plus de risque de mourir dans son lit, les poumons rongés par les particules fines, que de risque de mourir d'un accident nucléaire.

Plus globalement l'énergie nucléaire que nous croyons plus dangereuse que toute autre énergie, est en réalité moins dangereuse que toute autre énergie. C'est le constat de l'Académie de médecine, entre autres :

« la filière nucléaire s’avère avoir le plus faible impact sur la santé par kWh produit par rapport aux filières utilisant des combustibles fossiles, les biomasses ou l’incinération des déchets (en raison de la pollution atmosphérique qu’elles entraînent) ». (Choix énergétiques et santé – Recommandations – Académie nationale de médecine, 2003)

 

dangers charbon et nucléaire

Pourtant, c'est l'énergie nucléaire que nous craignons le plus.

Plus précisément, nous craignons l'énergie nucléaire civile. Mais curieusement, on entend peu parler du nucléaire militaire, les bombes, les missiles, tout ça...

La catastrophe de Tchernobyl a soulevé une émotion intense partout dans le monde. Mais le ressenti émotionnel est très éloigné de ce qui est mesuré sur le terrain.

Le bilan humain de la catastrophe est toujours discuté, en raison de cette émotion, cette mauvaise conseillère qui paralyse la raison. Le puissant lobby idéologique antinucléaire entretient cette émotion en publiant des chiffres effrayants : des centaines de milliers de décès. Des chiffres délirants systématiquement repris par la presse, parce que plus les chiffres sont délirants, plus c'est vendeur.
Pourtant, les informations, les mesures, existent. Des milliers de publications sont disponibles, signées par des médecins, des épidémiologistes, les meilleurs connaisseurs en le domaine. Ces études n'ont rien de secret, elles sont par exemple dans la base de données PubMed. Des centaines d’experts et de chercheurs indépendants analysent et synthétisent cette masse d'informations dans le cadre du "Forum Tchernobyl", regroupant huit organisations de l'ONU – dont l'OMS, Organisation Mondiale de la Santé [6]. Ces centaines de chercheurs travaillent dans des laboratoires différents, en différents pays. Cette diversité est garante qu'ils ne reflètent pas une pensée partisane unique, une idéologie unique, et que la synthèse de ces milliers d'études vraiment indépendantes est la meilleure approximation des effets de la catastrophe de Tchernobyl que nous puissions avoir, meilleure que les annonces angoissantes des militants.

Selon les estimations du Forum Tchernobyl et de l'OMS l'accident de Tchernobyl pourrait être responsable de quelques milliers de victimes à long terme par cancers induits – au pire dix mille victimes sur le temps d'une durée de vie.

► Les centrales à combustible fossile font chaque année beaucoup plus de victimes que fera l'accident de Tchernobyl le temps d'une durée de vie.

Les lobbyistes anti-nucléaires annoncent, eux, des hécatombes effroyables – que nous retenons parce que justement elles sont effroyables. Mais ce n'est pas une bonne idée de faire davantage confiance au discours des militants lobbyistes anti-nucléaire, plutôt qu'aux milliers d'études indépendantes analysées par les centaines de chercheurs indépendants de l'OMS ?

Corinne Lepage, ancienne ministre de l'environnement, a annoncé "9 millions de victimes" (La leçon de Tchernobyl). On peut considérer que ce genre d'annonce anxiogène aussi fait des victimes, puisque quelques lecteurs sans doute en seront stressés.

Il ne s'agit pas d'une simple boutade : crier au loup peut créer plus de dommages qu'en pourrait faire le loup. Il est bien établi que les conséquences sanitaires de l'accident de Tchernobyl aient été amplifiées par le stress nourri et propagé par une désinformation anxiogène irresponsable, par la défiance (justifiée) à l’égard des fausses informations officielles soviétiques, et par l’angoisse (injustifiée) devant le déferlement des rumeurs militantes apocalyptiques, tout aussi fausses [7] ; ce qui a conduit par exemple à des dizaines de milliers d’interruptions volontaires de grossesse en Europe. On en reparlera (Voir La radioactivité).

Il n'y a pas eu de Tsunami à Fukushima !

fukushima Les désastres naturels, tremblements de terre, éruption, tsunami, nous émeuvent évidemment – pendant un temps. Puis nous les oublions vite, car ils sont naturels, au fond, ils font partie de la marche normale du monde depuis toujours.

Mais un drame nucléaire, ce sont les hommes qui en sont responsables ; on ne le leur pardonne pas. On a déjà noté cette détestation des hommes et de leurs oeuvres : « tout est bien sortant des mains de l’Auteur des choses, tout dégénère entre les mains de l’homme » (Jean-Jacques Rousseau)

Le tsunami de mars 2011 au Japon a été un désastre total pour une région entière. Tout le monde a vu sur les écrans cette épaisse vague noire qui emportait tout sur son passage, navires, maisons, voiture ; et des cadavres. Elle a détruit les ports, les villes, les infrastructures, fait plus de 20 000 morts et des centaines de milliers de sans-abris...
Dramatique. Mais ce n'était qu'une catastrophe naturelle, comme tant d'autres, et le Japon c'est si loin, nous y avons prêté une attention polie, sans plus.

Mais, coup de théâtre, nous avons appris ensuite que la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi avait été touchée. Nucléaire !, dès ce mot, dès ce moment, les centrales nucléaires de Fukushima sont devenues le centre du monde, le Japon s'est rapproché, tout le monde a personnellement ressenti le souffle de l'explosion... et le tsunami et ses victimes ont été instantanément effacés des mémoires.

Quoi ? Que dites-vous ? Une région entière dévastée, 20 000 morts ?

Non, je ne suis pas au courant.

Quoi ? Que dites-vous ? Des centaines de milliers de réfugiés chassés par un tsunami qui a balayé leurs maisons, leurs villes ?

Non, je ne suis pas au courant.

Une catastrophe nucléaire ?

Ah ! ça oui, je sais, je suis au courant, ça c'est terrible.

Le tsunami de Fukushima était très puissant. Il s'est propagé et a fait des dégâts... jusqu'en Allemagne ! Il y a provoqué la décision de sortir du nucléaire, avec la conséquence que l'Allemagne reste un gros émetteur de CO2.

Les effets de l'accident nucléaire sur la santé sont suivis de près par le comité UNSCEAR de l'ONU (Comité Scientifique des Nations unies pour l’Étude des Effets des Rayonnements Ionisants). Il a rapidement été établi qu'il y avait peu à craindre de ces rayonnements :

« Aucune conséquence perceptible des radiations n’est à prévoir parmi le public exposé ou ses descendants » (UNSCEAR sources effects and risks of ionizing radiation 2013 report)

« Aucun effet néfaste sur la santé des habitants de Fukushima pouvant être directement attribué à l’exposition aux radiations n’a été documenté » (UNSCEAR - 2020)

Pourtant ce qui reste dans les esprits, c'est le souvenir d'un terrible accident nucléaire, le tsunami est oublié.

À quoi est associé le nom "Fukushima" ?

À un tsunami qui a fait plus de 20 000 victimes ?

Non un tsunami c'est naturel, on oublie.

On n'en fait pas une affaire.

Le nom "Fukushima" est associé à un accident nucléaire qui a fait à peu près zéro mort dû au nucléaire.

Et ça, on en fait tout une affaire.

La peur stérilise la raison ; c'est pourquoi les chercheurs peuvent afficher des résultats rassurants, c'est peine perdue, ils prêchent dans un désert où la raison ne pousse plus.

fukushimaUn réfugié de Fukushima, c'est forcément un réfugié nucléaire. Fukushima, c'est une catastrophe nucléaire, et rien d'autre. En frappant "Fukushima" dans le moteur de recherche Google, la première page de réponses pointe exclusivement sur des sites qui ne s'intéressent qu'à la catastrophe nucléaire. Rien concernant les 20 000 morts du tsunami, ni les centaines de milliers de réfugiés du tsunami.

Les 20 000 morts du tsunami sont-ils moins importants que les zéros morts de l'accident nucléaire ?

Les 300 à 400 000 sans-abris dont les villes et habitations ont été définitivement détruites par le tsunami sont-ils moins importants que les 150 000  déplacés provisoires en raison de l'accident nucléaire ?

 

La panique est mauvaise conseillère

La leçon à tirer de l’accident nucléaire de Fukushima pourrait être, tenant compte du besoin vital d’énergie de l’humanité, des limites des énergies renouvelables, des dangers des énergies fossiles, de tirer le maximum d’enseignements de l'accident pour renforcer la sécurité des centrales nucléaires. Il pourrait en résulter de nouvelles architectures de centrales, éventuellement plus coûteuses. Mais face au réchauffement climatique des énergies fossiles, et/ou à la famine énergétique des énergies renouvelables, le prix n'est pas un paramètre fondamental.

 

Mais la réaction pourrait aussi être de céder à la panique, d’arrêter les centrales nucléaires.

C'est ce qui s'est passé en Allemagne ; on a fermé des centrales nucléaires, et on a fait feu de tout lignite, de tout charbon, de tout gaz.

Pour éviter les victimes hypothétiques d'un accident nucléaire hypothétique, on utilise des énergies responsables chaque année de victimes bien réelles. C'est ça "l'idée".

 

 

[1] En France, lorsque le charbon y était encore exploité, la catastrophe de Courrières dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, fit plus de 1 000 morts en 1906. C’était Zola, c’était Germinal.

[2] La France n’est pas épargnée :
« Selon Rosental (30), la silicose a fait officiellement 34 000 morts en France de 1946 à 1987, mais plus probablement environ 100 000 étant donné les difficultés de faire reconnaître cette maladie et la faible couverture sociale des nombreux mineurs immigrés (Polonais, Italiens, Yougoslaves à l’époque). »
« Même en France, où il n’existe plus de mines en activité, il y aurait encore selon Rosental (31) quelques centaines de morts par an dues à des silicoses contractées du temps des exploitations. »
De son côté, l’Insee notait pour la région Nord Pas-de Calais : « Malgré la cessation des activités d’extraction, le régime de sécurité sociale minière suivait encore 20 000 personnes en 1994 pour pneumoconiose. Le nombre de décès dus à cette maladie est estimé à 400 en 1995. »

[4] Lors du passage du nuage de Tchernobyl au-dessus de la France, les responsables ont aussitôt informé (30 avril 1986) de ce passage, en précisant qu'il avait provoqué une « légère hausse de la radioactivité atmosphérique, non significative pour la santé humaine ». Le lobby anti-nucléaire, furieux que l'on ose dire qu'une radioactivité puis être "non significative pour la santé humaine", a inventé la fable du nuage arrêté à la frontière.
Cette fable, ce canular, ce mensonge, a été inventée par M. Noël Mamère en 1999, 13 ans après. Pour ce mensonge, M. Noël Mamère a été condamné, en 1ère instance, puis en appel, puis en cassation, pour diffamation envers le Pr Pellerin, ancien directeur du Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants. Ce qui est stupéfiant, c'est que presque tout le monde a cru ce canular mensonger - que pesque tout le monde y croit encore.

[5] Les travailleurs du nucléaire montrent des taux de mortalité et de cancers toutes causes confondues significativement inférieurs à ceux de la population générale. Ce résultat traduit l’effet bien connu, dit du "travailleur en bonne santé" ; mais il signifie également que cet effet n’est pas altéré par une quelconque dangerosité particulière de l'environnement des centrales nucléaires.
Il vaut mieux travailler dans une centrale nucléaire que dans une centrale au charbon.

[6]  Ce travail d'analyse et de synthèse qu'effectue le Forum Tchernobyl est l'équivalent du travail d'analyse et de synthèse qu'effectue le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). La confiance que l'on accorde généralement aux conclusions du GIEC peut être accordée, pour les mêmes raisons, aux conclusions du Forum Tchernobyl. Curieusement, les mêmes militants qui font sélectivement confiance aux rapports du l'ONU sur le climat, rejettent sélectivement les rapports de l'ONU sur les effets de Tchernobyl ou de Fukushima...

[7]  Il a fallu beaucoup de temps pour que les populations se rendent compte que "l'information" soviétique était de la propagande. Il faudra sans doute encore du temps pour que les populations se rendent compte que "l'information" militante... est de la propagande.

 

 
 
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Mise à jour : 17 novembre 2021