Une écologie réaliste

Sans dogmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ligne bleue

Les pesticides sont dangereux, mais présentent peu de risques.

 

 

Les pesticides – bio ou non-bio – sont-ils dangereux ?

Oui.

Comme tout ce que nous utilisons, voiture, couteau de cuisine, ou médicaments...

Présentent-ils des risques ?

Oui.

Toutefois, les agriculteurs, lesquels sont mille fois plus exposés aux pesticides que les simples consommateurs, ont globalement une espérance de vie supérieure à la moyenne du fait d’une sous-mortalité par cancer en général…

C'est rassurant pour ceux qui sont mille fois moins exposés, les simples consommateurs.

Les pesticides rendent-ils des services ?

Oui.

Ils sont nécessaires pour nourrir le monde (sans déforestation).

En pesant les risques et les services rendus, quel est le bilan des pesticides ?

 

 

Les pesticides sont dangereux, mais présentent peu de risques.

Des pesticides sont dangereux comme tout ce que nous utilisons, médicaments, voitures, couteaux de cuisine, etc. Les pesticides – de synthèse ou naturels – ne sont pas des produits anodins que l’on peut répandre sans compter. Ce sont des produits actifs, comme sont les antibiotiques par exemple, ils ne doivent être utilisés qu'à bon escient.

Les antibiotiques c'est pas automatique ; les pesticides non plus.

Mais il faut savoir ensuite quels sont les risques que ces dangers nous font courir. Car ce n'est pas la même chose. Le risque est une fonction du danger et de l'exposition à ce danger. La voiture est dangereuse, mais sur une certaine petite île où il n'y a pas de voiture l'exposition au danger est nulle, et la voiture n'y présente aucun risque. Cela vaut de la même façon pour les pesticides ; l'exposition du public est généralement très faibles, et les risques sont extrêmement faibles.

 

On va voir que :

Les pesticides sont dangereux.

Mais les risques des pesticides pour la population générale sont extrêmement faibles.

Les services des pesticides sont vitaux : ils permettent de nourrir le monde.

Nous ne sommes pas des pestes...

« Les pesticides sont des produits chimiques destinés à tuer, il est donc assez logique qu'ils soient nocifs pour notre santé... » (site notre-planete.info)

Remarquons que cette supposée "logique" vaut pour tous les pesticides, y compris pour les pesticides bio utilisés en agriculture biologique. Eux aussi, sont "destinés à tuer !" (Voir sur ce site "L'agriculture bio utilise des pesticides")

Cette supposée "logique" a l'apparence d'une logique implacable, l'odeur d'une logique implacable... Mais ce n'est qu'une contrefaçon de logique, qui ne tient pas compte de la formidable diversité du vivant. Les mammifères ne sont pas des vers ni des champignons, et le métabolisme des mammifères n'est pas celui des vers ou des champignons.

Monsieur Qui-sait-tout se vantait : "Je sais comment reconnaître un champignon comestible ; si un champignon est attaqué par des vers, alors il est évidemment comestible, puisque des vers s’en régalent".

Monsieur Qui-sait-tout a goûté le champignon… Paix à son âme !

Monsieur Qui-sait-tout ne savait pas que ce qui est une délicatesse pour un ver, peut être poison pour un mammifère. Il existe quantité d’autres exemples. Par exemple, le chocolat. Si vous aimez le chocolat, ne cherchez surtout pas à faire partager votre plaisir à votre fidèle toutou en lui offrant quelques carrés : le chocolat contient de la théobromine, un alcaloïde toxique pour le chien.

Il y a toujours eu des Monsieur Qui-sait-tout qui ne savent pas. Il y a aujourd'hui quantité de ces Monsieur Qui-sait-tout qui croient tout savoir sur les pesticides...

Les pesticides sont effectivement "destinés à tuer"… mais à tuer les pestes ! Soyons donc rassurés, puisque les mammifères que nous sommes ne sont pas des pestes – du moins pas dans ce sens-là.

Néanmoins, les pesticides continuent à effrayer. La preuve qu'ils sont dangereux disent quelques esprits malins, c'est qu'on ne peut pas boire un verre de pesticide chaque matin. C'est vrai, ils ont raison ces esprits malins, on ne le peut pas, ou pour le moins ce n'est pas recommandé.

Mais on ne peut pas non plus boire un verre de produit à vaisselle chaque matin. Les pesticides sont dangereux, comme sont les produits ménagers que nous manipulons quotidiennement – eau de Javel, lessive, détartrant, produit à vaisselle, etc. La plupart de ces produits sont dangereux, les emballages nous mettent en garde... et pourtant nous les utilisons sans crainte ; parce que nous savons qu'ils sont dangereux, mais nous savons aussi que dans l'utilisation que nous en faisons, ils présentent peu de risques. Nous utilisons ces produits avec raison ; nous ne buvons pas un verre de produit à vaisselle chaque matin, nous l'utilisons pour laver la vaisselle, que nous rinçons ensuite avant d'y mettre notre soupe. On fait de même avec les pesticides ; nous ne buvons pas un verre de pesticides chaque matin, nous les utilisons pour protéger les fruits et légumes, que nous lavons ensuite avant de les consommer.

Des produits réglementés

Personne ne s'interroge sur les résidus de produit à vaisselle qui peuvent rester sur la vaisselle. N'est-ce pas faire preuve de légèreté ?

Dans les cas des résidus de pesticides sur les légumes nous sommes beaucoup plus sérieux. une LMR – Limite Maximale de Résidus (de pesticides) – est définie et contrôlée pour chaque produit.

 

... [...] ...

 

Les risques des pesticides - ce que les chercheurs mesurent vraiment

Les agriculteurs ont moins de cancers et une meilleure santé que la population générale ! 

pesticides et cancer des agriculteurs

Les agriculteurs sont particulièrement exposés aux pesticides, en première ligne lorsqu'ils les préparent, les transvasent, les répandent sur les cultures. C’est une "population sentinelle", qui serait jusqu’à 1 000 ou 10 000 fois plus exposée qu’un simple consommateur ; c'est pour cette raison que cette population est particulièrement surveillée et étudiée : si les pesticides posent problème, les agriculteurs en seront 1 000 ou 10 000 fois plus touchés que les simples consommateurs. On a tant dit d’horreurs sur les pesticides que tout le monde imagine que les malheureux agriculteurs tombent comme des mouches surprises dans un pchitt d’insecticide.

Mais les chercheurs constatent exactement le contraire. La nouvelle extraordinaire est que globalement les agriculteurs ont moins de cancers et une meilleure santé que la population générale ! Toutes les études concordent. Aux États-Unis, l’Agricultural Health Study, en France, l’étude Agrican (AGRIculture et CANcer) lancée par la Mutuelle Sociale Agricole en 2005 parviennent à ces mêmes conclusions. Il s'agit de très vastes études : l’Agricultural Health Study porte sur 89 655 sujets, l'étude Agrican sur 180 000.

Selon l'étude Agrican, les hommes et les femmes de la cohorte suivie ont respectivement 27 % et 19 % moins de risque de mourir d’un cancer que la population générale du même département et du même âge, et auraient deux ans d’espérance de vie en plus que la population du même âge.

Les agriculteurs, qui sont les plus exposés aux pesticides,
ont globalement moins de cancers
et une meilleure espérance de vie
que la population générale.

Les agriculteurs sont exposés aux risques des pesticides.

Toutefois, les agriculteurs ont une meilleure hygiène de vie que la population générale, particulièrement par une vie active et moins de tabac.

Le résultat global est que les agriculteurs ont moins de cancers et une meilleure santé que la population générale ! Les pesticides présentent moins de risques que le tabac et la sédentarité.

 

 

► Les pesticides présentent des risques...
mais moins que le tabac !

 

 

Pourtant on a vu des fumeurs demander l'interdiction des pesticides la pipe au bec !

Pourtant les médias alertent tous les jours contre les dangers des pesticides... sans rappeler combien le tabac est infiniment plus dangereux.

Pire encore, même ceux qui se prétendent les meilleurs d'entre nous montrent le mauvais exemple.

Par exemple on a vu un haut gradé dans la hiérarchie verte, farouche opposant aux pesticides, s'exhibant la pipe au bec.

On a même vu un ministre de l'écologie se battre pour défendre... le tabac ! Monsieur Philippe Martin, ministre de l’Écologie, posait fièrement sur sa page Internet, alors qu'il manifestait sa « solidarité avec les producteurs de tabac français ». [3]

► Rappel à Monsieur le ministre Martin : 75 000 décès dus au tabac en France chaque année...

 

 

► Les pesticides présentent des risques...
mais moins que pantouflage et canapé !

 

Pourtant, contrairement au cas des pesticides, on n'a encore jamais vu un malade faire procès à un fabricant de canapé.

Les agriculteurs fument moins et sont plus actifs que la population générale, ce qui explique leur meilleure santé. Les chercheurs ont affiné ces résultats, et ont constaté que « L’écart entre le nombre de fumeurs et la qualité de vie d’un agriculteur par rapport à un non agriculteur est si important que le risque de maladie devrait être encore plus faible chez l’agriculteur. Il ne l’est pas, car les produits phytosanitaires ont un impact », (Pierre Lebailly. coordinateur de l'étude Agrican).

C'est-à-dire que les pesticides présentent réellement des risques, on en mesure l'impact, en creux, chez les personnes les plus exposées, les agriculteurs : les bénéfices qu'ils retirent d'une bonne hygiène de vie sont en partie réduits par les risques des pesticides. Mais le bilan global est quand même un bénéfice.

Nous nous trompons de cible

La focalisation sur les risques des pesticides, dont on a peu à craindre on l'a vu, détourne notre attention des vrais problèmes de santé publique que sont le tabac, le manque d'activité physique, une alimentation déséquilibrée, etc.

« Au moins 40% [des cancers] sont liés à des comportements que nous pouvons modifier (tabagisme, consommation d’alcool, alimentation déséquilibrée, activité physique insuffisante, exposition aux UV…) » (Nutrition et cancers - Alimentation, consommation d'alcool, activité physique et poids - Institut national du cancer - 2015).

« Environ un tier des décès par cancer sont dus aux cinq principaux facteurs de risque comportementaux et alimentaires: un indice élevé de masse corporelle, une faible consommation de fruits et légumes, le manque d’exercice physique, le tabagisme et la consommation d’alcool. » (Cancer - OMS - 2015)

« L'épidémie de tabagisme tue près de 6 millions de personnes chaque année. Plus de 5 millions d'entre elles sont des consommateurs ou d'anciens consommateurs, et plus de 600 000, des non-fumeurs involontairement exposés à la fumée. » (Tabagisme - Aide-mémoire N°339 - Organisation Mondiale de la Santé - 2015)

« - La sédentarité est le quatrième facteur de risque de mortalité dans le monde.
- Près de 3,2 millions de personnes meurent chaque année en raison du manque d’activité physique.
- La sédentarité est un facteur de risque majeur de maladies non transmissibles (MNT) telles que les maladies cardio-vasculaires, le cancer et le diabète. » (Activité physique - Aide- mémoire N°384 - Organisation Mondiale de la Santé - 2014)

Ces avertissements sur les risques de la sédentarité sont d'autant plus importants aujourd'hui que les jeunes et adolescents sont de plus en plus accros aux écrans, au point que deux tiers des 11-17 ans dépassent deux seuils sanitaires (ANSES, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - 2020)

Quelle devrait être la priorité ? Pester contre les pesticides, ou promouvoir une bonne hygiène de vie ? Faisons le choix avec bon sens.

- Le bon sens est de s’attaquer aux risques qui n’ont pas de contrepartie utile. Tabac et bronzage par exemple.

- Le bon sens est de peser le pour et le contre lorsque quelques risques sont le revers de bénéfices importants par ailleurs. Les risques des pesticides sont le revers d'un bénéfice vital : la disparition des famines et la capacité à nourrir toute l'humanité.

- Le bon sens est de s’attaquer en priorité aux risques les plus élevés ; la bonne santé des agriculteurs montre que la priorité n'est pas de lutter contre les pesticides, mais de favoriser une meilleure hygiène de vie.

Le bon sens est de se lever du canapé d'où l'on regarde, épouvanté, un énième reportage orienté sur les menaces des pesticides, et aller faire un footing.

Qui prend nos pommes pour des poires ?

pesticides chimie

En dépit des résultats rassurants que l'on vient de voir, une vague de pestophobie submerge les vieux pays d'Europe. Le tabac ? Même pas peur ! Les pesticides ? Sauve qui peut ! Les pestophobes traquent avec angoisse la moindre trace de pesticides dans les aliments. À force de traque ils trouvent inévitablement quelques traces, infimes, dont ils s'empressent de faire d'énormes titres angoissants en première page. Nos aliments seraient ainsi des concentrés de "résidus chimiques", nos menus seraient des "Menus toxiques", nos repas seraient "Notre poison quotidien". Bref, la sorcière édentée qui offrait une pomme empoisonnée à Blanche-Neige existe, on la rencontre tous les jours, c'est la sorcière chimie qui nous offre des pommes empoisonnées aux pesticides. Le Vert est dans le fruit

De bonnes âmes Vertes nous alarment :

« Le temps est déjà venu où, au moment des repas, plutôt que de se souhaiter bon appétit, mieux vaut se souhaiter bonne chance. » (Pierre Rabhi)

(Les 53 morts, victimes de graines germées bio lors de la crise faussement dite du concombre espagnol font partie de ceux qui n'ont pas eu de "bonne chance").

 

 

Manger, bio ou non, nuirait gravement à la santé !
Ève a eu tort de croquer la pomme [4] !
Blanche-Neige a eu tort de croquer la pomme [5] !

 

 

Tout cela est effrayant... mais les chercheurs – qui ne sont pas non plus dépourvus d’âme, ni même de bonne âme – recommandent au contraire de manger 5 fruits et légumes par jour. "Croquez la pomme", sifflent sur nos têtes ces serpents ensorceleurs.

« La consommation de fruits et légumes diminue le risque de cancers aérodigestifs dans leur ensemble (bouche, pharynx, larynx, nasopharynx, oesophage, poumon, estomac et colorectum). [...]
Les fruits et légumes peuvent être consommés frais mais également surgelés, en conserve, crus et cuits. La recommandation bien connue de « 5 fruits et légumes par jour » inclut tous les fruits et légumes [...]
La présence de pesticides sur certains fruits et légumes soulève fréquemment des questions sur les conséquences possibles en termes de risque de cancers. Il n’a pas été montré que la consommation de fruits et légumes courants augmente le risque de cancer. Par précaution, il suffit de laver les fruits et les légumes et de peler ceux qui s’y prêtent. C’est dans un contexte d’exposition intense aux pesticides (exposition professionnelle notamment) que le risque a été identifié. » (Nutrition et cancers - Alimentation, consommation d'alcool, activité physique et poids - institut National du Cancer - 2015, mise à jour 2019)

 

« Une trop faible consommation de fruits et légume est responsable de 1,7 million de décès par an. » (Global status report on noncommunicable diseases - Organisation Mondiale de la Santé - 2010)

 

Ève a eu raison de croquer la pomme.

D'un côté le lobby bio fait croire que les fruits et légumes nous empoisonnent.

Mais d'un autre côté les chercheurs recommandent de manger cinq fruits et légumes par jour.

Où est l'erreur ?

Qui se trompe ? Qui raconte des blagues ?

Faut-il croire les communicants du lobby bio, ou les chercheurs ?

Qui prend nos pommes pour des poires ?

Les chercheurs ne sont pas des experts en communication... ce sont des chercheurs ; c'est pourquoi ce sont les communicants professionnels qui gagnent. Le public ne connaît pas les résultats des chercheurs, mais seulement les messages trompeurs des communicants du lobby bio : "les pesticides vous tuent, achetez mes produits bio" disent-ils – en cachant sous le tapis les pesticides bio (voir sur ce site L'invention de l'agriculture biologique... et des pesticides bio !).

 

En résumé :

 

• Les pesticides, bio ou non bio, présentent des risques.

• Toutefois le risque n'a été identifié que dans un contexte d’exposition intense, chez des professionnels, essentiellement des agriculteurs.
Il n'y a pas de risque mesuré pour les simples consommateurs.

• En dépit de leur forte exposition aux pesticides, les agriculteurs vivent globalement plus longtemps et ont moins de cancers que la population générale.
Des cas particuliers largement médiatisés montés en épingle, ne font pas une vérité générale.

• Une bonne hygiène de vie compense, et au-delà, les risques des pesticides.

• Nos aliments ne sont pas des concentrés de "résidus chimiques" ; au contraire les chercheurs recommandent la consommation de fruits et légumes, même issus de l'agriculture conventionnelle.

 

 

Ce serait ignorance ou malhonnêteté de citer le premier point en zappant les autres points. Ce serait comme présenter un médicament en ne parlant que de ses effets indésirables éventuels : "l’aspirine provoque des ulcères de l'estomac" ; c'est vrai, mais c'est tronqué, c'est trompeur.

Et rappelons qu'en dépit de toutes les alarmes du lobby bio contre les pesticides, l'espérance de vie ne cesse d'augmenter [5-0].

"L'espérance de vie ne cesse de se réduire ; elle était de cinquante ans il y a un siècle, elle est tombée maintenant à quatre-vingts ans, il y a de vraiment de quoi s'inquiéter" (un blogueur ayant de l'humour).

 

Moins de pesticides, ce serait plus de cancer ?

La consommation de fruits et légumes diminue le risque de cancer. Il en résulte ce paradoxe surprenant :

► Moins de pesticides = plus de cancers pour certaines populations.

 

- En effet, moins de pesticides – qu'ils soient bio ou non bio – c’est moins de rendement (sinon, pourquoi les utiliserait-on, qu'ils soient bio ou non bio ?).

- C’est donc des fruits et légumes plus rares et donc plus coûteux.

- C’est donc une moindre consommation de fruits et légumes par les familles aux revenus limités.

- C’est donc plus de risques de cancer pour ces familles.

 

« Les preuves actuelles indiquent que le bénéfice de la consommation de fruits et légumes conventionnels dépasse les risques éventuels dus à l’exposition aux pesticides. Les inquiétudes quant aux risques des pesticides ne doivent pas décourager la prise de fruits et légumes conventionnels, les produits biologiques étant souvent plus chers et inaccessibles pour certaines populations ». (Organic Foods for Cancer Prevention—Worth the Investment? - Journal of the American Medical Association - 2018)

Pesticides des villes et pesticides des champs

Les pesticides nous effraient ; mais pas tous ! Les pesticides bio par exemple... Même pas peur ! Peu importe si eux aussi sont des poisons qui tuent les pestes... et pas seulement les pestes... le pyrèthre bio par exemple tire sur tout ce qui bouge, il est dangereux pour les pestes, pour les utilisateurs, pour la faune aquatique, pour la faune terrestre, pour les abeilles... qui dit pire ? (voir sur ce site L'invention de l'agriculture biologique... et des pesticides bio).

Pire ? Eh bien, il y a au moins aussi dangereux, le sulfate de cuivre, autre produit bio, qui :

« comporte certains risques pour les agriculteurs, les oiseaux, les mammifères et les organismes du sol, ainsi qu’un impact environnemental plus général » (La dangerosité des pesticides bio pointée du doigt - EFSA (Autorité européenne pour la sécurité alimentaire) et ECHA (Agence européenne des produits chimiques).

(On parle bien d'un pesicide bio. Il aurait été plus rapide de dire pour qui ou quoi il ne comporte pas de risques...)

Les pesticides nous effraient ; mais pas tous ! Comme notre odorat, qui n'est sensible qu'aux mauvaises odeurs des autres, notre inquiétude n'est sensible qu'aux pesticides des autres, ceux que les agriculteurs utilisent pour nourrir le monde.

pesticides moustiqueMais nous utilisons des pesticides nous aussi, nous les jardiniers du dimanche ! Nous ne les utilisons pas pour une bonne cause, pour nourrir le monde, mais pour des raisons futiles – sauver une fleur en pot, nous débarrasser de moustiques, etc. Ces pesticides-là, les nôtres, ne nous inquiètent pas, nous sommes même prêts à rechercher la pharmacie de garde les chaudes soirées d'été, lorsque la chasse à coups de chausson ne suffit plus pour contenir les grandes invasions moustiquiennes. Pourtant, ce sont ces pesticides-là qui sont réellement problématiques, parce qu'ils sont directement pchittés et confinés dans l'air de nos habitations, celui que nous respirons le plus longtemps, au minimum toutes les nuits. L'air l'intérieur est ainsi pollué par nos pesticides, sans compter qu'il l'est aussi par nos produits d'entretien, par nos produits d'hygiène et de beauté, etc. Au total il est 5 à 10 fois plus pollué que l'air extérieur. L'OMS estime que la pollution de l'air intérieur est responsable de 120 000 décès par an dans la zone Europe de l'OMS.

Pourtant, c'est l'air des champs que nous craignons.

 

Les services des pesticides

Les pesticides, bio ou non bio, comportent des risques, comme les voitures en comportent, ou les médicaments. Mais tous rendent aussi des services. Dans tous les cas il faut peser les risques face aux services rendus.

Tout le monde a conscience des services des voitures ou des médicaments, et en accepte le prix et les risques [5-1].

On est moins conscient du service des pesticides ; il est essentiel pourtant : ils sont nécessaires pour nourrir le monde (sans déforestation) (Voir sur ce site Pour nourrir les hommes et sauver la forêt il faut accroître les rendements agricoles").

 

Les services de la voiture se payent de 4 000 morts par an sur les routes en France. On le sait, on l'accepte.

Les services des médicaments, se payent de 130 000 hospitalisations par an en France, pour maladie ou effet indésirable résultant d'une prise de médicament (iatrogenèse).

Le service des pesticides lui aussi a un prix. Quelques agriculteurs le payent. Étrangement, autant nous acceptons le prix des services des voitures ou des médicaments, autant nous refusons de payer le moindre prix pour le service vital des pesticides, celui de nourrir le monde.

Les pesticides, comme les voitures, comme les médicaments, ont des effets collatéraux ; faut-il interdire voiture et médicaments, comme certains proposent d'interdire les pesticides ?

 

Les médicaments sont parfois un problème ; mais correctement utilisés ils sont d'abord une solution.

Les pesticides sont parfois un problème ; mais correctement utilisés ils sont d'abord une solution.

Les pesticides sont à l'agriculture ce que les médicaments sont à la médecine.

 

Auparavant on rassasiait d'abord les charançons et autres chapardeurs, et avec les restes on nourrissait, mal, quelques hommes maigres. Maintenant les hommes sont moins maigres. Le lobby bio, les journaux, les radios, annoncent notre fin prochaine par empoisonnement généralisé aux pesticides... mais l'espérance de vie en bonne santé augmente ! Les raisons en sont évidemment multiples, médecine, eau potable, etc., et aussi les améliorations de la diversité, de la qualité et de la quantité de nourriture, améliorations obtenues en partie grâce aux pesticides.

"L'espérance de vie ne cesse de se réduire ; elle était de cinquante ans il y a un siècle, elle est tombée maintenant à quatre-vingts ans, il y a de vraiment de quoi s'inquiéter". (un bloggeur ayant de l'humour)

 

Mais demain ? Comment ferons-nous pour nourrir les neuf milliards que nous serons bientôt ? Il faudra augmenter encore les rendements sur des terres de plus en plus rares ; les pesticides, bio ou non bio, seront un élément nécessaire de la solution.

 

Les pesticides permettent de nourrir les hommes plutôt que les charançons, et cela, sans tailler dans la forêt pour gagner de nouvelles terres à cultiver – ou en taillant moins.

« Les pesticides ont constitué un énorme progrès pour l’agriculture et ont permis d’assurer une production alimentaire de qualité. L’augmentation des rendements des terres agricoles a permis de limiter la déforestation, ainsi les experts estiment que leur utilisation, en 50 ans, a permis de préserver 50 % de la surface de la forêt actuelle. » (International Workshop on Crop Protection Chemistry, 2005 - cité par L'observatoire des résidus de pesticides du gouvernement français)

Même les écologistes le disent :

« La recherche et le développement continus en génétique, engrais et pesticides nous ont rendus capables d'augmenter très fortement à la fois la quantité et la qualité de la production alimentaire sans augmentation de la surface de terre nécessaire. Le résultat est une meilleure protection de la vie sauvage et une bio-diversité accrue. » (Comment les pesticides sauvent le monde, dans le journal canadien National Post du 20 avril 2006, par Patrick Moore, cofondateur de Greenpeace, ayant ensuite rompu avec cette organisation)

Lors de nos promenades en forêt, ayons une pensée reconnaissante pour les engrais et pesticides qui retardent la disparition des forêts et des espaces sauvages.

 

Les pesticides sont également nécessaires pour lutter contre des maladies transmises par des insectes, malaria, dengue, chikungunya, zika...

La malaria est encore responsable d'un demi-million de décès chaque année, majoritairement des enfants de moins de cinq ans. Pourtant, le dogmatisme anti-pesticides avait suscité un intense lobbying des grosses multinationales écologistes – Greenpeace, WWF – pour limiter l'utilisation des pesticides même dans la lutte contre la malaria. Le docteur Arata Kochi s'en désespérait :

« J'ai aujourd'hui un message urgent à transmettre à tous ceux qui se préoccupent de l'environnement. Votre inquiétude, votre action, ont aidé, aident encore, a défendre la vie sauvage sur la terre et la nature. Aujourd'hui, je vous demande, s'il vous plait : Aidez à sauver les bébés africains autant que vous aidez à sauver l'environnement. » (DDT in Africa saves babies'lives - le DDT sauve les bébés en Afrique - Docteur Arata Kochi directeur du département de l'OMS en charge du paludisme dans le monde - 2006).

Pesticides et environnement

Dans les années 1960 Rachel Carson dénonçait le DDT, soupçonné d'être responsable d'une prochaine disparition des oiseaux, ce qui rendrait les printemps silencieux, sans chants d'oiseaux. Cette prédiction commence à se réaliser, même si le DDT n'est pas le responsable.

On constate en effet, en certaines zones, une raréfaction des insectes, et donc des oiseaux qui s'en nourrissent... les chants d'oiseaux disparaissent, les printemps deviennent silencieux. Les pesticides sont accusés ; ils ont en effet une part de responsabilité, sans toutefois être les seuls responsables.

Outre la disparition du chant des oiseaux, la raréfaction des insectes a aussi un effet plus terre à terre : les rendements de certaines cultures baissent, car il y a moins d'insectes pollinisateurs.

Il est donc souhaitable d'augmenter les populations d'insectes, pour encore entendre les oiseaux chanter autant que pour nourrir le monde. Mais si certains insectes rendent les services de la pollinisation, attention, d'autres au contraire sont redoutables, ils ravagent les cultures. C'est pourquoi on a inventé les pesticides, pour lutter contre ces pestes ; mais les pesticides sont souvent trop peu sélectifs et s'attaquent aussi aux pollinisateurs ; précisons : tous les pesticides – qu'ils soient bio ou non. Les bénéfices de l'utilisation des pesticides sont diminués par la réduction de l'activité des pollinisateurs.

Mais les pesticides ne sont pas la seule cause du déclin des insectes, pollinisateurs ou non. Sont également en cause la destruction des habitats naturels, la disparition des haies, l'apparition de pathogènes importés accidentellement (virus, parasites...), la disparition des prairies et des jachères, etc.

C'est ainsi que dans le cas de petites exploitations dans les pays en développement, il a été montré que les rendements pouvaient être améliorés par une meilleure pollinisation obtenue par une combinaison de pratiques incluant le semis de bandes de fleurs, la plantation de haies, une utilisation plus ciblée des pesticides. (Mutually beneficial pollinator diversity and crop yield outcomes in small and large farms - Garibaldi 2016)

Nous voulons tous des coquelicots, des papillons, des colibris et tant d'autres petits oiseaux... mais nous voulons aussi manger à notre faim, et que tout le monde puisse manger à sa faim. Pour concilier ces exigences il reste diverses voies à développer :

Développer la recherche de variétés résistant naturellement aux pestes, à l'exemple des OGM Bt qui déjà permettent d'utiliser moins d'insecticides.

Rechercher des moyens de lutte biologique.

Subventionner les haies, les fleurs et les prairies.

Rechercher des pesticides, bio ou non, plus sélectifs.

Etc.

Pesticides et désinformation

Un lapin a tué un chasseur

Les études sur les risques éventuels des pesticides devraient rassurer les simples consommateurs puisqu'elles montrent qu'ils n'ont rien à craindre des pesticides. Pourtant ils ne sont pas rassurés. Parce que généralement le public ne connaît pas les études elles-mêmes, seulement ce qu'en rapportent les médias, lesquels les rapportent mal parce que les militants et les médias ont besoin de drames pour faire pleurer Margot, pour militer et pour vendre. On ne fait pas un gros titre pour dire qu'un chasseur a tué un lapin ; seulement lorsqu'un lapin a tué un chasseur. C'est pourquoi on lit tant de titres et commentaires dramatiques, c'est vendeur :

« Ces multinationales biocidaires, qui contrôlent les semences et la chimie, ont détourné l'agriculture à leur profit. L'humanité se meurt sous l'assaut d'aliments-poisons. En France seulement, par exemple, ce sont 150 000 personnes qui décèdent annuellement de cancers. »

Il y a vraiment 150 000 décès annuels par cancer en France… mais c'est de la propagande mensongère de faire croire qu'ils tous dû à "l'assaut des "aliments-poisons".

Non, les aliments-poisons ne sont pas responsables des 78 000 morts du tabac par an en France.

Non, les aliments-poisons ne sont pas responsables de l’accroissement des cancers du poumon chez les femmes, il s'agit encore du tabac, auquel les femmes ont pris goût elles aussi.

Non, les aliments-poisons ne sont pas responsables de l’accroissement des cancers de la peau, c’est la mode du bronzage.

Pour se protéger du soleil proposons de jeter les crèmes solaires, chimiques, et de les remplacer par la burqa pour tous, hommes et femmes, partout, sur la plage ou ailleurs ; protection intégrale, garantie non chimique, bio. En laissant la fantaisie inventer la couleur, les motifs imprimés, les slogans humoristiques, les caricatures, comme ce qu'on voit sur les tee-shirts branchés.

Ignorance ou malhonnêteté, des militants et médias ne rapportent que la partie "croustillante" des résultats des chercheurs, la partie dramatique.

« L'exposition aux pesticides augmente le risque de tumeur cérébrale. » (Site du MDRGF, Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures.)

« Les pesticides semblent provoquer des tumeurs du cerveau. » (Site reporterre.net)

« Pesticides : risques avérés de cancers, malformations... » (LE MONDE - 04.07.2014 - Par Stéphane Foucart)

Ces titres zappent le résultat fondamental qu'il n'a pas été vérifié de risques pour les simples consommateurs, et que les agriculteurs – qui sont les plus exposés, en première ligne – vivent plus longtemps et ont moins de cancers que la population générale ; ces informations-là sont trop rassurantes, trop peu dramatiques pour faire vendre, c'est pourquoi le public ne les connaîtra pas. C'est cette sélection d'information qui explique l'extraordinaire décalage entre la réalité relativement rassurante que les chercheurs mesurent, et la peur que les médias propagent : "Tremblez bonnes gens, les pesticides vous tuent". Margot est terrifiée. C'est ainsi que la vague de pestophobie grossit dans les esprits, plus précisément dans notre cerveau reptilien, le cerveau des émotions primaires, le plaisir, la douleur, la peur de l'inconnu.

Le "cerveau" reptilien est l'automate qui gouverne nos réactions instinctives. La peur et la fuite instinctive étaient sans doute des facteurs essentiels de survie pour un dinosaure. Mais ce ne sont plus de bons conseillers aujourd'hui dans un monde complexe où il faut peser le pour et le contre, les avantages et les risques ; l'instinct ne suffit plus. Le cerveau reptilien sait comptabiliser les risques, c'est codé dans son programme d'automate, mais dans sa version en cours, qui date du temps des dinosaures il y a des millions d'années, dont il n'a jamais été mis en ligne la moindre mise à jour à télécharger, il n'y a pas encore la colonne "bénéfices". Ce vieil automate ne compte pas les bénéfices.

C'est pourquoi nous ignorons généralement les bénéfices des pesticides, même un service aussi considérable que nourrir le monde.

Des pesticides dans les aliments ?

 

... [...] ...

 

Lobbying bio et désinformation

 

... [...] ...

 

 



[3]  La page de Monsieur le Ministre Martin a disparu, partie en fumée peut-être. Il en reste des traces dans les archives du web : SOLIDARITÉ AVEC LES PRODUCTEURS DE TABAC FRANCAIS – ainsi que des commentaires : Le député Philippe Martin et la santé des Français
[4]  Ce qui lui a causé de gros problèmes ainsi qu'à son compagnon, et aussi à leurs descendants (c'est nous) qui n'y sont pour rien.
Mais – les textes ne sont pas clairs – sinon elle n'aurait alors peut-être pas eu de descendants.
[5]  Mais cette histoire-là se termine bien – pour Blanche-Neige, son prince charmant, et leurs nombreux enfants.
[5-0] Bien évidemment, de nombreux facteurs participent à l'augmentation de l'espérance de vie. Ce qui est noté ici c'est que les pesticides n'empêchent pas cette augmentation, ce qui est une première réponse solide et rassurante à la désinformation du lobby bio.
[5-1] On observe toutefois un phénomène nouveau, une vague inquiétante d'obscurantisme qui refuse médicaments "chimiques" et vaccins. Avec le risque de voir revenir des épidémies oubliées.
[6]  Rare exception, la Corée du Nord ; 8cm de moins qu'en Corée du Sud.

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Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Une écologie réaliste

Par Pierre Yves Morvan-Ameslon

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écologie, réchauffement climatique, ogm, biologique


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Feuilleter quelques autres pages écologie, illusion, agriculture bio, nucléaire, ogm.

 

Le facteur humain

Surpopulation et surconsommation épuisent les ressources
Il y a toujours eu surpopulation.
La population mondiale augmente encore, mais devrait plafonner.
Parce que les hommes ont inventé des mécanismes pour enrayer le lapinisme.

La croissance durable… une grenouille plus grosse que la planète
Une croissance, même durable, c'est laisser à nos enfants une planète sans ressources, mines et puits vides, forêts rasées.
Il faut de la sobriété.
L'éducation, la prise de conscience, sont des illusions.

Il faudrait consommer moins, mais la sobriété n'est pas naturelle.
Il faudrait consommer moins, être sobres.
Mais la sobriété n'est pas naturelle.
L'évolution a fait de nous des éternels insatisfaits, nous désirons à nouveau autre chose dès qu'un désir est satisfait.
Peut-on avoir une société sobre sans décroissance ni chômage?

Économiser, partager, consommer autrement, ne suffit pas !
Les économies n'existent pas !
Que faire du pouvoir d'achat ainsi économisé ?
Il sera dépensé tôt ou tard.

Les petits gestes pour sauver la planète
... Ont de petits effets !

Réchauffement climatique, énergies renouvelables, économies d'énergie...

Peut-on échapper au réchauffement climatique ?
Les émissions de CO2 croissent.
Les gouvernements peuvent-ils changer les choses, ou nous-mêmes ?
Le CO2 demain viendra surtout des pays émergents.

Énergie, réchauffement climatique et croissance
Peut-on réduire le réchauffement climatique, et demander de la croissance, et répondre aux besoins d'énergie et de développement des pays pauvres et émergents?

La voiture électrique est-elle un bon cheval?
La voiture électrique : le CO2 vient de la centrale électrique.
En France, grâce à son électricité nucléaire bas carbone, une voiture électrique moyenne économise du CO2. Pas en Allemagne.
On a raison de soutenir la voiture électrique en France. À condition d'être cohérent en soutenant aussi la production électrique nucléaire.

Énergie, transition énergétique, énergies renouvelables, sortir du nucléaire, charbon...

La transition énergétique : sortir du réchauffement climatique, ou sortir du nucléaire ?
Quelle est la priorité ?
Peut-on sortir du nucléaire et en même temps sortir du réchauffement climatique ?
L'échec de la transition énergétique en Allemagne : les émissions de CO2 ne baissent pas.

Les énergies renouvelables peuvent-elles remplacer les énergies fossiles à elles seules ?
Les énergies renouvelables croissent...
... mais moins vite que la demande d'énergie !
C'est pourquoi la consommation d'énergies fossiles augmente encore.

Les énergies renouvelables peuvent-elles fournir un mix électrique 100% renouvelable ?
Avec quelles contraintes pour l'environnement ?
Avec quelles contraintes pour les consommateurs ?

Nos très chères énergies renouvelables
Le vent et le soleil sont gratuits...
... mais l'électricité de vent et de soleil doit être subventionnée.

L'énergie de demain
Y a-t-il une vie après le pétrole ?
Oui, il restera encore du charbon.
Et le peu dont sont capables les énergies renouvelables.

Dangers des énergies, renouvelables, nucléaire, charbon...
Le nucléaire est dangereux... à peu près autant que les énergies renouvelables, accidents nucléaires inclus.
... et moins dangereux que le feu de bois !

Les déchets nucléaires ? ... Le vrai problème c'est le déchet CO2
Les pires déchets ne sont pas les déchets nucléaires, ce sont les milliards de tonnes de CO2 relâchées dans l'atmosphère, cause du réchauffement climatique.

Urgence alimentaire, agriculture bio, pesticides, OGM...

L'agriculture biologique pourrait-elle nourrir toute l'humanité à venir – sans déforestation ?
L'agriculture bio, de faible rendement, nécessite beaucoup de terre.
Mais la terre manque.
L'agriculture bio pourrait-elle nourrir toute l'humanité ?
  Oui.
L'agriculture bio peut-elle nourrir toute l'humanité sans conditions et sans déforestation ?
  Non.

Pour nourrir les hommes et sauver la forêt il faut augmenter les rendements agricoles.
La population augmente... il faut produire plus de nourriture.
Mais la terre agricole rétrécit, mangée par l'asphalte et le béton.
Il faut donc créer des variétés plus performantes et augmenter les rendements agricoles...
Sinon il faudra piocher de nouvelles terres dans ce qui reste de forêt tropicale.
C'est déjà commencé.

L'agriculture biologique utilise des pesticides
Le pyrèthre, pesticide bio, est dangereux pour les utilisateurs, pour la faune aquatique, pour la faune terrestre, pour les abeilles...
... Qui dit pire ?

Les pesticides sont dangereux, mais présentent peu de risques.
Ils présentent moins de risque que la sédentarité.
Ils sont nécessaires pour nourrir le monde.
Les agriculteurs, qui sont mille fois plus exposés aux pesticides que les simples consommateurs, ont globalement une espérance de vie supérieure à la moyenne du fait d’une sous-mortalité par cancer en général…

Les OGM Bt réduisent l'utilisation des insecticides...
Veut-on moins d'insecticides ? Alors il faut être réaliste et développer les OGM Bt.
Veut-on protéger les abeilles et la biodiversité ? Alors il faut être réaliste et développer les OGM Bt.

La viande rouge n'est pas verte
L'agriculture bio pourrait peut-être nourrir neuf milliards de mythiques homo-ecologicus-no-gaspillus, ne gaspillant pas, mangeant peu de viande. Mais ces hommes-là n'existent pas.
... L'agriculture bio ne peut nourrir l'humanité dans le monde réel.

Agriculture bio et biocarburants
Agriculture bio et biocarburants consomment trop de terre,
entraînent plus de difficultés pour nourrir toute l'humanité,
et la dispariton de la forêt.

OGM, des variétés naturelles comme les autres, en mieux
Les nouvelles variétés "naturelles" contiennent naturellement des pesticides naturels.
Les nouvelles variétés dites "naturelles" contiennent des gènes inconnus, aux effets inconnus.
... Mais enfin, les OGM vinrent !

Lobbying, désinformation, préjugés...

Greenpeace, une multinationale du lobbying
Le lobbying économique existe, mais aussi le lobbying idéologique.

"OGM j'en veux pas", une nouvelle religion ?

Le mythe du naturel...
La planète bleue n'était pas verte, la vie n'était pas rose...

Le mythe du "bon" vieux temps
La planète bleue n'était pas verte, la vie n'était pas rose... 
C'était le temps des disettes, famines, de la mort infantile, d'une espérance de vie courte.

Qui veut troquer un seul aujourd'hui contre deux hier ?
Avons-nous perdu au change ?

La nature et les hommes
Le mythe du bon sauvage respectueux de la nature.

Le mythe du naturel...
La nature invente virus et épidémies ; l'homme invente les vaccins.
La nature invente les ravageurs des cultures ; l'homme invente les pesticides.



 

 

 
 
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Mise à jour : 13 janvier 2021