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Pollution et dangers des énergies. Centrales au charbon, énergie nucléaire

 

En bref...

 

Nous savons bien que produire de l'énergie a un prix, non seulement en euros ou autres devises, mais aussi en pollution, en maladies, en morts. Mais lorsque nous pensons "dangers de l'énergie", nous ne pensons que "dangers de l'énergie nucléaire civile". Parce que les titres des journaux enflent dès le moindre incident nucléaire, dès qu'un boulon se dévisse, dès qu'un rayon alpha ou oméga s'évade d'une centrale et part en cavale.

L'énergie nucléaire est dangereuse en effet... mais certainement moins que les énergies fossiles qui ont le double vice d'émettre quantité de polluants aujourd'hui, et d'engendrer le réchauffement climatique demain – c'est déjà commencé.

À quoi servirait de sortir du nucléaire si la planète brûle ?

Tout compte fait, la seule énergie étant à la fois peu dangereuse globalement et capable de produire massivement, c'est l'énergie nucléaire.

 

 

 


 

Les dangers de l'énergie. Dangers du charbon, dangers de l'énergie nucléaire

 

La "taxe énergie" - en vies

Les énergies ont un prix en danger. Les barrages se rompent, le gaz explose, le pétrole se répand en marées noires, et les énergies fossiles polluent notre atmosphère... Les diagrammes suivants permettent de comparer les risques de diverses énergies.

(Les conséquences des émissions de CO2 et du changement climatique ne sont pas comptées.)

risques, charbon, nucléaire, éolien et énergies renouvelables

 

 

Sources :
Énergie et environnement – Bernard Durand – Grenoble sciences
Les coûts externes de l’électricité – A. Rabl, J. V. Spadaro

 

• Charbon et fioul "sales" correspondent à des centrales anciennes, encore largement en service.

• Charbon et fioul "propres" (c'est-à-dire moins sales…) correspondent à des centrales récentes, équipées de dispositifs de réduction des émissions de particules fines, SO2, NOx...

• Le nucléaire et l'éolien sont les énergies les moins dangereuses.

risques, charbon, nucléaire, éolien et énergies renouvelables

Sources : Electricity generation and health, Anil Markandya & Paul Wilkinson, The Lancet, 2007; 370: 979–90

 

Lorsque nous pensons "dangers de l'énergie", nous pensons surtout "dangers de l'énergie nucléaire" (civile) ; ces diagrammes mettent en évidence une tout autre réalité :

« Malgré les trois accidents nucléaires majeurs enregistrés, l'énergie nucléaire a évité environ 1,84 million de décès dans le monde dans la période 1971-2009. » (notre-planete.info - à propos de l'article : Kharecha, P.A., and J.E. Hansen, 2013 : Prevented mortality and greenhouse gas emissions from historical and projected nuclear power. Environ. Sci. Technol)

(Il s'agit ici des millions de personnes épargnées du fait d'une moindre pollution globale de l'air.)

Les dangers du charbon

 

On a vu que le charbon est abondant, capable de produire massivement sans intermittence, que sa consommation croît... il pourrait être l'énergie du futur, au moins pendant un temps. C'est pourquoi il faut s'informer sérieusement des dangers de ce futur champion éventuel, le charbon.

 

Respirer nuit à la santé !

danger du charbon

• Le charbon tue 10 à 15 000 personnes par an, directement dans des accidents de mine [1].

• Mais ces accidents ne sont que la partie visible de l’iceberg. Le charbon tue aussi indirectement – et bien davantage. Les mineurs qui échappent aux éboulements et au grisou courent encore le risque de mourir de silicose ou pneumoconiose, ou autre ; « Un ordre de grandeur de 500 000 morts différées par an à l’échelle mondiale paraît donc assez probable [2]. »

 

Mineur, chair à charbon...

 

• Les mineurs ne sont pas les seules victimes du charbon. Le public aussi. Car le charbon empoisonne l'air – notre air. En brûlant il émet soufre, microparticules, cendres, métaux lourds tels que mercure, arsenic, sélénium, plomb, et… radioactivité : une centrale à charbon ou à fioul rejette dans l’environnement 10 à 100 fois plus de radioactivité dans l'environnement qu’une centrale nucléaire de puissance comparable ! (REVUE TRIMESTRIELLE DE L'AGENCE INTERNATIONALE DE L'ENERGIE ATOMIQUE – Energy for Tomorrow – vol42-2 - Juin 2000 - Page 45 ). Une centrale à charbon de 1000 mégawatts électriques émet 500 tonnes de métaux lourds toxiques dont 5 tonnes d’uranium et 13 tonnes de thorium par an (Le nucléaire : Un choix raisonnable ? Hervé Nifenecker – page 159)

 

Le charbon est plus nucléaire que le nucléaire !

 

• On estime que la pollution atmosphérique des centrales au charbon serait responsables de 700 000 morts prématurés par an, dont 400 000 pour la Chine seulement [3]

 

En nombre de décès, les énergies fossiles coûtent des centaines de Tchernobyl par an.

 

 

La taxe charbon existe déjà !
Elle se paye en maladies et en vies.

  écologie pollution charbon L'exploitation du charbon aux États-Unis serait responsable de problèmes de santé et d'environnement pour un coût caché de 300 à 500 milliards de dollars par an (Full cost accounting for the life cycle of coal – ANNALS OF THE NEW YORK ACADEMY OF SCIENCES - 2011).
Les centrales électriques au charbon seraient responsables de plus de 13 000 décès chaque année aux États-unis. (Clean Air Task Force, The Toll From Coal – que l'on peut traduire par "La taxe charbon").

Le site Health & Environment Alliance évalue à 43 milliards € la facture sanitaire annuelle du charbon pour l'Europe (2009).

Greenpeace estime que les centrales au charbon seraient silencieusement responsables de la perte de 240 000 années de vie  par an, en Europe. (Greenpeace ayant tellement gonflé le nombre de victimes de l'accident de Tchernobyl, démontrant ainsi son manque de fiabilité, il est possible que cette estimation soit, elle aussi, peu fiable).Globalement, selon Greenpeace, les centrales au charbon tuent plus que les accidents de la route. (Silent Killers - (Les tueurs silencieux) - juin 2013)

Rencontre du quatrième type

danger du charbonLorsque le père Noël descend par la cheminée... il rencontre la mort qui en sort :

« "Avec les centrale à charbon, la mort passe par la cheminée", déclare Gerald Neubauer, expert des questions énergétiques pour Greenpeace Allemagne. »

Greenpeace et les Grünen savaient que le charbon tue. Pourtant ils ont choisi le charbon :

« Nous sommes prêts à accepter un retour temporaire au charbon comme source d'énergie afin d'épargner à l'Allemagne les effets destructeurs de l’atome. » (Jürgen Trittin, chef du groupe des Verts au Bundestag).

C'est pourquoi les centrales allemandes au lignite tournent à plein régime, crachant CO2, particules fines, et autres poisons.

 

Tonton, pourquoi tu tousses ?
C'est à cause du lignite des Grünen mon enfant...

 

On s'est beaucoup ému du nuage de Tchernobyl qui ne s'était pas arrêté à la frontière.
Mais personne ne proteste, personne ne s’inquiète du nuage de microparticules de l’Allemagne charbonneuse, qui traverse le Rhin et est responsable de 1000 morts par an en France.

Les Allemands sont les premières victimes de leur lignite. Mais le nuage empoisonné de l’Allemagne charbonneuse ne s’arrête pas à la frontière, s'il en fut jamais [4]. On estime que la pollution atmosphérique des centrales au charbon en Europe est responsable d’environ « 23 000 morts prématurées en Europe chaque année ». Mais pas seulement dans les pays pollueurs ! la France, presque charbon-free, est touchée elle aussi, avec 1 200 décès prématurés « par cette pollution venue d’ailleurs, principalement d’Allemagne, du Royaume-Uni, de Pologne, de l’Espagne et de la République tchèque. » (Le charbon entraîne 23 000 morts prématurées en Europe chaque année - LE MONDE, 2016)

Peut-être verrons-nous un jour, dans les communes de France, de nouveaux monuments à la mémoire des victimes de l'écologie :

"Tombé pour sortir du nucléaire".
"Tombé pour le lignite allemand".

pollution du charbon en Chine Les Chinois, de fins connaisseurs en matière de pollution par le charbon, confirment : ce n’est pas une bonne idée de promener les enfants autour d’une centrale au charbon. Le peuple chinois commencent même à protester, c'est une nouveauté ; il commence même à être écouté des dirigeants, c'est presque une révolution.
Les Japonais aussi protestent contre le nuage de pollution chinoise qui ne s'arrête pas à la frontière, il traverse même la mer du Japon. (Les particules fines chinoises deviennent un sujet de tensions avec le Japon - LE MONDE | 14.03.2014).
Les français sont plus laxistes envers les particules allemandes qui traversent le Rhin : aucune protestation.

 

Les dangers du nucléaire

Une centrale au charbon ou au gaz est tout le temps dangereuse, sans que l'on s'en rende compte, en raison des fumées et particules fines. Elle est dangereuse même en fonctionnement normal. Rien de tel dans le cas des centrales nucléaires [4-1]. Toutefois, il y a le danger des accidents nucléaires. Il y en a eu, rares, qui ont soulevé des émotions intenses. Il y a eu des décès, très peu en comparaison de la plupart des activités industrielles non nucléaires. Il faut dépasser les émotions des accidents, faire froidement le bilan global des risques et bénéfices, sur la durée, pour comparer l'énergie nucléaire aux autres énergies.

Sur les figures précédentes il apparaît que l'énergie nucléaire est l'une des moins dangereuses.

Mais aussi rassurants que soient les chiffres, l'énergie nucléaire fait peur. Lorsque nous pensons "dangers de l'énergie", nous pensons surtout "dangers de l'énergie nucléaire", plus précisément, "dangers de l'énergie nucléaire civile" [5]. Les journalistes le savent, ils exploitent le filon de la peur et le renforcent, les titres des journaux enflent sans mesure dès le moindre incident nucléaire, dès qu'un boulon se dévisse, dès qu'un rayon alpha ou oméga s'évade d'une centrale et part en cavale. Notre radiophobie fait qu'un accident nucléaire marque infiniment plus profondément les esprits qu'une catastrophe naturelle ou un accident industriel "classique", même bien plus meurtrier. La peur de l'énergie nucléaire demeure, en dépit de toutes les études qui mesurent qu'elle est l'une des moins dangereuses.

L’"Étude bibliographique sur la comparaison des impacts sanitaires et environnementaux de cinq filières électrogènes (nucléaire, charbon, gaz, hydraulique, éolien)", conclut au « net avantage du nucléaire par rapport au charbon ou au gaz », en raison « essentiellement des impacts liés à la pollution atmosphérique régionale ou globale (CROUAIL P., LE DARS A., SCHNEIDER T., BONNERY C., GRYGIEL J.M. – CEPN-R-267, 2000) 

dangers charbon et nucléaire

 

« la filière nucléaire s’avère avoir le plus faible impact sur la santé par kWh produit par rapport aux filières utilisant des combustibles fossiles, les biomasses ou l’incinération des déchets (en raison de la pollution atmosphérique qu’elles entraînent) ». (Académie nationale de médecine, 2003 – Choix énergétiques et santé – Recommandations – Académie nationale de médecine, 2003)

« Les analyses quantitatives montrent que les risques associés à une utilisation accrue de l’énergie nucléaire sont plus faibles par des ordres de grandeur que les risques associés aux combustibles fossiles. Aucun système d’énergie n’est sans inconvénient. Nous demandons seulement que les décisions en matière de systèmes énergétiques soient basées sur les faits et non sur des émotions et des biais qui ne s’appliquent pas à la technologie nucléaire du XXIe siècle » (Limitons le réchauffement climatique grâce au nucléaire, proposent quatre scientifiques américains - une Traduction française)

Tout cela est très surprenant pour une grande partie du public, dont le ressenti émotionnel est très éloigné de ce qui est mesuré sur le terrain : "et Tchernobyl alors ? Et Fukushima ?"

En effet, Tchernobyl a été une effroyable catastrophe, qui a soulevé une émotion intense partout dans le monde.
Le bilan humain de la catastrophe est toujours discuté, en raison de cette émotion, cette mauvaise conseillère qui paralyse la raison. Le puissant lobby idéologique antinucléaire entretient cette émotion en publiant des chiffres effrayants : des centaines de milliers de décès. Des chiffres délirants systématiquement repris par la presse.
Mais pourquoi écouter les états d'âme des militants, au lieu de se fier aux chercheurs ? Les informations, les mesures, existent. Des milliers d'études ont été faites, des milliers de publications sont disponibles, signées par des médecins, des épidémiologistes, les meilleurs connaisseurs en le domaine. Ces études n'ont rien de secret, la liste en est donnée dans la base de données PubMed. Des centaines d’experts et de chercheurs indépendants ont analysé et synthétisés cette masse d'informations, dans le cadre du "Forum Tchernobyl", regroupant huit organisations de l'ONU – dont l'OMS, Organisation Mondiale de la Santé [6]. Est-il raisonnable de n'écouter que les croyances des militants, et d'ignorer la synthèse de centaines d’experts et de chercheurs indépendants ? Ces chercheurs travaillent dans des laboratoires différents, en tous pays, peut-on croire qu'ils seraient tous membres d'un complot universel pour nous tromper en vue d'on ne sait quel intérêt ? Il est plus raisonnable de considérer que leur diversité est garante que la synthèse de leurs résultats ne reflète pas une pensée partisane unique, une idéologie unique, mais le vrai résultat de milliers d'études vraiment indépendantes. Selon les différentes estimations du Forum Tchernobyl et de l'OMS l'accident de Tchernobyl pourrait être responsable de quelques milliers de victimes par cancers induits – moins de dix mille – sur le temps d'une durée de vie (en considérant les êtres qui existaient déjà, et ceux qui sont nés dans la période de l'accident). C'est comparable au nombre de victimes des centrales au charbon, en Europe... en une seule année !

Ces estimations sont en totale contradiction avec les hécatombes effroyables annoncées par les militants unicolores – les seules que nous retenons pourtant, parce que justement elles sont effroyables et frappent davantage l'imagination.

Par exemple, en 201 Corinne Lepage, député européenne, annonçait pour Tchernobyl : « 9 millions de victimes ! », sans autre précision sur ce que seraient ces "victimes". Neuf millions de morts ? ?
Même Greenpeace n’a pas osé pousser le scoop aussi loin !

Une étude récente portant sur 110 000 liquidateurs de Tchernobyl, relève 137 cas de leucémies, dont 19 attribuables à leur intervention (Lydia Zablotska et al., Environmental Health Perspectives, 8 novembre 2012). Où sont les 9 millions de "victimes" ? Peut-être faut-il considérer que les lecteurs qui serontstressés par l’annonce anxiogène de madame Corinne Lepage doivent eux aussi être comptabilisés en tant que "victimes" de Tchernobyl ? Madame Lepage serait ainsi responsable de nouvelles victimes de la catastrophe de Tchernobyl ? Il ne s'agit pas d'une simple boutade ; crier au loup peut être plus stressant et plus funeste que ce que peut faire le loup.
Il semble bien établi que les conséquences réelles de l'accident de Tchernobyl aient été amplifiées par le stress nourri et propagé par une désinformation anxiogène irresponsable, qui a par exemple conduit à des dizaines de milliers d’interruptions volontaires de grossesse en Europe. Les populations étaient ballotées entre la défiance (fondée) à l’égard des fausses informations officielles soviétiques, et l’angoisse (infondée) devant le déferlement des rumeurs militantes apocalyptiques, tout aussi fausses que "l'information" soviétique  [7].

« Ce qui s’est passé après l’accident de Tchernobyl montre de façon éclatante le risque d’une surestimation du danger [55-57]. Partant du principe que toute irradiation est dangereuse, on a évacué plus de 200 000 personnes dont la plupart, si elles étaient restées sur place, n’auraient pas reçu davantage que des habitants de certaines régions d’Europe où le sol est riche en radioéléments naturels. » (Le débat sur les effets des faibles doses : de l’épidémiologie à la biologie, 2007 - Environnement, Risques & Santé. Volume 6, Numéro 1, 59-67, Janvier-Février 2007, Point de vue – professeur Maurice Tubiana, de l'Académie de médecine et de l'Académie des sciences)

« La persistance de mythes et d’idées fausses sur le risque d'irradiation ont provoqué chez les habitants des zones touchées [autour de Tchernobyl] un 'fatalisme paralysant'. […]
L’impact de Tchernobyl sur la santé mentale est le plus grand problème de santé publique que l’accident ait provoqué à ce jour. Les habitants des zones touchées ont une perception négative de leur état de santé et de leur situation, exacerbée par un sens exagéré du risque sanitaire que la radio-exposition leur fait courir et par la conviction que leur espérance de vie est réduite. » (OMS, Organisation Mondiale de la Santé, rapport du 5 septembre 2005 "Tchernobyl : l’ampleur réelle de l’accident".)

Voir aussi : A Fukushima, la peur et le stress des radiations rendent malades - slate.fr, 2013)

La désinformation sur la dangerosité réelle des diverses énergies peut conduire à tirer de mauvaises leçons des événements.

La panique est mauvaise conseillère

La leçon à tirer de l’accident nucléaire de Fukushima pourrait être, tenant compte du besoin vital d’énergie de l’humanité, des limites des énergies renouvelables, des dangers des énergies fossiles, de tirer le maximum d’enseignements de l'accident pour renforcer la sécurité des centrales nucléaires. Il pourrait en résulter de nouvelles architectures de centrales, éventuellement plus coûteuses. Mais face au réchauffement climatique des énergies fossiles, et/ou à la famine énergétique des énergies renouvelables, le prix n'est pas un paramètre fondamental.

 

Mais la réaction pourrait aussi être de céder à la panique, d’arrêter toutes les centrales nucléaires dans le monde.

La décision de fermer une centrale nucléaire mérite plus de réflexion qu’une réaction de panique. Parce que même en espérant beaucoup d'économies d'énergie, il faudra bien remplacer une partie au moins de l'énergie de cette centrale par une autre énergie, renouvelable de préférence. Mais la belle idée de tout remplacer par des énergies renouvelables est un leurre ; en réalité la centrale nucléaire serait remplacée par un peu d'énergie renouvelable et beaucoup d'énergies fossiles de secours. Parce que les stars renouvelables ne travaillent que quand elles veulent, et elles veulent peu, et ont toujours besoin de secours. Le secours, c'est des centrales fossiles, qu'il faudrait éventuellement construire. La fermeture de la centrale nucléaire résulterait ainsi en plus de CO2, plus de pollution, plus de victimes de cette pollution.

Fermer une centrale nucléaire est une forme de sacrifice humain : sacrifier des victimes aujourd'hui sur l'autel du Moloch atome – dans la crainte de ses hypothétiques colères.

L'énergie nucléaire épargne des vies

« En se fondant sur [Un article scientifique paru récemment dans la revue médicale Lancet], on peut considérer qu'à l'heure actuelle l'énergie nucléaire épargne 85 000 vies humaines par an si l'on suppose que les centrales nucléaires remplacent des centrales au charbon et 29 000 vies par an si elles se substituent à des centrales au gaz naturel. » (Conseil de l'Europe - Commission de la science et de la technologie - Rapport Emissions de particules fines et santé humaine - 9 juillet 1998)

« Malgré les trois accidents nucléaires majeurs enregistrés, l'énergie nucléaire a évité environ 1,84 million de décès dans le monde dans la période 1971-2009. » (notre-planete.info - à propos de l'article : Kharecha, P.A., and J.E. Hansen, 2013: Prevented mortality and greenhouse gas emissions from historical and projected nuclear power. Environ. Sci. Technol. Il s'agit des personnes épargnées du fait d'une moindre pollution de l'air.)

Fermer une centrale nucléaire entraîne des morts supplémentaires.

 

Peut-être verra-t-on un jour des zadistes humanistes s'installer autour d'une centrale nucléaire pour la défendre d'une menace de fermeture ?

Il n'y a pas eu de Tsunami à Fukushima !

Le ressenti émotionnel des populations – et également de nombre de décideurs qui sont des hommes et des femmes comme les autres – ne coïncide pas avec la réalité.

fukushima Un accident de mine par ci, une détresse pulmonaire ou une silicose par là, causent au total un nombre considérable de victimes, elles se comptent par millions. Mais ces victimes éparpillées dans l'espace et le temps ne soulèvent pas d'émotion.
Ce qui nous terrorise, c'est le risque nucléaire, tel que les médias l'amplifient ; un drame est nucléaire ou il n'est pas, une victime est nucléaire ou elle n'est pas. Les réactions face au tsunami au Japon en mars 2011 l'ont bien montré. Le tsunami a été un désastre total pour une région entière. Tout le monde a vu sur les écrans cette épaisse vague noire qui emportait tout sur son passage, navires, maisons, voiture ; et des cadavres. Elle a détruit les ports, les villes, les infrastructures, ruiné l’économie, fait 20 000 victimes et des centaines de milliers de sans-abri...
Dramatique.
Puis nous avons appris que la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi aussi avait été ravagée par le tsunami, sans toutefois que l'on ait à déplorer des victimes attribuables au nucléaire :

« Aucun décès, aucune maladie grave ayant un lien avec des radiations n’a été observé parmi les travailleurs et l’ensemble de la population à la suite de l’accident de Fukushima »

« Aucune conséquence perceptible des radiations n’est à prévoir parmi le public exposé ou ses descendants ». (Rapport UNSCEAR 2013 - Comité Scientifique des Nations-Unies pour l’Étude des Effets des Rayonnements Ionisants [9]).

Sitôt connue la nouvelle de l'accident de la centrale il s'est passé une chose étrange... le tsunami a été instantanément effacé de nos mémoires. Que dites-vous ? Une région entière dévastée, 20 000 morts ? Non, on n'est pas au courant. Des centaines de milliers de réfugiés, chassés par un tsunami qui a balayé leurs maisons, leurs villes ? Non, on n'est pas au courant.

fukushimaUn réfugié de Fukushima, c'est forcément un réfugié nucléaire. Fukushima, c'est une catastrophe nucléaire, et rien d'autre. What else ? En frappant "Fukushima" dans le moteur de recherche Google, la première page de réponses pointe exclusivement sur des sites qui ne s'intéressent qu'à la catastrophe nucléaire. Rien concernant les 20 000 morts du tsunami, ni les centaines de milliers de réfugiés du tsunami.

 

Les 20 000 morts du tsunami sont-ils moins importants que les zéro morts de l'accident nucléaire ?

Les centaines de milliers de sans-abris dont les villes et habitations ont été détruites par le tsunami sont-ils moins importants que les déplacés en raison de l'accident nucléaire, 160 000 environ ?

 



[1] En France, lorsque le charbon y était encore exploité, la catastrophe de Courrières dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, fit plus de 1 000 morts en 1906. C’était Zola, c’était Germinal.
[2] On trouvera des précisions sur ces chiffres, et les références des études, nombreuses, qui permettent de les établir, dans les documents :
Les dangers du charbon

Les dangers du charbon (autres que l’effet de serre) - Bernard Durand - 2012.

La France n’est pas épargnée :
« Selon Rosental (30), la silicose a fait officiellement 34 000 morts en France de 1946 à 1987, mais plus probablement environ 100 000 étant donné les difficultés de faire reconnaître cette maladie et la faible couverture sociale des nombreux mineurs immigrés (Polonais, Italiens, Yougoslaves à l’époque). »
« Même en France, où il n’existe plus de mines en activité, il y aurait encore selon Rosental (31) quelques centaines de morts par an dues à des silicoses contractées du temps des exploitations. »
De son côté, l’Insee notait pour la région Nord Pas-de Calais : « Malgré la cessation des activités d’extraction, le régime de sécurité sociale minière suivait encore 20 000 personnes en 1994 pour pneumoconiose. Le nombre de décès dus à cette maladie est estimé à 400 en 1995. »
[3] ibid
[4] Le canular du nuage arrêté à la frontière a été inventé à la télévision par Noël Mamère en 1999, 15 ans après la catastrophe, contre toute vérité. Pour ce mensonge, Mr Noël Mamère a été condamné, en 1ère instance, puis en appel, puis en cassation, pour diffamation envers le Pr Pellerin, ancien directeur du Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants. Ce qui est stupéfiant, c'est que tout le monde a crû à ce mensonge, y croît encore ; est-ce un chef-d'œuvre de canular, ou la confirmation que nous sommes des proies faciles pour les canulars et les rumeurs ?
[4-1] Les travailleurs du nucléaire montrent des taux de mortalité et de cancers toutes causes confondues significativement inférieurs à ceux de la population générale. Ce résultat traduit l’effet bien connu, dit du "travailleur en bonne santé" ; mais il signifie également que cet effet n’est pas altéré par une quelconque dangerosité particulière de l'environnement des centrales nucléaires.
Il vaut mieux travailler dans une centrale nucléaire que dans une centrale au charbon.
[5] Étrangement, le nucléaire militaire ne soulève ni peur, ni débat, ni passion.
[6]  Ce travail d'analyse et de synthèse qu'effectue le Forum Tchernobyl est l'équivalent du travail d'analyse et de synthèse qu'effectue le Giec. La confiance que l'on accorde généralement aux conclusions du Giec peut être accordée, pour les mêmes raisons, aux conclusions du Forum Tchernobyl.
[7]  Il a fallu beaucoup de temps pour que les populations se rendent compte que "l'information" soviétique était de la propagande. Il faudra sans doute encore du temps pour que les populations se rendent compte que "l'information" militante... est de la propagande.
[8]  Il n'y a pas eu de victimes aujourd’hui. Mais peut-être y en aura-t-il, innombrables, dans le futur ? Les considérations ci-dessous sur la radioactivité et ses mythes rapportent des mesures permettant d'évaluer plus objectivement cette question.
[9] Ce rapport a été rédigé par plus de 80 experts de 18 pays différents. Cette diversité est la meilleure garantie d'un rapport libre et indépendant, fiable.

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Écologie - Réchauffement climatique - c'est urgent !

Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
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Également en version numérique Kindle ou EPUB (Kobo)

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Le livre "Changement climatique - Transition énergétique  : C'est urgent !" est le sous-ensemble du livre complet qui traite du problème du réchauffement climatique.


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
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Les dangers - ou non - des pesticides.
Les agriculteurs, qui manipulent des pesticides à longueur de jour, ont une plus grande espérance de vie et moins de cancers que la population générale.
Les pesticides permettent de nourrir les sept milliards de Terriens que nous sommes déjà, les neuf milliards que nous serons bientôt.

Peut-on réduire de moitié l'utilisation des pesticides ?
... sans réduire de moitié le nombre de bouches à nourrir.

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Pour protéger les abeilles ? Alors OGM Bt
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Il faut faire avec ce qu'on a sous la main, les hommes tels-qu'ils-sont.

Agriculture bio et biocarburants
Peut-on vouloir plus de bio, plus de biocarburants, et "en même temps" plus d'espaces verts, de forêts vierges, et nourrir la planète, toute la planète ?
Au secours, Monsieur Freud !

OGM, des variétés naturelles comme les autres, en mieux
Les nouvelles variétés "naturelles" contiennent naturellement des pesticides naturels.
Les nouvelles variétés dites "naturelles" contiennent des gènes inconnus, aux effets inconnus.
... Mais enfin, les OGM vinrent !

Mutagenèse, transgenèse, OGM cachés, TIS

Lobbying, désinformation, préjugés...

Greenpeace, une multinationale du lobbying
Le lobbying n'est pas (seulement) ce que l'on croit.

OGM - Désinformation
La fausse rumeur du suicides des fermiers indiens

"OGM j'en veux pas", une nouvelle religion ?

Mythes et réalité...

Le bon vieux temps... des disettes et famines
La planète bleue n'était pas verte, la vie n'était pas rose... 

Pesticides contre famines
Qui veut troquer un seul aujourd'hui contre deux hier ?

Nature, amie ou ennemie ?
Coquetterie et pesticides, même combat.
Pesticides, contraception, OGM riz doré... les hommes font mieux que la nature.

L’argent ne fait pas toujours le bonheur... Mais nous ne sommes pas près de muter en homo-ecologicus-no-gaspillus. 



Présentation rapide

Pour une écologie réaliste

Que la planète bleue soit verte !

Mais il ne faut pas trop rêver. Le monde change, il ne peut plus être du même vert d'avant, avec seulement le soleil pour nous réchauffer, de grandes prairies pour galoper, des baies bio pour nous régaler. Nous sommes sept milliards maintenant, une poignée de baies ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts !

La planète brûle.
Et ce n'est pas le seul problème !
La faim aussi... quand il y aura trois milliards de bouches à nourrir en plus.
L'énergie aussi... quand il n'y en aura plus.

Il faut réagir, vite, c'est urgent. Mais avec lucidité.

Pour nourrir plus de Terriens il faut produire plus de nourriture, il faut une agriculture plus performante encore.
Une agriculture peu performante, l'agriculture biologique par exemple, pourrait, peut-être, nourrir toute l'humanité... mais, la terre devenant rare, ce serait en piochant dans ce qui reste encore de forêt tropicale.
Il faut répondre aux défis énergétiques et climatiques. Les énergies renouvelables ne suffisent pas. Qu'y a-t-il d'autre ?

Les analyses et solutions présentées dans ce livre sont moins séduisantes que les rêveries utopistes, elles choqueront bien des lecteurs. Mais les utopies ne nourrissent pas les hommes, ne sauvent pas la forêt, ne ralentissent pas le réchauffement climatique.

Si vous avez le souci de l'humanité lisez ce livre. Sinon, lisez-le quand même.



 

 

 
 
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Mise à jour : 15 août 2018

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