Retour à la page d'accueil : écologie, réchauffement climatique, urgence alimentaire, urgence énergétique   

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour une écologie réaliste

Pour vraiment nourrir toute l'humanité à venir
Pour vraiment sortir du réchauffement climatique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ligne bleue

Manger moins de viande - La viande rouge n’est pas verte

 

Si les hommes étaient raisonnables, économes, non gaspilleurs, prévoyants et soucieux de l'avenir... alors il serait possible de nourrir tout le monde sans avoir besoin de plus de terre ou de plus de rendement.

Mais... les hommes sont tels-qu'ils-sont, ils mangent trop de viande quand ils en ont les moyens, gaspillent la nourriture...

Peuvent-ils se changer, peut-on les changer ? Il ne faut pas se faire trop d'illusions.

Le coût environnemental de la viande est énorme, en terre, en eau, en calories végétales...

La plus importante consommation de viande vient déjà, et viendra de plus en plus de la foule de ceux qui n'en mangent encore, chacun, que peu. Parce que donc ils en mangeront plus.

 

 

Manger moins de viande - La viande rouge n’est pas verte

On sait, depuis des siècles, qu’une alimentation principalement végétarienne est économe en ressources :

« De même, les habitants d’Achem, dans l’île de Sumatra, ne sont pas exigeants. "Le riz fait leur seule nourriture, dit un voyageur en 1620 ; les plus riches y joignent un peu de poisson et quelques herbages. Il faut être grand seigneur à Sumatra pour avoir une poule rôtie ou bouillie… Aussi disent-ils que 2000 chrétiens dans l’isle l’auraient bientôt épuisée de bœufs et de volailles."
La Chine vit à la même enseigne. "Si les Chinois mangeaient autant de viande que nous, en Espagne, note le P. de las Corte (1626), toute sa fertilité, et de loin n’y suffirait pas." » (Fernand Braudel – Grammaire des civilisations – Champs – Flammarion P. 195)

On sait, depuis des siècles, que les animaux d’élevage sont nos propres concurrents dans la course à la gamelle, ils nous volent le pain de la bouche ! Les Bretons le savent, à qui on chantait :

"Les pommes de terre pour les cochons,
les épluchures pour les Bretons".

Une alimentation trop carnée, c'est du gaspillage alimentaire !

la vache du riche mange le grain du pauvre

Aujourd’hui, les cochons laissent les pommes de terre pour les Bretons. Les cochons mangent maintenant maïs, soja, etc., et ils en consomment énormément : 33 % des terres cultivables, 50 % des céréales produites dans le monde, servent à nourrir les animaux. Il faut environ 16 kg de grains et 15 000 litres d’eau pour obtenir un seul kilogramme de viande de bœuf. Le rendement en calories est catastrophique : il faut 9 calories végétales pour produire une calorie en viande bovine [0]. C'est pourquoi un hectare de terre peut nourrir trente personnes en produits végétaux, alors qu'il n'en nourrit que 5 à 10 en produits animaux. Si une partie des terres consacrée à l'alimentation animale produisaient directement pour les hommes, sans passer par l'étape "viande", on pourrait ainsi nourrir plus d'hommes.

La terre est surpeuplée… de bétail !

Une alimentation "trop" carnée, c'est du gaspillage alimentaire ! Les consommateurs de viande étant généralement des personnes aisées, on peut soutenir que "la vache du riche mange le grain du pauvre".

Sans compter – ce n’est pas une gauloiserie – que les rots et les pets des ruminants seraient responsables de 35 % des émissions de méthane, un redoutable gaz à effet de serre. Il ne faut donc pas hésiter, il n’y a là rien de séditieux, c’est écologique, on peut crier :

"Mort aux vaches !"

Tout compris, la production d’un kilo de viande de veau rejette autant de gaz à effet de serre qu’un trajet en voiture de 200 km. Selon un rapport de la FAO : « Rearing cattle produces more greenhouse gases than driving cars ». La traduction académique serait : "l’élevage produit davantage de gaz à effet de serre que la circulation automobile". Une traduction plus libre :

"Mieux vaut un végétarien roulant en 4X4 qu’un mangeur de steak à vélo".

Notre animal préféré, c’est le bifteck

La viande, notre vrai « péché de chair »...
Notre animal préféré, c’est le bifteck.

La viande rouge n'est pas verte, c'est entendu, il faudrait manger moins de viande. Le problème est que nous sommes bien disposés à faire un effort, et même à sauver la planète... mais quand même pas au point de nous priver, et certainement pas au point de renoncer à la viande, notre vrai « péché de chair » – s’il en fut jamais. Notre animal préféré, c’est le bifteck ! Nous sommes pleins de bonnes intentions, mais, attention, raisonnablement ; on peut nous demander d’utiliser des ampoules basse consommation, de frimer au volant d’une voiture électrique ; mais touche pas à mon steak ! Il y a deux mille ans, Sénèque dénonçait déjà les effets désastreux de la gourmandise des hommes :

« Malheureux ceux dont le goût ne peut être réveillé que par des mets dispendieux ! […] Si l'homme voulait revenir à la raison, quel besoin aurait-il de tant d'artifices pour flatter sa gourmandise ? Pourquoi ces marchés ? Pourquoi ces chasses et ces pêches, qui dévastent les forêts et dépeuplent l'océan ? » (Sénèque - Consolation à ma mère Helvia )

(Remarquons en passant qu’il y a deux mille ans déjà on déplorait la déraison des hommes, qui déjà dévastaient les forêts – même sans tronçonneuses – et déjà dépeuplaient les océans – même sans chalutiers…)

Lorsque le niveau de vie le permet, nous choisissons naturellement une viande goûteuse plutôt qu’une bouillie de céréales ; n’est-ce pas ? Demandez à Obélix comme étaient fêtés les chasseurs qui ramenaient un sanglier. Parce que les hommes sont des hommes, des vrais, ils aiment la viande, depuis les temps où ils chassaient dans la savane [1]... C'est une illusion de croire que les chasseurs-cueilleurs que nous sommes encore au fond de nous deviendront massivement des homo-vegetarianus. Le niveau de vie des pays développés leur permet de consommer beaucoup de viande par personne... et donc ils consomment beaucoup de viande ! En dépit même des recommandations de la faculté qui met en garde : trop de viande, ce n’est pas bon pour la santé. Harpagon le savait déjà lorsqu’il applaudissait aux paroles de Valère :

« Monsieur a-t-il invité des gens pour les assassiner à force de mangeaille ? […]
Apprenez, maître Jacques, vous et vos pareils, que c'est un coupe-gorge qu'une table remplie de trop de viandes. »

Mais l’Harpagon, modèle d’écologie, est une espèce en voie de disparition.

Les pays développés consomment aussi de la viande, indirectement, par ce qu’ils donnent à leurs animaux de compagnie. On a même vu des végétariens nourrissant amoureusement leur chat de bons morceaux de viande fraîche [2]. Dans des pays pauvres, on aurait plutôt tendance à manger chiens et chats .
En 1911 il y avait une boucherie canine à Paris. (Photos sur Internet)

La fracture planétaire

Les pays développés consomment trop de viande par personne ; mais leur consommation se stabilise.

Pendant ce temps, les foules des énormes pays émergents consomment peu de viande par personne. Mais elles y prennent goût, et, l'accroissement des populations et du niveau de vie aidant, la consommation globale de viande croît fortement en Chine, au Japon, en Asie du Sud Est, même en Inde !, ces pays dont la sobriété carnée faisait l’admiration des observateurs autrefois. La Chine est devenue le premier consommateur de viande au monde !

consommation de viande dans le monde

 

D'après Statistiques de l'OCDE (L'OCDE correspond approximativement à l'ensemble des pays développés)

 

 

La plus importante consommation de viande vient déjà, et viendra de plus en plus de la foule de ceux qui n'en mangent encore, chacun, que peu. Parce que donc ils en mangeront plus. Autant on peut demander aux pays développés de diminuer leur consommation de viande (au risque d'être naïf), autant il serait mal venu de contester à d'autres peuples de goûter la viande eux aussi.

L'idéal serait que les uns réduisent leur consommation pour que les autres puissent augmenter la leur. Mais comment amener les pays développés à consommer moins de viande ?

[   ...   ]

Pour l'instant, la consommation globale de viande dans le monde continue à croître.

Il ne s’agit pas de dire que la partie est perdue d’avance, qu’il faut capituler face à la nature humaine. Il s’agit de souligner qu'il faut tenir compte de la nature humaine gourmande si l'on veut passer du stade des vœux pieux sans effet – du genre "il faudrait consommer moins de viande" – à des solutions ayant quelques chances de réussite. Comment réussir vraiment à réduire la consommation de viande ? Dans la bonne recette il y a sans doute d’abord une grosse louche de communication, pour faire prendre la sauce, pour faire prendre conscience de l’ampleur du problème. Mais quel gouvernement prendra le risque de se mettre à dos les producteurs de viande ? Il faut ensuite ajouter une cuillerée de recherche. Tout le monde parle d’investir dans la recherche de nouvelles cellules photovoltaïques, de moteurs thermiques encore plus performants, ou autre ; mais pourquoi ne pas investir aussi dans la recherche gastronomique, pour proposer des recettes végétariennes attractives ? Par exemple une Tarte tatin aux oignons rouges et aux tomates séchées...

 

Une recette de cuisine, cela semblera sans doute bien peu de chose pour sauver la planète. Mais la conférence de Copenhague sur le changement climatique en décembre 2009, avec son grand jamboree – 130 chefs d’État ou de gouvernement ! – n'a pas été capable de proposer mieux ni aussi bon. Elle n’a même pas su accommoder la patate chaude du réchauffement climatique.

Au-delà de la boutade, il est déjà arrivé que des recettes de cuisine sauvent des populations entières. Au XVIIIe siècle, la disette frappait la France, le blé manquait, et les Français se méfiaient des pommes de terre débarquées des Amériques. C’est par la ruse que Parmentier réussit à les inciter à goûter ce tubercule nouveau : il fit ostensiblement garder des champs de pommes de terre par les soldats du roi, le jour, laissant imaginer qu’il s’agissait donc de choses précieuses. Mais les soldats se retiraient la nuit, ce qui était une formidable invitation pour les populations, par la ruse alléchées, de se risquer au chapardage sans ramage. Elles chapardèrent dans les champs du roi lorsque la nuit fut venue, inventèrent des recettes, trouvèrent que cela était bon, et la disette fut vaincue.

C’est par le même genre de ruse que le capitaine James Cook sauva les marins du scorbut lors de l'exploration des immensités du Pacifique. Il s’agissait d’inciter les marins à manger du chou (on sait aujourd’hui pourquoi il est efficace contre le scorbut : il est riche en vitamine C) :

« Au début, les hommes refusèrent la choucroute, jusqu’à ce que j’eusse mis en pratique une méthode que je n’ai jamais vu échouer sur des marins : c’était d’en faire servir chaque jour à la table de cabine, et d’autoriser tous les officiers sans exception à en faire usage, laissant aux hommes toute liberté d’en prendre autant qu’ils désiraient, ou point du tout. Cette pratique ne dura pas plus d’une semaine avant que je dusse rationner tout le monde, car tels sont le tempérament et la disposition des marins en général que, quoi qu’on puisse donner qui sorte de l’ordinaire, fusse pour leur plus grand bien, cela ne leur agrée point, et ce ne sont que murmures contre celui qui en fut l’inventeur ; mais dès l’instant où ils voient leurs supérieurs y attacher du prix, alors, cela devient la plus belle chose du monde, et son inventeur un bien brave homme. » (James Cook, journal de bord)

C'est aussi le médecin naval japonais Takaki Kanehiro qui sauva la marine japonaise en découvrant que le beriberi dont soufraient les marins venait de ce qu'il manquait quelque chose au riz blanc qui leur était servi ; il ajouta de l'orge à l'ordinaire. Il manque en effet de la vitamine B1 au riz blanc - c'est un problème lorsque l'on se nourrit exclusivement de riz blanc, ce n'est pas un problème aujourd'hui dans les pays développés à la nourriture variée.

Inversement, ce serait parce que les Vikings du Groenland n'ont pas su changer de cuisine pour manger du phoque qu'ils ont disparu. Il aurait peut-être suffi d'une bonne recette de cuisine pour les sauver.

 



[0] Les animaux d'élevage gaspillent l’énergie de leur alimentation. Ils l’utilisent pour se déplacer, pour leur métabolisme, pour produire de la chaleur animale… (c'était même un moyen de chauffage autrefois dans les chalets de montagne, l'étable avoisinant et chauffant la pièce à vivre)… L'énergie qui reste est utilisée pour fabriquer la viande et ses protéines. C'est une usine à protéine avec beaucoup de pertes. La FAO propose mieux : les insectes ! Les produits forestiers, insectes compris, sont essentiels à la lutte contre la faim.

 

[1]  Notre appétit pour la viande remonte à loin, très loin. Caïn l’agriculteur offrait des graines, Abel le pasteur offrait ses meilleurs agnelets… Et Dieu lui-même montra une telle préférence pour la viande savoureuse des agnelets que Caïn finit par haïr et tuer son frère. Le premier crime de l’humanité – pour quelques viandes en plus, les dollars n’existaient pas encore.

 

[2] Le livre Time to Eat the Dog: The Real Guide to Sustainable Living, (au titre provocateur !) a calculé qu’un chien de taille moyenne a le même impact écologique que 20 000 Km par an en 4X4.
Autrefois aussi on donnait à manger aux animaux, mais c'était en attendant un "retour sur investissement" : les fermes élevaient un cochon en partie avec les restes des repas et les déchets, et en ville, les cochons étaient les éboueurs écologiques des rues qu'ils parcouraient librement, usines à transformer les déchets en jambons. C'est un cochon éboueur qui fut cause de la mort du jeune Philippe de France ; son cheval ayant heurté un de ces cochons éboueurs, le futur roi chut, et mourut (1131).
Il y a encore des cochons éboueurs qui parcourent librement les rues terreuses de villages de pays pauvres.
Et dans des villes comme Pékin ou Shanghai, on récupère les restes des cantines, dont les producteurs de cochons font bon usage.

facebook

Pour une écologie réaliste
Pour vraiment nourrir toute l'humanité à venir
Pour vraiment ralentir le réchauffement climatique

Que la planète bleue soit verte !
Mais il ne faut pas trop rêver.


Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Pour une écologie réaliste

Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.

écologie, réchauffement climatique, ogm, biologique


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
Découverte de l'univers... et des environs


contact



 

Feuilleter quelques pages écologie, illusion, agriculture bio, nucléaire, ogm.

 

Surpopulation - croissance / décroissance...

Surpopulation - Nourrir l'humanité - Malthus
La surpopulation est-elle la mère de tous les maux ?

La croissance durable… une grenouille plus grosse que la planète
Tout est dans le titre

Réchauffement climatique, énergies renouvelables, économies d'énergie...

Peut-on échapper au réchauffement climatique ?
Bilan : les émissions de CO2 augmentent.
Perspectives : les émissions de CO2 augmentent.
Peut-on échapper au réchauffement climatique ? Non.

L'irrésistible croissance des émissions de CO2
"Quand il est urgent, c'est déjà trop tard" (Talleyrand)

Les économies n'existent pas.
"Économiser" signifie "différer une dépense".
Mais la dépense se fera, tôt ou tard.

Les petits gestes pour sauver la planète ... Ont de petits effets !

La voiture électrique marche aussi au charbon !
… Sauf en France où l'électricité est principalement nucléaire.
Mais 68% de l'électricité mondiale proviennent d'énergies fossiles.

Énergie, transition énergétique, énergies renouvelables, sortir du nucléaire, charbon...

Les énergies renouvelables remplaceront-elles les énergies fossiles ?
Les énergies renouvelables progressent... moins vite que la consommation d’énergies fossiles !

Peut-on sortir du nucléaire et en même temps éviter le réchauffement climatique ?
Les scénarios climatiques, les outils de base pour ces questions, répondent non.

La transition énergétique ; moins de nucléaire contre plus de CO2 ?
L'Allemagne utilise moins d'énergies renouvelables et émet plus de CO2 que la France.

La transition énergétique ratée de l'Allemagne
Elle est ratée.

Les énergies renouvelables pourraient-elles fournir 100 % de l'énergie électrique en France ?
Pour quel bénéfice en réchauffement climatique ?

Le paradoxe des énergies renouvelables "gratuites" ruineuses
Le vent et le soleil sont gratuits. Il est ruineux de les exploiter.

L'énergie de demain
Y a-t-il une vie après le pétrole ?
Oui, il restera encore du charbon.
Et le peu dont sont capables les énergies renouvelables.

Dangers des énergies, charbon, nucléaire
Pollution et dangers des centrales au charbon, par particules fines et CO2, sont plus importants que pollution et dangers de l'énergie nucléaire.

Les déchets nucléaires ? ... Le vrai déchet c'est le CO2
LE déchet, l'ennemi public No1, c'est le déchet CO2.
Le déchet CO2 se déverse dans l'égout du CO2 ;
l'égout du CO2, c'est l'atmosphère.
Le problème des déchets n'est pas celui que l'on croit.

Urgence alimentaire, agriculture bio, pesticides, OGM...

L'agriculture biologique pourrait-elle nourrir toute l'humanité à venir ? ?
L'agriculture bio, de faible rendement, gaspille le premier bien le plus précieux de tous, de plus en plus rare, la terre.  

Les pesticides bio... des armes chimiques 100 % bio ! 
Des pesticides bio sont "irritants", "nocifs", toxiques pour les abeilles et les utilisateurs...

Les dangers - ou non - des pesticides.
Les agriculteurs, qui manipulent des pesticides à longueur de jour, ont une plus grande espérance de vie et moins de cancers que la population générale.
Les pesticides permettent de nourrir les sept milliards de Terriens que nous sommes déjà, les neuf milliards que nous serons bientôt.

Peut-on réduire de moitié l'utilisation des pesticides ?
... sans réduire de moitié le nombre de bouches à nourrir.

Les OGM Bt réduisent l'utilisation des insecticides...
Pour moins de pesticides ? Alors OGM Bt
Pour protéger les abeilles ? Alors OGM Bt
C'est cela l'écologie réaliste.

La viande rouge n'est pas verte
La planète pourrait peut-être nourrir neuf milliards de mythiques homo-ecologicus-no-gaspillus, rationnels, non-gaspilleurs, mangeurs de graines et de peu de viande. Mais ces hommes-là n'existent pas.
Il faut faire avec ce qu'on a sous la main, les hommes tels-qu'ils-sont.

Agriculture bio et biocarburants
Peut-on vouloir plus de bio, plus de biocarburants, et "en même temps" plus d'espaces verts, de forêts vierges, et nourrir la planète, toute la planète ?
Au secours, Monsieur Freud !

OGM, des variétés naturelles comme les autres, en mieux
Les nouvelles variétés "naturelles" contiennent naturellement des pesticides naturels.
Les nouvelles variétés dites "naturelles" contiennent des gènes inconnus, aux effets inconnus.
... Mais enfin, les OGM vinrent !

Lobbying, désinformation, préjugés...

Greenpeace, une multinationale du lobbying
Le lobbying n'est pas (seulement) ce que l'on croit.

OGM - Désinformation
La fausse rumeur du suicides des fermiers indiens

"OGM j'en veux pas", une nouvelle religion ?

Mythes et réalité...

Le bon vieux temps... des disettes et famines
La planète bleue n'était pas verte, la vie n'était pas rose... 

Pesticides contre famines
Qui veut troquer un seul aujourd'hui contre deux hier ?

Pesticides, contraception, OGM riz doré... les hommes font mieux que la nature

L’argent ne fait pas toujours le bonheur... Mais nous ne sommes pas près de muter en homo-ecologicus-no-gaspillus. 



Présentation rapide

Pour une écologie réaliste

Que la planète bleue soit verte !
Mais il ne faut pas trop rêver.

L'écologie, ce n'est pas seulement le rêve du retour au bon vieux temps des fleurs et des papillons, avec seulement le soleil pour nous réchauffer, de grandes prairies pour galoper, des baies bio pour nous régaler. Nous sommes sept milliards maintenant, une poignée de baies ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts !

L'écologie réaliste c'est aussi, surtout, agir pour demain, pour les générations futures, face aux menaces du réchauffement climatique et du défi alimentaire ; neuf milliards de bouches à nourrir bientôt.

Les ouragans annoncés sont devenus des réalités ; il faut réagir, tout de suite, sans attendre que la planète brûle ; "quand c'est urgent, il est déjà trop tard".
Mais les énergies renouvelables ne suffisent pas pour répondre aux défis énergétiques et climatiques. Que reste-t-il d'autre ?
Il reste fossiles et nucléaire.

Nous sommes de plus en plus nombreux, bientôt neuf milliards, les plus pauvres émergent et se nourrissent mieux, il faut donc produire plus de nourriture, sur une terre plus rare rongée par la bétonnisation.
Il faut donc une agriculture plus performante... sinon il faudra piocher de nouvelles terres dans ce qui reste de forêt tropicale ; c'est déjà commencé.
Le génie génétique sera sans doute l'une des bases de la solution.

Les analyses et solutions présentées dans ce livre sont réalistes, moins séduisantes que les rêveries bucoliques genre petite maison dans la prairie avec son petit potager bio, son puits, et une éolienne au fond de la cour ; elles choqueront même des lecteurs bien intentionnés. Mais les rêveries ne nourrissent pas les hommes, ne sauvent pas la forêt, ne ralentissent pas le réchauffement climatique.



 

 

 
 
facebook

consommation de viande, végétarien, CO2

comments powered by Disqus

viande, végétarien, rareté de la terre

 

Mise à jour : 17 novembre 2018

trop de viande, terre cultivée pour le bétail

Table des matières du livre

 

Voir la page d'index