Énergie, climat, alimentation. Adaptation des espèces.

 

 


Transition énergétique et réchauffement climatique

 

 

En 2018, la pétition "l'affaire du siècle", dénonçait le réchauffement climatique comme étant l'ennemi public No 1.

Pour affronter l'affaire du siècle nous savons maintenant qu'il faut cesser d'utiliser les énergies fossiles.

C'est un pari humain extraordinaire : il s'agit de réussir à faire exactement le contraire de ce nous avons naturellement tendance à faire. Nous avons naturellement tendance à aller vers le plus facile, le moins coûteux en efforts et en argent. La transition énergétique consiste au contraire à laisser dormir un trésor dans le sol, sous nos pieds : des énergies fossiles performantes, peu chères, faciles à exploiter, faciles à utiliser, encore abondantes pour un certain temps au moins... Et à expérimenter des remplaçants capricieux, intermittents, incontrôlables. Nous avons un gâteau sur la table, mais non, il ne faut pas y toucher, il vaut mieux prendre des rutabagas et renoncer aux douceurs que les énergies fossiles nous apportent.

Sommes-nous globalement assez sages pour gagner ce pari  ?
Pour réussir à temps ?

Pour l'instant, en dépit du discours unanime et pressant sur l'urgence de la réduction des émissions de CO2... celles-ci ne baissent pas !

Sortir du réchauffement climatique et/ou sortir du nucléaire ?

L'objectif premier de la transition énergétique était donc de cesser de brûler des énergies fossiles. Mais les priorités se sont brouillées. Il serait devenu aussi important de sortir du nucléaire que de lutter contre le réchauffement climatique. Il faudrait maintenant et lutter contre le réchauffement climatique, et sortir du nucléaire...

Nous avons maintenant deux ennemis publics No 1 sur les bras !

Nous n'avons plus "l'affaire du siècle", nous avons "les affaires du siècle".

Par quelle affaire commencer ? Dans un monde idéal on peut résoudre tous les problèmes à la fois, tout de suite. Dans le monde réel il faut choisir, il faut trancher, il faut une stratégie, un plan de bataille, sinon c'est l'assurance de perdre toutes les batailles. C'est l'histoire de ce garçon qui courait deux lièvres à la fois et n'en attrapa aucun. Il est nécessaire de trancher, même si c'est douloureux.
Le Titanic n'avait pas assez de canots de sauvetage, il a fallu trancher.

Les réponses des chercheurs

Pourrait-on sortir du nucléaire tout en limitant le réchauffement climatique ? Pouvons-nous nous permettre le luxe de snober une énergie bas carbone ?

Les chercheurs du Giec, de l'IEA, etc., répondent...

 

Le Giec a évalué l'évolution des températures selon des scénarios incluant des paramètres d'évolution techniques, de consommation, d'acceptabilité sociétale.

Dans les scénarios qui permettent de limiter le réchauffement climatique à 1,5 ° à la fin du siècle, la part du nucléaire augmente, selon les scénarios, de 98 à 501 % en 2050 par rapport à 2010. (Résumé à l’intention des décideurs - GIEC 2018)

 

« Nous devons regarder toutes les technologies propres. Le solaire et l’éolien sont importantes. Mais nous pensons que le nucléaire et le CCS sont aussi importantes. Nous ne pouvons avoir le luxe de choisir notre technologie préférée ». (Fatih Birol Directeur général de l’AIE - 2019 - Voir aussi : Energy Technology Perspectives 2017 – Analysis - IEA)

Pour limiter le réchauffement climatique,
l'énergie nucléaire aussi est nécessaire.

Le nucléaire est indispensable pour limiter le réchauffement climatique parce qu'il est capable de produire massivement une énergie bas carbone, pilotable :

 

émission CO2 électricité, nucléaire et autres

 

 

Source : base carbone Ademe - 2019

(Ces chiffres intègrent les émissions directes et indirectes ; indirectes, c'est-à-dire par exemple l'exploitation des mines, la construction des centrales ou des panneaux photovoltaïques, etc.)

Le photovoltaïque émet 10 fois plus de CO2
que le nucléaire.

Les énergies renouvelables aussi produisent une énergie peu carbonée ; mais elles ne suffisent pas. Elles ne produisent pas massivement, elles ne sont pas pilotables. Elles n'ont pas les épaules assez solides pour faire le job, pour remplacer et les énergies fossiles et le nucléaire. (Voir sur ce site Les énergies renouvelables peuvent-elles remplacer les énergies fossiles à elles seules ?)

Nous sommes prévenus

On ne pourra pas dire que nous ne savions pas.

Les chercheurs nous ont prévenus que l'énergie nucléaire est nécessaire pour résoudre l'affaire du siècle.

Hélas, on n'entend pas la voix des chercheurs, elle est couverte par le vacarme militant.
Ils dénoncent le risque nucléaire.

Il y a en effet un risque... plus précisément, il y a un risque nucléaire... qui est du même niveau que les risques de l'éolien (Voir sur ce site Les risques des différentes énergies - La "taxe énergie", en vies.).

Mais sans nucléaire il y a les risques d'un réchauffement climatique accéléré. La solution idéale n'existe pas, il faut accepter de mettre de l'eau dans ses dogmes.

Il faut choisir.

Le risque nucléaire est hypothétique, local.
Les nuisances du réchauffement climatique sont
certaines, globales, planétaires.

Les réponses de quelques États pour la production d'électricité

Les politiques énergétiques des États sont souvent... de la politique !

Elles s'inspirent plus du ressenti subjectif des électeurs et donc des élus, que des résultats des chercheurs. Ce qui peut conduire à des résultats désastreux :

La France a sacrifié la centrale nucléaire de Fessenheim ; elle a choisi d'augmenter les émissions de CO2 en sacrifiant une énergie bas carbone, pilotable. Elle a choisi par ignorance des avertissements du GIEC, et / ou par faiblesse face à une minorité dogmatique. Ce fut une faute contre le climat (Juin 2020).

Dans le même temps, de l'autre côté du Rhin, l'Allemagne mettait en service la centrale au charbon de Datteln, pour compenser l'arrêt de centrales nucléaires fermées par ignorance et / ou par faiblesse face à une minorité dogmatique. Une autre faute contre le climat (mai 2020).

Ces deux fautes sont des atteintes à l'environnement, ce sont des écocides par dogmatisme.

Voyons quelques-unes des politiques mises en œuvre en ce qui concerne la production d'électricité.

Transition énergétique en Chine

La Chine est le premier émetteur de CO2 au monde. (Les États-Unis restent les premiers émetteurs par habitant.)

La Chine se soigne en développant les énergies renouvelables. Mais la Chine est réaliste, elle sait que les éoliennes ne suffiront pas, ni les centrales photovoltaïques. C'est pourquoi elle prévoit la construction d'une centaine de réacteurs d'ici 2035, au rythme de six à huit par an.

 

Faut-il aller manifester devant l'ambassade de Chine pour qu'elle ferme tous ses chantiers nucléaires ?
Ou faut-il féliciter la Chine de réduire ses émissions de CO2 en remplaçant le charbon par du nucléaire? 

 

Curieusement, les anti-nucléaires les plus farouches n'abordent pas cette question. Peut-être sont-ils secrètement soulagés que les Chinois fassent le job pour sortir du charbon, tant que le nucléaire reste loin de leur back yard.

La Chine est championne du monde du charbon.
Mais elle se soigne.
Elle est championne du monde de l'éolien.
Elle est championne du monde de l'énergie photovoltaïque.
Elle construit les plus gros barrages du monde – contre l'opposition des Verts qui là-bas sont jaunes dit-on.

Et elle construit aussi des réacteurs nucléaires [1].

Grâce à ces réacteurs, les produits "made in China" que nous achetons en masse seront de moins en moins carbonés, de plus en plus fabriqués avec de l'électricité bas carbone. Les anti-nucléaires verront-ils cela comme une bonne nouvelle écologique ?

 

La transition énergétique en France

La France n'avait pas attendu, elle a commencé sa transition énergétique dans les années 1970 avec le développement de l'électricité nucléaire.

Résultat : l'électricité française est maintenant presque CO2-free. En 2018 il ne restait que 7 % de combustibles fossiles dans l'électricité française (45 % en Allemagne).

 

La transition énergétique en France...
... c'est déjà fait !
(Pour la production d'électricité.)

 

La France émet relativement peu de CO2 par personne ; tout le monde devrait être content.

Mais non !

Les écologistes français froncent les sourcils : "il n'y a pas assez d'énergies renouvelables en France. Regardez l'Allemagne, voyez comme elle produit beaucoup plus d'énergies renouvelables que nous, suivons son exemple". C'est pourquoi ils veulent une nouvelle transition énergétique en France ; ils veulent fermer les centrales nucléaires et recouvrir les collines de la doulce France d'éoliennes et de centrales photovoltaïques.

Mais à quoi sert de remplacer une énergie bas carbone par d'autres énergies bas carbone – autre que gagner quelques voix aux élections ?

Une éolienne, en France, c'est comme la pluie sur la mer, ça ne sert à rien.
(La différence est que cette pluie inutile ne nous coûte rien.)

Le problème ici est que les écologistes se trompent d'objectif écologique.

L'objectif n'est pas "plus de renouvelables" ;
il est "moins de fossiles pour moins de CO2".

Les écologistes ont oublié que le réchauffement climatique est "l'affaire du siècle" !

L'écologie est une affaire importante. trop importante pour être confiée aux écologistes qui ont de telles pertes de mémoire.

Transition énergétique en Italie : sortir du nucléaire

Greenpeace manifestait contre le nucléaire.

Alors l'Italie est sortie du nucléaire (1987).

Et donc l'Italie achète massivement du gaz russe, du pétrole libyen, du charbon ailleurs, et de l'électricité nucléaire française.

... Greenpeace manifeste encore, mais maintenant contre le gaz russe, le pétrole libyen, le charbon d'ailleurs.

La sortie du nucléaire est pavée d'illusions.

Transition énergétique au Danemark : le vent d'ici et l'eau d'ailleurs

Le Danemark a un énorme potentiel de vent, qu'il exploite avec des milliers d'éoliennes en mer et sur terre. Mais le vent volage a besoin de tuteur, pour prendre la relève lorsqu'il s'arrête pour reprendre son souffle. Par chance, le Danemark a un tuteur, l'eau et le relief de la Norvège voisine, qui lui fournit de l'électricité hydroélectrique lorsque le vent s'évanouit.

Les éoliennes danoises sont sous perfusion d'eau de Norvège.

La transition énergétique ratée de Allemagne : une catastrophe écologique

L'Allemagne a décidé de fermer ses centrales nucléaires, en assurant qu'elles seraient remplacées par des énergies renouvelables. Croix de bois, croix de fer.

Mais à quoi sert de remplacer une énergie bas carbone par une énergie bas carbone ? Écologiquement – c'est-à-dire en considérant "l'affaire du siècle", les émissions de CO2 – cela n'a aucun effet. C'est pourquoi les émissions de CO2 de l'Allemagne, qui étaient élevées, restent élevées.

L'Allemagne ferme ses centrales nucléaires bas carbone, mais continue à exploiter ce qu'elle a sous la main, ou sous le pied : le lignite, une spécialité locale, un charbon de mauvaise qualité, extrêmement polluant, émettant CO2 et particules fines.

« Nous sommes prêts à accepter un retour temporaire au charbon comme source d'énergie afin d'épargner à l'Allemagne les effets destructeurs de l’atome. » (Jürgen Trittin, chef du groupe des Verts au Bundestag)

(Su le mythe des "effets destructeurs de l’atome", voir sur ce site Les risques des différentes énergies - La "taxe énergie", en vies.)

On peut voir en Allemagne des mines de lignite à ciel ouvert, avec d’énormes excavatrices de 240 mètres de long, aussi hautes qu'un immeuble de 30 étages. La mine de Garzweiler est un ogre qui dévore tout sur son passage. Il a déjà gobé cinq villages, sept sont évacués en cours de démolition, une quinzaine d’autres attendent leur tour. 42 000 personnes – plus leurs morts, on évacue aussi les cimetières – doivent ainsi être déplacées dans les quinze prochaines années.

C'est cette monstruosité qui aurait dû être remplacée par les éoliennes. Les Grünen ne l'ont pas voulu.

 

 

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Le coup de génie marketing des Grünen a été d'offrir les éoliennes en zakouski – elles sentent bon le vent du Nord, laissant croire que le plat principal sera du même vent et de la même eau. Les Grünen français sont tombés dans le panneau... ils n'ont pas réalisé que le plat principal c'est fossile à la sauce lignite, flambé au gaz russe.

La transition allemande sent le gaz

L'Allemagne remplace le nucléaire par des énergies renouvelables ; du moins c'est ce qu'elle prétend, et les Verts français, béats d'admiration, le croient... Mais il lui reste des centrales au charbon et au lignite sur les bras, et elle continue à émettre beaucoup de CO2.

Alors, pour réduire ses émissions de CO2, l'Allemagne joue une autre carte, moins médiatisée : elle remplace charbon et lignite par du gaz (le gaz étant moins émetteur que charbon et lignite).
Il lui faut donc trouver du gaz.

Alerte au gaz !

► L'Allemagne est ainsi engagée dans la construction du gazoduc sous-marin Nord Stream 2 [3] pour recevoir du gaz russe ; la mise en service pourrait se faire dès 2022.

► L'Allemagne négocie la construction de terminaux méthaniers pour l’importation de gaz naturel liquéfié (GNL).
Pour importer, pourquoi pas, du gaz de schiste américain...

Ces installations ont des durées de vie de dizaines d'années.

En supposant que les responsables allemands ont du bon sens (pourquoi en douter ?) on admettra qu'ils n'ont pas développé ces installations coûteuses, qui ont des durées de vie de dizaines d'années... pour ne pas les utiliser ! On constate donc que l'Allemagne est engagée dans les énergies fossiles pour des dizaines d'années. Elle n'a même aucune honte à l'avouer :

« Pendant plusieurs décennies encore, le gaz naturel restera un élément essentiel de l’approvisionnement énergétique de l’Allemagne ». (Les sources d’énergie conventionnelles: indispensables, à l’heure actuelle, pour un approvisionnement énergétique fiable - MINISTÈRE FÉDÉRAL DE L'ÉCONOMIE ET DE LA PROTECTION DU CLIMAT (bmwi))

L'Allemagne sort du nucléaire ;
mais pas des énergies fossiles

L'Allemagne sacrifie le climat au dogme antinucléaire.

Pour faire passer la pilule, l'Allemagne manoeuvre pour peindre le gaz en vert, pour qu'il soit inclus dans la taxonomie verte de l'Union européenne – ce qui faciliterait les investissements vers le gaz. (Taxonomie verte : l’Allemagne adopte une position ferme en faveur du gaz – Euractiv – janvier 2022).

Par où on constate, il n'y a pas à en douter, que les responsables allemands ont un certain bon sens sonnant et trébuchant.

L'Allemagne a mis la tête dans le four ;
les Grûnen ont ouvert le robinet.

Les verts français n'y voient que du feu, émerveillés, les yeux pleins d'étoiles semblant des éoliennes.

Ils ne sentent pas l'odeur du gaz.

Et un jour il n'y aura plus de gaz !

Il faudra abandonner les usines à gaz que l'on inaugure en pompe aujourd'hui, et peut-être recommencer à ouvrir des centrales au charbon. Parce que quand il n'y aura plus de gaz il y aura encore du charbon, l'énergie fossile la plus abondante.

Quel bilan ?

 

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Source : D'après :ag energiebilanzen

 

Ce diagramme montre la chute de la production nucléaire et la croissance spectaculaire de l'électricité renouvelable en Allemagne. Mais il montre aussi que la part des énergies fossiles, qui était élevée... reste élevée !

Les arbres d'acier des éoliennes cachent la forêt fossile allemande.

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L'Allemagne est maintenant couverte d'éoliennes... mais même avec des éoliennes derrière chaque clocher, l'électricité allemande sent mauvais ; elle sent le gaz russe, le charbon d'ailleurs, et la spécialité locale, moins touristique que la choucroute et la bière : le lignite.

Les dégâts de la politique des Grünen, en chiffres :

 

Électricité allemande en 2018 : 45 % d'énergie fossile.
Électricité française en 2018 : 7,2 % d'énergie fossile.

Électricité allemande en 2017 : 490g CO2/kWh
Électricité française en 2017 : 53g CO2/kWh

L'emprise de l'idéologie et du dogmatisme sur les cerveaux est telle que ces chiffres calamiteux n'empêchent pas les Grünen français d'applaudir la transition énergétique allemande...

Et si l'Allemagne avait choisi d'être vraiment écologique ?

On estime que l'Allemagne a déjà englouti 300 milliards d'euros dans les rêves des Grünen. Les rêves sont hors de prix. Ce qui ne garantit même pas qu'ils se réalisent.

Faisons un autre rêve... Et si l'Allemagne avait choisi une priorité vraiment écologique : non pas la priorité de sortir du nucléaire (tant pis pour les votes verts), mais la priorité de sortir du réchauffement climatique ? Avec ces mêmes milliards, sans un centime de plus, cela aurait donné le diagramme suivant, où :

- La part du nucléaire reste constante.

- Les énergies renouvelables progressent comme dans le diagramme précédent.

- Cette progression sert à réduire la part des énergies fossiles, et non celle du nucléaire. (la progression des énergies renouvelable a été reportée en tant que baisse de production des énergies fossiles).

 

 

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Voilà ce qui aurait été un bon début de transition, avec une réelle réduction des émissions de CO2.

On pourrait même imaginer un scénario où les énergies fossiles baisseraient encore plus... mais au prix d'une augmentation du nucléaire. Épidémie d'apoplexie chez les Grünen à prévoir !

C'est le scénario mis en œuvre, en Chine. Quels seraient les arguments du Grünen qui serait tenté d'aller faire la leçon aux Chinois en leur reprochant leur politique énergétique ?

Produire des énergies renouvelables ne suffit pas

Les Grünen se sont trompés d'objectif. Ils ont suivi un objectif dogmatique, sortir du nucléaire... en oubliant l'écologie ! Ils ont oublié que l'objectif No 1 de "l'affaire du siècle" est de réduire les émissions de CO2. Ils ont fait croire, ils ont peut-être cru, qu'il suffisait de développer les énergies renouvelables pour être écologique ; mais c'est une erreur. Il ne suffit pas de produire beaucoup d'énergies renouvelables pour émettre peu de CO2 ; en dépit de son importante production d'énergies renouvelables, l'Allemagne est championne des émissions de CO2 :

 

 

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Sources : D'après

- Key World Energy Statistics 2020

- Chiffres clés des énergies renouvelables - Édition 2020

 

Les Verts Français se lamentent du faible développement des énergies renouvelables en France, en y voyant un échec. Ils se trompent là aussi d'objectif ; ils ne regardent pas la bonne courbe : le succès français se voit sur la courbe des émissions de CO2, pas sur celle de la production d'énergies renouvelables. Veillons à ne pas faire aussi mal que l'Allemagne.

 

 

[1] Globalement, la capacité nucléaire mondiale installée augmente. Mi-2017, 53 réacteurs étaient en cours de construction dans le monde.

[3] Nord Stream 1 fonctionne depuis 2012.

 

 
 
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liens externes pour ce sujet 

Manicore, Jean-Marc Jancovici


 

Mise à jour : 25 octobre 2022