Énergie, climat, alimentation. Adaptation des espèces.

 

 


La croissance durable… une grenouille plus grosse que la planète

 

Nous consommons déjà trop, au-delà de ce que la planète peut régénérer.

Est-il vraiment sage d'en rajouter une couche en recherchant encore plus de croissance ?

La croissance durable ce serait la fable d'une planète aux œufs d'or.

C'est surtout laisser à nos enfants une planète aux mines vides, aux puits asséchés, aux forêts rasées.

 

La croissance durable : une poule aux œufs d'or ?

La croissance "CO2-free" n'existe pas encore ?

Mais alors, inventons-la !

C'est ainsi que les pays développés ont inventé le concept de croissance durable qui se décline ainsi : "Nous consommons trop ? Qu'importe, continuons ! Continuons à consommer, à consommer plus et à croître encore, il suffit que ce soit une croissance durable.

Il s'agirait de réussir à décorréler la croissance de ses impacts environnementaux. Il s'agirait de continuer à consommer, et même à consommer plus, tout en laissant assez de ressources pour que les générations futures puissent elles aussi croître et prospérer. Il faut donc réussir à croître, mais,

sans vider les mines,
sans vider les océans de leurs poissons,
sans tailler l'Amazonie,
sans émettre de CO2.
etc.

La solution n'a pas encore été trouvée. Dans la réalité, à technique constante, une croissance planétaire ne peut que buter tôt ou tard sur les limites de la sphère terrestre. Le problème d'une sphère est qu'elle est finie. La plus belle sphère du monde ne peut donner que ce qu'elle a. Ses ressources sont finies, elles s'usent quand on s'en sert, comme les piles. Continuer à croître signifie laisser en héritage à nos enfants une planète aux mines vides, aux puits asséchés, aux forêts rasées.

« Le temps du monde fini commence » (Paul Valéry, déjà en 1931)

La croissance, avec les techniques d'aujourd'hui, particulièrement avec l'énergie d'aujourd'hui, c'est la fable d'une planète aux œufs d'or ; c'est le miracle d'une mine sans fond ; c'est le prodige d'une grenouille qui veut se faire plus grosse que la planète, qui gonfle, qui gonfle… et qui n'éclate pas !

Un sortilège exauçait les vœux que formulait le héros de "La peau de chagrin". Le problème est qu'à chaque vœu exaucé, le héros se rapprochait de sa fin, sa vie rétrécissait... comme peau de chagrin.

La croissance – pour les pays riches – est un sortilège de la même sorte. Elle exauce nos vœux en nous permettant d'acquérir de nouveaux biens, une voiture plus puissante... mais à chaque vœu exaucé, la planète va plus mal.

La croissance – une peau de chagrin.
La croissance verte – du daltonisme.
La croissance durable – un oxymore.

 

... [...] ...

 

Décroissance - chômage - chaos

 

Est-il possible d'échanger une richesse en pouvoir d'achat contre une richesse en temps libre ?
Travailler moins, gagner moins, pour vivre mieux...

 

La décroissance pourrait conduire au chaos économique et social.
Parce que la vie est plus souvent compétition que partage

 

La croissance de la consommation, ou même seulement son maintien à son niveau actuel, nous mène dans le mur de l'épuisement des ressources et du réchauffement climatique.
Il faudrait consommer moins…

Consommer moins en économisant ? La consommation ne sera que retardée.

Faire des dons ? La consommation sera faite par d'autres.

Cacher son argent sous le matelas ? Il sera découvert un jour ou l'autre.

Bref, le pouvoir d'achat sera consommé, tôt ou tard, transformé en biens ou services avec émission de CO2, par nous, nos héritiers, ou à défaut par quelque brave personne qui acceptera gracieusement de le dépenser, il se trouvera facilement des volontaires. (Voir Économiser, partager, consommer moins, mieux... ne suffit pas)

Troquer du pouvoir d'achat contre du temps libre ?

C'est-à-dire que pour consommer moins il n'y a pas d'autre façon que de disposer de moins de pouvoir d'achat (dans les pays développés, qui ont déjà plus que le nécessaire et suffisant).

Moins de pouvoir d'achat ? ! Aucun parti n'oserait proposer "Nous vous promettons de gagner moins, d’avoir des voitures plus petites… votez pour nous." ! Déroute électorale garantie !

... A moins peut-être de proposer un troc :

"Nous vous promettons de gagner moins, d’avoir des voitures plus petites… mais aussi de travailler moins, d'avoir plus de temps libre… votez pour nous." !

La proposition est honnête ; échanger une richesse en pouvoir d'achat contre une autres richesse, en temps libre. Moins de pouvoir d'achat mais plus de temps pour la passion, l'émotion, l’échange, le sexe, plus d’appétit de connaissance, de soi, des autres, du monde, du présent, du passé, du futur. Moins de vêtements à la mode contre plus de temps pour enfin lire tous ces livres que nous avons achetés et à peine ouverts ; et pour en discuter avec d'autres. Plus pauvre en objets mais plus riche en qualité de vie ; plus de liens et non plus de biens. Ce troc est d'autant plus honnête que nous savons que l'argent ne fait pas le bonheur – lorsque les besoins essentiels sont largement satisfaits et garantis.

Croître en sagesse plus qu'en richesse...

Le problème est que pour souhaiter croître en sagesse plus qu'en richesse il faut déjà avoir acquis un minimum de richesse. Les pauvres et les émergents ne sont pas concernés.

Et pour souhaiter croître en sagesse plus qu'en richesse il faut avoir déjà acquis un minimum de sagesse...

... C'est pourquoi cette idée de croître en sagesse plus qu'en richesse a peu de supporters.

L'idée est attrayante dans un tout premier temps car nous aimons le temps libre, le dolce far niente, et nous le chantons : « Le travail c'est la santé, ne rien faire, c'est la conserver… » ; mais combien de temps sans rien faire ? Un moment, ça va, mais deux moments ? Le problème est qu'avec moins de pouvoir d'achat il peut être difficile de meubler de nombreuses heures de loisir, qui peuvent devenir des heures d'ennui. Pascal déjà avait compris que « tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre » ; il est vrai que seuls les moines et les prisonniers en sont capables. Et cela, explique Pascal, parce que nous avons besoin d’oublier « le malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable, que rien ne peut nous consoler, lorsque nous y pensons de près ».

Nous avons besoin d'être distraits pour ne pas penser aux menaces qui pèsent sur nos existences. Il nous faut nous agiter, bouger, nous divertir – ou même travailler, le travail étant un divertissement, au sens où il nous distrait de penser aux infortunes toujours possibles, à la mort toujours certaine. En dépit de tout le folklore sur l'agrément de ne pas travailler, combien de travailleurs font mine d’attendre la retraite avec impatience… mais la redoutent aussi.

« Le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice et le besoin. [...] Travaillons sans raisonner, c'est le seul moyen de rendre la vie supportable. » (Voltaire - Candide)

La quête du sens

Le chasseur-cueilleur ne ménageait pas sa peine pour tailler son silex, c'était une nécessité. Aujourd'hui encore nous avons besoin de travailler pour faire bouillir la marmite ; et pour combattre l'ennui accessoirement. Ou inversement.

Mais l'énergie, les machines, permettent maintenant de produire rapidement le nécessaire, et même du superflu. Des travailleurs commencent à prendre conscience que leur salaire – leur pouvoir d'achat – est suffisant pour assurer un bien-être satisfaisant, et qu'ils ne gagneraient pas beaucoup de satisfaction supplémentaire avec un salaire plus élevé. Ils commencent à rechercher non pas "plus de choses", mais "autre chose" ; du sens. Ils recherchent un travail non seulement pour faire bouillir la marmite, mais aussi pour leur épanouissement personnel, et même qui soit utile pour la société.

Une révolution est peut-être en cours. On bascule du "toujours plus" au "mieux vivre". Des travailleurs se permettent le luxe de démissionner, non pas pour rechercher un meilleur salaire, mais par manque de sens de leur travail actuel. Ils ont mis le doigt dans la décroissance, même s'il ne s'agit encore que d'un frémissement dans les pays développés.

L'économie, c'est comme une bicyclette

Il serait souhaitable de travailler moins pour vivre mieux, quitte à avoir moins de pouvoir d'achat... mais attention, cela ne doit pas empêcher de continuer à rechercher de nouvelles avancées techniques telles que celles dont nous avons déjà largement profité. C'est le développement technique qui a permis l'amélioration spectaculaire des conditions de vie dans les pays développés – la santé, l'alimentation, l'éducation, la sécurité, moins de pollution, etc. Il ne s'agit pas de revenir en arrière sur ces avancées, ni d'en priver les pays pauvres. Il n'est pas question de réduire les dépenses et investissements dans le domaine public, qui sont profitables à tous, écoles, hôpitaux, administrations, infrastructures, recherche...

Il ne faut donc pas se tromper sur la nature du troc qui est proposé ici. Il s'agit de s'arrêter de "produire pour produire" ; il s'agit de s'arrêter de travailler inutilement ; de ne plus travailler pour produire des gadgets inutiles, genre 4X4. On se rappelle qu'il a été mesuré que la proportion d'Américains se déclarant insatisfaits n'avait pas varié pendant trente ans, alors que dans le même temps le PIB avait crû de deux tiers. Pourquoi continuer à travailler pour accroître ses revenus si on n'y gagne aucune satisfaction supplémentaire ? Pourquoi s'échiner pour avoir des vêtements qui seront jetés dès la saison finie, ou une voiture encore plus grosse (si possible plus grosse que celle du voisin ou du beau frère...) ?

Cette course au gadget est sans fin, épuisante pour les hommes et pour la planète. Et on commence, lentement, à prendre conscience qu'elle est vaine, nous laisse insatisfaits.

Mais, en supposant que nous réussissions globalement à être plus sobres, il faudrait savoir en maîtriser les conséquences, c'est-à-dire savoir organiser le ralentissement économique qui en résulterait. Un défi considérable car nous sommes dans une machine économique qui a besoin d'avancer pour ne pas s'écrouler ; comme le skieur nautique qui s'enfonce quand il n'est plus tiré, ou comme le parachute ascensionnel. Nos systèmes économiques aussi ont besoin d'avancer, ils ont besoin de croissance, elle leur est nécessaire sous peine de chaos.

Moins de consommation = moins de production = décroissance = compétition = faillites des plus faibles = qui entraînent faillite des autres = effondrement de l’économie = chômage à bord du navire-planète = chaos.

Nous ne savons pas organiser un atterrissage en douceur de nos économies, les ralentir sans qu'elles s'écroulent comme le skieur nautique.

« La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre », (Albert Einstein)

Nous sommes condamnés à naviguer au milieu des écueils :

Croissance à babord ► épuisement des ressources et réchauffement climatique ► chaos économique et social.

Décroissance sauvage, non organisée à tribord ► chômage ► chaos économique et social.

Entre les deux, la passe étroite d'une décroissance organisée.

Les remous gigantesques de la décroissance épouvantent les passagers autant que les officiers sur la passerelle. Tous refusent de s’en approcher, parce que tout le monde sait que personne ne sait les bonnes manœuvres pour les contourner, et aucun capitaine n'est prêt à s'aventurer le premier par crainte que les autres bateaux profitent de ses tâtonnements pour le dépasser.

Pourrait-on organiser une décroissance heureuse ? Dans un monde idéal peuplé d'hommes idéals, peut-être. Ce serait un monde idéal où le travail, les revenus, le temps libre, seraient idéalement partagés, pas ce monde d'aujourd'hui où des travailleurs surmenés, au bord du burn-out, côtoient des chômeurs angoissés. Tous travailleraient – mais moins ; tous gagneraient – mais moins ; tous achèteraient – mais moins. Sans pour autant manquer de rien.

La vie est compétition - "struggle for life"

Mais ces hommes-là, ce monde idéal de partage général dans la joie et la bonne humeur n'existent pas. Quel employé accepterait librement de partager son travail et son salaire pour les répartir entre tous ? Partager le travail peut-être, mais le salaire [3]... Quelle entreprise accepterait librement de ne pas tenter d'accroître sa part de marché, accepterait de partager le marché sans compétition entre les différents concurrents ?

Il faudrait construire une économie nouvelle.
Ce n'est pas seulement un problème économique ;
la principale difficulté est de réussir à le faire avec les hommes tels qu'ils sont.

Les belles idées de partage, de mise en commun, qui étaient celles du communisme avant qu'il devienne soviétique, n'ont pas résisté à la confrontation avec la réalité. On a voulu plier la nature humaine au partage ; elle n'a pas plié. On a voulu créer un homme nouveau, on a créé des goulags.

Dans la réalité, les hommes ne sont généralement pas partageurs. Même si on connaît quelques exceptions, qui suscitent la stupéfaction tant elles sont inhabituelles : plus d'un millénaire après on raconte encore la fameuse histoire de Saint Martin qui partagea son manteau avec un mendiant transi.

Nous sommes capables de générosité et de partage. Mais seulement pour partager un peu de superflu, pas pour nous priver de la moitié de notre manteau [4].

La vraie vie est plus souvent compétition que partage. La compétition est même une loi de la nature, les hommes n'en ont pas l'exclusivité, elle règne dans le monde végétal et animal (on appelle ça la lutte pour la vie), entre entreprises (on appelle ça la concurrence), entre groupes sociaux (on appelle ça la lutte des classes), entre États (on appelle ça la guerre). C'est l'effet des "gènes de la meute" (Voir La nature et les hommes - L'ADN hérité de la savane)

La compétition anime encore le jeune cadre dynamique, impatient de se lever le matin, impatient de se faire valoir à ses yeux et aux yeux des autres, impatient de s'imposer, de gravir les échelons du pouvoir dans son entreprise, impatient de prestige, ou au minimum de "gagner dix dollars de plus que son beau-frère". C'est le même instinct qui se fait entendre lors du brame du cerf pour conquérir une harde. Chacun s'active pour dépasser les autres, pour avoir la plus belle voiture, les plus belles cornes (pour les cerfs). "La soif de dominer est celle qui s'éteint la dernière dans le coeur de l'homme." (Machiavel)

C'est la compétition encore qui explique l'attrait du m'as-tu-vu et du superflu, c'est elle qui fait vendre des 4X4 rutilants pour se pavaner en ville, pour la gloriole d'épater le voisin. Le 4X4 est accessoirement un moyen de transport, il est surtout un marqueur de prestige, de statut social élevé, il tente du moins d'en donner l'illusion. Et comme il a été vérifié chez les chimpanzés et autres cousins proches, les individus dominants ont un accès privilégié à la nourriture et au sexe... ce que nous recherchons tous.

C'est pourquoi nous risquons de ne devenir sobres que sous la contrainte des pénuries ; trop tard.

Une impasse ?

Croître est une impasse, décroître aussi...

Personne ne sait quoi faire, ni les citoyens, ni les décideurs qui décident donc de ne rien décider, de continuer comme avant, avec seulement quelques mesures symboliques sans effet face à la gravité de la situation. Il faudrait trouver d'autres pistes, d'autres cartouches. Un espoir réside dans la capacité des hommes à découvrir de nouvelles techniques. Nous avons déjà connu des révolutions techniques qui ont transformé le monde, rendant obsolètes les prévisions [5] – le feu, les moteurs, les vaccins, les engrais azotés, les antibiotiques, la pilule...

Une nouvelle avancée spectaculaire arrivera peut-être à notre secours, comme arrivaient la cavalerie et ses trompettes dans les bons vieux westerns. Stockage de l'électricité, énergie thermonucléaire...

Est-ce être trop optimiste ? Probablement moins qu'espérer que les hommes deviennent sobres et raisonnables. Il suffit d'observer la constance des comportements humains depuis des millénaires, opposée au dynamisme des techniques. Quel ingénieur, quel futurologue, aurait prévu, en 1950, le monde numérique, Internet, le smartphone et les réseaux sociaux, la révolution verte, le génie génétique, la thérapie génique, etc. ?
L'accélération des progrès techniques, alliée à la baisse de la fécondité évoquée plus haut (elle même fruit, entre autres, de progrès techniques – la pilule) nous permettront peut-être de passer le cap des difficultés des prochaines décennies.

Cette éventualité n'efface pas la gravité de la situation. Elle permet seulement de ne pas désespérer, il y a encore des issues de secours – même si "la porte est étroite" (Luc 13 : 23-24 LSG).

Les ressources de la terre sont finies...

Toutefois, si nous avions de l'énergie bas carbone peu coûteuse en abondance il deviendrait possible de contourner cette limite en grande partie. Il serait possible de réaliser la photosynthèse sans soleil, dessaler l'eau de mer, électrolyser l'eau, synthétiser de la biomasse et tout ce qui en dérive, carburants, plastiques, matériaux composites, matières alimentaires...

C'est ce que permettrait l'énergie thermonucléaire.

En fait, sans attendre, nous avons déjà sous la main quelques vraies avancées spectaculaires, prêtes à l'emploi... encore faut-il les mettre en œuvre !

Nous avons déjà sous la main l'énergie nucléaire ; encore faut-il ne pas fermer les centrales !

Nous avons sous la main le génie génétique, les OGM, qui produisent mieux avec moins de pesticides ; encore faut-il ne pas les faucher !

Le problème est que quelques vieux pays sont en instance de divorce avec les nouvelles techniques. Elles seraient devenues trop compliquées, incompréhensibles, donc inquiétantes. Ils rêvent de revenir au bon vieux temps, quand la vie était simple, quand il suffisait de cueillir les tomates du jardin. Mais pour nourrir la planète et ses énormes villes les tomates du jardin ne suffisent pas. Nous sommes prisonniers de quantité de techniques pour travailler la terre, récolter, transporter jusqu'au consommateur, etc. Nous sommes obligés même à découvrir encore de nouvelles techniques – même si elles inquiètent, à tort ou à raison. Nous ne pouvons plus revenir en arrière : en croissant et multipliant nous avons brûlé nos vaisseaux, nous sommes obligés d'aller de l'avant pour nourrir, habiller, loger huit milliards de Terrien.

Le village gaulois d'Astérix a choisi de ne pas aller de l'avant, au contraire il met des bâtons dans les pattes de la cavalerie des techniques nouvelles dès qu'il entend les trompettes. Le village s'entoure d'une palissade d'interdictions et d'ukases pour repousser des avancées prometteuses comme le génie génétique.

En se repliant ainsi le petit village gaulois laisse la forêt pleine de sangliers de l'autre côté de la palissade. Obélix voit les sangliers lui passer sous le nez, et devinez qui en fait banquet ? Ce sont les Romains !

Les Amish, dans leurs carrioles rejettent les techniques.
Mais ils sont cohérents, ils vivent frugalement.

Les Gaulois rejettent certaines techniques.
… Mais ils veulent quand même vivre dans le confort et l'abondance que les techniques apportent.

 

 

 

[3] La France a fait une timide expérience en fixant la durée légale du travail à 35 heures par semaine, espérant que plus de travailleurs pourraient se partager le gâteau du travail, la part de chacun étant éventuellement un peu plus petite. Avec des résultats discutés.

[4] Et ce partage du superflu se fait à l'intérieur de son cercle, dans son groupe (dans sa meute...) ; pas avec les tribus lointaines. La France partage un peu de son manteau avec les lointains pays pauvres, mais un tout petit peu : "l'aide publique au développement des pays pauvres" représentait 0,43% du revenu national brut en 2018.

[5] « Il est très difficile de prédire l’avenir... surtout lorsqu’il n’est pas encore arrivé. » (Francis Blanche.)
Démonstration :
• « Il n’y a pas la moindre indication que l’on puisse obtenir un jour de l’énergie nucléaire. » (Albert Einstein en 1932.)
• "Dans 40 000 ans il y aura sept milliards d’hommes sur terre."
"C’est impossible, il n’y aura jamais assez de mammouths pour les nourrir." (Krik et Krak, deux hommes de Néandertal.)
• « Si la France atteint un jour la barre des 500 000 chômeurs, ce sera la révolution » (Georges Pompidou en 1967).

 

 
 
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Mise à jour : 3 décembre 2022