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La transition énergétique ; moins de nucléaire contre plus de CO2 ? La transition énergétique en Allemagne, France, Chine...

En Bref

 

La transition énergétique : est-ce pour émettre moins de CO2, où pour sortir du nucléaire ?

 

Est-il possible de sortir du nucléaire civil, et en même temps réduire les émissions de CO2 ?

 

Faut-il se féliciter que la Chine, le premier émetteur de CO2 au monde, construise des dizaines de centrales nucléaires – ou faut-il aller manifester devant l'ambassade de Chine pour qu'elle continue à utiliser du charbon ?

 

L'Allemagne émettait beaucoup plus de CO2 par habitant que la France.
Une transition énergétique après, des milliards d'euros investis après, l'Allemagne est maintenant couverte d'éoliennes... et continue à émettre beaucoup plus de CO2 par habitant que la France ! Un énorme gâchis.

 

 

Transition énergétique : lutter contre le réchauffement climatique ou contre le nucléaire, ou les deux ?

Énergies renouvelables ou énergies bas-carbone ?

L'objectif premier de la transition énergétique était de lutter contre le réchauffement climatique en réduisant les émissions de CO2. Les nouveaux héros des temps modernes étaient des héros verts en bleu de travail qui bâtissaient un avenir rose pour tous. Ils construisaient de merveilleuses éoliennes, installaient de merveilleux panneaux photovoltaïques, isolaient merveilleusement les maisons. La transition énergétique c'était économiser l'énergie (dans les pays déjà riches) et développer partout les énergies bas-carbone. Une précision de vocabulaire est nécessaire ici :

- Les énergies bas-carbone émettent peu de CO2.
- Parmi les énergies bas-carbone, il y a les énergies renouvelables.
- Parmi les énergies bas-carbone, il y a aussi le nucléaire.

 

Pour lutter contre le réchauffement climatique, ce qui importe est de développer les énergies bas-carbone, toutes les énergies bas-carbone.

 

Mais la finalité première de la transition énergétique s'est brouillée. Il faudrait maintenant marier la lutte contre le réchauffement climatique et la sortie du nucléaire. Mais c'est un mariage contre nature, ils ne s'aiment pas, au contraire, le nucléaire est même l'un des meilleurs ennemis du réchauffement climatique.

Est-il vraiment possible de sortir du réchauffement climatique, "et en même temps", de sortir du nucléaire ? Dit autrement, les énergies renouvelables ont-elles les épaules assez solides pour faire le job à elles seules ? La réponse des scénarios climatiques, outils de base pour ces questions, est que les énergies renouvelables ne suffisent pas pour limiter le réchauffement climatique à un niveau supportable, il faut aussi exploiter l'énergie nucléaire. Les recommandations du Giec, de l'IEA, etc. s'appuient sur ces résultats.

Mais les politiques énergétiques des états... sont souvent... de la politique ; elles s'inspirent plus du ressenti subjectif des électeurs que des résultats objectifs des chercheurs. Ce n'est pas ce qu'il y a de mieux pour résoudre les problèmes. Voyons quelques-unes de ces politiques.

Transition énergétique en Finlande : énergies bas-carbone

La Finlande a vraiment pour objectif de réduire les émissions de CO2 : elle développe toutes les énergies bas-carbone, hydraulique, biomasse, etc., mais aussi l'énergie nucléaire. La Finlande construit un réacteur EPR, deux autres réacteurs sont en projet. (Le sujet n'est pas de savoir si l'EPR était le bon choix technique, économique, sécuritaire ; le sujet est d'être cohérent : si le réchauffement climatique global est l'ennemi public No 1, alors le nucléaire est un élément de la solution.)

Transition énergétique en Chine : on fait ce qu'on peut

La Chine est le premier émetteur de CO2 au monde. Il est vrai qu'ils sont nombreux, et aussi qu'ils travaillent beaucoup pour fabriquer nos propres produits. Mais la Chine se soigne, en développant toutes les énergies bas-carbone, autant que possible. Elle est déjà première au monde en production d'énergie éolienne, elle a construit le barrage des Trois Gorges, le plus puissant du monde – contre l'opposition des Verts qui là-bas sont jaunes dit-on.

Mais la cure sera longue. La Chine est réaliste, elle sait que les éoliennes ne suffiront pas, ni les centrales photovoltaïques : ces nouvelles énergies renouvelables ne comptent que pour 1 % environ dans le mix énergétique du pays en 2013. C'est pourquoi, le nucléaire aussi est mis à contribution : mi-2017, 20 réacteurs nucléaires étaient en construction, d'autres en projet. (The World Nuclear Industry Status Report 2017).


La Chine est championne du monde du charbon.
Mais elle se soigne.
Elle est championne du monde de l'éolien.
Elle construit les plus gros barrages du monde.

Et elle construit aussi des réacteurs nucléaires.

Même si elle part de très loin, la Chine lutte vraiment contre le CO2 ;
sans tabou.

 

Faut-il aller manifester devant l'ambassade de Chine pour qu'elle ferme tous ses chantiers nucléaires ?
Ou faut-il féliciter la Chine de réduire ses émissions de CO2 [00]?

Transition énergétique en France : on ne sait pas

Si l'objectif est de réduire les émissions de CO2, alors, que les Français se réjouissent, elle est déjà née la transition énergétique, jouez hautbois, résonnez musettes. En France, la transition énergétique est née dans les années 1970, lorsque l'électricité y est devenue principalement nucléaire, et presque CO2-free. Il ne reste que 6 % de combustibles fossiles dans l'électricité française (52 % en Allemagne en 2015).
Mais alors, pourquoi voudrait-on encore une transition énergétique en France ? Y aurait-il d'autres objectifs plus importants que de limiter le réchauffement climatique ?
En effet, l'objectif des antinucléaires n'est pas de réduire le CO2 ! Ils n'ont pas lu les journaux, ils n'ont pas entendu parler de réchauffement climatique, ils ne savent rien du festival de catastrophes qui se multiplient chaque année, sécheresses, incendies, inondation, ouragans. L'objectif des antinucléaires est de sortir du nucléaire, quitte à laisser la maison brûler en regardant ailleurs [0]. Ils choisissent la fermeture des centrales nucléaires, même au prix du réchauffement climatique [1] ! Parce que le cas d'école du remplacement d'une centrale nucléaire par des éoliennes peut être schématisé de la façon suivante :

 

- On ferme une centrale nucléaire de 1 000 MW qui n'émet pratiquement pas de CO2.

- On construit des éoliennes pour une capacité nominale de 1 000 MW.

- Mais il faut aussi penser aux jours sans vent. Il faut aussi d'autres sources d'énergie, non intermittentes ; et puisque le nucléaire est tombé à l'eau, que reste-t-il dans le bateau ? Il reste les bonnes vieilles énergies fossiles. Mais en France, où il n'y a presque plus de centrales fossiles... il faudra donc en construire ! Et bonjour le réchauffement climatique.

- Compte tenu du facteur de charge des éoliennes – environ un quart – le résultat sera équivalent à des éoliennes fournissant 1 000 MW un quart du temps, et une centrale à combustible fossile de 1 000 MW fonctionnant les trois quarts du temps. Et la lumière clignotante des éoliennes sera ! Un quart oui, trois quarts non.

 

Moins de nucléaire en France c'est plus de CO2.

 

« Toute réduction de la production nucléaire en France aura pour effet d'augmenter la production d'électricité par des combustibles fossiles, donc la pollution, au vu des faibles facteurs de charge et de l'intermittence du solaire et de l'éolien. » (Lettre d'un groupe international d'experts au Président Macron - 3 juillet 2017)

 

Transition énergétique en Italie : sortir du nucléaire

Pour l'Italie, "transition énergétique" rime avec "sortir du nucléaire".

L’Italie est sortie du nucléaire. Pas du tout grâce aux énergies renouvelables ni aux économies d’énergie. Tout simplement, l’Italie achète du gaz russe, du pétrole libyen, du charbon ailleurs. En 2014, près de 80 % de l'énergie primaire italienne provenait d'énergies fossiles. Greenpeace s'était battue pour que l'Italie sorte du nucléaire... elle découvre maintenant que le pays émet énormément de CO2 ; Greenpeace, qui n'avait rien vu venir, qui croyait qu'il suffisait de dire stop au nucléaire pour respirer l'air pur du grand large, en est fort dépitée. Les Grünen allemands sont en train de vivre la même expérience amère. Lors de la réunion du G8 à l’Aquila en Italie, en 2009, Greenpeace a organisé des opérations spectaculaires pour protester contre le CO2 qu'elle avait contribué à favoriser : plus de 100 activistes occupant simultanément quatre centrales au charbon à travers l’Italie. ... L'Italie continue à émettre beaucoup de CO2.

 

La sortie du nucléaire est pavée d'illusions.

Transition énergétique au Danemark : le vent d'ici et l'eau d'ailleurs

Le Danemark a un énorme potentiel de vent, qu'il exploite avec des milliers d'éoliennes sur mer et sur terre. Mais le vent volage a besoin de tuteur, pour prendre la relève lorsqu'il est épuisé et s'arrête pour reprendre son souffle. Par chance, le Danemark a un tuteur, l'eau et le relief de la Norvège voisine, qui lui fournit de l'électricité hydroélectrique lorsque le vent s'évanouit.

Les éoliennes danoises sont sous perfusion d'eau de Norvège.

Même avec ces éoliennes, même avec cette perfusion, le Danemark est l'un des plus gros émetteurs de CO2 par personne en Europe ; 6,8 tonnes en 2013, contre 5,1 en France.

La transition énergétique en Allemagne : peut-on sortir du nucléaire, et en même temps, sortir du réchauffement climatique ?

L'Allemagne aussi a du vent, comme le Danemark, le fameux vent du nord qui chasse l'été les Allemands des bords de la Baltique et les pousse jusqu'à la Méditerranée. L'Allemagne a décidé d'exploiter ce vent du nord pour faire tourner des éoliennes. Elle est maintenant l'un des premiers producteurs d'énergie éolienne au monde ; bravo !

Le coup de génie marketing des Grünen a été d'offrir les éoliennes en zakouski – elles sentent bon le vent du Nord, laissant croire que le plat principal est du même vent et de la même eau. Les Grünen français sont émerveillés, les yeux pleins d'étoiles semblant des éoliennes ; ils n'ont pas réalisé que le plat principal c'est fossile à la sauce lignite.

Lorsque le vent du nord faiblit – ça arrive même sur les bords de la Baltique – il faut un tuteur pour que les trains roulent encore et que les réfrigérateurs ronronnent. Mais l'Allemagne n'a pas l'eau de la Norvège, elle n'a pas de tuteur hydroélectrique comme dans le cas du Danemark. Alors, pour compenser les humeurs du vent, elle utilise ce qu'elle a sous la main, ou sous le pied : le lignite, une spécialité locale, un charbon de très mauvaise qualité, extrêmement polluant, émettant CO2 et particules fines.

On peut voir en Allemagne des mines de lignite à ciel ouvert, avec d’énormes excavatrices de 240 mètres de long, aussi hautes qu'un immeuble de 30 étages. La mine de Garzweiler est un ogre qui dévore tout sur son passage. Il a déjà gobé cinq villages, sept sont en cours de démolition, une quinzaine d’autres attendent leur tour. 42 000 personnes – plus leurs morts, on évacue aussi les cimetières – doivent ainsi être déplacées dans les quinze prochaines années. Le charbon et le lignite sont un désastre écologique et sanitaire, et pas seulement en Allemagne ; le nuage de pollution qu'ils génèrent ne s'arrête pas à la frontière : le vent d'est est mauvais pour la santé en France.

énergie fossile en Allemagne

Les éoliennes allemandes sont sous perfusion de combustibles fossiles,
dont le lignite.

Le charbon est un désastre écologique et sanitaire. Pourtant, les Grünen le préfèrent au nucléaire. Ils ont entraîné l'Allemagne à sortir du nucléaire :

« Nous sommes prêts à accepter un retour temporaire au charbon comme source d'énergie afin d'épargner à l'Allemagne les effets destructeurs de l’atome. » (Jürgen Trittin, chef du groupe des Verts au Bundestag)

Le résultat global, entre l'inconstance du vent du nord et la sortie du nucléaire, l'Allemagne qui émettait beaucoup plus de CO2 par habitant que la France... continue à émettre beaucoup plus de CO2 par habitant que la France !

 

Quelques diagrammes permettent de de vérifier l'échec de la transition allemande.

Question : Quelles sont les consommations d'énergies renouvelables et fossiles en Allemagne et en France.

Réponse :

énergies renouvelables et fossiles, France et Allemagne

 

Sources :
D'après eurostat "Part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie" (%)
D'après Données banque mondiale - Consommation d'énergies fossiles (% du total)

 

1] Les énergies renouvelables progressent un peu, en Allemagne comme en France.

2] Mais l'Allemagne utilise beaucoup plus d'énergies fossiles que la France. Dont le terrible lignite.

 

Question : Qui émet le plus de CO2 lié à la combustion d'énergie, un Allemand ou un Français ?

Réponse :

transition énergétique Allemagne, CO2

 

source : D'après :CO2 EMISSIONS FROM FUEL COMBUSTION – Highlights - IEA

1] Chaque Allemand émet beaucoup plus de CO2 lié à la combustion d'énergie que chaque Français.
2] Ces émissions de CO2 baissent, en Allemagne et en France.
3] Elles baissent sensiblement au même rythme dans les deux pays. Un peu plus en France.

 

L'Allemagne était et reste un mauvais élève écolo. Un des plus mauvais élèves d'Europe.

On peut faire dire à cette courbe que l'Allemagne est en train de sortir du nucléaire sans beaucoup augmenter ses émissions de CO2. C'est vrai, et des sites militants ne se privent pas de le souligner fièrement, comme si c'était un succès. Mais c'est loin d'être un succès, on verra plus loin que pour limiter le réchauffement climatique il ne suffit pas de stabiliser les émissions actuelles de CO2, il faut beaucoup plus, il faut parvenir à une annulation globale des émissions.

 

Voici comment a évolué la production d'électricité brute en Allemagne par source d'énergie :

transition énergétique, réchauffement climatique, Allemagne, nucléaire, charbon, lignite, CO2

 

Source : D'après :ag energiebilanzen

 

clocher éoliennesCe diagramme montre la croissance spectaculaire des énergies renouvelables en Allemagne. Mais cela n'empêchent pas le mauvais bilan écologique de l'Allemagne : la part des énergies fossiles ne baisse pas ! elle reste pratiquement constante, et élevée. Parce que l'Allemagne a choisi de développer les énergies renouvelables, non pas pour remplacer les énergies fossiles, mais pour remplacer une autre énergie bas-carbone, le nucléaire. De sorte que la moitié de l'électricité allemande qui était d'origine fossile... est encore d'origine fossile.

Ce non-succès a coûté des centaines de milliards d'euros !

 

 

Lignite, Renouvelable, Nucléaire, sont dans un bateau.
Nucléaire tombe à l'eau.
Qu'est ce qui reste ?
... Mais Renouvelable n'a pas les bras assez costauds pour ramener le bateau à la rive.

 

L'Allemagne a peint en Vert des milliards d'euros. Pour quel résultat – autre que pour quelques votes verts en plus ? Elle n'a pas réduit ses émissions de CO2, mais elle a fait la démonstration que même à flots de milliards les énergies renouvelables n'ont pas la capacité d'enrayer le réchauffement climatique. Si cela permettait la prise de conscience que les énergies renouvelables ne suffisent pas, à elles seules, ces milliards d'euros n'auraient pas été dépensés en vain.

L'Allemagne est maintenant couverte d'éoliennes... mais même avec des éoliennes derrière chaque clocher, l'électricité allemande sent mauvais ; elle sent le gaz russe, le charbon d'ailleurs, et une spécialité locale moins touristique que la choucroute et la bière, le lignite. En raison de l'intermittence des énergies renouvelables, l'Allemagne est en effet contrainte de maintenir en service des centrales fossiles, éventuellement en rénovant ou remplaçant les plus anciennes.

« Avec 35% d'énergie [électrique] produite à partir de sources renouvelables, il en reste encore 65% à produire. Il est judicieux de remplacer les anciennes centrales au charbon ou au lignite, néfastes pour l'environnement, par des centrales à charbon et à gaz modernes et efficaces. » (Peter Altmaier, ministre Allemand de l'environnement, en 2012)

« On peut de ce point de vue noter qu’en Allemagne la croissance de l’offre intermittente d'électricité d’origine renouvelable a nécessité l’ouverture de nouvelles capacités de production thermiques à charbon (13 GW) ainsi que le développement de l’exploitation du lignite conduisant à des émissions accrues de CO2 et surtout de polluants (oxydes d’azote et de soufre à l’origine des pluies acides…). » (Avis sur la transition énergétique - dans le cadre du débat sur le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte" - Académie des Sciences française - 2015 ; Voir aussi : Germany plans to build, revamp 84 power plants-BDEW - Reuters, 23 avril 2012 ; Les centrales à charbon et au gaz en Allemagne : Chiffres clés et état des lieux - octobre 2012)

 

Les cheminées des centrales allemandes toutes neuves fumeront encore dans 40 ans.

 

Les éoliennes allemandes sont le cache-sexe du lignite allemand, ses particules fines, son CO2, ses ouragans dopés au réchauffement climatique...

 

 

Il faut limiter le réchauffement climatique.

Mais il faut être cohérent.

On ne peut sortir du nucléaire et en même temps limiter le réchauffement climatique.

La transition énergétique ratée de l'Allemagne en est la démonstration en temps réel en grandeur nature.

 

 

 

Électricité allemande : 52 % d'énergie fossile en 2015.
Électricité française : 6 % d'énergie fossile ; sans lignite.

Les arbres d'acier des éoliennes cachent la gigantesque forêt fossile allemande.

 

 

Et si l'Allemagne avait choisi d'être vraiment écologique ?

On estime que l'Allemagne a déjà englouti 300 milliards d'euros dans cette transition énergétique ratée. On se prend à rêver... Et si l'Allemagne avait choisi une priorité vraiment écologique : non pas sortir du nucléaire (tant pis pour les votes verts), mais la priorité de sortir du réchauffement climatique ? Avec ces mêmes milliards, sans un sou de plus, cela aurait donné le digramme suivant, où la progression des énergies renouvelable sert à réduire la part des énergies fossiles, et non à compenser la sortie du nucléaire (la baisse de production nucléaire du diagramme précédent a été reportée en tant que baisse de production par les énergies fossiles.) :

transition énergétique, réchauffement climatique, Allemagne, nucléaire, charbon, lignite, CO2

 

Voilà ce qui aurait été une transition énergétique réussie, avec une belle réduction des émissions de CO2.

On pourrait même imaginer un scénario où les énergies fossiles baisseraient encore plus... mais au prix d'une augmentation du nucléaire. Épidémie d'apoplexie chez les Grünen à prévoir ! Pourtant, c'est un scénario déjà en œuvre, en Chine, qui développe hydraulique (barrage des Trois Gorges), éolien, photovoltaïque... et nucléaire ! Tout cela permet de réduire charbon et CO2, faut-il protester ? Quel seraient les arguments du Grünen qui serait tenté d'aller faire la leçon aux Chinois en leur reprochant leur politique nucléaire ?

 

 

Le gouvernement allemand s'était lancé tout schuss dans les énergies renouvelables. Il en découvre maintenant les difficultés et les limites, et doit se résoudre à quelques slaloms, et même à descendre prudemment en chasse-neige. Face aux difficultés de gestion du réseau électrique allemand (en plus de l'augmentation spectaculaire du prix de l'électricité pour les particuliers), le Parlement allemand a adopté le 8 juillet 2016 une réforme de la loi sur les énergies renouvelables, visant à en limiter le coût et le développement.

 

 



[00] Globalement, la capacité nucléaire mondiale installée augmente, il y a plus de réacteurs mis en service que de réacteurs arrêtés définitivement. Mi-2017, 53 réacteurs étaient en cours de construction dans le monde.
[0] « Version Jacques Chirac : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. »
Version Nicolas Hulot : « La planète est en train de devenir une étuve. »
Version Emmanuel Macron : « On est en train de perdre la bataille. » [contre le réchauffement climatique] - « On ne va pas assez vite. »
[1] Même si quelques-uns on parfois des états d'âme, et hésitent. Par exemple, Nicolas Hulot : « J’ai toujours été plus modéré que les anti-nucléaires primaires qui avaient des avis beaucoup plus tranchés. Moi, j’ai eu du mal – et j’ai encore du mal, d’ailleurs – à me faire un avis sur comment on va se passer du nucléaire sans amplifier, immédiatement, les gaz à effet de serre et se mettre dans un péril énergétique. » (2011)

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Pour vraiment ralentir le réchauffement climatique

Que la planète bleue soit verte !
Mais il ne faut pas trop rêver.


Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Écologie - Réchauffement climatique - c'est urgent !

Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.

Également en version numérique Kindle ou EPUB (Kobo)

écologie, réchauffement climatique, ogm, biologique

Le livre "Changement climatique - Transition énergétique  : C'est urgent !" est le sous-ensemble du livre complet qui traite du problème du réchauffement climatique.


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
Découverte de l'univers... et des environs


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L'agriculture biologique pourrait-elle nourrir toute l'humanité à venir ? ?
L'agriculture bio, de faible rendement, gaspille le premier bien le plus précieux de tous, de plus en plus rare, la terre.  

Les pesticides bio... des armes chimiques 100 % bio ! 
Des pesticides bio sont "irritants", "nocifs", toxiques pour les abeilles et les utilisateurs...

Les dangers - ou non - des pesticides.
Les agriculteurs, qui manipulent des pesticides à longueur de jour, ont une plus grande espérance de vie et moins de cancers que la population générale.
Les pesticides permettent de nourrir les sept milliards de Terriens que nous sommes déjà, les neuf milliards que nous serons bientôt.

Peut-on réduire de moitié l'utilisation des pesticides ?
... sans réduire de moitié le nombre de bouches à nourrir.

Les OGM Bt réduisent l'utilisation des insecticides...
Pour moins de pesticides ? Alors OGM Bt
Pour protéger les abeilles ? Alors OGM Bt
C'est cela l'écologie réaliste.

La viande rouge n'est pas verte
La planète pourrait peut-être nourrir neuf milliards de mythiques homo-ecologicus-no-gaspillus, rationnels, non-gaspilleurs, mangeurs de graines et de peu de viande. Mais ces hommes-là n'existent pas.
Il faut faire avec ce qu'on a sous la main, les hommes tels-qu'ils-sont.

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Peut-on vouloir plus de bio, plus de biocarburants, et "en même temps" plus d'espaces verts, de forêts vierges, et nourrir la planète, toute la planète ?
Au secours, Monsieur Freud !

OGM, des variétés naturelles comme les autres, en mieux
Les nouvelles variétés "naturelles" contiennent naturellement des pesticides naturels.
Les nouvelles variétés dites "naturelles" contiennent des gènes inconnus, aux effets inconnus.
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Pesticides contre famines
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Coquetterie et pesticides, même combat.
Pesticides, contraception, OGM riz doré... les hommes font mieux que la nature.

L’argent ne fait pas toujours le bonheur... Mais nous ne sommes pas près de muter en homo-ecologicus-no-gaspillus. 



Présentation rapide

Pour une écologie réaliste

Que la planète bleue soit verte !

Mais il ne faut pas trop rêver. Le monde change, il ne peut plus être du même vert d'avant, avec seulement le soleil pour nous réchauffer, de grandes prairies pour galoper, des baies bio pour nous régaler. Nous sommes sept milliards maintenant, une poignée de baies ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts !

La planète brûle.
Et ce n'est pas le seul problème !
La faim aussi... quand il y aura trois milliards de bouches à nourrir en plus.
L'énergie aussi... quand il n'y en aura plus.

Il faut réagir, vite, c'est urgent. Mais avec lucidité.

Pour nourrir plus de Terriens il faut produire plus de nourriture, il faut une agriculture plus performante encore.
Une agriculture peu performante, l'agriculture biologique par exemple, pourrait, peut-être, nourrir toute l'humanité... mais, la terre devenant rare, ce serait en piochant dans ce qui reste encore de forêt tropicale.
Il faut répondre aux défis énergétiques et climatiques. Les énergies renouvelables ne suffisent pas. Qu'y a-t-il d'autre ?

Les analyses et solutions présentées dans ce livre sont moins séduisantes que les rêveries utopistes, elles choqueront bien des lecteurs. Mais les utopies ne nourrissent pas les hommes, ne sauvent pas la forêt, ne ralentissent pas le réchauffement climatique.

Si vous avez le souci de l'humanité lisez ce livre. Sinon, lisez-le quand même.




 

liens externes pour ce sujet 

Manicore, Jean-Marc Jancovici

 

 
 
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écologie, sortir du nucléaire, charbon, énergies renouvelables

 

Mise à jour : 04 septembre 2018

écologie, mythes et réalité, sortir du nucléaire, Allemagne, éoliennes, énergies renouvelables, transition énergétique

Table des matières du livre

 

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