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La transition énergétique ; moins de nucléaire contre plus de CO2 ? La transition énergétique en Allemagne, France, Chine...

En Bref

 

La transition énergétique : est-ce pour émettre moins de CO2, où pour sortir du nucléaire ?

 

Sortir du CO2 et du réchauffement climatique ou sortir du nucléaire : quelle est la priorité ?

 

Est-il possible de remplacer le nucléaire par les nouvelles énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, etc.) ?

 

Les nouvelles énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque) ne représentent qu'environ 1 % de l'énergie consommée sur la planète.

 

La transition énergétique allemande : l'Allemagne l'un des plus forts émetteurs de CO2 par personne en Europe, pourrait diminuer ses émissions de CO2, mais ne le fait pas.

 

Faut-il se féliciter que la Chine, le premier émetteur de CO2 au monde, construise des dizaines de centrales nucléaires – ou faut-il aller manifester devant l'ambassade de Chine pour qu'elle continue à utiliser du charbon ?

 

Transition énergétique et changement climatique

Pour lutter contre le changement climatique, les Verts ont mis en tête de gondole la fameuse "transition énergétique". La publicité verte montre les exploits des nouveaux héros des temps modernes, des héros verts en bleu de travail, qui bâtissent un avenir rose pour tous. Ils construisent de merveilleuses éoliennes, installent de merveilleux panneaux photovoltaïques, isolent merveilleusement les maisons.

Toutefois... qu'y a-t-il vraiment derrière cette transition énergétique ?

Dans quelques pays, l'objectif principal de la transition énergétique est clairement de réduire les émissions de CO2, en développant les énergies bas carbone.

Une précision de vocabulaire est nécessaire ici.
- Les énergies bas carbone émettent peu de CO2.
- Parmi les énergies bas carbone, il y a les énergies renouvelables.
- Parmi les énergies bas carbone, il y a aussi le nucléaire.

 

Quand il s'agit de lutter contre le réchauffement climatique, ce qui importe ce n'est pas seulement de développer les énergies renouvelables, c'est de développer les énergies bas carbone, toutes les énergies bas carbone.

Transition énergétique en Finlande : énergies bas carbone

La Finlande a vraiment pour objectif de réduire les émissions de CO2 : elle développe toutes les énergies bas carbone, hydraulique, biomasse, etc., mais aussi l'énergie nucléaire. La Finlande construit un réacteur EPR, deux autres réacteurs sont en projet. (Le sujet n'est pas de savoir si l'EPR était le bon choix technique, économique, sécuritaire ; le sujet est d'être cohérent : si le réchauffement climatique global est l'ennemi public No 1, alors le nucléaire doit être inclus dans la lutte contre le réchauffement climatique.)

Transition énergétique en Chine : on fait ce qu'on peut

La Chine utilise encore énormément de charbon. Mais elle se soigne, en développant toutes les énergies bas carbone, autant que possible. Elle est déjà première au monde en production d'énergie éolienne, elle a construit le barrage des Trois Gorges, le plus puissant du monde – contre l'opposition des Verts, qui là-bas sont jaunes.

Mais la Chine est réaliste, elle sait que les éoliennes ne suffiront pas, ni les centrales photovoltaïques : ces nouvelles énergies renouvelables ne comptent que pour 2 % dans le mix énergétique chinois. C'est pourquoi, le nucléaire aussi est mis à contribution : 29 réacteurs nucléaires sont en construction, 51 autres sont en projet. (L'avenir du nucléaire est en Asie).


La Chine est championne du monde du charbon. Mais elle se soigne.
Elle est aussi championne du monde de l'éolien,
et elle construit les plus gros barrages du monde.

La Chine construit aussi 29 réacteurs nucléaires.

La Chine a choisi de restreindre ses émissions de CO2 ;
par tous les moyens.

 

Faut-il se féliciter que la Chine, le premier émetteur de CO2 au monde, construise des dizaines de centrales nucléaires – ou faut-il aller manifester devant l'ambassade de Chine pour qu'elle ferme tous ces chantiers ?

Transition énergétique en France : on ne sait pas

Si l'objectif est vraiment de réduire les émissions de CO2, alors, que les Français se réjouissent, elle est déjà née la transition énergétique, jouez hautbois, résonnez musettes. En France, la transition énergétique est née dans les années 1970, lorsque l'électricité y est devenue principalement nucléaire, et presque CO2-free.
Mais alors, pourquoi veut-on encore une transition énergétique en France ? Le CO2 est l'ennemi public No 1, la réduction des émissions de CO2 est la priorité écologique du siècle... En France, en ce qui concerne l'électricité, le travail est presque fait. Y aurait-il d'autres objectifs encore plus importants à réaliser dans le domaine de l'électricité ? En effet ; pour les Verts, transition énergétique signifie aussi "sortir du nucléaire" ; peut-être même essentiellement "sortir du nucléaire". Le réchauffement climatique n'est pas la priorité pour tous.

Transition énergétique en Italie : sortir du nucléaire

Pour l'Italie, "transition énergétique" rime avec "sortir du nucléaire".

L’Italie est sortie du nucléaire. Pas du tout grâce aux énergies renouvelables ni aux économies d’énergie. Tout simplement, l’Italie achète du gaz russe, du pétrole libyen, du charbon ailleurs. Greenpeace s'était battue pour que l'Italie sorte du nucléaire... elle découvre maintenant que le pays émet énormément de CO2 ; Greenpeace, qui n'avait rien vu venir, qui croyait qu'il suffisait de dire stop au nucléaire pour respirer l'air pur du grand large, en est fort dépitée. Lors de la réunion du G8 à l’Aquila en Italie, en 2009, Greenpeace a organisé des opérations spectaculaires pour protester contre le CO2 qu'elle avait contribué à favoriser : plus de 100 activistes occupant simultanément quatre centrales au charbon à travers l’Italie. Le CO2 n'a fait qu'en rire, en rit encore.

Transition énergétique au Danemark : le vent d'ici et l'eau d'ailleurs

Le Danemark a un énorme potentiel de vent, qu'il exploite avec des milliers d'éoliennes sur mer et sur terre. Mais le vent volage a besoin de tuteur, pour prendre la relève lorsqu'il s'est essoufflé d'avoir soufflé et doit reprendre son souffle. par chance, le Danemark a un tuteur, l'eau et le relief de la Norvège voisine, qui lui fournit de l'électricité hydroélectrique lorsque le vent tourne s'évanouit.

Les éoliennes danoises sont sous perfusion d'eau de Norvège.

Même avec ces éoliennes, même avec cette perfusion, le Danemark est l'un des plus gros émetteurs de CO2 par personne en Europe ; 6,8 tonnes en 2013, contre 5,1 en France.

La transition énergétique en Allemagne : tout ça pour ça ?

La combinaison du vent danois et de l'eau norvégienne est idéale. Mais elle exploite une combinaison géographique exceptionnelle, rare ; c'est la géographie qui dispose, pas les hommes. L'Allemagne aussi a du vent, comme au Danemark, le fameux vent du nord qui chasse l'été les Allemands des bords de la Baltique et les pousse jusqu'à la Méditerranée ; mais l'Allemagne n'a pas l'eau de la Norvège, alors elle utilise ce qu'elle a sous la main, ou sous le pied, le lignite.

C'est pour cela que depuis longtemps l'Allemagne émet beaucoup plus de CO2 par habitant que la France. Les centrales allemandes à combustibles fossiles, dont la spécialité locale le terrible lignite, tournent à plein régime, émettant CO2 et particules fines (le lignite est un charbon de très mauvaise qualité, extrêmement polluant)

Il était urgent que l'Allemagne songe à réduire ses émissions de CO2 et de particules fines.

C'est commencé, répondent enfin les Grünen. En effet, l'Allemagne s'est lancée dans un vaste programme d'économies d'énergie et d'énergies renouvelables ; énergie photovoltaïque, énergie éolienne, etc. L'Allemagne est maintenant l'un des premiers producteurs d'énergie éolienne au monde ; bravo !

Les Grünen français sont émerveillés, les yeux pleins d'étoiles semblant des éoliennes.

Les Grünen français ont été envoûtés par le formidable battage médiatique qui fait croire que l'Allemagne agit pour réduire ses émissions de CO2. Réduire les émissions de CO2 est la priorité des priorités écologiques.

Mais, après enquête, il apparaît que la priorité des Grünen allemands n'est pas de réduire le CO2 ; elle est de sortir du nucléaire [1].
Pendant ce temps-là les émissions de CO2 ne diminuent pas.
Pendant ce temps-là, les Grünen français sont quand même émerveillés, parce que le coup de génie marketing des Grünen a été de mettre la sortie du nucléaire au menu, tout en offrant quelques éoliennes en zakouski ; elles sentent bon le vent du Nord, et font croire que le plat principal est du même vent et de la même eau. Les Grünen français se sont laissé séduire par les zakouski, sans réaliser que le plat principal, c'est encore fossile à la sauce lignite. Les zakouskis sont fait pour ça : un produit d'appel.

Entre astuces de marketing Vert et ingénuité du public par l'odeur alléché, quelques diagrammes permettent de faire le point.

Question : Quel pays utilise le plus d'énergie renouvelable, l'Allemagne ou la France ?

Réponse :

énergies renouvelables et fossiles, France et Allemagne

 

Sources :
D'après eurostat "Part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie" (%)
D'après Données banque mondiale - Consommation d'énergies fossiles (% du total)

 

1] La France utilise un peu plus d'énergies renouvelables que l'Allemagne.

2] Dans un cas comme dans l'autre, les énergies renouvelables sont peu de chose ; alors, un peu plus, un peu moins...

2] La France utilise beaucoup moins d'énergies fossiles que l'Allemagne. Dont le terrible lignite.

 

Question : Qui émet le plus de CO2 lié à la combustion d'énergie, un Allemand ou un Français ?

Réponse :

transition énergétique Allemagne, CO2

 

source : CO2 EMISSIONS FROM FUEL COMBUSTION – Highlights - IEA

1] Chaque Allemand émet beaucoup plus de CO2 lié à la combustion d'énergie que chaque Français.
2] Ces émissions de CO2 baissent, en Allemagne et en France.
3] Elles baissent sensiblement au même rythme dans les deux pays ; un peu plus en France.

 

On peut faire dire à cette courbe que l'Allemagne est en train de sortir du nucléaire sans beaucoup augmenter ses émissions de CO2. Ce qui est vrai, et des sites militants ne se privent pas de le souligner. Mais est-ce un succès ? Ce que dit cette courbe aussi, c'est que les milliards investis par l'Allemagne ne diminuent pas les énormes émissions de CO2 de l'Allemagne.

L'Allemagne émettait beaucoup plus de CO2 par habitant que la France.
Une transition énergétique après, des milliards d'euros après, l'Allemagne est maintenant couverte d'éoliennes... et continue à émettre beaucoup plus de CO2 par habitant que la France ! Un énorme gâchis. N'aurait-il pas été possible d'utiliser écologiquement ces milliards, pour réduire les émissions de CO2, la priorité écologique du siècle ?

L'Allemagne ayant choisi de sortir du nucléaire, voici comment a évolué la production d'électricité brute en Allemagne par source d'énergie :

transition énergétique Allemagne, CO2

 

Source : ag energiebilanzen

 

Ce diagramme montre la croissance spectaculaire des énergies renouvelables en Allemagne. Des médias ont titré avec enthousiasme qu'en 2015 un tiers de l'électricité consommée en Allemagne était d'origine renouvelable [2]. C'est la bonne nouvelle, en théorie.

L'Allemagne était et reste un mauvais élève écolo. Un des plus mauvais élèves d'Europe.

Mais la mauvaise nouvelle est que la part des énergies fossiles ne baisse pas ! Elle reste pratiquement constante, et élevée. Parce que les énergies renouvelables ne servent qu'à remplacer une autre énergie bas carbone, le nucléaire. De sorte que la moitié de l'électricité allemande qui était d'origine fossile... est encore d'origine fossile, dont le terrible lignite ! Ce qui ne va pas dans le sens de la priorité écologique du siècle : réduire les émissions de CO2.

 

Les éoliennes allemandes sont le cache-sexe du lignite allemand.

Et si l'Allemagne avait choisi de sortir du CO2 ?

L'Allemagne peint en Vert des milliards d'euros... sans réduire ses émissions de CO2 ! Elle fonce quand même dans le mur du réchauffement climatique, nous entraînant avec elle, parce qu'en cette affaire nous sommes tous accrochés comme des wagons, tous lancés sur les mêmes rails : le réchauffement climatique ne s'arrête pas à la frontière.

Faisons un peu d'histoire-fiction, d'uchronie. Et si l'Allemagne avait choisi une autre priorité ? Non pas sortir du nucléaire, mais sortir du CO2. Avec le même investissement cela aurait donné le digramme suivant, où la même progression des énergies renouvelable sert à réduire les énergies fossiles, et donc CO2 et particules fines, et non à compenser une réduction du nucléaire.

transition énergétique Allemagne, CO2

On pourrait faire encore mieux, proposer un scénario encore plus révolutionnaire où le nucléaire ne serait pas constant, mais augmenterait, pour que les énergies fossiles baissent encore plus. Épidémie d'apoplexie chez les grünen à prévoir ! Pourtant, c'est un scénario déjà en œuvre, en Chine, qui développe hydraulique (barrage des Trois Gorges), éolien, photovoltaïque... et nucléaire ! Tout ce qui permet de réduire charbon et CO2, bonne nouvelle pour la planète. Faut-il protester ? Quel seraient les arguments du grünen qui serait tenté d'aller faire la leçon aux Chinois ?
Les rapports de l'AIE et du GIEC indiquent que pour espérer limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C toutes les énergies bas carbone sont indispensables, y compris le nucléaire.

 

Sortir du nucléaire ou sortir du C02 ?

On comprend aisément les décisions allemandes ; elles sont inspirées par la peur du nucléaire, entretenue et amplifiée par les Grünen, les Verts, les Verde, et autres. Mais la peur vient du cerveau reptilien, elle n'est plus bonne conseillère à l'ère quaternaire. Le cerveau reptilien fonctionne à l'émotion, à la sensation, à la propagande, toutes choses trompeuses ; il ne connaît pas la réflexion, l'analyse des pour et des contre, des avantages et des inconvénients. Comment pourrait-il soupeser les avantages et inconvénients de sortir du nucléaire ou sortir du CO2 ? Est-il plus urgent d'échanger un accident nucléaire éventuel, local et limité, contre un réchauffement climatique inéluctable, global, peut-être globalement catastrophique ? Sans parler des particules fines. Mais si on ne réduit pas les émissions de CO2 et que la planète brûle, à quoi aura servi de sortir du nucléaire ?

clocher éoliennes La pire réponse est celle des bonimenteurs qui font croire que tout est possible : sortir du nucléaire, et en même temps réduire les émissions de CO2, avec l'argument des miraculeuses énergies renouvelables. L'Allemagne fait la démonstration, en temps réel, que les énergies renouvelables peuvent compenser une réduction limitée du nucléaire, mais sans diminuer les émissions de CO2. Même avec des éoliennes derrière chaque clocher, l'électricité allemande sent mauvais ; elle sent le gaz russe, le charbon d'ailleurs, et la spécialité locale, le lignite : 52 % d'énergies fossiles dans l'électricité allemande en 2015.

 

 

Électricité allemande : 52 % d'énergie fossile en 2015.
Électricité française : 6 % d'énergie fossile ; sans lignite.

Les arbres d'acier des éoliennes cachent la gigantesque forêt fossile allemande.

Plus d'éoliennes = plus de fossile = plus de CO2 ?

Le vent du nord fait tourner les éoliennes allemandes, quand il y a du vent du nord. Quand il n'y en a pas – ça arrive, même sur les bords de la Baltique – il faut un tuteur pour que les trains roulent encore et que les réfrigérateurs ronronnent. Mais l'Allemagne n'a pas de tuteur hydroélectrique comme dans le cas du Danemark. Alors, pour compenser les humeurs du vent, l'Allemagne doit ouvrir les vannes de ses centrales à combustibles fossiles, gaz, charbon, lignite.

Les éoliennes allemandes sont sous perfusion de combustibles fossiles.

éoliennes et combustibles fossiles

L'Académie des Sciences française a adopté le 6 janvier 2015 un Avis sur la transition énergétique - dans le cadre du débat sur le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte", qui souligne une nouvelle fois ce problème de l'électricité renouvelable intermittente :

« On peut de ce point de vue noter qu’en Allemagne la croissance de l’offre intermittente d'électricité d’origine renouvelable a nécessité l’ouverture de nouvelles capacités de production thermiques à charbon (13 GW) ainsi que le développement de l’exploitation du lignite conduisant à des émissions accrues de CO2 et surtout de polluants (oxydes d’azote et de soufre à l’origine des pluies acides…). »

« Sans moyen de stockage de l’électricité à grande échelle », on ne peut « éviter que l’intermittence de ces sources d’énergie ne conduise à utiliser des combustibles fossiles lorsqu'elles ne fournissent pas l'énergie demandée. »

C'est pour ces raisons que l'Allemagne maintient en service ses centrales fossiles existantes, et doit en outre – c'est en cours – construire ou moderniser de nouvelles centrales au gaz, au charbon, au lignite. (Germany plans to build, revamp 84 power plants-BDEW - Reuters, 23 avril 2012 - Les centrales à charbon et au gaz en Allemagne : Chiffres clés et état des lieux - octobre 2012)

Les cheminées des centrales allemandes toutes neuves fumeront encore dans 40 ans !

Éolien massif en Allemagne => On maintient en service les centrales à combustible fossile ; mais elles sont moins utilisées.
Éolien massif en France => On construit des centrales à combustible fossile. C'est plus de CO2 émis.

C'est pour ces mêmes raisons que dans un pays comme la France, où il n'y a pas un parc suffisant de centrales à combustibles fossiles que l'on pourrait maintenir en service, la construction massive d’éoliennes nécessiterait la construction de nouvelles centrales thermiques, et entraînerait des émissions accrues de CO2. Le scénario serait le suivant, dans le cas d'école d'une centrale nucléaire remplacée par des éoliennes :

- On ferme une centrale nucléaire de 1 000 MW qui n'émet pratiquement pas de CO2.
- On construit des éoliennes pour une capacité nominale de 1 000 MW.
- On construit une centrale au gaz de 1 000 MW, pour les jours sans vent, plus largement pour toutes les conditions pendant lesquelles les éoliennes n'atteignent pas leur puissance nominale.
- Compte tenu du facteur de charge des éoliennes, qui synthétise la capacité de l'éolienne en tenant compte des conditions pendant lesquelles elle n'atteint pas sa puissance nominale – ce facteur est d'environ un quart – le résultat sera équivalent à des éoliennes fournissant 1 000 MW un quart du temps, et une centrale au gaz de 1 000 MW fonctionnant les trois quarts du temps, avec émission de CO2.

 

"Que la lumière des éoliennes soit".
Et la lumière clignotante fut ; un quart oui, trois quarts non.

 

Le gouvernement allemand s'était lancé tout schuss dans les énergies renouvelables. Il en découvre maintenant les difficultés, et doit se résoudre à quelques slaloms, et même à descendre prudemment en chasse-neige. Face aux difficultés de gestion du réseau électrique allemand (en plus de l'augmentation spectaculaire du prix de l'électricité pour les particuliers), le Parlement allemand a adopté le 8 juillet 2016 une réforme de la loi sur les énergies renouvelables, visant à en limiter le coût et le développement.

 

 



[1] « Nous sommes prêts à accepter un retour temporaire au charbon comme source d'énergie afin d'épargner à l'Allemagne les effets destructeurs de l’atome. Après tout, ce qui nous importe à tous c'est la protection de l'environnement » (Jürgen Trittin, chef du groupe des Verts au Bundestag).
[2] Toutefois peu de médias ont noté que les nouvelles énergies renouvelables produisent de l'énergie... même quand on n'en a pas besoin. Au point même que l'on paye parfois le consommateur pour utiliser cette électricité dont on ne sait que faire.
"Il devient en effet plus coûteux d'arrêter la production pour quelques heures (coût de démarrage, seuil technique de puissance minimum, durée minimale d'arrêt…)". "Le producteur peut préférer payer pour écouler sa production plutôt que d'interrompre la production." (Denis Voisin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot)

L'écologie a inventé cette belle idée :
"Respectons la nature autant que les hommes."

N'oublions pas cette autre belle idée :
"Respectons les hommes autant que la nature."


Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.


Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Écologie et environnement - Mythes et réalité

 

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Le livre est disponible en version numérique :

- Format Kindle : Écologie et environnement - Mythes et réalité

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Ils peuvent également être lu sur des liseuses de livres électroniques (ebooks).
Le livre "Transition énergétique et changement climatique" (format Kindle seulement), est un sous-ensemble du livre complet, "Écologie, environnement... Mythes et réalité".


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
Découverte de l'univers... et des environs


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La voiture électrique marche aussi au charbon !
… Sauf en France où l'électricité est principalement nucléaire.
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Présentation rapide

Ce livre se préoccupe de l'avenir de la planète et des hommes, de tous les hommes.
Mais avec réalisme ; c'est pourquoi rêveurs et écologistes le détesteront.

Le temps où il n'y avait que quelques rares bons sauvages cueillant une poignée de baies dans la forêt, est fini. Une poignée de baies, ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts ! Le monde ne peut plus être du même vert d'avant, avec seulement les rayons du soleil pour nous réchauffer, les petits oiseaux pour nous enchanter, des baies bio pour nous régaler. La petite maison dans la prairie c'est le passé, à jamais. Il faut s'adapter.

S'adapter, c'est ne pas gaspiller les baies, économiser l'énergie, et autres "petits gestes pour sauver la planète". Mais cela ne suffit pas ! Il faut aussi produire plus de baies, augmenter encore les rendements sur des terres de plus en plus rares, et produire encore plus d'énergie ; pour répondre aux énormes besoins des énormes foules des énormes pays pauvres et émergents.

Les hommes ont déjà su s'adapter. Ils ont inventé l'agriculture, développé la formidable énergie des machines, fait la révolution verte ; une partie de l'humanité peut ainsi vivre sereinement, enfin.
Sept milliards de Terriens déjà, neuf milliards bientôt, ce sont neuf milliards d'obligations d'inventer encore, avec précaution bien entendu, dans le respect de l'environnement bien entendu – mais sans frilosité passéiste.




 

liens externes pour ce sujet 

Manicore, Jean-Marc Jancovici

 

 

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Mise à jour : 14 avril 2017

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