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Écologie
Réchauffement climatique


C'est urgent !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ligne bleue

Pesticides contre pestes et famines

 

 

Le bon temps, c'est aujourd'hui ! - Qui veut troquer un seul aujourd’hui contre deux hier ?

Aux premiers temps les hommes subissaient les caprices de la nature – ouragans, sécheresses, disettes et famines.

« La France, pays privilégié s'il en fut, aura connu dix famines générales au Xe siècle, vingt-six au XIe, deux au XIIe, quatre au XIVe, sept au XVe, treize au XVIe, onze au XVIIe. » (Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme)

Ils tentaient de s’en défendre par des danses de la pluie ou autres processions et rogations, dont l'efficacité est discutée.

Nous pouvons aujourd'hui nourrir sept milliards de terriens. C'est peut-être une juste rétribution céleste des processions… mais certainement aussi le fruit de l’amélioration des techniques agricoles.

Il n’y a plus assez de petits vallons

Pourtant, en dépit de cette réussite, au lieu de couvrir d’éloges les hommes si inventifs et si actifs, on les accuse ! On les accuse d’utiliser des moyens artificiels, des insecticides, des engrais, des OGM… On les accuse de ne pas se satisfaire de la vie naturelle des temps anciens ; on voudrait qu'ils reviennent en arrière, qu’ils installent leur campement comme autrefois, au bord du ruisseau dans le petit vallon, et mènent une vie simple et tranquille au rythme du ciel et des saisons, des nuages et du vent. Hélas, c’est impossible, il n’y a plus assez de petits vallons.

Car on a dit aux premiers hommes « croissez et multipliez ». Et ils l’ont fait, les bougres ! Nous sommes aujourd’hui sept milliards, sept milliards de ventres à nourrir. Il faut nous habituer à l’idée que les choses ne peuvent plus être comme avant, comme au temps où il n'y avait sur terre que quelques rares tribus cueillant une poignée de baies dans la forêt. Une poignée de baies ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts. Le vieux conseil des Écritures de ne rien faire, comme les oiseaux du ciel qui ne sèment ni récoltent, ne fonctionne plus [1]. Il a fallu inventer la sarclette et la binette, puis pesticides, engrais, tracteurs.

Avons-nous perdu au change ?

la nature est maintenant insuffisante. Pour assurer les besoins vitaux de sept milliards d'existants, les nourrir, les habiller, les loger, il faut encore de nouvelles semences, des engrais, des pesticides, des tracteurs, et donc des mines, des usines, des centrales électriques, et donc des universités, des livres, des imprimeries, des laboratoires de recherche, et donc des villes, des routes, des avions, des pétroliers...

L’avenir ne sera pas seulement romantique et vert, avec les seulement les rayons du soleil pour nous réchauffer, les petits oiseaux pour nous enchanter, le bio pour nous régaler ; il faudra aussi, nécessairement, accepter l'aide et les servitudes des nouvelles techniques.

Ces nouvelles techniques inquiètent, ce qui se comprend bien, toute nouveauté peut présenter des risques nouveaux qui n'existaient pas auparavant – on n'a relevé aucun décès par accident d'avion ou par électrocution au Moyen Âge. Mais on relève aujourd'hui infiniment moins de décès par famine, de pestes et autres calamités massives maintenant oubliées.
Les changements bousculent les vieilles habitudes et coutumes, on a toujours le sentiment que c'était mieux avant... Pourtant, « La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre », disait Albert Einstein – un grand spécialiste du mouvement. Nous avons échangé un mode de vie contre un autre, des avantages contre d’autres, d'anciens risques, dévastateurs, contre des risques nouveaux, mais mineurs. Avons-nous perdu au change ?

Nous avons troqué les famines du passé contre quelques résidus de pesticides inoffensifs, avons-nous perdu au change ?

La charrue bucolique et les bœufs contre des tracteurs ; le travail des enfants aux champs ou à la mine contre l’école, avons-nous perdu au change ?

Les épidémies contre des vaccins ; la douleur contre les médicaments antidouleur, avons-nous perdu au change ?

L'eau potable du robinet contre l'eau polluée de la rivière.

L’air pollué par les lampes à huile et les fumées du feu de bois contre le chauffage central et l’électricité... Avons-nous vraiment perdu au change ?

Le vin gelait dans les salons dorés du château de Versailles, et il faisait 12°C en moyenne, l’hiver, dans un appartement londonien au XIXe siècle. Avons-nous perdu au change ?

Plus récent, un reportage de Michel Treguer, faisant parler de vieilles personnes de l'île d'Ouessant, nous fait entendre "À la résurrection les justes reviendront sur terre. Mais moi, je ne reviendrais pas ici, j'ai eu froid tout le temps".

Le bon vieux temps, c'est maintenant ;
vivement aujourd'hui !

Qui veut troquer un seul aujourd’hui contre deux hier ?

 

[...]

 

 



[1] « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment point, ils ne moissonnent point, et ils n’amassent rien dans des greniers : mais votre Père céleste les nourrit [...]
Ne vous inquiétez donc point en disant : Que mangerons-nous, ou, que boirons-nous, ou de quoi nous vêtirons-nous ? Ce sont les païens qui recherchent toutes ces choses ; et votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez donc premièrement le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. » (Mt VI 25-33).

La Fontaine a illustré que, pour la cigale au moins, la recette ne fonctionne pas lorsque la bise est venue…

 

 

bon vieux temps, disette et maladies

 

 

Que la planète bleue soit verte, c'est urgent !

Oui, mais les recettes vertes ne suffiront pas.
► Le réchauffement climatique, c'est déjà commencé, c'est urgent.
   Mais les énergies renouvelables ne suffiront pas.
► Le défi alimentaire pour nourrir les sept milliards de Terriens que nous sommes déjà, les neuf milliards que nous serons bientôt, c'est urgent.
   Mais l'agriculture biologique ne suffira pas.


Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.
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Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Écologie - Réchauffement climatique - c'est urgent !

Également en version numérique Kindle ou EPUB (Kobo)

écologie, réchauffement climatique, ogm, biologique

Le livre "Changement climatique - Transition énergétique  : C'est urgent !" est le sous-ensemble du livre complet qui traite du problème du réchauffement climatique.


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
Découverte de l'univers... et des environs


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Petits billets de mise en bouche

Petits billets de mise en bouche

Surpopulation - croissance / décroissance...

Surpopulation - Nourrir l'humanité - Malthus
La surpopulation dépend aussi des techniques disponibles, et de leur acceptation.

La croissance durable… une grenouille plus grosse que la planète
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Réchauffement climatique, énergies renouvelables, économies d'énergie...

Émissions de CO2 et réchauffement climatique : bilan et perspectives
Bilan : les émissions de CO2 augmentent.
Perspectives : les émissions de CO2 augmentent.

L'irrésistible croissance des émissions de CO2
"Quand il est urgent, c'est déjà trop tard" (Talleyrand)

Les économies n'existent pas.
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Mais la dépense se fera, tôt ou tard.

Les petits gestes pour sauver la planète ... Ont de petits effets !

La voiture électrique marche aussi au charbon !
… Sauf en France où l'électricité est principalement nucléaire.
Mais 68% de l'électricité mondiale proviennent d'énergies fossiles.

Énergie, transition énergétique, énergies renouvelables, sortir du nucléaire, charbon...

Peut-on sortir du nucléaire, et en même temps, sortir du réchauffement climatique ?
La transition énergétique ratée de l'Allemagne démontre que non.

La transition énergétique ; moins de nucléaire contre plus de CO2 ?
L'Allemagne utilise moins d'énergies renouvelables et émet plus de CO2 que la France.

La transition énergétique ratée de l'Allemagne
"Aurait dû mieux faire".

Les nouvelles énergies renouvelables ont-elles la capacité de produire 100 % de l'électricité en France ?
Avec quelles contraintes pour les consommateurs ?
Pour quel bénéfice en réchauffement climatique ?

Les énergies renouvelables progressent... moins vite que la consommation d’énergies fossiles !
Les énergies renouvelables progressent.
Mais les énormes pays émergents ont d'énormes besoins d'énergie.
Ce sont les énergies fossiles qui croissent le plus en valeurs absolues.

L'énergie de demain
Y a-t-il une vie après le pétrole ?
Oui, il restera encore du charbon.
Et le peu dont sont capables les énergies renouvelables.

Dangers des énergies, charbon, nucléaire
Pollution et dangers des centrales au charbon, par particules fines et CO2, sont plus importants que pollution et dangers de l'énergie nucléaire.

Déchets nucléaires, déchets toxiques, déchet CO2
LE déchet, l'ennemi public No1, c'est le déchet CO2.
Le déchet CO2 se déverse dans l'égout du CO2 ;
l'égout du CO2, c'est l'atmosphère.
Les déchets ne sont pas là où l'on croit.

Urgence alimentaire, agriculture bio, pesticides, OGM...

L'agriculture bio peut-elle nourrir l'humanité ? 
Les famines étaient nombreuses autrefois, quand tout le monde mangeait bio. 

Les pesticides bio... des armes chimiques 100 % bio ! 
Sur des étiquettes de pesticides bio :
  Produit "irritant", "nocif", "toxique"... !
  "Ne pas traiter en présence des abeilles"
  "Ce produit peut porter atteinte à la faune auxiliaire"

Les dangers - ou non - des pesticides.
Les agriculteurs, qui manipulent des pesticides à longueur de jour, ont une plus grande espérance de vie et moins de cancers que la population générale.
Les pesticides permettent de nourrir les sept milliards de Terriens que nous sommes déjà, les neuf milliards que nous serons bientôt.

Peut-on réduire de moitié l'utilisation des pesticides ?
Les vœux pieux et les plans du gouvernement se succèdent... mais le recours aux pesticides continue à croître. Parce qu'il faut bien manger.

Les OGM Bt permettent de réduire l'utilisation des insecticides...
Nous voulons moins de pesticides ?
Alors utilisons plus d'OGM Bt !
Nous voulons protéger les abeilles ?
Alors utilisons des OGM Bt !

Nous mangeons trop de viande
La planète pourrait peut-être nourrir neuf milliards de mythiques homo-ecologicus-no-gaspillus, rationnels, non-gaspilleurs, mangeurs de graine.
Mais elle ne peut pas nourrir neuf milliards d'hommes tels qu’ils sont

Agriculture bio et biocarburants
Peut-on vouloir plus de bio, plus de biocarburants, et "en même temps" plus d'espaces verts, de forêts vierges, et nourrir la planète, toute la planète ?
Au secours, Monsieur Freud !

OGM, des variétés naturelles comme les autres, en mieux
Les nouvelles variétés "naturelles" contiennent naturellement des pesticides naturels.
Les nouvelles variétés dites "naturelles" contiennent des gènes inconnus, aux effets inconnus.
... Mais enfin, les OGM vinrent !

Mutagenèse, transgenèse, OGM cachés, TIS

Lobbying, désinformation, préjugés...

Le contre sens sur le lobbying - L'exemple de Greenpeace, une multinationale du lobbying

OGM - Désinformation
La fausse rumeur du suicides des fermiers indiens

"OGM j'en veux pas", une nouvelle religion ?

Mythes et réalité...

Le bon vieux temps - disettes et famines
La planète bleue n'était pas verte, la vie n'était pas rose... 

Pesticides contre famines
Qui veut troquer un seul aujourd'hui contre deux hier ?

Nature, amie ou ennemie ?
Coquetterie et pesticides, même combat.
Pesticides, contraception, OGM riz doré... les hommes font mieux que la nature.

L’argent ne fait pas toujours le bonheur... Mais nous ne sommes pas près de muter en homo-ecologicus-no-gaspillus. 


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Présentation rapide

Nous avons un rêve... que la planète bleue soit verte.

Mais la combinaison du nombre des Terriens et de leur prospérité constitue un mélange explosif, et la mèche est allumée ; nous serons bientôt neuf milliards.

Quelques bons sauvages cueillant une poignée de baies dans la forêt, c'est fini. Une poignée de baies, ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts ! Le monde change, il ne peut plus être du même Vert d'avant, avec seulement les rayons du soleil pour nous réchauffer, les petits oiseaux pour nous enchanter, des baies bio pour nous régaler. La petite maison dans la prairie c'est le passé à jamais, il faut s'adapter.

S'adapter, c'est ne pas gaspiller les baies, économiser l'énergie, mais cela ne suffit pas ! Il faut aussi inventer de nouvelles techniques pour produire plus de baies, plus d'énergie, pour répondre aux énormes besoins des énormes foules des énormes pays pauvres et émergents.

C'est urgent.

L'agriculture biologique peut-elle produire assez de baies pour nourrir l'humanité, toute l'humanité ?

Les disettes et famines étaient courantes autrefois, quand tout le monde mangeait bio.

L'agriculture biologique, de faible rendement, gaspille la ressource la plus précieuse, la terre. Peut-être faudrait-il taxer cette "externalité négative" ?

Les pesticides ? Les agriculteurs, particulièrement exposés aux pesticides, ont moins de cancers et vivent plus longtemps que la population générale.

Les OGM sont plébiscités par les agriculteurs d'Asie, d'Afrique, des Amériques...

Moins d'insecticides, meilleurs rendements... Un espoir pour les générations futures.

Les énergies renouvelables peuvent-elles être le plan B pour prendre la relève du pétrole et du charbon avant que la planète brûle ?

Les nouvelles énergies renouvelables croissent moins vite que la consommation d'énergies fossiles. Elles ne peuvent pas être le plan B à elles seules.

Quelle est la principale menace ? Est-ce le risque d'un accident nucléaire éventuel, local, ou le réchauffement climatique déjà enclenché, global, catastrophique ?

Ouragans, sécheresses, inondations, etc., c'est déjà commencé, ce n'est que le début.

Il est urgent de cesser de pleurer un mythique "bon" vieux temps qui ne fut jamais bon – et d'affronter les redoutables défis de maintenant ; défi alimentaire, défi énergétique et climatique.



 

écologie, mythes et réalité, bon vieux temps, famines, maladies, pollution, hygiène, espérance de vie

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Mise à jour : 03 octobre 2017

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