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Les variétés naturelles contiennent des gènes inconnus éventuellement dangereux. Le génie génétique permet de créer des OGM, plus sûrs, moins dangereux

 

Les nouvelles variétés dites "naturelles" contiennent des gènes inconnus, aux effets inconnus.

... Mais enfin, les OGM vinrent ! Le génie génétique permet maintenant de créer de nouvelles variétés de façon maîtrisée et précise, sans risques.

La plupart des fruits et légumes "naturels" produisent eux-mêmes leurs propres pesticides, pour résister aux prédateurs ; la pomme de terre contient de la solanine, toxique.

 


 

 

Les variétés dites "naturelles" sont contaminées par des gènes inconnus !

Autrefois, les nouvelles variétés naturelles étaient... naturelles. Elle naissait au soleil des champs, au hasard d'une mutation naturelle, ou par croisement naturel entre variétés voisines, sans autre intervention des hommes qu'une lente sélection des meilleurs spécimens.

Le processus était très lent. Alors les hommes ont appris à créer plus rapidement de nouvelles variétés, en favorisant des croisements prometteurs entre les meilleurs spécimens de variétés parentes. On parvient ainsi à importer un nouveau gène dans une variété intéressante, par exemple un gène de résistance à un ravageur.

« De l’ordre de 95 % des variétés de tomate actuellement cultivées ont des gènes de résistance provenant d’espèces sauvages. C'est souvent la résistance aux parasites qui a été apportée par les croisements interspécifiques. [...] » (Comprendre l'amélioration des plantes : Enjeux, méthodes, objectifs et critères de sélection - Par André Gallais - 2015)

(Remarquons en passant que créer une nouvelle variété c'est – par définition – en modifier le génome, c'est créer une variété génétiquement modifiée, un OGM, même quand la modification est "naturelle").

Le problème des nouvelles variétés naturelles, des "OGM naturels", est que nous n'avons pas la maîtrise des modifications. Lors du croisement les gènes fusionnent au hasard, à la grâce de Dieu ou de Nature. Le gène de résistance recherché est importé dans la nouvelle variété, mais ce gène ne vient pas seul, il est accompagné, au hasard, d'autres gènes qui lui étaient voisins, desquels on ne sait rien.

«  [...] pour le chromosome porteur, autour du locus de l’allèle transféré, [...] c’est tout un fragment chromosomique du donneur qui est inséré en même temps que l’allèle transféré. Ce fragment peut représenter jusqu’à 30 % de la longueur du chromosome (Young et Tanksley, 1989) » [...]

« Chez le blé tendre, ce sont aussi essentiellement des gènes de résistance aux maladies qui ont été introduits à partir d'espèces sauvages, appartenant à des genres plus ou moins éloignés de celui du blé. On peut dire que toute variété de blé tendre d'aujourd'hui referme des gènes de résistance venant d'espèces éloignées. [...] Au final, c'est en général tout un fragment chromosomique, contenant beaucoup d'autres gènes, qui a été transmis avec le gène d'intérêt, suite à des opérations plus ou moins complexes et aléatoires qui ont demandé beaucoup de temps. » (Comprendre l'amélioration des plantes: Enjeux, méthodes, objectifs et critères de sélection - Par André Gallais - 2015)

 

Les nouvelles variétés dites "naturelles" sont contaminées par des gènes inconnus !

 

Le bio aussi est concerné :

« La variété de blé Renan, la plus utilisée en agriculture biologique encore aujourd’hui, est issue de processus biotechnologiques très sophistiqués [*]. Ils visaient à transférer les gènes de résistance à diverses maladies et aux nématodes qui font l’intérêt de cette variété et ils ont entraîné des modifications du génome beaucoup plus importantes que ce qu’aurait fait la transgénèse. » (Comprendre l'amélioration des plantes: Enjeux, méthodes, objectifs et critères de sélection - Par André Gallais - 2015)

 

 

[*] "Très sophistiqué" parce que aujourd'hui les variétés nouvelles ne sont plus obtenues par de simples croisements naturels entre adultes consentants de variétés voisines ; la plupart des gènes utiles faciles à importer ont déjà été exploités. Il faut maintenant aller chercher des gènes d'intérêt dans des variétés sauvages, génétiquement distantes, non interfécondes. Ce sont des mariages arrangés, entre partenaires sans attirance mutuelle, et le moment venu, les conjoints refusent le devoir conjugal. La nuit de noces ne se passe pas joyeusement dans les champs sous le clair de lune, mais en laboratoire dans des éprouvettes, sous l'œil des sélectionneurs, des marieurs-chimistes en blouses blanches. Pour obtenir ces croisements entre adultes non consentants les marieurs-chimistes n'utilisent pas d'artifices érotiques, ils violent la nature au marteau-pilon pour ADN : attaques par des produits chimiques toxiques, expositions à des rayonnements, gestation par autrui [0].

Tous cobayes

Mais… Que fait la police ! ? Et le principe de précaution ? Les variétés dites naturelles, même bio, sont envahies par des gènes étrangers inconnus ? Il faut réagir, faire quelque chose ! Nos sociétés anxieuses, qui récitent tous les soirs le principe de précaution en guise de prière, devraient prendre la précaution de contrôler ces variétés naturelles. Et pourtant... rien ! Aucun contrôle, aucun test de toxicité n'est effectué avant de mettre une nouvelle variété sur le marché. Nous mangeons à nos risques et périls. On pourrait se rassurer en pensant que les premiers consommateurs-cobayes ont déminé le terrain ; en effet, ils ont fait le test, qu'ils reposent en paix, on ne propose plus d’amanite phalloïde en salade [00].

Mais le danger est encore présent puisque les semenciers créent tous les jours des variétés nouvelles, aux propriétés encore inconnues, que personne n'a encore "testées". Les tests, ce sont les consommateurs qui les font ! Vous, moi. On pourrait comprendre une certaine hésitation des premiers consommateurs, "Après-vous monsieur le testeur, mangez le premier". Mais non, aucune de ces galanteries genre bataille de Fontenoy, parce que les nouvelles variétés sont mises sur le marché sans aucun avertissement, nous les achetons et consommons sans savoir que nous sommes les premiers consommateurs-testeurs.

Quand il y a des malades, le test est négatif, et la nouvelle variété est retirée du marché.

« La variété [de pomme de terre] Lenape, issue du croisement Solanum tuberosum x Solanum chacoense, s’est avérée renfermer une teneur importante en GA. Sa commercialisation à grande échelle a été évitée, suite à des cas d’intoxication consécutive à l’introduction de la nouvelle variété dans le circuit alimentaire. » (Revue médicale de Liège - LES GLYCOALCALOÏDES DE LA POMME DE TERRE, par P. Bodart, et A. Noirfalise, chargé de Cours, Université de Liège, Faculté de médecine, Service de Toxicologie et Bromatologie)

Les mêmes auteurs citent également le cas de la variété Magnum bonum, responsable d’intoxications en 1986. Depuis 1993, cette variété ne peut plus être commercialisée.

Ces intoxications vous étonnent ? Vous ne l'avez pas lu dans les journaux ? Le télé journal n’en a rien dit ? Rassurez-vous, c'est normal : un croisement est considéré comme naturel, on ne va pas crier au scandale pour des bavures regrettables des mécanismes naturels. C'est naturel, c'est la vie.

 

Merci aux cobayes qui ont souffert pour nous.

 

Ces intoxications ne sont peut-être que la partie émergée de l’iceberg :

« Compte tenu qu'aujourd'hui ± 3000 variétés de pommes de terre sont commercialisées dans le monde, la teneur en glycoalcaloïdes de beaucoup d'entre elles est toujours inconnue. » (LES GLYCOALCALOÏDES DE LA POMME DE TERRE).

« certains auteurs pensent que de nombreuses intoxications mineures aux glycoalcaloïdes de la pomme de terre ne sont pas différenciées d’une gastro-entérite passagère et restent, de ce fait inconnues... » (Bruneton J. — Plantes toxiques. Végétaux dangereux pour l’homme et les animaux. Lavoisier Tec et Doc, Paris, 1996, 462-465 – Cité par P. Bodart et A. Noirfalise )

 

Allez, vous reprendrez bien un peu de purée à la solanine pour la route ?

 

Enfin les OGM vinrent !

Par définition, une nouvelle variété est nouvelle parce que son génome a été modifié ; toute nouvelle variété est un OGM. Qu'il s'agisse d'une variété nouvelle dite "naturelle" ou d'une variété obtenue par génie génétique, dans tous les cas il s'agit d'importer de nouveaux gènes dans le génome d'une variété existante.

Dans le cas d'une nouvelle variété dite "naturelle", cette importation se fait par croisement avec une variété parente plus ou moins éloignée. Mais dans ce cas on importe, au hasard des croisements, sans le maîtriser, un nombre inconnu de gènes inconnus, aux propriétés inconnues, avec des risques déjà vérifiés sur la santé des consommateurs.

 

Mais enfin le génie génétique vint ! Les hommes maîtrisent maintenant, de mieux en mieux, les techniques du génie génétique qui permettent de créer de nouvelles variétés de façon précise et contrôlée. Ces techniques permettent d'importer un nouveau gène connu – seulement ce gène – dont on s'est assuré au préalable qu'il produit une protéine non toxique et non allergénique pour l’homme ; ce qui explique qu'il n'y ait eu à déplorer aucun incident dû à la consommation d’OGM. On peut être d’autant plus rassuré sur la sécurité des OGM en imaginant le tollé que soulèverait la découverte d'un seul cas de légère migraine, attribuable à une consommation d'OGM ! On n'a jamais entendu dire "Non, pas ce soir, j'ai mangé des OGM et j'ai un peu de migraine…"

 

Vaut-il mieux ajouter une ribambelle de gènes, en nombre inconnu, aux caractéristiques inconnues, venant de cousins plus ou moins proches ? – c'est le cas des variétés nouvelles dites naturelles.

Ou bien ajouter un nouveau gène précis, aux effets connus, venant d’un organisme étranger éventuellement même très éloigné ? – c'est le cas des OGM.

 

En outre, les OGM sont contrôlés ; ils sont soumis à toute une série de tests de toxicité avant qu'ils puissent être mis sur le marché.

« Le contraste avec l’évaluation à peu près inexistante des risques dus à la consommation des variétés sélectionnées par les méthodes conventionnelles est frappant.
Les dépenses réservées aux recherches sur la biosécurité des OGM sont 20 fois plus élevées que celles appliquées aux plantes traditionnelles dont l’innocuité n’est a priori pas supérieure. […] Il n’est donc pas exagéré de considérer que les OGM constituent la nourriture la plus sûre car la plus surveillée. » (Louis-Marie Houdebine, Unité mixte de recherche (UMR) Biologie du développement et de la reproduction, Institut national de la recherche agronomique, dans la revue Environnement, Risques & Santé, Volume 3, Numéro 6, 341-52, Novembre-Décembre 2004) (C’est moi qui souligne.)

« Si on soumettait la pomme de terre aux tests de toxicité pratiqués aujourd’hui sur les OGM, elle ne serait pas autorisée à la vente, ou seulement sous certaines conditions. » (Gérard Pascal, toxicologue, membre de la commission du génie biomoléculaire - Revue Science et Vie – Nov. 2007 N° 1082 – Manger des OGM est-il dangereux ?)

En résumé, les plantes OGM sont bien moins modifiées, mieux connues, mieux contrôlées, et présentent moins de risques que les nouvelles variétés dites naturelles.

On examinera ici essentiellement le cas des plantes OGM, les PGM – c’est ce que le mot "OGM" évoque d’abord dans nos esprits inquiets – et plus précisément le cas des OGM Bt, des PGM résistant à un insecte ravageur. Les PGM résistant à un herbicide sont un autre cas de figure, les OGM animaux aussi – et les malades traités par thérapie génique sont encore une autre catégorie.

Les variétés naturelles contiennent des pesticides naturels

Non seulement les variétés naturelles contiennent des gènes inconnus, elles contiennent aussi des pesticides.

Le mécanisme universel de la sélection naturelle sélectionne en effet les variétés qui résistent le mieux aux prédateurs. C'est ainsi que la nature sélectionne des variétés qui produisent elles-mêmes leurs propres pesticides pour se protéger. Les fruits et légumes contiennent des pesticides ! Non parce que les hommes utilisent des pesticides, rien à voir, mais parce que la nature les a ainsi sélectionnés. Ce n’est pas une option des temps modernes, c’est un équipement d’origine, de base. Inutile de laver frénétiquement les légumes, ils contiennent naturellement des pesticides à l'intérieur.

« Les plantes cultivées produisent naturellement divers produits chimiques qui les protègent contre herbivores et agents pathogènes. Certains de ces produits chimiques peuvent être toxiques pour les humains lorsqu'ils sont consommés en grandes quantités. » Genetically Engineered Crops : Experiences and Prospects - The National Academies of SCIENCE, ENGINEERING, MEDECINE - The National Academies Press, 2016)

« Toutefois, plusieurs fruits et légumes consommés au Canada contiennent de petites quantités de toxines naturelles. Ces dernières contribuent à la protection des végétaux et créent une résistance à des maladies et à certains types d'insectes. En outre, la population doit être sensibilisée à la présence de toxines naturelles dans ces fruits et légumes. Les conseils suivants peuvent aider à réduire ou à éviter l'exposition à des toxines qui risquent d'avoir des effets nuisibles sur la santé humaine. » (Agence canadienne d'inspection des aliments)

 

La nature invente tout et son contraire, au hasard.

Elle a inventé les plantes.

Puis elle a inventé les ravageurs des plantes qu'elle avait inventées.

Puis elle a inventé des pesticides naturels contre ces ravageurs qu'elle avait inventés des plantes qu'elle avait inventées.

 

Des pesticides dans les légumes ? Mais c'est naturel !
Même dans les légumes bio.

Les médias nous tourmentent, répétant que notre nourriture est empoisonnée ; traumatisme garanti, trois fois par jour lorsque nous nous mettons à table. Eh bien, vous allez rire, c’est vrai ! Il y a vraiment du poison dans nos assiettes ! Mais pas comme on le croit :

« Ceux qui consomment des aliments "sains et naturels" doivent savoir que ce faisant ils absorbent une étonnante variété de substances qui rendent malignes les cellules vivantes… la crainte superstitieuse des produits chimiques artificiels est largement répandue, alors que les substances chimiques naturelles sont toujours jugées bénéfiques ». (La revanche de Gaïa - James Lovelock)

« Les résidus de pesticides synthétiques dans les plantes utilisées pour l'alimentation sont en quantité insignifiante en comparaison des pesticides naturels. Dans l'alimentation humaine, 99,99 % des pesticides ingérés sont d'origine naturelle ! Il s'agit de produits chimiques secrétés par les plantes elles-mêmes pour se défendre contre les champignons, les insectes et autres prédateurs. Chaque plante produit son propre arsenal d'armes chimiques [1]. »

« Chaque jour, les Américains consomment environ 1,5 g de pesticides naturels par personne sous forme de légumes, de fruits, de thé, de café, etc., soit 10 000 fois plus que l'ingestion de résidus de pesticides synthétiques. » (Traité de chimie organique - Par K. Peter C. Vollhardt, Neil E. Schore - de boeck P 1128)

 

Pour 0,01 %, notre nourriture est empoisonnée par les pesticides des hommes.
Pour 99,99 %, elle est empoisonnée par les pesticides naturels.

Pourtant, nos peurs et nos tests se concentrent sur les minuscules 0,01 % de pesticides de synthèse, alors que les 99,9 % de pesticides naturels ne sont pas moins à craindre :

« Lourdes et coûteuses, les réglementations destinées à prévenir les risques de cancer ont une cible principale : les molécules de synthèse présentes à l'état de traces dans notre alimentation, dans l'air que nous respirons ou dans l'eau que nous buvons. Or, du point de vue des tests animaux qui sont au cœur de ces réglementations, de nombreuses molécules naturelles sont tout aussi cancérogènes. [...] De nombreux aliments très communs ne franchiraient pas les contrôles réglementaires appliqués aux produits chimiques synthétiques [2]. »

Aux doses habituelles de consommation, les pesticides naturels contenus dans les plantes n'ont pas de conséquences immédiates. Mais cela ne signifie pas qu'ils ne posent jamais de problèmes. La solanine par exemple, (pommes de terre, tomates, aubergines...) peut être source de problèmes :

les variétés naturelles contiennent des pesticides naturels

« La pomme de terre contient les glycoalcaloïdes alpha-solanine et alphachaconine (Maga, 1980). […]
La solanine et d'autres glycoalcaloïdes sont toxiques. Ils ne sont pas détruits durant la cuisson normale car la température de décomposition de la solanine est d'environ 243°C (Rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) –  Racines, tubercules, plantains et bananes, dans la nutrition humaine)

« Toute la plante [la pomme de terre] contient des glycoalcaloïdes toxiques, mais les quantités présentes dans les tubercules sont habituellement sans danger. Cependant, sous l'effet de la lumière, les tubercules effectuent la photosynthèse ; dans ce cas, la concentration de glycoalcaloïdes augmente. Elle peut atteindre des niveaux toxiques dans la peau, les yeux et les pousses. Même la chair du tubercule peut contenir des glycoalcaloïdes en quantité toxique. Des bovins, des moutons, des porcs et des humains qui avaient ingéré diverses parties de plants de pomme de terre ont été intoxiqués et sont morts. » (Site du Gouvernement du Canada - Système canadien d’information sur la biodiversité - Informations sur l'intoxication: pomme de terre)

La veille doit être constante :

« Avertissement de danger pour la santé
Présence possible de glycoalcaloïdes dans des pommes de terre rouges importées de la Californie distribuées par Crescent Multi-Foods
OTTAWA, le 9 mars 2002 – De nouveaux renseignements sur la distribution du produit viennent de s’ajouter à la mise en garde publique diffusée plus tôt dans la journée. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) avise la population de ne pas consommer les pommes de terre rouges de la Californie achetées entre le 29 janvier 2002 et le 9 mars 2002 aux magasins spécifiés (voir le tableau en annexe). Ces pommes de terre pourraient renfermer des glycoalcaloïdes, une cause de maladie lorsque consommés. » (Agence Canadienne d’Inspection des Aliments)

« Contaminated potatoes seized in Oman as poisonous solanine is found - March 15, 2016

Moscate : des tonnes de pommes de terre ont été détruites à la suite d'une circulaire ministérielle avertissant de la contamination par solanine, un toxique naturel dans les pommes de terre. »

Les hommes, qui ne sont pas les derniers des commerçants ont su exploiter ces pesticides de la nature. Les marchands bio ont saisi le créneau et les vendent en tant que pesticides bio ; "achetez mes pesticides bio !" Même la solanine de nos pomme de terre a été utilisée en tant que pesticide.

Mais les hommes, qui sont les derniers des inconscients, n'ont pas capté que ces pesticides bio, qui sont naturellement présents dans les plantes, sont donc aussi naturellement présents dans leur assiette chaque jour que la nature fait. Ils sont tapis dans les fruits, pommes, abricots, cerises, bananes, ananas etc., dans les légumes, brocolis, carottes, céleris, endives, radis, tomates, laitues, etc.. Il est surprenant de voir combien nous sommes effrayés à l'annonce du moindre soupçon de trace d'ombre de pollution par des pesticides de synthèse, alors que nous sommes si peu soucieux de ces poisons quotidiens. Nous restons sereins. Même pas peur ! Pourquoi faudrait-il s'inquiéter de ces pesticides naturels qui sont consommés depuis des millénaires sans problèmes ? L'argument a l'odeur d'un argument imparable, la couleur d'un argument imparable... les pesticides naturels seraient des pesticides "pour de rire"  [9]. Mais sommes-nous certains que les pesticides naturels ne sont pas nocifs à long terme, à petit feu, sans que l'on s'en rende compte ? Lorsqu'un cancer se manifeste, il ne porte pas d'étiquette où sa cause serait écrite. Sommes-nous certains que parmi les causes il n'y a pas ces pesticides naturels que l'on croit inoffensifs ? Ce qui explique l'aveu d'impuissance de la FAO et autres à prédire les effets à long terme… de n'importe quel aliment, même déjà utilisé depuis des millénaires :

« On sait très peu de choses sur les effets potentiels à long terme de tous les aliments. » (Aspects de la salubrité des aliments génétiquement modifiés d’origine végétale - "Rapport d’une consultation conjointe d’experts FAO/OMS sur les aliments produits par biotechnologie - 2000)

« Le comité estime qu'il est important de préciser qu'il y a des limites à ce qui peut être connu des effets sur la santé de n’importe quel aliment, qu'il soit non-OGM ou OGM. » (Genetically Engineered Crops : Experiences and Prospects - National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine - 2016)

[  ...  ]

 



[0] Par la technique de l'espèce-pont par exemple : lorsque les deux espèces concernées ne peuvent pas copuler naturellement, on utilise une espèce intermédiaire, une espèce-pont, qui peut copuler d'un côté avec l'une, de l'autre côté avec l'autre – au prix d'artifices techniques. C'est la GPA des plantes. Le blé Renan, le plus utilisé en agriculture biologique, en est un des rejetons.
[00] Il existe donc quantité de plantes que nous ne mettons pas au menu car nous avons appris, aux dépens des premiers consommateurs-cobayes, qu’elles sont toxiques. Des sites Internet en donnent la liste, impressionnante.
Le problème est que les jeunes enfants, pas plus que nos toutous, ne vont consulter les sites Internet avant de tout mettre dans la bouche. Il en résulte de nombreux cas d'empoisonnement de chiens ou de jeunes enfants, par des plantes d’ornement par exemple.
[1] Neuf idées reçues passées au crible de la science – Revue La Recherche, octobre 1999, Par BRUCE N. AMES et LOIS SWIRSKY GOLD.
Bruce N. Ames est membre de l'Académie nationale des sciences américaine et a reçu la médaille nationale de la science en avril 1999. Il est directeur du National Institute of Environmental Health Sciences Center à l'université de Californie, Berkeley. Lois Swirsky Gold dirige le projet de la banque de données sur les composés cancérogènes.
[2] ibid.
[9] La nature est experte en poisons. Dans le domaine des armes chimiques, les toxines les plus "prometteuses", sont des toxines naturelles produites par des animaux, des plantes, des champignons, des bactéries. (Protein biotoxins of military significance) La toxine botulique, très naturelle, est dix millions de fois plus toxique que les dioxines qui furent responsables de la catastrophe de Seveso. Cette catastrophe a provoqué de grandes souffrances, et un décès : le directeur de production de l'usine Icmesa, abattu par un activiste.

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liens externes pour ce sujet 

OGM : environnement, santé et politique

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Mise à jour : 17 février 2019

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