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OGM, avantages et inconvénients ; les variétés naturelles, même bio, contiennent des pesticides naturels

 

En bref...

Les nouvelles variétés "naturelles" contiennent naturellement des pesticides naturels.
Les nouvelles variétés dites "naturelles" contiennent des gènes inconnus, aux effets inconnus.
... Mais enfin, les OGM vinrent !

 

Contrairement aux accidents provoqués par les variétés naturelles, il n’y a eu à déplorer aucun incident dû à la consommation d’OGM.
On n'a encore jamais entendu dire "Non, pas ce soir, j'ai mangé des OGM et j'ai un peu de migraine…"

 


 

 

Les variétés naturelles contiennent des pesticides naturels

Nature-Gribouille : La nature met des pesticides dans nos assiettes

Bonne mère nature, donnez-nous notre pain quotidien... sans poison !

Étonnante prière ! Pourquoi donc faudrait-il implorer la nature de ne pas empoisonner notre pain quotidien ?
chauvesourisParce que la nature est particulièrement désordonnée et brouillonne.
Elle a des idées, beaucoup, elle est inventive, beaucoup, beaucoup trop ; elle invente tout et son contraire, au hasard, sans aucun plan d’ensemble ; un travail de Gribouille. Elle a inventé les poules, des oiseaux qui ne peuvent que marcher, et les chauve-souris, des mammifères qui ne peuvent que voler.

Elle a inventé les plantes.

Sur sa lancée, elle a inventé les insectes. Des petites ailes qui animent d'une vie colorée et vrombissante la brise tiède au-dessus des fleurs des champs dans la lumière dorée des soirs d’été. Le problème est que ces petites bêtes qui volettent dans la lumière du soir, c’est joli et romantique… mais ça creuse de voler, ça donne de l’appétit ! Et à l'atterrissage, ces bestioles se faisaient des festins ravageurs des plantes que la nature venait d'inventer.
Alors, mère nature s’est dit, "Il faut que je fasse quelque chose pour protéger mes légumes." Et elle a eu une idée géniale, encore une, « Bon Dieu mais c’est bien sûr ! » : elle a inventé les insecticides et en a mis dans ses légumes.

 

La nature invente tout et son contraire, au hasard, sans aucun plan d’ensemble ; un travail de Gribouille.

Elle a inventé les plantes.

Puis elle a inventé les ravageurs des plantes qu'elle avait inventées.

Puis elle a inventé des pesticides naturels contre ces ravageurs qu'elle avait inventés des plantes qu'elle avait inventées.

 

La nature a introduit des pesticides dans ses légumes pour en dégoûter les insectes. Mais… ce sont aussi nos légumes ! Tout absorbée dans sa fièvre créatrice, nature-Gribouille avait oublié ce "détail". Comme si pour elle nous n'étions rien de plus que de quelconques doryphores…

La nature a inventé les pesticides, elle en met dans nos légumes !

Nos fruits et légumes contiennent des pesticides ! Non parce que les hommes utilisent des pesticides, rien à voir, mais parce que la nature les a ainsi créés. Ce n’est pas une option des temps modernes, c’est un équipement d’origine, de base. Inutile de laver frénétiquement les légumes, ils contiennent naturellement des pesticides à l'intérieur.

« Les plantes cultivées produisent naturellement divers produits chimiques qui les protègent contre herbivores et agents pathogènes. Certains de ces produits chimiques peuvent être toxiques pour les humains lorsqu'ils sont consommés en grandes quantités. » (Genetically Engineered Crops : Experiences and Prospects - The National Academies of SCIENCE, ENGINEERING, MEDECINE - The National Academies Press, 2016)

« Toutefois, plusieurs fruits et légumes consommés au Canada contiennent de petites quantités de toxines naturelles. Ces dernières contribuent à la protection des végétaux et créent une résistance à des maladies et à certains types d'insectes. En outre, la population doit être sensibilisée à la présence de toxines naturelles dans ces fruits et légumes. Les conseils suivants peuvent aider à réduire ou à éviter l'exposition à des toxines qui risquent d'avoir des effets nuisibles sur la santé humaine. » (Agence canadienne d'inspection des aliments)

 

Des pesticides dans les légumes ? Mais c'est naturel !
Même dans les légumes bio.

Les hommes, qui ne sont pas tous les derniers des commerçants, ont su exploiter ces pesticides de la nature. Les marchands bio ont saisi le créneau et les vendent en tant que pesticides bio ; achetez mes pesticides bio !"
Mais il serait naïf de croire que les pesticides naturels seraient des pesticides "pour de rire". Ils font honnêtement leur travail de pesticides, de tueurs, de tueurs de pestes  [0].

Mais les hommes, qui sont les derniers des inconscients, n'ont pas capté que ces pesticides bio, qui sont naturellement présents dans les plantes, sont donc aussi naturellement présents dans leur assiette chaque jour que la nature fait. Ils sont tapis dans les fruits, pommes, abricots, cerises, bananes, ananas etc., dans les légumes, brocolis, carottes, céleris, endives, radis, tomates, laitues, etc.

Dans la plupart des cas, aux doses habituelles de consommation, ces poisons sont peu dangereux. Il est toutefois surprenant de voir combien nous sommes peu soucieux de ces poisons quotidiens, alors que nous sommes si effrayés à l'annonce du moindre soupçon d'ombre de pollution ou de contamination par ailleurs. "Peu dangereux" ne signifie pas "sans aucun danger". La solanine, par exemple (pommes de terre, tomates, aubergines...), peut être un vrai problème, particulièrement dans le cas de la pomme de terre :

les variétés naturelles contiennent des pesticides naturels

« La pomme de terre contient les glycoalcaloïdes alpha-solanine et alphachaconine (Maga, 1980). […]
La solanine et d'autres glycoalcaloïdes sont toxiques. Ils ne sont pas détruits durant la cuisson normale car la température de décomposition de la solanine est d'environ 243°C (Rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) –  Racines, tubercules, plantains et bananes, dans la nutrition humaine)

« Toute la plante [la pomme de terre] contient des glycoalcaloïdes toxiques, mais les quantités présentes dans les tubercules sont habituellement sans danger. Cependant, sous l'effet de la lumière, les tubercules effectuent la photosynthèse ; dans ce cas, la concentration de glycoalcaloïdes augmente. Elle peut atteindre des niveaux toxiques dans la peau, les yeux et les pousses. Même la chair du tubercule peut contenir des glycoalcaloïdes en quantité toxique. Des bovins, des moutons, des porcs et des humains qui avaient ingéré diverses parties de plants de pomme de terre ont été intoxiqués et sont morts. » (Site du Gouvernement du Canada - Système canadien d’information sur la biodiversité - Informations sur l'intoxication: pomme de terre)

Il n'est donc pas surprenant d'apprendre que la solanine contenue dans les pommes de terre a été utilisée en tant que pesticide (TOXNET Toxicology data network). Ce qui signifie que manger des pommes de terre, c'est peut-être... manger des pesticides ! Toutefois, les variétés qui ont déjà provoqué des intoxications ne sont plus dans les rayons.

Les médias nous tourmentent, répétant que notre nourriture est empoisonnée ; traumatisme garanti, trois fois par jour lorsque nous nous mettons à table. Eh bien, vous allez rire, c’est vrai ! Il y a vraiment du poison dans nos assiettes ! Mais pas comme on le croit :

« Ceux qui consomment des aliments "sains et naturels" doivent savoir que ce faisant ils absorbent une étonnante variété de substances qui rendent malignes les cellules vivantes… la crainte superstitieuse des produits chimiques artificiels est largement répandue, alors que les substances chimiques naturelles sont toujours jugées bénéfiques ». (La revanche de Gaïa - James Lovelock)

« Les résidus de pesticides synthétiques dans les plantes utilisées pour l'alimentation sont en quantité insignifiante en comparaison des pesticides naturels. Dans l'alimentation humaine, 99,99 % des pesticides ingérés sont d'origine naturelle ! Il s'agit de produits chimiques secrétés par les plantes elles-mêmes pour se défendre contre les champignons, les insectes et autres prédateurs. Chaque plante produit son propre arsenal d'armes chimiques [1]. »

« Chaque jour, les Américains consomment environ 1,5 g de pesticides naturels par personne sous forme de légumes, de fruits, de thé, de café, etc., soit 10 000 fois plus que l'ingestion de résidus de pesticides synthétiques. » (Traité de chimie organique - Par K. Peter C. Vollhardt, Neil E. Schore - de boeck P 1128)

 

Pour 0,01 %, notre nourriture est empoisonnée par les pesticides des hommes.
Pour 99,99 %, elle est empoisonnée par les pesticides naturels.

Pourtant, nos peurs se concentrent sur les minuscules 0,01 % de pesticides de synthèse ; ils tuent, c'est vrai… mais les 99,99% de pesticides naturels tuent eux aussi !

« Lourdes et coûteuses, les réglementations destinées à prévenir les risques de cancer ont une cible principale : les molécules de synthèse présentes à l'état de traces dans notre alimentation, dans l'air que nous respirons ou dans l'eau que nous buvons. Or, du point de vue des tests animaux qui sont au cœur de ces réglementations, de nombreuses molécules naturelles sont tout aussi cancérogènes [2]. »

Nous sommes dans cette étonnante situation que si nos aliments naturels étaient contrôlés comme le sont les produits chimiques synthétiques, certains seraient reconnus comme cancérogènes pour les rongeurs et interdits à la consommation...

Pourtant, nous restons sereins. Même pas peur ! Pourquoi faudrait-il s'inquiéter de ces pesticides naturels qui sont consommés depuis des millénaires sans problèmes ? L'argument a l'odeur d'un argument imparable, la couleur d'un argument imparable... Mais sommes-nous certains que les pesticides naturels sont vraiment sans problèmes, sommes-nous certains qu'ils ne sont pas nocifs à long terme, à petit feu, en 40 ans ou plus, sans même qu'on le sache ? Lorsqu'un cancer se manifeste, il ne porte pas d'étiquette où sa cause serait écrite. Qui peut garantir que parmi les causes il n'y a pas de pesticides naturels que l'on croit inoffensifs ? Ce qui explique l'aveu d'impuissance de la FAO et de l'OMS à prédire les effets à long terme… de n'importe quel aliment, même déjà utilisé depuis des millénaires :

« On sait très peu de choses sur les effets potentiels à long terme de tous les aliments. » (Aspects de la salubrité des aliments génétiquement modifiés d’origine végétale - "Rapport d’une consultation conjointe d’experts FAO/OMS sur les aliments produits par biotechnologie - 2000)

« Le comité estime qu'il est important de préciser qu'il y a des limites à ce qui peut être connu des effets sur la santé de n’importe quel aliment, qu'il soit non-OGM ou OGM. » (Genetically Engineered Crops : Experiences and Prospects - National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine - 2016)

Les nouvelles variétés dites "naturelles"

Autrefois, les nouvelles variétés naturelles étaient... naturelles. Obtenues au soleil des champs, sans autre intervention des hommes qu'une lente sélection des meilleurs spécimens. Une nouvelle variété naissait parfois, au hasard d'une mutation naturelle, ou par croisement naturel entre variétés voisines.

Puis les hommes ont appris à créer de nouvelles variétés, plus rapidement.

Créer une nouvelle variété consiste à importer un gène, avantageux d'une façon ou d'une autre, dans le génome d'une variété existante ; par exemple un gène de résistance à un ravageur. La méthode classique, dite naturelle, consiste à importer le gène par croisement avec une variété plus ou moins parente, même parente très éloignée, même sauvage et non comestible ; le gène est importé au hasard lors du croisement.

« De l’ordre de 95 % des variétés de tomate actuellement cultivées ont des gènes de résistance provenant d’espèces sauvages. C'est souvent la résistance aux parasites qui a été apportée par les croisements interspécifiques. [...] » (Comprendre l'amélioration des plantes : Enjeux, méthodes, objectifs et critères de sélection - Par André Gallais - 2015)

Ces "gènes de résistance" sont ceux qui produisent ces fameux pesticides naturels dont on vient de parler.

Cette méthode classique, naturelle, n'utilise que des mécanismes naturels, des croisements. Et même si ces croisements sont contre nature parfois – on en reparlera – les variétés ainsi obtenues sont considérées comme étant naturelles. Le problème est qu'elles contiennent le gène de résistance recherché, mais aussi d'autres gènes inconnus venant de variétés sauvages.

« « [...] pour le chromosome porteur, autour du locus de l’allèle transféré, [...] c’est tout un fragment chromosomique du donneur qui est inséré en même temps que l’allèle transféré. Ce fragment peut représenter jusqu’à 30 % de la longueur du chromosome (Young et Tanksley, 1989) » [...]

« Chez le blé tendre, ce sont aussi essentiellement des gènes de résistance aux maladies qui ont été introduits à partir d'espèces sauvages, appartenant à des genres plus ou moins éloignés de celui du blé. On peut dire que toute variété de blé tendre d'aujourd'hui referme des gènes de résistance venant d'espèces éloignées. [...] Au final, c'est en général tout un fragment chromosomique, contenant beaucoup d'autres gènes, qui a été transmis avec le gène d'intérêt, suite à des opérations plus ou moins complexes et aléatoires qui ont demandé beaucoup de temps. » (Comprendre l'amélioration des plantes: Enjeux, méthodes, objectifs et critères de sélection - Par André Gallais - 2015)

Les nouvelles variétés dites "naturelles" sont contaminées par des gènes inconnus !

Mais… Que fait donc la police ! ? Et le principe de précaution ? Nos variétés dites naturelles sont envahies par des gènes étrangers inconnus, il faut faire quelque chose ! Eh bien, on ne fait rien ! Aucun contrôle, aucun test de toxicité, n'est effectué avant de mettre une nouvelle variété sur le marché.

Les croisements naturels "à la papy", c'est fini !

 

[  ...  ]

Tous cobayes

La nature introduit des pesticides dans nos légumes. Les nouvelles variétés comportent une part d'inconnue. Nos sociétés anxieuses, qui récitent tous les soirs le principe de précaution en guise de prière, devraient prendre la précaution de contrôler toutes les variétés comestibles. Et pourtant... nous ne faisons rien ! Aucun contrôle, aucun test de toxicité. Nous mangeons à nos risques et périls, et lorsqu’il en résulte quelques ennuis de santé, on retire cette variété des magasins. On pourrait se rassurer en pensant que les premiers consommateurs-cobayes ont déminé le terrain : grâce à eux et à leurs coliques, nous avons maintenant retiré les variétés les plus dangereuses de nos menus ; on ne propose plus d’amanite phalloïde en salade [8].

Mais le danger est encore présent puisque les semenciers créent tous les jours des variétés nouvelles, aux propriétés encore inconnues, que personne n'a encore "testées".

Les tests, ce sont les consommateurs qui les font ! Vous, moi. On pourrait comprendre une certaine hésitation, "Après-vous monsieur le testeur, mangez le premier". Mais non, aucune de ces galanteries genre bataille de Fontenoy, on mange !

Bref, quand il y a des malades, le test est considéré négatif, et la nouvelle variété est retirée du marché.

« La variété [de pomme de terre] Lenape, issue du croisement Solanum tuberosum x Solanum chacoense, s’est avérée renfermer une teneur importante en GA. Sa commercialisation à grande échelle a été évitée, suite à des cas d’intoxication consécutive à l’introduction de la nouvelle variété dans le circuit alimentaire. » (Revue médicale de Liège - LES GLYCOALCALOÏDES DE LA POMME DE TERRE, par P. Bodart, et A. Noirfalise, chargé de Cours, Université de Liège, Faculté de médecine, Service de Toxicologie et Bromatologie)

Les mêmes auteurs citent également le cas de la variété Magnum bonum, responsable d’intoxications en 1986. Depuis 1993, cette variété ne peut plus être commercialisée.

Ces intoxications vous étonnent ? Vous ne l'avez pas lu dans les journaux ? Le télé journal n’en a rien dit ? Rassurez-vous, c'est normal : un croisement est considéré comme naturel, on ne va pas crier au scandale pour des bavures regrettables des mécanismes naturels. C'est naturel, c'est la vie.

Merci aux cobayes qui ont souffert pour nous. Mais les dangers d'une multitude d'autres variétés sont toujours présents :

« Compte tenu qu'aujourd'hui ± 3000 variétés de pommes de terre sont commercialisées dans le monde, la teneur en glycoalcaloïdes de beaucoup d'entre elles est toujours inconnue. » (LES GLYCOALCALOÏDES DE LA POMME DE TERRE).

La veille doit être constante :

« Avertissement de danger pour la santé
Présence possible de glycoalcaloïdes dans des pommes de terre rouges importées de la Californie distribuées par Crescent Multi-Foods
OTTAWA, le 9 mars 2002 – De nouveaux renseignements sur la distribution du produit viennent de s’ajouter à la mise en garde publique diffusée plus tôt dans la journée. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) avise la population de ne pas consommer les pommes de terre rouges de la Californie achetées entre le 29 janvier 2002 et le 9 mars 2002 aux magasins spécifiés (voir le tableau en annexe). Ces pommes de terre pourraient renfermer des glycoalcaloïdes, une cause de maladie lorsque consommés. » (Agence Canadienne d’Inspection des Aliments)

« Contaminated potatoes seized in Oman as poisonous solanine is found - March 15, 2016

Moscate : des tonnes de pommes de terre ont été détruites à la suite d'une circulaire ministérielle avertissant de la contamination par solanine, un toxique naturel dans les pommes de terre. »

Mais, ces cas que je viens de citer, clairement identifiés par des chercheurs, ne sont peut-être que la partie émergée de l’iceberg :

« certains auteurs pensent que de nombreuses intoxications mineures aux glycoalcaloïdes de la pomme de terre ne sont pas différenciées d’une gastro-entérite passagère et restent, de ce fait inconnues... » (Bruneton J. — Plantes toxiques. Végétaux dangereux pour l’homme et les animaux. Lavoisier Tec et Doc, Paris, 1996, 462-465 – Cité par P. Bodart et A. Noirfalise )

Allez, vous reprendrez bien un peu de purée à la solanine pour la route ?

 

Enfin les OGM vinrent !

Bon Dieu, mais c'est bien sûr !

Il existe une autre catégorie de variétés nouvelles.
Il s’agit de variétés nouvelles qui subissent des tests de toxicité avant d'être mises sur le marché, sans attendre que des consommateurs-cobayes soient intoxiqués.

Il s'agit des OGM.

Les hommes savent apprendre. Ayant découvert que la nature met de la solanine dans ses pommes de terre, met des pyréthrines dans le pyrèthre, etc., ils se sont dit "Bon Dieu, mais c'est bien sûr ! C'est ça ce qu'il faut faire !" L'invention de la nature n'était protégée par aucun copyright, par aucun brevet.

Vous aviez rêvé de suivre l’exemple de la nature… les OGM Bt résistants à un insecte l’ont fait !
En mieux.

Je développerai ici essentiellement le cas des plantes OGM, des PGM – c’est ce que le mot "OGM" évoque d’abord dans nos esprits inquiets – et plus précisément le cas des PGM résistant à un insecte ravageur. Les PGM résistant à un herbicide sont un tout autre cas de figure, les OGM animaux aussi – et les malades traités par thérapie génique sont encore une autre catégorie. Mais il ne s’agit pas ici de faire un point complet sur les OGM, quantité d’ouvrages savants le font très bien. Il s’agit ici de souligner l'essentiel, qui est qu’une nouvelle variété est une variété dont le génome a été modifié – que la modification soit obtenue par des techniques de génie génétique, ou obtenue par des moyens abusivement qualifiés de "naturels". Et la grande surprise est que les variétés génétiquement modifiées sont bien moins modifiées, mieux connues, mieux contrôlées, et présentent moins de risques que les nouvelles variétés dites naturelles.

[  ...  ]

 



[0] La nature est experte en poisons. Dans le domaine des armes chimiques, les toxines les plus "prometteuses", sont des toxines naturelles produites par des animaux, des plantes, des champignons, des bactéries. (Protein biotoxins of military significance) La toxine botulique, très naturelle, est dix millions de fois plus toxique que les dioxines qui furent responsables de la catastrophe de Seveso. Cette catastrophe a provoqué de grandes souffrances, et un décès : le directeur de production de l'usine Icmesa, abattu par un activiste.
[1] Neuf idées reçues passées au crible de la science – Revue La Recherche, octobre 1999, Par BRUCE N. AMES et LOIS SWIRSKY GOLD.
Bruce N. Ames est membre de l'Académie nationale des sciences américaine et a reçu la médaille nationale de la science en avril 1999. Il est directeur du National Institute of Environmental Health Sciences Center à l'université de Californie, Berkeley. Lois Swirsky Gold dirige le projet de la banque de données sur les composés cancérogènes.
[2] ibid.
[8] Il existe donc quantité de plantes que nous ne mettons pas au menu car nous avons appris, aux dépens des premiers consommateurs-cobayes, qu’elles sont toxiques. Des sites Internet en donnent la liste, impressionnante.
Le problème est que les jeunes enfants, pas plus que nos toutous, ne vont consulter les sites Internet avant de tout mettre dans la bouche. Il en résulte de nombreux cas d'empoisonnement de chiens ou de jeunes enfants, par des plantes d’ornement par exemple.

Que la planète bleue soit verte, c'est urgent !

Mais il ne faut pas trop rêver, les recettes vertes ne suffisent pas.
 Le défi énergétique et du réchauffement climatique c'est déjà commencé, c'est urgent, les énergies renouvelables ne suffisent pas.
 Le défi alimentaire c'est déjà commencé, c'est urgent, l'agriculture biologique ne suffit pas – au contraire.


Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.
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Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Écologie - Réchauffement climatique - c'est urgent !

Également en version numérique Kindle ou EPUB (Kobo)

écologie, réchauffement climatique, ogm, biologique

Le livre "Changement climatique - Transition énergétique  : C'est urgent !" est le sous-ensemble du livre complet qui traite du problème du réchauffement climatique.


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
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  "Ne pas traiter en présence des abeilles"
  "Ce produit peut porter atteinte à la faune auxiliaire"

Les dangers - ou non - des pesticides.
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Présentation rapide

Nous avons un rêve... que la planète bleue soit verte.

Mais la combinaison du nombre des Terriens et de leur prospérité constitue un mélange explosif, et la mèche est allumée ; nous serons bientôt neuf milliards.

Quelques bons sauvages cueillant une poignée de baies dans la forêt, c'est fini. Une poignée de baies, ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts ! Le monde change, il ne peut plus être du même Vert d'avant, avec seulement les rayons du soleil pour nous réchauffer, les petits oiseaux pour nous enchanter, des baies bio pour nous régaler. La petite maison dans la prairie c'est le passé à jamais, il faut s'adapter.

S'adapter, c'est ne pas gaspiller les baies, économiser l'énergie, mais cela ne suffit pas ! Il faut aussi inventer de nouvelles techniques pour produire plus de baies, plus d'énergie, pour répondre aux énormes besoins des énormes foules des énormes pays pauvres et émergents.

C'est urgent.

►L'agriculture biologique peut-elle produire assez de baies pour nourrir les neuf milliards de Terriens que nous serons demain ?

• L'agriculture biologique, de faible rendement, gaspille la ressource la plus précieuse, la terre. Elle aggrave l'urgence alimentaire sur la planète.

• Les pesticides ? Les agriculteurs, particulièrement exposés aux pesticides, ont moins de cancers et vivent plus longtemps que la population générale.

►Les OGM sont plébiscités par les agriculteurs d'Asie, d'Afrique, des Amériques...

• Les OGM demandent moins d'insecticides, économisent la terre par de meilleurs rendements ; ils sont un espoir pour les générations futures.

►Les énergies renouvelables seront-elles le plan B pour prendre la relève du pétrole et du charbon, avant que la planète brûle ?

• Les nouvelles énergies renouvelables croissent moins vite que la consommation d'énergies fossiles ; les ouragans dopés au réchauffement climatique, les sécheresses, les inondations, se multiplient. Les énergies renouvelables ne peuvent pas être le plan B à elles seules.




 

liens externes pour ce sujet 

OGM : environnement, santé et politique

LA THÉIÈRE COSMIQUE
Scepticisme scientifique, culture et vulgarisation scientifiques

 

 

écologie, mythes et réalité, poisons naturel

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écologie, mythes et réalité, OGM, intoxications par des variétés naturelles

 

Mise à jour : 20 décembre 2017

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