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OGM, avantages et inconvénients ; les variétés naturelles, même bio, contiennent des pesticides naturels

 

En bref...

 

Les variétés naturelles, comportent naturellement des pesticides naturels.
Les nouvelles variétés dites naturelles comportent des modifications génétiques inconnues, incontrôlées, aux effets imprévisibles ; elles sont parfois dangereuses.

 

 

Mais, enfin les OGM vinrent !

Ils sont bien moins modifiés, mieux connus, mieux contrôlés, et présentent moins de risques que les nouvelles variétés dites naturelles.

Contrairement aux accidents provoqués par les variétés naturelles, il n’y a eu à déplorer aucun incident dû à la consommation d’OGM. On n'a encore jamais entendu dire "Non, pas ce soir, j'ai mangé des OGM et j'ai un peu de migraine…"

 


 

 

Les variétés naturelles contiennent des pesticides naturels

Nature-Gribouille : La nature met des pesticides dans nos assiettes

Bonne mère nature, donnez-nous notre pain quotidien... sans poison !

Étonnante prière ! Pourquoi donc faudrait-il implorer la nature de ne pas empoisonner notre pain quotidien ?
chauvesourisParce que la nature est particulièrement désordonnée et brouillonne.
Elle a des idées, beaucoup, elle est inventive, beaucoup, beaucoup trop ; elle invente tout et son contraire, au hasard, sans aucun plan d’ensemble ; un travail de Gribouille. Elle a inventé les poules, des oiseaux qui ne peuvent que marcher, et les chauve-souris, des mammifères qui ne peuvent que voler.

Elle a aussi inventé les plantes.

Sur sa lancée, elle a inventé les insectes. Elle trouvait qu’ils faisaient joli sous la lumière dorée d’une belle fin d’après-midi d’été ; des petites ailes qui animent d'une vie colorée et vrombissante la brise tiède au-dessus des fleurs des champs. Le problème est que ces petites bêtes qui volettent dans la lumière du soir, c’est joli et romantique… mais ça creuse de voler, ça donne de l’appétit ! Et à l'atterrissage, ces bestioles se faisaient des festins ravageurs des plantes que la nature venait d'inventer.
Alors, mère nature, en bonne jardinière, s’est dit, "Il faut que je fasse quelque chose pour protéger mes légumes." Et elle a eu une idée géniale, encore une, « Bon Dieu mais c’est bien sûr ! » : elle a inventé les insecticides et en a mis dans ses légumes.

 

La nature a des idées, beaucoup, elle est inventive, beaucoup, beaucoup trop ; elle invente tout et son contraire, au hasard, sans aucun plan d’ensemble ; un travail de Gribouille.

La nature a inventé les plantes.

Puis elle a inventé les ravageurs des plantes qu'elle avait inventées.

Puis, dans son extrême perfection elle a inventé des pesticides naturels contre ces ravageurs qu'elle avait inventés des plantes qu'elle avait inventées.

La nature-Gribouille a inventé le légume naturel avec pesticide naturel incorporé, tout compris pour le même prix.

 

La nature a introduit des pesticides dans ses légumes pour en dégoûter les insectes. Mais… ce sont aussi nos légumes ! Tout absorbée dans sa fièvre créatrice, nature-Gribouille avait oublié ce "détail". Comme si pour elle nous n'étions rien de plus que de quelconques doryphores…

Nos fruits et légumes contiennent des pesticides ! Non parce que les hommes utilisent des pesticides, rien à voir, mais parce que la nature les a ainsi créés. Ce n’est pas une option des temps modernes, c’est un équipement d’origine, de base. Inutile de laver frénétiquement les légumes, ils contiennent naturellement des pesticides à l'intérieur.

« Les plantes cultivées produisent naturellement divers produits chimiques qui les protègent contre herbivores et agents pathogènes. Certains de ces produits chimiques peuvent être toxiques pour les humains lorsqu'ils sont consommés en grandes quantités. » (Genetically Engineered Crops : Experiences and Prospects - The National Academies of SCIENCE, ENGINEERING, MEDECINE - The National Academies Press, 2016)

« Toutefois, plusieurs fruits et légumes consommés au Canada contiennent de petites quantités de toxines naturelles. Ces dernières contribuent à la protection des végétaux et créent une résistance à des maladies et à certains types d'insectes. En outre, la population doit être sensibilisée à la présence de toxines naturelles dans ces fruits et légumes. Les conseils suivants peuvent aider à réduire ou à éviter l'exposition à des toxines qui risquent d'avoir des effets nuisibles sur la santé humaine. » (Agence canadienne d'inspection des aliments)

 

Des pesticides dans les légumes ? Mais c'est naturel !
Même dans les légumes bio.

Les hommes, qui ne sont pas tous les derniers des commerçants, ont su exploiter ces pesticides de la nature. Les marchands bio ont saisi le créneau et les vendent en tant que pesticides bio ; achetez mes pesticides bio !"
Mais il serait naïf de croire que les pesticides naturels seraient des pesticides "pour de rire". Ils font honnêtement leur travail de pesticides, de tueurs, de tueurs de pestes  [0].

Mais les hommes, qui sont les derniers des inconscients, n'ont pas capté que ces pesticides bio, qui sont naturellement présents dans les plantes, sont donc aussi naturellement présents dans leur assiette chaque jour que la nature fait. Ils sont tapis dans les fruits, pommes, abricots, cerises, bananes, ananas etc., dans les légumes, brocolis, carottes, céleris, endives, radis, tomates, laitues, etc.

Dans la plupart des cas, aux doses habituelles de consommation, ces poisons sont peu dangereux. Il est toutefois surprenant de voir combien nous nous soucions si peu de ces poisons quotidiens, alors que nous sommes si effrayés à l'annonce du moindre soupçon d'ombre de pollution ou de contamination par ailleurs. "Peu dangereux" ne signifie pas "sans aucun danger". La solanine, par exemple (pommes de terre, tomates, aubergines...), peut être un vrai problème, particulièrement dans le cas de la pomme de terre :

les variétés naturelles contiennent des pesticides naturels

« La pomme de terre contient les glycoalcaloïdes alpha-solanine et alphachaconine (Maga, 1980). […]
La solanine et d'autres glycoalcaloïdes sont toxiques. Ils ne sont pas détruits durant la cuisson normale car la température de décomposition de la solanine est d'environ 243°C (Rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) –  Racines, tubercules, plantains et bananes, dans la nutrition humaine)

« Toute la plante [la pomme de terre] contient des glycoalcaloïdes toxiques, mais les quantités présentes dans les tubercules sont habituellement sans danger. Cependant, sous l'effet de la lumière, les tubercules effectuent la photosynthèse ; dans ce cas, la concentration de glycoalcaloïdes augmente. Elle peut atteindre des niveaux toxiques dans la peau, les yeux et les pousses. Même la chair du tubercule peut contenir des glycoalcaloïdes en quantité toxique. Des bovins, des moutons, des porcs et des humains qui avaient ingéré diverses parties de plants de pomme de terre ont été intoxiqués et sont morts. » (Site du Gouvernement du Canada - Système canadien d’information sur la biodiversité - Informations sur l'intoxication: pomme de terre)

Il n'est donc pas surprenant d'apprendre que la solanine contenue dans les pommes de terre a été utilisée en tant que pesticide (TOXNET Toxicology data network). Ce qui signifie que manger des pommes de terre, c'est aussi manger des pesticides ! Les pommes de terre n'ont pas l'exclusivité ; c'est également vrai pour tant d'autres fruits et légumes parfaitement naturels.
Les médias nous tourmentent, répétant que notre nourriture est empoisonnée ; traumatisme garanti, trois fois par jour lorsque nous nous mettons à table. Eh bien, vous allez rire, c’est vrai ! Il y a vraiment du poison dans nos assiettes ! Mais pas comme on le croit :

« Ceux qui consomment des aliments "sains et naturels" doivent savoir que ce faisant ils absorbent une étonnante variété de substances qui rendent malignes les cellules vivantes… la crainte superstitieuse des produits chimiques artificiels est largement répandue, alors que les substances chimiques naturelles sont toujours jugées bénéfiques ». (La revanche de Gaïa - James Lovelock)

« Les résidus de pesticides synthétiques dans les plantes utilisées pour l'alimentation sont en quantité insignifiante en comparaison des pesticides naturels. Dans l'alimentation humaine, 99,99 % des pesticides ingérés sont d'origine naturelle ! Il s'agit de produits chimiques secrétés par les plantes elles-mêmes pour se défendre contre les champignons, les insectes et autres prédateurs. Chaque plante produit son propre arsenal d'armes chimiques [1]. »

« Chaque jour, les Américains consomment environ 1,5 g de pesticides naturels par personne sous forme de légumes, de fruits, de thé, de café, etc., soit 10 000 fois plus que l'ingestion de résidus de pesticides synthétiques. » (Traité de chimie organique - Par K. Peter C. Vollhardt, Neil E. Schore - de boeck P 1128)

 

Pour 0,01 %, notre nourriture est empoisonnée par les pesticides des hommes.
Pour 99,99 %, elle est empoisonnée par les pesticides naturels.

Pourtant, nos peurs se concentrent sur les minuscules 0,01 % de pesticides de synthèse ; ils tuent, c'est vrai… mais les 99,99% de pesticides naturels tuent eux aussi !

« Lourdes et coûteuses, les réglementations destinées à prévenir les risques de cancer ont une cible principale : les molécules de synthèse présentes à l'état de traces dans notre alimentation, dans l'air que nous respirons ou dans l'eau que nous buvons. Or, du point de vue des tests animaux qui sont au cœur de ces réglementations, de nombreuses molécules naturelles sont tout aussi cancérogènes [2]. »

Nous sommes dans cette étonnante situation que si nos aliments naturels étaient contrôlés comme le sont les produits chimiques synthétiques, certains seraient reconnus comme cancérogènes pour les rongeurs et interdits à la consommation...

Allez, vous reprendrez bien une dernière petite pomme pour la route ?

Pourtant, nous restons sereins. Même pas peur ! Pourquoi faudrait-il s'inquiéter de ces pesticides naturels qui sont consommés depuis des millénaires sans problèmes ? L'argument a l'odeur d'un argument imparable, la couleur d'un argument imparable... Mais sommes-nous certains que les pesticides naturels sont vraiment sans problèmes, sommes-nous certains qu'ils ne sont pas nocifs à long terme, à petit feu, en 40 ans ou plus, sans même qu'on le sache ? Lorsqu'un cancer se manifeste, il ne porte pas d'étiquette où sa cause serait écrite. Qui peut garantir que parmi les causes il n'y a pas de pesticides naturels que l'on croit inoffensifs ? Ce qui explique l'aveu d'impuissance de la FAO et de l'OMS à prédire les effets à long terme… de n'importe quel aliment, même déjà utilisé depuis des millénaires :

« On sait très peu de choses sur les effets potentiels à long terme de tous les aliments. » (Aspects de la salubrité des aliments génétiquement modifiés d’origine végétale - Rapport d’une consultation conjointe d’experts FAO/OMS sur les aliments produits par biotechnologie - 2000)

Tous cobayes

Petits lapins pas malins

les pesticides naturels peuvent être toxiquesComment se protéger de ces pesticides naturels qui nous empoisonnent la vie ?

Les stratégies varient.

La jument apprend à son poulain à ne pas s’approcher d’un if toxique ; une éducation à l’ancienne qui ne rechigne pas sur la manière forte, avec des coups de tête appuyés pour se faire bien comprendre.

Les petits lapins qui gambadent dans l’herbe sont insouciants. Il faut qu'ils voient un de leurs petits copains se tenir le ventre de douleur après avoir rongé quelques feuilles de laurier-rose, pour commencer à se méfier de ces feuilles. Pas très malins les petits lapins, qui attendent qu’il y ait des victimes avant de réagir.

Petits hommes pas malins

Nous imaginons que les hommes, qui sont bien plus malins que les petits lapins, utilisent des méthodes scientifiques, assurant le maximum de sécurité…
Eh bien non !
Nous faisons exactement comme les petits lapins pas malins… Nous mangeons à nos risques et périls ! Et lorsqu’il en résulte quelques ennuis de santé, on retire la variété coupable des magasins. On pourrait se rassurer en pensant que les premiers consommateurs-cobayes ont déminé le terrain : grâce à eux et à leurs coliques, nous avons maintenant retiré les variétés les plus dangereuses de nos menus ; on ne propose plus d’amanite phalloïde en salade [8].

Le problème des nouvelles variétés dites "naturelles"

Tout danger n'est pas écarté pour autant. Outre que "on sait très peu de choses sur les effets potentiels à long terme de tous les aliments", il y a aussi le cas des variétés nouvelles, aux propriétés nouvelles, encore inconnues, qu'aucun consommateur-cobaye n'a encore "testées", en toute ignorance.

hybride zebrule Parce que les semenciers créent de plus en plus de nouvelles variétés, qui sont de plus en plus éloignées des variétés d'autrefois. Pendant des millénaires les hommes ont sélectionné et croisé avec patience les meilleurs individus d'une variété. Puis tout s'est accéléré, parce que de nouvelles techniques ont été inventées. "Nouvelles techniques" fait penser au moteur à vapeur, à l'électricité, par exemple, mais on oublie – c'est pourtant au moins aussi important – les nouvelles techniques pour créer de nouvelles espèces végétales. Aujourd'hui, les sélectionneurs utilisent des techniques artificielles bien plus puissantes que les sélections et croisements naturels d'autrefois. Ils savent détecter des gènes de résistance à des maladies chez des espèces sauvages ; puis ils savent récupérer ces gènes intéressants, en forçant des croisements entre ces espèces sauvages et des espèces commerciales, même lorsqu'elles sont génétiquement distantes et non consentantes [9].

Un croisement est considéré comme le must du naturel, même quand il est forcé ; mais forcé ou non, c'est toujours une loterie. Le rejeton obtenu contiendra éventuellement le gène de résistance recherché, mais aussi, d'autres gènes de la variété sauvage. Ces gènes sauvages, inconnus, doivent être éliminés, autant qu'il est possible, tout en gardant le gène d'intérêt ; cela se fait par une longue succession de rétrocroisements et sélections. Mais aussi long que soit le processus (10 ans, 25 ans...), on ne parvient pas à éliminer tous les gènes sauvages :

« Au bout de cinq à six générations de rétrocroisement, [...] pour le chromosome porteur, autour du locus de l’allèle transféré, [...] c’est tout un fragment chromosomique du donneur qui est inséré en même temps que l’allèle transféré. Ce fragment peut représenter jusqu’à 30 % de la longueur du chromosome (Young et Tanksley, 1989) »

Les nouvelles variétés dites "naturelles" sont contaminées par des gènes inconnus ! C'est inquiétant. D'autant plus que ces variétés contaminées sont innombrables, elles sont partout, y compris dans les variétés bio (comme le blé Renan, champion des blés utilisés en agriculture biologique) :

« De l’ordre de 95 % des variétés de tomate actuellement cultivées ont des gènes de résistance provenant d’espèces sauvages. [...]

« Chez le blé tendre, ce sont aussi essentiellement des gènes de résistance aux maladies qui ont été introduits à partir d'espèces sauvages, appartenant à des genres plus ou moins éloignés de celui du blé. On peut dire que toute variété de blé tendre d'aujourd'hui referme des gènes de résistance venant d'espèces éloignées. [...] Au final, c'est en général tout un fragment chromosomique, contenant beaucoup d'autres gènes, qui a été transmis avec le gène d'intérêt, suite à des opérations plus ou moins complexes et aléatoires qui ont demandé beaucoup de temps. » (Comprendre l'amélioration des plantes : Enjeux, méthodes, objectifs et critères de sélection - Par André Gallais - 2015)

Ces nouvelles variétés dites "naturelles" sont obtenues en laboratoire à l'aide de techniques sophistiquées de biotechnologie ; paradoxalement elles sont quand même considérées comme naturelles ! Le paradoxe s'explique simplement : dans leur arbre généalogique, dans leur curriculum vitae, il y a un croisement ; or, les défenseurs du "naturel" considèrent qu'un croisement est un brevet de naturel, quelles que soient les "triches" utilisées pour violer le croisement naturel [9-1] . Pour eux, un croisement est encore naturel même lorsqu'il est obtenu en laboratoire par la triche de l'espèce-pont par exemple : lorsque les deux espèces concernées ne peuvent pas copuler naturellement, on utilise une espèce intermédiaire, une espèce-pont, qui peut copuler d'un côté avec l'une, de l'autre côté avec l'autre – au prix d'artifices techniques au besoin. C'est une sorte de GPA, de gestation par autrui, avec mère porteuse intermédiaire.

Est-ce naturel ?

On peut discuter philosophiquement longuement sur la nature du naturel, puis sur la nature naturelle ou non des nouvelles variétés dites naturelles. Mais il n'y a pas de discussion sur le fait qu'elles sont contaminées par des gènes étrangers inconnus.

Mais… que fait donc la police ? ! Et le principe de précaution ? Nos variétés dites naturelles sont envahies par des gènes étrangers inconnus, il faut faire quelque chose ! Nos sociétés anxieuses, qui récitent tous les soirs le principe de précaution en guise de prière, devraient réagir. Eh bien, vous allez rire, elles ne font rien ! Aucun contrôle, aucun test de toxicité, n'est effectué sur ces nouvelles variétés dites naturelles avant de les mettre sur le marché. Parce que cela serait douter de la Nature, la soupçonner d'être une empoisonneuse. Nous faisons donc comme les petits lapins pas malins : les testeurs sont les premiers consommateurs. Lorsque les consommateurs-cobayes sont malades, on retire la nouvelle variété du marché.

« La variété [de pomme de terre] Lenape, issue du croisement Solanum tuberosum x Solanum chacoense, s’est avérée renfermer une teneur importante en GA. Sa commercialisation à grande échelle a été évitée, suite à des cas d’intoxication consécutive à l’introduction de la nouvelle variété dans le circuit alimentaire. » (Revue médicale de Liège - LES GLYCOALCALOÏDES DE LA POMME DE TERRE, par P. Bodart, et A. Noirfalise, chargé de Cours, Université de Liège, Faculté de médecine, Service de Toxicologie et Bromatologie)

Les mêmes auteurs citent également le cas de la variété Magnum bonum, responsable d’intoxications en 1986. Depuis 1993, cette variété ne peut plus être commercialisée.

Ces intoxications vous étonnent ? Vous ne l'avez pas lu dans les journaux ? Le télé journal n’en a rien dit ? Rassurez-vous, c'est normal : on ne va pas semer le doute, soupçonner la nature d'être une empoisonneuse. On ne va pas crier au scandale pour des problèmes qui sont parfaitement "naturels". Que voulez-vous y faire, c’est la vie, c’est la nature…

Merci aux cobayes qui ont souffert pour nous. Mais les dangers d'une multitude d'autres variétés naturelles sont toujours présents : « Compte tenu qu'aujourd'hui ± 3000 variétés de pommes de terre sont commercialisées dans le monde, la teneur en glycoalcaloïdes de beaucoup d'entre elles est toujours inconnue. » (LES GLYCOALCALOÏDES DE LA POMME DE TERRE). La veille doit être constante :

« Avertissement de danger pour la santé
Présence possible de glycoalcaloïdes dans des pommes de terre rouges importées de la Californie distribuées par Crescent Multi-Foods
OTTAWA, le 9 mars 2002 – De nouveaux renseignements sur la distribution du produit viennent de s’ajouter à la mise en garde publique diffusée plus tôt dans la journée. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) avise la population de ne pas consommer les pommes de terre rouges de la Californie achetées entre le 29 janvier 2002 et le 9 mars 2002 aux magasins spécifiés (voir le tableau en annexe). Ces pommes de terre pourraient renfermer des glycoalcaloïdes, une cause de maladie lorsque consommés. » (Agence Canadienne d’Inspection des Aliments)

« Contaminated potatoes seized in Oman as poisonous solanine is found - March 15, 2016

Moscate : des tonnes de pommes de terre ont été détruites à la suite d'une circulaire ministérielle avertissant de la contamination par solanine, un toxique naturel dans les pommes de terre. »

Mais, ces cas que je viens de citer, clairement identifiés par des chercheurs, ne sont peut-être que la partie émergée de l’iceberg :

« certains auteurs pensent que de nombreuses intoxications mineures aux glycoalcaloïdes de la pomme de terre ne sont pas différenciées d’une gastro-entérite passagère et restent, de ce fait inconnues... » (Bruneton J. — Plantes toxiques. Végétaux dangereux pour l’homme et les animaux. Lavoisier Tec et Doc, Paris, 1996, 462-465 – Cité par P. Bodart et A. Noirfalise )

Allez, vous reprendrez bien un peu de purée pour la route ?

Enfin les OGM vinrent !

Bon Dieu, mais c'est bien sûr !

Il existe une autre catégorie de variétés nouvelles.
Il s’agit de variétés nouvelles qui subissent des tests de toxicité avant qu'elles soient mises sur le marché, sans attendre que des consommateurs-cobayes soient intoxiqués.

Il s'agit des OGM.

Les hommes savent apprendre. Ayant découvert que la nature met de la solanine dans ses pommes de terre, met des pyréthrines dans le pyrèthre, etc., ils se sont dit "Bon Dieu, mais c'est bien sûr ! C'est ça ce qu'il faut faire !" L'invention de la nature n'était protégée par aucun copyright, par aucun brevet.

Vous aviez rêvé de suivre l’exemple de la nature… les OGM Bt résistants à un insecte l’ont fait !
En mieux.

Je développerai ici essentiellement le cas des plantes OGM, des PGM – c’est ce que le mot "OGM" évoque d’abord dans nos esprits inquiets – et plus précisément le cas des PGM résistantes à un insecte ravageur. Les PGM résistantes à un herbicide sont un tout autre cas de figure, les OGM animaux aussi – et les malades traités par thérapie génique sont encore une autre catégorie. Mais il ne s’agit pas ici de faire un point complet sur les OGM, quantité d’ouvrages savants le font très bien. Il s’agit ici de souligner l'essentiel, qui est qu’une nouvelle variété est une variété modifiée – que la modification soit génétique, ou très abusivement qualifiée de "naturelle". Et la grande surprise est que les variétés génétiquement modifiées sont bien moins modifiées, mieux connues, mieux contrôlées, et présentent moins de risques que les variétés dites naturelles.

[  ...  ]

 



[0] La nature est experte en poisons. Dans le domaine des armes chimiques, les toxines les plus "prometteuses", sont des toxines naturelles produites par des animaux, des plantes, des champignons, des bactéries. (Protein biotoxins of military significance) La toxine botulique, très naturelle, est dix millions de fois plus toxique que les dioxines qui furent responsables de la catastrophe de Seveso. Cette catastrophe a provoqué de grandes souffrances, et un décès : le directeur de production de l'usine Icmesa, abattu par un activiste.
[1] Neuf idées reçues passées au crible de la science – Revue La Recherche, octobre 1999, Par BRUCE N. AMES et LOIS SWIRSKY GOLD.
Bruce N. Ames est membre de l'Académie nationale des sciences américaine et a reçu la médaille nationale de la science en avril 1999. Il est directeur du National Institute of Environmental Health Sciences Center à l'université de Californie, Berkeley. Lois Swirsky Gold dirige le projet de la banque de données sur les composés cancérogènes.
[2] ibid.
[8] Il existe donc quantité de plantes que nous ne mettons pas au menu car nous avons appris, aux dépens des premiers consommateurs-cobayes, qu’elles sont toxiques. Des sites Internet en donnent la liste, impressionnante.
Le problème est que les jeunes enfants, pas plus que nos toutous, ne vont consulter les sites Internet avant de tout mettre dans la bouche. Il en résulte de nombreux cas d'empoisonnement de chiens ou de jeunes enfants, par des plantes d’ornement par exemple.
[9] Les hybrides de plantes frappent peu l'imagination ; pas de quoi en faire une spectacle de cirque. Mais on sait aussi créer des hybrides animaux. Les images qu'on peut en voir sur Internet sont au contraire spectaculaires ; images de tigron (tigre et lionne), ligron (lion et tigresse), lounard (loup et renard), zébrule (cheval et zèbre), et tant d'autres. Le zèbre donne des rejetons très artistiques.
[9-1] Comme un champion olympique est champion, même s'il "pisse vert".

L'écologie a inventé cette belle idée :
"Respectons la nature autant que les hommes."
Respectons aussi les hommes, autant que la nature.


Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.


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Écologie et environnement - Mythes et réalité

 

écologie, environnement, mythes et réalité

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Ils peuvent également être lu sur des liseuses de livres électroniques (ebooks).
Le livre "Transition énergétique et changement climatique" (format Kindle seulement), est un sous-ensemble du livre complet, "Écologie, environnement... Mythes et réalité".


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
Découverte de l'univers... et des environs


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Présentation rapide

Il faut sauver la planète ! Les hommes aussi.
Ce sont les thèmes que ce livre aborde ; avec réalisme, c'est pourquoi les écologistes-rêveurs le détesteront.

Le temps où il n'y avait que quelques rares bons sauvages cueillant une poignée de baies dans la forêt, est fini. Une poignée de baies, ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts ! Le monde ne peut plus être du même vert d'avant, avec seulement les rayons du soleil pour nous réchauffer, les petits oiseaux pour nous enchanter, des baies bio pour nous régaler. La petite maison dans la prairie c'est le passé, à jamais. Il faut s'adapter.

S'adapter, c'est ne pas gaspiller les baies, économiser l'énergie, et autres "petits gestes pour sauver la planète". Mais cela ne suffit pas ! Il faut aussi produire plus de baies, augmenter encore les rendements sur des terres de plus en plus rares, et produire encore plus d'énergie ; pour répondre aux énormes besoins des énormes foules des énormes pays pauvres et émergents.

Les hommes ont déjà su s'adapter. Ils ont inventé l'agriculture, développé la formidable énergie des machines, fait la révolution verte ; une partie de l'humanité peut ainsi vivre sereinement, enfin.
Sept milliards de Terriens déjà, neuf milliards bientôt, ce sont neuf milliards d'obligations d'inventer encore, avec précaution bien entendu, dans le respect de l'environnement bien entendu – mais sans frilosité passéiste.




 

liens externes pour ce sujet 

OGM : environnement, santé et politique

LA THÉIÈRE COSMIQUE
Scepticisme scientifique, culture et vulgarisation scientifiques

 

 

écologie, mythes et réalité, poisons naturel

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écologie, mythes et réalité, OGM, intoxications par des variétés naturelles

 

Mise à jour : 02 avril 2017

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