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Les énergies renouvelables progressent... mais moins vite que la consommation d'énergies fossiles !

En bref...

Les énergies renouvelables progressent.
Mais la consommation d'énergies fossiles aussi !

 

La demande d'énergie croît, car les énormes pays émergents ont d'énormes besoins en énergie. Les nouvelles énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, etc.), peuvent-elles satisfaire cette énorme demande ?

 

Ce sont d'abord les énergies fossiles qui répondent à la demande ; ce sont elles qui progressent le plus en valeurs absolues. Les nouvelles énergies renouvelables font ce qu'elles peuvent elles aussi, elles progressent elles aussi, mais elles ne peuvent fournir qu'une part insignifiante de l'énergie consommée sur la planète, environ 1 %.

 

Les nouvelles énergies renouvelables ont des taux de progression qui impressionnent ; mais ces impressions sont trompeuses : les nouvelles énergies renouvelables partent de très bas et une très faible quantité de quoi que ce soit, même avec un taux de croissance élevé... reste longtemps une très faible quantité de quoi que ce soit.

 

Les énergies renouvelables progressent. Mais il ne faut pas rêver, cela ne suffira pas pour arrêter l'ennemi public No 1 : le CO2. Il faut utiliser toutes nos cartouches, toutes les énergies bas carbone, énergies renouvelables et nucléaire.

La demande d'énergie augmente

« Qu’on m’amène un enfant de cinq ans ! »

La population mondiale croît en nombre et en pouvoir d’achat ; les énormes pays émergents ont d'énormes besoins en énergie, ils émettront donc davantage de CO2, c'est un grave problème, un enfant de cinq ans le comprendrait. « Un enfant de cinq ans comprendrait cela ? Qu’on m’amène un enfant de cinq ans ! » (Groucho Marx)

Des grandes personnes aussi peuvent comprendre le problème ; quelques-unes pensent même avoir trouvé la solution : ce serait le couple "économies d'énergies" - "énergies renouvelables". Mettons le vent et le soleil dans nos prises de courant ! Décrassons-les du charbon qui les pollue, puisque aujourd’hui 40 % de l’électricité dans le monde est produite par le charbon.

Une précision est importante ici. Dans la famille "énergies renouvelables", il est nécessaire de distinguer anciennes et nouvelles énergies renouvelables. Les anciennes, biomasse et hydroélectricité – les nouvelles et très médiatisées, solaire, éolien, géothermie, marée, etc. La distinction est importante car en ce qui concerne les anciennes, les jeux sont déjà faits, rien ne va plus : elles sont déjà exploitées au maximum pour les unes, au pire pour les autres.
L’énergie hydroélectrique est déjà exploitée au maximum dans les pays développés ; il ne reste de sites encore exploitables que dans quelques pays émergents.
La biomasse est déjà exploitée au pire, la surexploitation du bois-énergie transforme des régions entières en déserts, en Afrique en Asie.

Les énergies renouvelables progressent... moins vite que la consommation d'énergies fossiles !

La progression des énergies renouvelables repose donc essentiellement sur les épaules des nouvelles stars que sont le solaire, l'éolien, etc. Bonne nouvelle, le développement de ces énergies fait consensus (à la restriction Nimby près, "Not in My BakYard" : "des éoliennes oui, mais pas près de chez moi"). Les divergences portent sur l'estimation que l'on fait de leurs capacités. Peuvent-elles vraiment satisfaire les énormes besoins croissants des énormes pays émergents, ont-elles les épaules assez solides ? Selon la réponse, on estimera nécessaire de faire aussi appel, ou non, à d'autres énergies bas carbone.

Un récent rapport de l'AIE, Medium-Term Renewable Energy Market Report 2016, montre que les nouvelles énergies renouvelables ont de belles épaules de belle carrure. Le rapport indique qu'environ un demi-million de panneaux solaires ont été installés chaque jour dans le monde en 2015. En Chine, deux éoliennes ont été installées chaque heure en 2015 !

Impressionnant ! On peut facilement être convaincu qu'à ce rythme la bataille est gagnée, les énergies renouvelables finiront par remplacer les énergies fossiles.

Pourtant, ces belles épaules ne sont pas assez solides.

Les nouvelles énergies renouvelables progressent en effet, mais elles ne peuvent pas remplacer toutes les énergies du monde, pas même les seuls besoins en électricité. Ce même rapport de l'AIE indique en effet que "La production d’énergies renouvelables sera en forte hausse en Asie, mais inférieure à la progression de la demande d’électricité."

Les énergies renouvelables progressent... mais la demande croit plus vite encore !

Les énergies renouvelables progressent... Mais le plus souvent les médias ne rapportent pas la croissance absolue des énergies renouvelables, mais leur taux de croissance. Des taux extraordinaires : le solaire photovoltaïque a crû de 46,2 % par an entre 1990 et 2014, et l'énergie éolienne de 24,3 %. (IEA Statistics, Key renewables trends, EXCERPT FROM RENEWABLES INFORMATION, 2016 edition)

Mais ces taux extraordinaires créent un malentendu. Le public a tendance à imaginer que ces taux de croissance élevés signifient l'abondance des énergies renouvelables ; ils trahissent au contraire... leur faiblesse ! Ce paradoxe apparent est la traduction d'une évidence : plus on est petit, plus il est possible de croître, même à des taux impressionnants. Passer de 1 000 à 2 000 éoliennes, cela fait une progression spectaculaire de 100 % ; mais passer de 100 000 à 101 000 éoliennes, cela ne fait plus que 1 % de progression relative, alors que c’est exactement le même accroissement en valeur absolue [1].

Le diagramme suivant illustre le paradoxe.

croissance énergies renouvelables, énergies fossiles

 

Source : D'après Key world energy statistics, IEA - 2015

 

• Les énergies renouvelables progressent ; on le savait, les médias le répètent en boucle.

• Mais les énergies fossiles progressent, elles aussi ! les médias n'en disent rien.

• En taux de croissance, les énergies renouvelables caracolent en tête.

• Mais en croissance absolue, ce sont les énergies fossiles qui croissent le plus. Les énergies renouvelables sont de plus en plus distancées par le maillot jaune qui caracole loin devant, sur les épaules des énergies fossiles.

C'est ce qui explique ce paradoxe qui passe généralement sous le radar des commentateurs et du public : les médias abondent d'articles enthousiastes sur les pourcentages extraordinaires de croissance des énergies renouvelables. Mais quelque chose cloche dans ces annonces enthousiastes, parce que, paradoxalement, on annonce aussi, régulièrement, que "cette année encore nous avons battu le record des émissions de CO2". Qu'est-ce qui cloche, où est l'erreur ?
L'erreur est d'être hypnotisé par les taux de croissance, de ne plus voir le fondamental : ce sont les millions de tonnes d'équivalent pétrole, en vrai, en valeurs absolues, qui émettent du CO2. Pas les pourcentages.

Les énergies renouvelables sont-elles vraiment renouvelables ?

Une éolienne, c'est de l'acier, de l'aluminium, du cuivre, des minerais rares, du béton, etc. C'est même énormément de tout cela.

« Pour une capacité installée équivalente [2], les énergies solaires et éoliennes nécessitent 15 fois plus de béton, 90 fois plus d'aluminium, 50 fois plus de fer, cuivre et verre que les énergies fossiles ou le nucléaire. [...]
L'humanité fait face à un cercle vicieux : la transition vers les énergies renouvelable remplace une ressource non-renouvelable (énergies fossiles) par une autre (métaux et matériaux). » (Metals for a low-carbon society - Nature - 2013)

Tous ces matériaux nécessaires ne sont pas produits localement dans la plupart des cas. La mode est de consommer "local", les haricots de la région et non ceux qui viennent d'Afrique ou d'Asie. L'acier, le cuivre, etc. de l'éolienne sont-ils produits localement ?

Il faut des mines, il faut piocher, creuser, extraire, forger, pour produire de l'électricité renouvelable.

Il faut de l'énergie pour creuser, piocher, forger...

Et les mines ne sont pas renouvelables.

« La transition vers les énergies renouvelable remplace une ressource non-renouvelable (énergies fossiles) par une autre (métaux et matériaux) »

Les énergies renouvelables demain ?

Comment les choses peuvent-elles évoluer ? l'avenir sera -t-il rose et vert, ou allons-nous dans le mur ? Prévoir l'avenir est un exercice périlleux ; parlez-en à Nostradamus. On peut chercher la réponse dans le marc de café ou dans les sites militants, il est plus raisonnable de s'adresser aux professionnels en la matière. Par exemple :

- L'IEA : International Energy Agency policy - Agence indépendante à laquelle participent 29 pays.

- L'EIA : US Energy Information Administration - "Agence indépendante de la statistique au sein du ministère de l'énergie des États-Unis".

L'avenir dépend de réalités physiques, mais aussi de la capacité des hommes à s'adapter et à changer de comportement. Les professionnels définissent des scénarios différents selon ce paramètre humain peu prévisible. Par exemple, dans le cas de l'EIA :

- le scénario Current Policy : les gouvernements – et les hommes qui les élisent – continuent à se comporter plus ou moins comme par le passé.

- Le scénario New Policies : on suppose que les gouvernements prennent de bonnes résolutions écologiques, même quand elles sont difficiles et demandent des sacrifices ; on suppose aussi qu'elles seront appliquées un jour, et que les électeurs suivront sans trop bougonner. C'est un scénario très optimiste ; dans la réalité, les bonnes résolutions affichées ne sont pas toujours appliquées, et les électeurs ne les acceptent pas toujours lorsque l'on tente de les appliquer ; souvenons-nous des déboires de la taxe carbone, des portiques écotaxe, de la révolte des bonnets rouges, etc.

Les sites militants ne s'embarrassent pas de ce genre de précisions. Ils n'envisagent que le seul scénario où tous les hommes seraient idéalement des bisounours écologiques. Il est alors facile d'élaborer des scénarios de rêve, d'un monde de forêts d'éoliennes, où il n'y aurait que des énergies renouvelables coûteuses, pendant que dormiraient sous les pieds des énergies fossiles peu coûteuses inexploitées. Faut pas trop rêver ; au bout du rêve il y a le mur.

 

énergies renouvelables, énergie fossile, nucléaire

 

Source : D'après International Energy Outlook 2013 - P 181 - scénario business-as-usual - quadrillion Btu

 

 évolution énergies renouvelables, énergies fossiles, nucléaire

 

énergie renouvelable, énergie fossile, nucléaire

 

Source : D'après Key World Energy Statistics 2014 – EIA

 

 

Les prévisions montrent un prolongement de ce qui s'est déjà passé, avec quelques inflexions selon les hypothèses. C'est plus crédible que lorsque madame Irma ou un site militant proposent un avenir merveilleux où les courbes changeraient subitement de sens : ni la réalité (à moins de révolution technique), ni surtout pas les hommes, ne changent brusquement.

 

Les énergies renouvelables progressent... moins vite que les énergies fossiles.

Il ne faut pas rêver, les énergies renouvelables ne suffiront pas pour arrêter l'ennemi public No 1 : le CO2.
Il faut utiliser toutes nos cartouches, toutes les énergies bas carbone, énergies renouvelables et nucléaire.

 

 



[1] C'est ce même paradoxe apparent qui fait que les pays les plus pauvres peuvent facilement avoir des taux de croissance de PIB élevés. Demandons : "Quels pays ont eu les plus forts taux de croissance de PIB en 2015 ?". Les réponses parieront souvent sur les États-Unis, la Chine, etc. ... Mais combien de réponses donneront le tiercé gagnant, même dans le désordre ? Le voici :
- Ethiopie : 9,6 %
- Palaos : 9,4 %
- Côte d'ivoire : 8,4 %
Et loin derrière...
- États-Unis : 2,4 %
- Allemagne : 1,7 %
- France 1,2 %
(données de La Banque Mondiale)
Les pays les plus pauvres peuvent avoir des taux de croissance de PIB très élevés, parce qu'il partent de très bas.
Les nouvelles énergies renouvelables peuvent avoir des taux de croissance très élevés, parce qu'elles partent de très bas.
Ni les uns ni les unes n'auront beaucoup d'influence sur l'avenir de la planète.
[2] On parle ici de "capacité installée". C'est-à-dire que si l'on considère les kilowatt-heure produits, la réalité est pire encore, d'un facteur 4 à 5, pour deux raisons. D'une part, une capacité installée de solaire ou d'éolien produit beaucoup moins que la même capacité installée de fossile ou nucléaire (facteur de charge d'environ 15 % pour le solaire, 25 % pour l'éolien). D'autre part, la durée de vie d'une éolienne installée est de l'ordre de 20 ans seulement, contre 40 ans pour des installations thermiques ou nucléaire. Après 20 ans, il faut construire une nouvelle éolienne, avec encore du béton, encore des métaux et des matériaux rares.

 

 

L'écologie a inventé cette belle idée :
"Respectons la nature autant que les hommes."

N'oublions pas cette autre belle idée :
"Respectons les hommes autant que la nature."


Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.


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Écologie et environnement - Mythes et réalité

 

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Le livre est disponible en version numérique :

- Format Kindle : Écologie et environnement - Mythes et réalité

- Format E-pub : ici

Les fichiers numériques peuvent être lus sur PC, iPhone, iPad... via des applications Amazon ou Google télécheargeables gratuitement.
Ils peuvent également être lu sur des liseuses de livres électroniques (ebooks).
Le livre "Transition énergétique et changement climatique" (format Kindle seulement), est un sous-ensemble du livre complet, "Écologie, environnement... Mythes et réalité".


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
Découverte de l'univers... et des environs


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Présentation rapide

Ce livre se préoccupe de l'avenir de la planète et des hommes, de tous les hommes.
Mais avec réalisme ; c'est pourquoi rêveurs et écologistes le détesteront.

Le temps où il n'y avait que quelques rares bons sauvages cueillant une poignée de baies dans la forêt, est fini. Une poignée de baies, ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts ! Le monde ne peut plus être du même vert d'avant, avec seulement les rayons du soleil pour nous réchauffer, les petits oiseaux pour nous enchanter, des baies bio pour nous régaler. La petite maison dans la prairie c'est le passé, à jamais. Il faut s'adapter.

S'adapter, c'est ne pas gaspiller les baies, économiser l'énergie, et autres "petits gestes pour sauver la planète". Mais cela ne suffit pas ! Il faut aussi produire plus de baies, augmenter encore les rendements sur des terres de plus en plus rares, et produire encore plus d'énergie ; pour répondre aux énormes besoins des énormes foules des énormes pays pauvres et émergents.

Les hommes ont déjà su s'adapter. Ils ont inventé l'agriculture, développé la formidable énergie des machines, fait la révolution verte ; une partie de l'humanité peut ainsi vivre sereinement, enfin.
Sept milliards de Terriens déjà, neuf milliards bientôt, ce sont neuf milliards d'obligations d'inventer encore, avec précaution bien entendu, dans le respect de l'environnement bien entendu – mais sans frilosité passéiste.



 

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Mise à jour : 21 mars 2017

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