Retour à la page d'accueil : écologie, réchauffement climatique, urgence alimentaire, urgence énergétique   

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour une écologie réaliste

Pour vraiment nourrir toute l'humanité à venir
Pour vraiment sortir du réchauffement climatique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ligne bleue

Peut-on échapper au réchauffement climatique ?

 

 

Pendant que les petits pays développés croissent petitement, les énormes pays en développement... se développent énormément.

Le CO2 de demain viendra surtout, de plus en plus, de la multitude de ceux qui ont encore peu, qui n'ont pas encore de télévision, ni même l'électricité.

Parce que tôt ou tard ils auront l’une et l’autre.

Les énergies renouvelables progressent, mais sont bien loin de rattraper les énergies fossiles qui sont déjà loin devant, et progressent elles aussi – quoi que fassent les gouvernements.

 

Il y a encore une vie après le pétrole. Quand nous aurons bu la dernière goutte de pétrole, respiré la dernière bouffée de gaz, il y aura encore du charbon.

Le plan B, c'est de mobiliser toutes les énergies bas-carbone, énergies renouvelables, mais aussi énergie nucléaire.

 

 

Réchauffement climatique - état des lieux

Les Verts proposent une recette pour combattre le changement climatique : une louche d'énergies renouvelables, une cuillère d'économies d’énergie, une pincée d'économie circulaire, une sortie du nucléaire, une "volonté forte" des gouvernements, touillez avec énergie – renouvelable évidemment – et voilà ! L'avenir sera rose quand il sera vert. Les Verts présentent leur recette avec un tel talent de vendeur, avec une telle assurance, que nous sommes tentés de l'acheter sans garantie. Mais… si ça ne marche pas, où est le service de réclamation, quel est le numéro vert des Verts ?

Et surtout : sera-t-il encore temps d'essayer une autre recette ?

À première vue, la recette semble bonne ; la presse rapporte d'innombrables succès contre le changement climatique – économies d'énergie, tri des déchets, éoliennes dans le vent, efficacité énergétique des moteurs, etc.

Et pourtant... pourtant la même presse rapporte aussi les effets dévastateurs d'un réchauffement climatique déjà engagé : sécheresses, canicules, inondations, incendies et ouragans catastrophiques... Quelle est la réalité ? Le verre est-il à moitié plein ou à moitié vide ?

La réalité est que les émissions de CO2 continuent à augmenter : la recette ne fonctionne pas !

Parce qu'elle ignore le B.A. BA de la nature humaine – qui veut toujours plus, même quand elle est déjà comblée du nécessaire – et ignore également les énormes besoins de développement des énormes pays pauvres et émergents. La préoccupation des pays émergents est d'émerger, maintenant, tout de suite, sans la capacité de faire dans la dentelle – le réchauffement climatique et le souci des générations futures, on verra après.

Cela signifie que la lutte contre le réchauffement climatique repose essentiellement sur les épaules des pays développés. Ont-ils les épaules assez larges, et aussi le coeur assez gros ? Peuvent-ils sauver la planète à eux seuls ? Non, c'est la mère des illusions. Parce que les pays développés, même s'ils en avaient le coeur, ce qui n'est pas assuré, n'en ont sûrement pas les épaules. Ils sont maintenant peu de chose, peu peuplés, ils ne sont plus le nombril de la planète – et la gare de Perpignan n’est plus le centre du monde. Le graphique ci-dessous illustre l’extraordinaire décalage entre un petit pays comme la France et les formidables appétits des énormes pays émergents :

 

émissions CO2, France, Chine

 

 

D’après : COMMISSARIAT GÉNÉRAL AU DÉVELOPPEMENT DURABLE, Les émissions de CO2 liées à la combustion d’énergie dans le monde en 2008, Chiffres & statistiques n° 175 Décembre 2010

 

• En une seule année 2008, l’augmentation des émissions de CO2 de la Chine a dépassé les émissions totales de la France !

Pendant que les petits pays développés croissent petitement, les énormes pays en développement... se développent énormément.

Le CO2 ne s'arrête pas à la frontière

On avait vendu aux Français l’illusion qu'ils étaient les super-héros verts du Grenelle de l’environnement, que le coq gaulois allait sauver, à lui seul, son petit village et la terre entière de l’empire du dragon CO2. Le diagramme précédent permet de comprendre pourquoi la Chine en rigole encore ! Les émissions de CO2 et le réchauffement climatique, c'est un problème global, c'est pourquoi des "COP" se tiennent tous les ans, sous l'égide de l'ONU, afin d'agir en commun. Il ne sert à rien de jouer perso dans un coin de la rue de Grenelle ; aucune ligne Maginot n'arrêtera le CO2 à la frontière. D'autant que l'avenir de la planète se joue maintenant dans les pays émergents, à Pékin, New Delhi, Le Caire, Rio de Janeiro... C'est ce que montre le diagramme suivant :

 

évolution des émissions de CO2 dans le monde, réchauffement climatique, CO2, pays développés, OCDE, France, Chine

 

D'après International Energy Outlook 2016

 

• OCDE = "Organisation de Coopération et de Développement Économique", qui regroupe la plupart des pays développés.

• Les courbes de tendance mettent en évidence les évolutions différentes des pays développés (les pays de l'OCDE) et des pays émergents.

- La croissance des émissions de CO2 des pays émergents est spectaculaire, comme on doit s'y attendre.

- Les émissions de CO2 des pays développés ont tendance à ne presque plus augmenter [02].

• La barre horizontale fléchée indique la limite d'émission mondiale à laquelle il faudrait revenir en 2035 pour contenir la hausse des températures à 2°C seulement, selon les modèles climatiques.

- Cette limite est déjà dépassée par l'ensemble de la planète.

- Cette limite sera très bientôt dépassée par les seuls pays émergents.

Le facteur humain et politique – Que peuvent lois et règlements ?

L'avenir énergétique dépend de l'évolution des techniques – du coût des éoliennes, des panneaux photovoltaïques, d'une percée dans le stockage de l'électricité, etc.. Il dépend aussi d'une sorte de "technologie humaine", la capacité des gouvernements et des hommes à s'adapter, à changer de comportement, à accepter quelques sacrifices aujourd'hui pour éviter des catastrophes demain.

Pour tenir compte de ce paramètre humain peu maîtrisable, on évalue des scénarios du futur selon différentes hypothèses. Par exemple, l'EIA considère deux scénarios :

- le scénario Current Policy : les gouvernements et les hommes continuent plus ou moins comme par le passé.

- Le scénario New Policies : on suppose que les gouvernements – et les hommes qui les élisent – prennent de bonnes résolutions écologiques, même quand elles sont difficiles et demandent des sacrifices ; on suppose aussi qu'elles seront appliquées un jour, et que les électeurs suivront sans trop bougonner. C'est un scénario très optimiste ; dans la réalité, les bonnes résolutions affichées ne sont pas toujours appliquées, et les électeurs ne les acceptent pas toujours lorsque l'on tente de les appliquer ; souvenons-nous des déboires de la taxe carbone, des portiques écotaxe, de la révolte des bonnets rouges, etc.

 

Le diagramme ci-dessous illustre les résultats.

 

émissions CO2, France, Chine

 

 

Source : D'après World Energy Outlook - iea 2016

• "Autre" = les nouvelles énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque...) + hydraulique, biomasse…

 

Ce diagramme montre que les politiques des états ont un certain effet – au moins dans les estimations ; les courbes se séparent un peu selon les scénarios. Mais il montre surtout que cet effet est faible que pour les décennies à venir, dans tous les cas de figure, y compris dans le cas très optimiste des "new policies", les énergies fossiles restent largement la principale source d'énergie. Les énergies renouvelables progressent, un peu, mais sont bien loin de rattraper les énergies fossiles qui sont déjà loin devant, et progressent elles aussi. Il faudra que passe beaucoup de vent sur les pales avant que les nouvelles énergies renouvelables rattrapent un jour les énergies fossiles, et beaucoup plus de vent encore pour qu'elles les remplacent.

 

L'avenir appartient encore aux énergies fossiles,
quoi que fassent les gouvernements.

 

Bien des discours se bercent de l'illusion que les choses s'arrangeraient si les gouvernements prenaient en main le problème, décidaient de "mesures fortes".

Le diagramme précédant montre que cela ne suffit pas.

 

 

Réchauffement climatique Les gouvernements peuvent en effet taxer les couverts en plastique ou les gros 4X4, ils peuvent interdire les ampoules à filament, prendre quelques autres mesures… mais attention, des petites mesures. Parce que les citoyens, c'est-à-dire nous, sont généralement pleins de bonne volonté, disposés à faire des gestes pour sauver la planète – mais, attention, raisonnablement, des petits gestes. Les décideurs le savent, ils savent qu'il n'est pas prudent de rebuter les peuples en imposant taxes et interdits, sauf éventuellement sur de petites choses ; ce serait la révolte pour les autocrates, la non-réélection en démocratie.

Les décideurs, "les politiques", sont des boucs émissaires commodes, cibles de nos rages et désespoirs. Mais ils ne sont que des exécutants ; les mandataires sont les électeurs, nous. Si les électeurs étaient vraiment disposés à faire des efforts contre le réchauffement climatique, pourquoi attendraient-ils que l'état les y oblige ? Pourquoi n'a-t-on jamais vu de manifestations pour demander une augmentation du prix de l'essence ? Pourquoi les électeurs ne décident-ils pas par eux-mêmes de boycotter les gros SUV ? Parce que presque tout le monde a envie de frimer au volant d'un gros SUV.

Que se passerait-il si un gouvernement prenait vraiment des "mesures fortes", vraiment écologiques, limitait la puissance maximum des voitures particulières à 3CV, doublait le prix de l'essence, introduisait des tickets de rationnement de viande (dont on sait le coût environnemental) ? Il se passerait des manifestations dans les rues... et ce gouvernement ne serait pas réélu ! On ne mène pas les électeurs au doigt et à l'oukase.

Par ailleurs, à quoi bon interdire ? On a déjà vu que les économies n'existent pas. Si par extraordinaire un gouvernement taxait ou interdisait les gros 4X4 et SUV, il se passerait aussi que l'argent "économisé" correspondant serait quand même dépensé d'une autre façon ; par exemple en des voyages en avion à l'autre bout du monde. Quel serait le gain écologique ?

C'est le pouvoir d'achat qui est le vrai moteur du réchauffement climatique ; il y a peu de SUV au Burundi.

Les seules actions vraiment efficaces pour ralentir le réchauffement climatique seraient celles conduisant à ralentir la croissance, à baisser le pouvoir d'achat dans les pays déjà développés. Mais ce sont les dernières qu'un gouvernement oserait prendre.

Les décideurs ne prendront donc pas les mesures douloureuses nécessaires. L’avenir sera donc au mieux plus proche du scénario "Current Policy" du WEO – c’est-à-dire un réchauffement climatique de 3,5°C ou plus – que de tout autre scénario chimérique supposant que les hommes deviendraient subitement des homo-economicus, lucides, prévoyants, disposés à accepter des sacrifices aujourd'hui pour éviter des catastrophes demain. Ce qui explique cette phrase en exergue du rapport WEO 2011 :

 

« Si nous ne changeons pas de direction, nous arriverons là où nous allons »

Traduction : Si nous ne changeons pas de mode de vie, nous allons dans le mur.

La fracture planétaire

Les diagrammes précédents mettent en évidence une réalité redoutable :

Même si la France, même si l'ensemble des pays développés ne vivaient plus que de vent et d’eau fraîche, le réchauffement global serait quand même supérieur à 2°C !

Nous sommes maintenant conscients que les économies d'énergie et de consommation sont nécessaires – dans les pays développés ; mais ces diagrammes montrent qu'elles ne suffisent pas ! Et de cela nous ne sommes pas encore conscients. Elles ne suffisent pas parce que le CO2 de demain ne viendra pas principalement de la minorité de privilégiés (deux milliards seulement), ceux qui ont deux ou trois appareils de télévision par foyer.

le CO2 de demain viendra surtout, de plus en plus, de la multitude de ceux qui ont encore peu, qui n'ont pas encore de télévision, ni même l'électricité.
Parce que tôt ou tard ils auront l’une et l’autre.

On connaît la rengaine "Si chaque Terrien émettait autant de CO2 qu'un Américain, ce serait une catastrophe." (Ça marche aussi avec "Français" ou "Allemand"...)
Ce qui se passe dans la réalité est que chaque Chinois (ça marche aussi avec "Africain", ou "Sud-américain"...), rêve de pouvoir vivre dignement et de consommer autant ou presque qu'un Américain. Et on ne connaît pas beaucoup d'Américains rêvant de consommer comme un Africain. On se dirige donc, sans "si" ni conditionnel, vers : "Chaque Terrien émettra autant de CO2 qu'un Américain, ce sera une catastrophe".

La catastrophe annoncée est déjà visible sur ce diagramme :

émissions de CO2 dans le monde, réchauffement climatique, CO2

 

 

D'après Key world energy statistics 2017

Mais les pays développés sont myopes, ils ne voient clairement que leur petit cercle proche, leur petit pays développé, avec les énormes pays émergents dans le flou au loin. C'est pourquoi ils conçoivent des solutions pour leur petit cercle proche, avec la faiblesse d'imagination de croire qu'elles conviendraient de la même façon à ce flou lointain. Marie-Antoinette manquait d'imagination en croyant que le peuple dans son flou lointain pouvait s'offrir des solutions de reine, "si vous n'avez pas de pain, mangez donc de la brioche" ; les pays développés réagissent de la même façon en conseillant des brioches écologiques aux pays pauvres ou émergents.

Peut-on leur conseiller d'économiser, de consommer moins ?
Mais des populations entières en Chine n’ont rien à économiser ; elles sont au contraire avides de se développer et de vivre dignement elles aussi.

 

Améliorer l’efficacité énergétique des machines à laver le linge ? Mais des centaines de millions de Chinois n’ont pas – pas encore – de machines à laver le linge ; à peine ont-ils une chemise à mettre dedans.

 

Rouler à vélo plutôt que prendre la voiture ? Mais des centaines de millions de Chinois n’ont pas – pas encore – de voiture, à peine ont-ils un vélo.

 

Changer de voiture pour une voiture plus moderne, moins gourmande en énergie ? Voir ci-dessus.

 

Utiliser des voitures électriques ? Voir ci-dessus. En outre, l'électricité chinoise est très charbonneuse et très polluante, de sorte qu'une voiture électrique en Chine est au moins aussi polluante qu'une voiture thermique.

 

Développer le covoiturage ? Voir ci-dessus. En Chine il faudrait d'abord développer le cocyclilettage, et subventionner les tandems.

 

Manger bio ? Mais le bio nécessite plus de terres, c'est un gaspillage d'une denrée de plus en plus rare, la terre. La chine manque de terre : elle dispose d'environ 10% des terres arables mondiales, pour nourrir 20% de la population mondiale. Alors, elle achète ou loue des terres, là où c'est encore possible, en Afrique, en Amérique du Sud... Pour nourrir les Chinois, pas pour faire du bio.

 

Ne pas utiliser de mouchoirs jetables ? Mais la plupart des Chinois ont un pouce qui fonctionne très bien [1].

 

Manger moins de viande ? Mais des centaines de millions de Chinois n’en mangent presque pas – pas encore.

 

Construire des éoliennes ? Mais la Chine est déjà championne du monde de l'éolien…

 

Construire des barrages ? Mais la Chine vient de construire le barrage des Trois-Gorges, le plus puissant du monde, et a d’autres projets ambitieux.

 

Sortir du nucléaire ? Mais la Chine, qui inaugure une nouvelle centrale au charbon chaque semaine, a surtout besoin de sortir du charbon, et le nucléaire en est l'un des moyens. La construction de 34 réacteurs nucléaires a été approuvée, 26 sont en chantier.

[  ...  ]

Y a-t-il un plan B pour la planète ?

[  ...  ]

Le plan B, c'est de mobiliser toutes les énergies bas-carbone, énergies renouvelables, mais aussi l'énergie nucléaire.

Réchauffement climatique droit devant !

En 2008, tout espoir n'était pas encore perdu :

« C’est bel et bien d’une révolution énergétique dont nous avons besoin. […]
les ménages, les entreprises et les automobilistes devront changer leur mode de consommation de l’énergie. […]
Une action résolue des pouvoirs publics pourrait permettre de mener à bien cette révolution. » (WEO 2008)

 

Tout le problème était concentré dans ce conditionnel qui marque la différence entre les vœux pieux et la réalité : "les pouvoirs publics pourraient..."

Ils pourraient… Tout comme Pierre Dac, alias Sar Rabbinat Duval, "pouvait le dire"… Les gouvernements peuvent agir, "bravo ! Ils sont extraordinaires, ils sont vraiment sensationnels" [2].

 

Depuis, les rapports sur le climat se succèdent, et année après année, les espoirs s'envolent.

2011 :

« Des mesures vont dans la bonne direction, mais les chances d’atteindre l’objectif de 2°C s’amenuisent à vue d’oeil. » (WEO 2011)

2012 :

« Les éditions successives de ce rapport [WEO] ont montré qu'à mesure que les années passent, l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 2°C devient de plus en plus onéreux et difficile à atteindre. » (WEO 2012)

2016, après la COP21 de 2015 qui a pourtant été vendue comme étant un succès pour le climat :

"Les engagements actuels ne permettent pas de limiter l'augmentation de température à moins de 2°C" (WEO 2016 Presentation)

 

En dix ans toute la gamme des possibles a été descendue : "Il serait possible"... "Les possibilités diminuent"... "C'est de plus en plus difficile"... "Ce n'est plus possible".

Il est toujours utile d'avertir, de dénoncer les dangers à venir, cela permet de réagir pour que finalement le danger ne se réalise pas. Les Cassandre ont toujours raison – même lorsque leurs prédictions ne se réalisent pas, car c'est leurs prédictions qui font réagir pour qu'elles ne se réalisent pas.

Mais étrangement, dans le cas du réchauffement climatique, nous sommes alertés depuis des décennies, nous savons... et nous ne réagissons pas ! Nous poursuivons le même chemin imperturbablement, nous continuons à demander des augmentations au patron, à râler si nous ne les obtenons pas, à les dépenser si nous les obtenons, et nous continuons à voter pour les gouvernements les "mieux disants", ceux qui promettent la croissance la plus forte.

Il n'est donc pas surprenant de découvrir dans les diagrammes précédents que globalement les émissions de CO2 augmentent et continueront à augmenter ; à peine auraient-elles peut-être tendance à augmenter moins vite dans le futur. Est-ce suffisant pour échapper au réchauffement climatique ? Pour le WEO il s'en faut de beaucoup :

" Les objectifs de l'Accord de Paris exigent non seulement un ralentissement de la croissance [des émissions de CO2], mais un pic, le plus tôt possible, puis une baisse des émissions jusqu'à annulation à la fin du siècle ". (WEO 2016 Factsheet - WEO 2016 Presentation).

Il faudrait une baisse des émissions de CO2 ! Nous sommes loin d'en prendre le chemin :

 

 

émissions de CO2 dans le monde, réchauffement climatique, CO2

 

 

De WEO 2016 Presentation

• "Central scenario" : ce qui se passe.

• "2°C scenario" : ce qu'il faudrait qu'il se passe pour limiter le réchauffement climatique à 2°C.

 

► L'écart entre ce qui se passe et ce qui serait nécessaire croît.
► La messe climatique est dite, penser à ajouter "gilet de sauvetage" sur sa prochaine liste de courses.

Réchauffement climatique - une trop lente prise de conscience

Il y aura donc réchauffement climatique, il est même déjà commencé. Ce n'est pas un scoop, nous en sommes maintenant conscients, presque tous. Mais cette prise de conscience est encore très incomplète.

- Prise de conscience No 1 : il y a réchauffement climatique, il faut faire quelque chose.

Il a fallu 40 ans pour en prendre conscience.

- Prise de conscience No 2 : cinq milliards de Terriens manquent de tout ou presque, se développent et émergent, ce qui entraîne des émissions de CO2 inéluctables.

Cette prise de conscience n'a pas encore eu lieu.

- Prise de conscience No 3 : le potentiel des nouvelles énergies renouvelables est insuffisant.

Cette prise de conscience n'a pas encore eu lieu.

- Prise de conscience No 4 : Les hommes sont tels-qu'ils-sont. Inutile d'espérer qu'ils changeront spontanément de comportement en devenant des super homo-écologicus.

Cette prise de conscience n'a pas encore eu lieu.

- Prise de conscience No 5 : les hommes sont tels-qu'ils-sont. C'est une erreur dramatique, qui fut déjà faite [3], de croire qu'il suffirait d'une "volonté politique forte" pour qu'ils changent.

Cette prise de conscience n'a pas encore eu lieu.

- Prise de conscience No 6 : il faut lutter contre le CO2 par tous les moyens, en utilisant toutes nos cartouches – énergies renouvelables mais aussi énergie nucléaire.

Cette prise de conscience n'a pas encore eu lieu.

 

 

 

 



[02] La "vertu écologique" des pays développés vient en partie du fait qu'ils ont délocalisé une partie de leur production vers "l'usine du monde", la Chine, plus généralement vers les pays émergents.
[1] « Un gentilhomme français se mouchait toujours de sa main ; chose très ennemie de nos usages. Défendant là-dessus son fait (et était fameux en bonnes rencontres) il me demanda quel privilège avait ce sale excrément que nous allassions lui apprêtant un beau linge délicat à le recevoir, et puis, qui plus est, à l'empaqueter et serrer soigneusement sur nous ; que cela devait faire plus de horreur et de mal au cœur, que de le voir verser où que ce fût, comme nous faisons tous autres excréments. Je trouvai qu'il ne parlait pas du tout sans raison ; et m'avait la coutume ôté l'apercevance de cette étrangeté, laquelle pourtant nous trouvons si hideuse quand elle est récitée d'un autre pays. » (Montaigne, Essais XXXIII)
[2] Votre Sérénité, pouvez-vous me dire, c'est très important, concentrez-vous, pouvez-vous me dire quel est le numéro du compte en banque de monsieur ?
    Oui.
    Vous pouvez le dire ?
    Oui !!
    Vous pouvez le dire ?
    Oui !!
    Il peut le dire !!! Bravo ! Il est extraordinaire, il est vraiment sensationnel.
[3] L'homme nouveau soviétique, la révolution culturelle de Mao, etc..

 

 
 
facebook

facebook

Pour une écologie réaliste
Pour vraiment nourrir toute l'humanité à venir
Pour vraiment ralentir le réchauffement climatique

Que la planète bleue soit verte !
Mais il ne faut pas trop rêver.


Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Pour une écologie réaliste

Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.

écologie, réchauffement climatique, ogm, biologique


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
Découverte de l'univers... et des environs


contact



 

Feuilleter quelques pages écologie, illusion, agriculture bio, nucléaire, ogm.

 

Surpopulation - croissance / décroissance...

Surpopulation - Nourrir l'humanité - Malthus
La surpopulation est-elle la mère de tous les maux ?

La croissance durable… une grenouille plus grosse que la planète
Tout est dans le titre

Réchauffement climatique, énergies renouvelables, économies d'énergie...

Peut-on échapper au réchauffement climatique ?
Bilan : les émissions de CO2 augmentent.
Perspectives : les émissions de CO2 augmentent.
Peut-on échapper au réchauffement climatique ? Non.

L'irrésistible croissance des émissions de CO2
"Quand il est urgent, c'est déjà trop tard" (Talleyrand)

Les économies n'existent pas.
"Économiser" signifie "différer une dépense".
Mais la dépense se fera, tôt ou tard.

Les petits gestes pour sauver la planète ... Ont de petits effets !

La voiture électrique marche aussi au charbon !
… Sauf en France où l'électricité est principalement nucléaire.
Mais 68% de l'électricité mondiale proviennent d'énergies fossiles.

Énergie, transition énergétique, énergies renouvelables, sortir du nucléaire, charbon...

Les énergies renouvelables remplaceront-elles les énergies fossiles ?
Les énergies renouvelables progressent... moins vite que la consommation d’énergies fossiles !

Peut-on sortir du nucléaire et en même temps éviter le réchauffement climatique ?
Les scénarios climatiques, les outils de base pour ces questions, répondent non.

La transition énergétique ; moins de nucléaire contre plus de CO2 ?
L'Allemagne utilise moins d'énergies renouvelables et émet plus de CO2 que la France.

La transition énergétique ratée de l'Allemagne
Elle est ratée.

Les énergies renouvelables pourraient-elles fournir 100 % de l'énergie électrique en France ?
Pour quel bénéfice en réchauffement climatique ?

Le paradoxe des énergies renouvelables "gratuites" ruineuses
Le vent et le soleil sont gratuits. Il est ruineux de les exploiter.

L'énergie de demain
Y a-t-il une vie après le pétrole ?
Oui, il restera encore du charbon.
Et le peu dont sont capables les énergies renouvelables.

Dangers des énergies, charbon, nucléaire
Pollution et dangers des centrales au charbon, par particules fines et CO2, sont plus importants que pollution et dangers de l'énergie nucléaire.

Les déchets nucléaires ? ... Le vrai déchet c'est le CO2
LE déchet, l'ennemi public No1, c'est le déchet CO2.
Le déchet CO2 se déverse dans l'égout du CO2 ;
l'égout du CO2, c'est l'atmosphère.
Le problème des déchets n'est pas celui que l'on croit.

Urgence alimentaire, agriculture bio, pesticides, OGM...

L'agriculture biologique pourrait-elle nourrir toute l'humanité à venir ? ?
L'agriculture bio, de faible rendement, gaspille le premier bien le plus précieux de tous, de plus en plus rare, la terre.  

Les pesticides bio... des armes chimiques 100 % bio ! 
Des pesticides bio sont "irritants", "nocifs", toxiques pour les abeilles et les utilisateurs...

Les dangers - ou non - des pesticides.
Les agriculteurs, qui manipulent des pesticides à longueur de jour, ont une plus grande espérance de vie et moins de cancers que la population générale.
Les pesticides permettent de nourrir les sept milliards de Terriens que nous sommes déjà, les neuf milliards que nous serons bientôt.

Peut-on réduire de moitié l'utilisation des pesticides ?
... sans réduire de moitié le nombre de bouches à nourrir.

Les OGM Bt réduisent l'utilisation des insecticides...
Pour moins de pesticides ? Alors OGM Bt
Pour protéger les abeilles ? Alors OGM Bt
C'est cela l'écologie réaliste.

La viande rouge n'est pas verte
La planète pourrait peut-être nourrir neuf milliards de mythiques homo-ecologicus-no-gaspillus, rationnels, non-gaspilleurs, mangeurs de graines et de peu de viande. Mais ces hommes-là n'existent pas.
Il faut faire avec ce qu'on a sous la main, les hommes tels-qu'ils-sont.

Agriculture bio et biocarburants
Peut-on vouloir plus de bio, plus de biocarburants, et "en même temps" plus d'espaces verts, de forêts vierges, et nourrir la planète, toute la planète ?
Au secours, Monsieur Freud !

OGM, des variétés naturelles comme les autres, en mieux
Les nouvelles variétés "naturelles" contiennent naturellement des pesticides naturels.
Les nouvelles variétés dites "naturelles" contiennent des gènes inconnus, aux effets inconnus.
... Mais enfin, les OGM vinrent !

Lobbying, désinformation, préjugés...

Greenpeace, une multinationale du lobbying
Le lobbying n'est pas (seulement) ce que l'on croit.

OGM - Désinformation
La fausse rumeur du suicides des fermiers indiens

"OGM j'en veux pas", une nouvelle religion ?

Mythes et réalité...

Le bon vieux temps... des disettes et famines
La planète bleue n'était pas verte, la vie n'était pas rose... 

Pesticides contre famines
Qui veut troquer un seul aujourd'hui contre deux hier ?

Pesticides, contraception, OGM riz doré... les hommes font mieux que la nature

L’argent ne fait pas toujours le bonheur... Mais nous ne sommes pas près de muter en homo-ecologicus-no-gaspillus. 



Présentation rapide

Pour une écologie réaliste

Que la planète bleue soit verte !
Mais il ne faut pas trop rêver.

L'écologie, ce n'est pas seulement le rêve du retour au bon vieux temps des fleurs et des papillons, avec seulement le soleil pour nous réchauffer, de grandes prairies pour galoper, des baies bio pour nous régaler. Nous sommes sept milliards maintenant, une poignée de baies ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts !

L'écologie réaliste c'est aussi, surtout, agir pour demain, pour les générations futures, face aux menaces du réchauffement climatique et du défi alimentaire ; neuf milliards de bouches à nourrir bientôt.

Les ouragans annoncés sont devenus des réalités ; il faut réagir, tout de suite, sans attendre que la planète brûle ; "quand c'est urgent, il est déjà trop tard".
Mais les énergies renouvelables ne suffisent pas pour répondre aux défis énergétiques et climatiques. Que reste-t-il d'autre ?
Il reste fossiles et nucléaire.

Nous sommes de plus en plus nombreux, bientôt neuf milliards, les plus pauvres émergent et se nourrissent mieux, il faut donc produire plus de nourriture, sur une terre plus rare rongée par la bétonnisation.
Il faut donc une agriculture plus performante... sinon il faudra piocher de nouvelles terres dans ce qui reste de forêt tropicale ; c'est déjà commencé.
Le génie génétique sera sans doute l'une des bases de la solution.

Les analyses et solutions présentées dans ce livre sont réalistes, moins séduisantes que les rêveries bucoliques genre petite maison dans la prairie avec son petit potager bio, son puits, et une éolienne au fond de la cour ; elles choqueront même des lecteurs bien intentionnés. Mais les rêveries ne nourrissent pas les hommes, ne sauvent pas la forêt, ne ralentissent pas le réchauffement climatique.




 

liens externes pour ce sujet 

écologie, mythes et réalité, transition énergétique, sortir du nucléaire

comments powered by Disqus

écologie, mythes et réalité, émissions de CO2 des pays émergents

 

Mise à jour : 03 novembre 2018

écologie, mythes et réalité, énergies renouvelables, énergies fossiles

Table des matières du livre

 

Voir la page d'index