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Mythes et réalité - Les énergies renouvelables pourraient-elles fournir 100 % de l'énergie électrique ?

 

Les nouvelles énergies renouvelables pourraient-elles fournir 100 % de l'énergie électrique ?
Avec quelles contraintes pour les consommateurs ?
Pour quel bénéfice en réchauffement climatique ?

Peut-on vivre seulement d'énergie renouvelable et d'eau fraîche ?

électricité verte renouvelableTout le monde souhaite que les énergies renouvelables se développent [0]. Mais serait-il possible de vivre seulement d'énergie renouvelable et d'eau fraîche ? Certainement oui, le Moyen Âge l'a fait.

Toutefois, l'eau n'était pas toujours fraîche ni pure.
Quant aux énergies renouvelables, c'était surtout beaucoup d'huile de coude.

Peut-on faire aujourd'hui aussi "bien" qu'au Moyen Âge ?

Pour l'huile de coude ce sera difficile. Les pays développés ont pris de trop mauvaises habitudes, de travail moins pénible, aux champs ou à la mine – avec même des congés payés ! Ils ont aussi pris l'habitude d'une alimentation en suffisance et d'un certain confort, dont le premier des conforts face au froid. Quant aux pays émergents, ils ne souhaitent qu'une chose, c'est de vivre comme les pays développés, de prendre leurs mêmes mauvaises habitudes.

Mais avant de proposer de n'utiliser que des énergies renouvelables en tous domaines, on peut tenter d'envisager une première étape, qui serait de produire 100 % ou presque d'énergie électrique renouvelable. C'est beaucoup plus facile puisque l'énergie électrique compte pour moins de 20 % dans l'énergie finale mondiale. En outre la spécialité des nouvelles énergies renouvelables sur lesquelles on compte beaucoup, essentiellement l'éolien et le photovoltaïque, est justement de produire de l'électricité. Cette voie a été explorée par divers scénarios, non pas à l'échelle de la planète, c'est utopique, mais dans le cas de quelques pays développés, ayant la capacité d'investir des sommes gigantesques dans un tel projet. (On ne parle pas ici des quelques rares pays qui ont la chance de disposer d'une énergie hydroélectrique abondante, ils ne représentent qu'une minuscule partie de l'humanité.)

Le premier intérêt de ces scénarios est de mettre en évidence les difficultés de l'entreprise. Tout d'abord, aucun d'entre eux n'envisage d'atteindre un tel objectif avant 2050. Ensuite, pour y parvenir, tous les moyens doivent être mobilisés y compris l'énergie nucléaire pour certains scénarios ; et il faut aussi subir de multiples contraintes pour l'environnement et les consommateurs – que les médias ne rapportent pas, que les consommateurs ne soupçonnent pas : forêts de pylônes, zones humides inondées, prix de l'électricité en hausse, et l'ombre de Big Brother qui prend le contrôle de tout, qui décide à notre place jusque dans nos foyers.

Quelques-uns de ces scénarios :

- Aux États-unis : Renewable Electricity Futures Study

- En Allemagne : le programme Energiewende (le tournant énergétique)

- En France : Vers un mix électrique 100% renouvelable en 2050, ADEME

Yes we can

Le rapport US vise un mix de 80 % d'EnR dans l'électricité US, en 2050. 80 % seulement ? En 2050 seulement ? Oui, seulement ! C'est ça le réalisme. Dans les 20 % qui restent il y a ce que le rapport considère comme des énergies propres, des énergie bas-carbone propres en CO2, mais non renouvelables : gaz, charbon propre, et aussi du nucléaire... ; c'est encore ça le réalisme [1].

Impossible n'est pas Allemand

En Allemagne, l’Energiewende se donne pour objectif d’atteindre 80 % d’électricité renouvelable en 2050. 80 % seulement ? En 2050 seulement ? C'est encore du réalisme ; le réalisme de tenir compte du caractère fantasque des nouvelles énergies renouvelables, qui parfois ne produisent rien, quand justement on a besoin d'énergie. C'est pourquoi l'Allemagne prévoit de maintenir, en plus des énergies renouvelables, une capacité "flexible" de près de 100 GW. Par "flexible", comprenons : des centrales fossiles, gaz, charbon, lignite, que l'on peut faire démarrer à la demande quand nécessaire – mais pas de nucléaire, c'est cela le challenge du "Impossible n'est pas allemand".

Cette capacité flexible fossile de 100 GW est supérieure à la capacité nucléaire actuelle en France. C'est énorme, mais c'est nécessaire pour alimenter le pays entier aussi longtemps que les énergies renouvelables intermittentes ne produisent rien ou presque, et que l'électricité stockée est épuisée ; pendant les épisodes d'anticyclone de Sibérie en hiver par exemple.

C'est-à-dire qu'au fur et à mesure qu'elle construit des éoliennes, l'Allemagne a le réalisme de maintenir en service, rénover, construire, des centrales fossiles de secours, pour compenser les infidélités intermittentes des énergies renouvelables. Ces centrales fossiles fumeront encore dans quarante ans.

L'Allemagne met en double deux systèmes de production d'électricité côte à côte, renouvelables et fossiles, chacun étant capable d'alimenter le pays entier. Le système fossile sert de "groupe de secours", comme il y en a dans les hôpitaux par exemple, pour prendre la relève des énergies fossiles lorsqu'elles ne produisent pas. Toutefois, il s'agit ici d'un groupe de secours aux caractéristiques exceptionnelles. Tout d'abord il est énorme, pas à l'échelle d'un hôpital mais à l'échelle du pays entier ; ensuite, un groupe de secours n'intervient normalement que rarement, en secours, d'où son nom. Dans le cas de l'Allemagne, le groupe de secours produit cinq fois plus que le secouru ! C'est le secouriste qui fait le job que le secouru devrait faire.

Évidemment, doubler le système de production est doublement coûteux. L'Allemagne a déjà investi plusieurs centaines de milliards d'euros dans sa transition.

Impossible n'est pas Français

Le rapport français, lui, vise carrément les 100 % d'énergie électrique renouvelable [2]. Rien d'autre, ni nucléaire comme dans les cas US, ni fossile comme dans le cas allemand. La France, elle, n'a même pas besoin de groupe de secours comme en prévoit l'Allemagne ; parce que l'anticyclone de Sibérie s'arrêtera à la frontière. C'est ça le fameux "Impossible n'est pas français !".

Avant d'examiner plus précisément le plan français, il est intéressant de se poser la question : si 100 % de l'électricité française était renouvelable, quel serait le gain en ce qui concerne la priorité écologique du siècle, celle de la conférence de Copenhague, celle de la COP21, c'est-à-dire la réduction des émissions de CO2 ? La réponse est : "un gain quasi nul". parce que 92 % de l'électricité française proviennent déjà de sources peu émettrices de CO2, des sources bas-carbone.

L'objectif du rapport de l'ADEME n'a donc rien à voir avec le réchauffement climatique ; pourquoi vouloir passer de 92 % à 100 % d'électricité bas-carbone, pour un gain en CO2 quasi nul ? La réponse est dans le non-dit, qui pèse ici tout le poids de l'électricité nucléaire en France : 72 % en 2017 ! Ce n'est pas dit, pas avoué, mais la préoccupation de ce rapport de l'ADEME n'est pas de réduire les émissions de CO2, il est de faire croire qu'il serait possible de se passer de toute électricité fossile et de toute électricité nucléaire. Ni les Américains, ni les Allemands, n'avaient osé pousser le bouchon aussi loin. Ils ne savaient pas que impossible n'est pas Français.

Le scénario de l'ADEME fait largement appel aux nouvelles énergies renouvelables, éolien et photovoltaïque, stars des médias. Elles peuvent produire beaucoup d'énergie en effet... mais ce sont des stars, elles travaillent seulement quand il leur plaît ! C'est le fameux problème de l'intermittence. Le vrai problème n'est pas un problème de production [2-1], il est de fournir de l'énergie aux usagers lorsqu'ils en ont besoin. Il faudrait pouvoir stocker massivement l'électricité pour la restituer les soirs d'hiver sans vent... Le problème est que la technologie n'existe pas pour le faire massivement, écologiquement, économiquement.

Il en résulte un certain nombre de conséquences dont il est loin d'être certain qu'elles plairont aux populations.

électricité verte renouvelable

- Il faudra développer et mobiliser tous les moyens de stockage de l'électricité, et en supporter les nuisances.

• Développer les STEP ("Station de Transfert d’Énergie par Pompage", également appelés "barrages réversibles"), nécessitant des barrages [2-2]. Combien de zones humides devront-elles être sacrifiées aux STEP des énergies renouvelables ? Verra-t-on naître des ZAD pour contester les nouvelles énergies renouvelables ?

• Mais aussi mettre à contribution les batteries des voitures électriques, on va le voir. Bienvenue en Acculand.

- Il faudra multiplier les pylônes des éoliennes, sur chaque mont, colline, collinette.

- Il faudra multiplier les pylônes de lignes électriques entre les sites producteurs dispersés et les consommateurs. Bienvenue en pyloneland.

Impossible n'est pas ADEME - Ils sont fous ces Gaulois...

L'ADEME ne s'appesantit pas longuement, sur les cas où stockage et réseau intelligents ne suffiraient pas, sur les jours, les soirées, les nuits sans électricité. Des humoristes pourraient compléter ces études, en ajoutant un chapitre sur ces longues soirées sans télévision... Alors, heureuse ?

En fait, l'ADEME n'envisage pas de soirées sans télévision, son rapport a tout prévu : il prévoit de faire appel à nos sympathiques voisins pour nous fournir 16 GW d'électricité lorsque nous en aurons besoin, les jours d'anticyclone de Sibérie par exemple. Justement, ça tombe bien, on a vu que les Allemands ont prévu de disposer d'une capacité fossile de secours de 100 GW pour répondre à ce type de conditions. Pour l'ADEME, il suffira de leur demander – poliment, avec déférence – de nous en vendre une partie.

Ils sont fous ces Germains ! Ils construisent des centrales fossiles pour les jours difficiles, mais pas pour eux !
Ils le font pour voler au secours des cigales gauloises quand la bise est venue !
Ils sont fous ces Gaulois de l'ADEME qui croient à cette fable. Peut-être imaginent-ils que l'anticyclone s'arrête aux frontières de l'Allemagne, pour sévir seulement en France ? Le gag du truc qui s'arrête à la frontière a déjà été raconté, il y a copyright. (© Noël Mamère)

Il faudra évidemment créer des lignes THT supplémentaires pour acheminer ces 16 GW ; c'est prévu dans le rapport, qui a presque tout prévu... sauf qu'en réponse aux demandes des Gaulois, leurs sympathiques voisins germains pourraient répondre : "Eh bien, dansez maintenant". Le gag a déjà été raconté, il y a copyright. (© Esope, droits rachetés par La Fontaine)

 

 

Impossible n'est pas ADEME.

 

Dans cet exercice de l'ADEME, il ne s'agissait que de produire de l'électricité renouvelable, en France.

Mais l'électricité ne compte que pour moins de 20 % de l'électricité finale mondiale.

Ensuite il faudrait aussi produire de l'énergie renouvelable pour les transports, en France.

Ensuite il faudrait produire tout cela à l'échelle de la planète, pour l'Afrique, la Chine, etc.

Est-ce possible ? Sinon, si les énergies renouvelables ne peuvent répondre aux besoins, que reste-t-il ? Il reste les énergies fossiles et le nucléaire. Mais les énergies fossiles s'épuisent...

Mythes et réalité - Bienvenue dans le monde de Big Brother

Le rapport de l'ADEME révèle un aspect encore peu connu des nouvelles énergies renouvelables : elles nécessitent de mettre en place un réseau "intelligent" et lui donner tout pouvoir pour tenter de gérer l'intermittence...

Un réseau intelligent, on commence à en entendre parler, mais qu'est-ce que c'est, comment pourrait-il gérer l'intermittence ? prenons un exemple ; il n'y a pas de vent, les éoliennes ne produisent rien, le courant manque, on ne peut plus recharger les smartphones ce qui met une partie de la population au bord de la crise de nerf ou même du suicide... mais non !, pas de panique, le réseau intelligent va tout arranger : il s'autorisera à bloquer la charge des batteries de votre voiture électrique ; si elles sont déjà chargées, il s'autorisera à puiser dans votre batterie pour secourir d'autres demandeurs prioritaires. Le réseau "intelligent" pourra également prendre le contrôle de votre machine à laver, votre réfrigérateur, pour les arrêter en attendant que le vent reprenne son souffle... Par la machinerie intelligente du réseau intelligent nous ne serons plus patron de notre propre machine à laver, la machinerie pouvant décider de l'arrêter au gré de ses algorithmes.

Évidemment, cette super machinerie "intelligente" nécessitera de nouveaux appareils ; peut-être de nouveaux compteurs plus intelligents encore que le compteur Linky, et aussi de nouveaux appareils électroménagers intelligents, pilotables par le réseau intelligent via les compteurs intelligents.

L'ADEME annonce la couleur : les nouvelles énergies renouvelables ne peuvent vivre que lorsqu'on les marie à Big Brother.

Quelques personnes contestent le compteur Linky en raison de supposées intrusions dans notre environnement privé. Que diront-elles quand elles découvriront l'avenir intrusif que nous imposerait le scénario de l'ADEME ?

 

Le réseau intelligent, c'est Big Brother ;
en pire.

 

Au total, 100 % d'énergie électrique renouvelable cela signifierait des éoliennes partout, des lignes électriques partout, des barrages partout, des batteries partout, des terres mangées par les panneaux photovoltaïques partout, et l'ombre de Big Brother au-dessus de tout ! Et cela, il faut le payer.

[...]

Mythes et réalité - L'acceptation des énergies renouvelables - Les écologistes seraient-ils les meilleurs ennemis des énergies renouvelables ?

Personne ne doute que les écologistes soient les meilleurs amis des énergies renouvelables. Et pourtant...

Écologistes et énergies renouvelables : "Je t'aime, moi non plus".

- Les écologistes accepteront-ils que Big Brother, alias "Linky" ou ses héritiers, prenne le contrôle de leurs appareils ménagers ?

- Les écologistes veulent de l'énergie éolienne bien entendu. Mais pour cela... il faut des éoliennes ! Accepteront-ils des éoliennes partout ? Dans les forêts, les parcs nationaux, comme en Allemagne ? On a vu de fervents défenseurs de la nature s'y opposer, les accusant de polluer la beauté des paysages, de troubler le murmure du vent, de tuer les petits oiseaux, et même les grands [3].

- Les écologistes veulent de l'énergie photovoltaïque bien entendu. Mais pour cela... il faut des centrales photovoltaïques ! Seront-elles acceptés ? Une des centrales les plus importantes d'Europe se trouve à Cestas, près de Bordeaux. Mais l'association écologiste SEPANSO Gironde, affiliée à France Nature Environnement, s'y oppose :

« Au-delà des discours convenus sur l’intérêt écologique de ces installations, il ne faut pas perdre de vue qu’elles contribuent aussi à l’artificialisation des sols, à la fragmentation des territoires, et à un appauvrissement de la biodiversité. [...]
Force est de constater que c’est bien la nature sous toute ses formes (territoires naturel et forestiers... ) qui paie au prix fort le développement de cette nouvelle forme de production d’énergie électrique destinée à satisfaire notre avidité sans cesse croissante, en énergie. » (Centrale photovoltaïque de Cestas : course au gigantisme dans la forêt)

« les centrales photovoltaïques au sol s’avèrent non seulement grosses consommatrices d’espaces naturels agricoles ou forestiers, mais aussi opportunités pour des opérateurs plus soucieux de rentabilité financière que du respect de la légalité ou de protection de l’environnement. » (Energie solaire photovoltaïque en Gironde)

- On comprend évidemment la préoccupation des défenseurs des "espaces naturels agricoles ou forestiers". Mais heureusement, la solution existe ! Il suffit de construire des centrales photovoltaïques dans le désert, et voilà, plus de problème. Mais même dans le désert, les écologistes sont encore capables de trouver des problèmes ! Ils s'opposent aux projets de centrales solaires dans le désert de Mojave en Californie, accusées de défigurer le désert et de menacer la fameuse "tortue du désert". (Terraeco, mensuel du développement durable numéro 5 juillet-août 2009)

électricité verte renouvelable, bois biomasse centrale GardanneLes écologistes veulent l'énergie de la biomasse, bien entendu. Mais pour cela... il faut brûler du bois... les écologistes s'y opposent ! Ils s'opposent à la centrale à biomasse de Gardanne (Bouches-du-Rhône). Voir par exemple cette pétition adressée au Préfet des Bouches du Rhône : "Nous vous demandons de retirer l'autorisation d'exploitation donnée à E.ON pour le projet néfaste et dispendieux de centrale à biomasse de Gardanne (Bouches du Rhône)". [...] En effet cette centrale brûlera d'immenses quantités de déchets agricoles, de bois de récupération et surtout de bois forestier (850 000 tonnes par an)"

Sont associés à cette pétition, entre autres :

- "France Nature Environnement Bouches du Rhone" (FNE 13)

- "Les amis de la Terre Bouches du Rhone" (AT 13)

- ATTAC Gardanne et Bassin minier

etc.

De la même façon, l’association France Nature Environnement s’inquiétait, en 2010, de projets soutenus par le ministère en charge de l’écologie, d’unités de cogénération alimentées par la biomasse :

« D’où viendra le bois nécessaire à ces projets ? […] La demande en bois énergie va être ainsi fortement accrue, les risques sont :

• Une surexploitation des forêts au détriment des écosystèmes et de leur biodiversité ;

• La mise en place de cultures dédiées à l'énergie au détriment des approvisionnements alimentaires […] [5]. »

- Les écologistes accepteront-ils des lignes électriques, partout, pour raccorder les éoliennes éparses et les consommateurs ? Les interminables contestations des écologistes contre la liaison électrique France-Espagne augurent mal de cette acceptation [6].

- Accepteront-ils les STEP, qui nécessitent la construction de multiples barrages, et peut-être la disparition de précieuses zones humides ? La triste histoire du barrage de Sivens augure mal de cette acceptation.

- Les écologistes sont déjà les principaux opposants à l'énergie hydroélectrique, verte et renouvelable ; ils s'opposent aux barrages Chatillo au Bélize, Belo Monte au Brésil, aux projets en Patagonie, etc.

 

Écologistes et énergies renouvelables : "Je t'aime, moi non plus"

 

 

 



[0] Tout le monde souhaite les énergies renouvelables, à la restriction près du fameux "Nimby" ("Not In My Back Yard") : "Des éoliennes oui, mais pas près de chez moi" ; et plus globalement : "à condition que cela n'entraîne aucun changement dans mon mode de vie".
[1] « The renewable technologies explored in this study are components of a diverse set of clean energy solutions that also includes nuclear, efficient natural gas, clean coal, and energy efficiency ».
[2] Le rapport français a été présenté par Mediapart sous le titre "Energie : le rapport caché sur une France 100% renouvelable". Passons sur le côté rocambolesques de "rapport caché", qui laisse imaginer que des journalistes-James-Bond auraient pénétré la forteresse qui protégeait la chambre forte où était caché ce rapport caché ; mais notons l'escroquerie du titre : "une France 100 % renouvelable", alors qu'il s'agit d'une "électricité française 100 % renouvelable".
[2-1] Il arrive par exemple que l'Allemagne soit par instant en surproduction et paye pour écouler ses surplus vers d'autres pays. La raison est technique : "Il devient en effet plus coûteux d'arrêter la production pour quelques heures (coût de démarrage, seuil technique de puissance minimum, durée minimale d'arrêt…). Le producteur peut préférer payer pour écouler sa production plutôt que d'interrompre la production." (Denis Voisin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot)
Cette vente à perte doit-elle être comptée comme une triomphale exportation d'électricité par l'Allemagne ? Ou comme une des conséquences du problème de l'intermittence des énergies renouvelables qui produisent parfois peu, parfois trop.
[2-2] Chaque STEP nécessite deux réservoirs à des altitudes différentes. L'eau passe du réservoir haut au réservoir bas pour produire de l'électricité, elle est remontée du bas vers le haut dans les périodes de stockage. Les sites favorables en France sont déjà tous exploités. Il faut en outre retenir qu'il faut deux réservoirs, avec tous les problèmes correspondants : terres noyées pour des siècles, éventuellement ces fameuses terres humides que le barrage de Sivens menaçait. Qui sait les conflits et Zads que provoqueraient chaque projet de STEP !
[2-3]  À comparer au coût du "grand carénage" des réacteurs nucléaires français : de 50 à 100 Md€ selon les sources, pour 71 % de la production électrique en France.
[3] Une illustration par ce Clochemerle vert qui voit s'affronter de fervents écologistes qui veulent sauver le monde avec des éoliennes, et d'autres fervents écologistes qui veulent sauver le grand tétras des pales assassines des éoliennes. ("Au col du Bonhomme, éoliennes contre grand tétras" - Le Monde, 29.08.2013)
[6] Au bout de 30 ans de controverses la liaison a enfin été réalisée, et inaugurée en février 2015. Il aura fallu 30 ans de polémiques pour aboutir à une réalisation qui aura coûté 8 fois plus que classiquement. (Pyrénées : une super ligne électrique entre la France et l'Espagne)
Ce coût supplémentaire vient essentiellement de l'exigence des écologistes d'enterrer la ligne, afin de ne pas polluer les paysages par des pylônes.
Toutefois, comment faire lorsqu'il faudra mettre des pylônes d'éoliennes partout dans le paysage pour développer les énergies renouvelables ?
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Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Écologie - Réchauffement climatique - c'est urgent !

Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.

Également en version numérique Kindle ou EPUB (Kobo)

écologie, réchauffement climatique, ogm, biologique

Le livre "Changement climatique - Transition énergétique  : C'est urgent !" est le sous-ensemble du livre complet qui traite du problème du réchauffement climatique.


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
Découverte de l'univers... et des environs


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Il faut faire avec ce qu'on a sous la main, les hommes tels-qu'ils-sont.

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Présentation rapide

Pour une écologie réaliste

Que la planète bleue soit verte !

Mais il ne faut pas trop rêver. Le monde change, il ne peut plus être du même vert d'avant, avec seulement le soleil pour nous réchauffer, de grandes prairies pour galoper, des baies bio pour nous régaler. Nous sommes sept milliards maintenant, une poignée de baies ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts !

La planète brûle.
Et ce n'est pas le seul problème !
La faim aussi... quand il y aura trois milliards de bouches à nourrir en plus.
L'énergie aussi... quand il n'y en aura plus.

Il faut réagir, vite, c'est urgent. Mais avec lucidité.

Pour nourrir plus de Terriens il faut produire plus de nourriture, il faut une agriculture plus performante encore.
Une agriculture peu performante, l'agriculture biologique par exemple, pourrait, peut-être, nourrir toute l'humanité... mais, la terre devenant rare, ce serait en piochant dans ce qui reste encore de forêt tropicale.
Il faut répondre aux défis énergétiques et climatiques. Les énergies renouvelables ne suffisent pas. Qu'y a-t-il d'autre ?

Les analyses et solutions présentées dans ce livre sont moins séduisantes que les rêveries utopistes, elles choqueront bien des lecteurs. Mais les utopies ne nourrissent pas les hommes, ne sauvent pas la forêt, ne ralentissent pas le réchauffement climatique.

Si vous avez le souci de l'humanité lisez ce livre. Sinon, lisez-le quand même.




 

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Mise à jour : 22 juillet 2018

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