Une écologie réaliste

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Un mix d'énergie électrique 100 % renouvelable en 2050 est-il possible ?

 

Les énergies renouvelables pourraient-elles fournir 100 % de l'énergie électrique ?

Avec quelles contraintes pour l'environnement ? Des éoliennes partout, des lignes électriques partout, des zones humides inondées...

Avec quelles contraintes pour les consommateurs ? Un réseau intelligent qui contrôle tout, des risques de black-out...

 

Quelques pays ont exploré des scénarios pour fournir 100 % ou presque de l'électricité à partir d'énergies renouvelables.

Le premier intérêt de ces scénarios est de mettre en évidence les difficultés de l'entreprise. Tout d'abord, ils ne concernent chacun qu'un seul pays, hors de question d'envisager une telle possibilité à l'échelle de la planète... c'est dommage, parce que justement, le réchauffement climatique est un problème planétaire, dont les solutions ne peuvent être que planétaires. Ensuite aucun d'entre eux n'envisage d'atteindre un tel objectif avant 2050. Ensuite, pour y parvenir, tous les moyens doivent être mobilisés y compris l'énergie nucléaire pour certains scénarios ; et il faut aussi subir de multiples contraintes pour l'environnement et les consommateurs – que les médias ne rapportent pas, que les consommateurs ne soupçonnent pas : forêts de pylônes, zones humides inondées, prix de l'électricité en hausse, et l'ombre de Big Brother planant sur nous.

Quelques-uns de ces scénarios :

- Aux États-unis : Renewable Electricity Futures Study

- En Allemagne : le programme Energiewende (le tournant énergétique)

- En France : Un mix électrique 100% renouvelable ?

Yes we can

Le rapport US vise un mix de 80 % d'EnR dans l'électricité US, en 2050. 80 % seulement ? En 2050 seulement ? Oui, seulement ! C'est du réalisme. Dans les 20 % qui restent il y a ce que le rapport considère comme des énergies propres, des énergie bas-carbone propres en CO2, mais non renouvelables : gaz, charbon propre, et aussi du nucléaire... ; c'est encore du réalisme [1].

Impossible n'est pas Allemand

En Allemagne, l’Energiewende se donne pour objectif d’atteindre un mix de 80 % d’électricité renouvelable en 2050. 80 % seulement ? En 2050 seulement ? C'est encore du réalisme. Pour tenir compte des périodes pendant lesquelles les nouvelles énergies renouvelables ne produisent rien ou presque, l'Allemagne maintient en service un second système de production d'électricité, pilotable, permettant d'alimenter le pays entier lorsque les éoliennes sont en berne. Par "pilotable" comprenons : des centrales fossiles que l'on peut faire démarrer à la demande quand nécessaire ; mais pas de nucléaire : c'est cela le challenge du "Impossible n'est pas allemand".

C'est-à-dire qu'au fur et à mesure qu'elle construit des éoliennes, l'Allemagne a le réalisme de maintenir en service, rénover, construire, des centrales fossiles qui compenseront les infidélités intermittentes des énergies renouvelables ; par exemple :

La nouvelle centrale au charbon de Datteln, de 1 100 MW, a commencé à produire en 2020.

Elle fumera encore dans quarante ans.

L'Allemagne est engagée dans la construction du gazoduc Nord Stream 2[2] pour recevoir du gaz russe (mise en service vers fin 2019).

L'Allemagne est également engagée dans la construction de terminaux méthaniers pour l’importation de gaz naturel liquéfié (GNL).

La durée de vie de ces terminaux va au-delà de 2050.

Cette logistique impressionnante sert de "groupe de secours", comme il en existe dans les hôpitaux par exemple ; mais il s'agit ici d'un groupe de secours à l'échelle du pays entier !

Évidemment, ce double système de production – renouvelable et fossile – a un coût. Les consommateurs allemands le payent... Pour quel résultat ? Pour une réduction quasi nulle des émissions de CO2. (Voir La transition énergétique ratée en Allemagne)

Impossible n'est pas Français

Le rapport français, lui, vise carrément les 100 % d'énergie électrique renouvelable ! Rien d'autre ! Ni nucléaire comme dans les cas US, ni fossile comme dans le cas allemand. La France, elle, n'aura même pas besoin de groupe de secours comme en prévoit l'Allemagne ; parce que l'anticyclone de Sibérie s'arrêtera à la frontière. C'est ça le fameux "Impossible n'est pas français !".

 

Avant d'examiner plus précisément le plan français, il est intéressant de se poser la question : si 100 % de l'électricité française était renouvelable, quel serait le gain en ce qui concerne la priorité écologique du siècle, celle de la conférence de Copenhague, celle de la COP21, c'est-à-dire la réduction des émissions de CO2 ? La réponse est : "un gain quasi nul". parce que l'électricité française est... déjà décarbonée !

Mais si l'objectif de l'ADEME n'est pas de lutter contre le réchauffement climatique, quel est-il ? Pourquoi vouloir passer d'une électricité bas carbone à une autre électricité bas carbone, pour un gain en CO2 quasi nul ? La réponse est dans le non-dit, qui pèse ici tout le poids de l'électricité nucléaire en France : 72 % en 2017 ! Ce n'est pas dit, pas avoué, mais la préoccupation de ce rapport de l'ADEME n'est pas de réduire les émissions de CO2, n'est pas de réduire le réchauffement climatique, elle est, dans ce cas, de faire croire qu'il serait possible de se passer de toute électricité fossile et de toute électricité nucléaire. Ni les Américains, ni les Allemands, n'avaient osé pousser le bouchon aussi loin. Ils ne savaient pas que impossible n'est pas Français.

Le scénario de l'ADEME s'appuie évidemment sur les nouvelles énergies renouvelables intermittentes, éolien et photovoltaïque, les nouvelles stars des médias.

Pour garantir la fourniture d'électricité à tout moment il faudrait savoir stocker l'électricité, pour pouvoir éclairer les nuits sans vent.

Mais on ne sait pas stocker l'électricité massivement, écologiquement.

Il est évidemment exclu de recourir massivement aux batteries, les quantités en jeu sont hors de portée de leurs capacités.

La solution idéale serait de développer des STEP, "Station de Transfert d’Énergie par Pompage". Une partie du scénario de l'ADEME s'appuie sur les STEP. Le problème est qu'on ne peut créer de STEP à la demande, où on veut, autant qu'on veut. Il faut trouver des sites adaptés, avec de l'eau et du dénivelé, la géographie commande ; pas de step dans le Sahara ni dans les grandes plaines. L'Allemagne aurait bien aimé stocker l'électricité de ses éoliennes, que parfois elle paye pour l'écouler. Mais elle n'a pas de sites favorables. C'est pourquoi l'Allemagne maintient, une capacité fossile de secours.

En France, la géographie nous a offert quelques sites possibles… qui sont autant de bombes de contestation en puissance. Chaque STEP nécessite en effet deux réservoirs, c'est-à-dire deux barrages. Barrage signifie souvent inondation de zones humides. Combien de zones humides devront-elles être noyées et sacrifiées sur l'autel des énergies renouvelables et de leurs STEP ?

Les zadistes, au chômage depuis la fin des sagas de Notre-Dame-des-Landes et du barrage de Sivens, se frottent les mains et préparent leurs paquetages, ils vont avoir à nouveau de quoi repartir en campagne.

Impossible n'est pas ADEME - Ils sont fous ces Gaulois...

électricité renouvelable énergies renouvelablesL'ADEME ne s'appesantit pas longuement, sur les cas où le stockage ne suffirait pas, avec pour conséquence les jours, les soirées, les nuits sans électricité. Des humoristes pourraient compléter le rapport en ajoutant un chapitre sur ces longues soirées sans télévision... Alors, heureuse ?

En fait, l'ADEME n'envisage pas de soirées sans télévision, son rapport a tout prévu : il prévoit de faire appel à nos sympathiques voisins germains pour nous fournir 16 GW d'électricité en cas de besoin, les jours et les nuits d'anticyclone de Sibérie par exemple. Justement, ça tombe bien, on a vu que les Allemands ont prévu de disposer d'une capacité fossile de secours de 80 GW pour répondre à ce type de conditions. Pour l'ADEME, il suffira de leur demander – poliment cela va de soit – de nous en vendre une partie.

Ils sont fous ces Germains ! Ils construisent des centrales fossiles pour les jours difficiles, mais pas pour eux !
Ils le font pour voler au secours des cigales gauloises quand la bise est venue !
Ils sont fous ces Gaulois de l'ADEME qui croient à cette fable. Peut-être imaginent-ils que l'anticyclone s'arrête aux frontières de l'Allemagne, pour sévir seulement en France ? Le gag du truc qui s'arrête à la frontière a déjà été raconté, il a été inventé par des écologistes qui en ont le copyright. (© Noël Mamère)

Il faudra évidemment créer des lignes THT supplémentaires pour acheminer ces 16 GW ; c'est prévu dans le rapport, qui a presque tout prévu... sauf qu'en réponse aux demandes des Gaulois, leurs sympathiques voisins germains pourraient répondre : "Eh bien, dansez maintenant". Le gag de la cigale éconduite a déjà été raconté, il y a copyright. (© Esope, droits rachetés par La Fontaine)

 

Impossible n'est pas ADEME.

 

La cigale gauloise risque d'être éconduite, parce que de son côté la fourmi germaine a fait ses calculs et a vu qu'elle risque de se trouver à découvert avec un compte en rouge : le gestionnaire du réseau électrique allemand, GRD, a annoncé que dès 2020 l'Allemagne pourrait manquer d'électricité en période de grand froid et de faible production d'éolien et photovoltaïque ; le parc de 80 GW de centrales fossiles de secours pourrait être insuffisant. (La capacité de production en pointe du parc allemand pourrait ne plus garantir la sécurité d’approvisionnement à partir de 2020 lors d’un hiver rigoureux)

Toutefois, le GRD reste rassurant : en cas de vague de froid il suffira de demander – poliment – de l'électricité aux voisins.

... Les Français qui n'ont pas assez d'électricité voudraient pomper de l'électricité allemande...

Mais les Allemands qui n'ont pas assez d'électricité voudraient pomper de l'électricité française...

Une histoire shaddock...

Bienvenue dans le monde de Big Brother

Pour tenter de gérer l'intermittence des nouvelles énergies renouvelables alors que les moyens de stockage sont insuffisants, le rapport de l'ADEME prévoit de mettre en place un réseau intelligent.

Un réseau intelligent, on commence à en entendre parler, mais qu'est-ce que c'est, comment pourrait-il gérer l'intermittence ? prenons un exemple ; il n'y a pas de vent, les éoliennes sont en berne, le courant manque, on ne peut plus recharger les smartphones ce qui met la population au bord de la crise de nerfs ou même du suicide... mais non !, pas de panique, le réseau intelligent va tout arranger : il s'autorisera à bloquer la charge de la batterie de votre voiture électrique ; si elle est déjà chargée, il s'autorisera à puiser dans votre batterie pour secourir d'autres demandeurs prioritaires. Gare à la mauvaise surprise d'une batterie insuffisamment chargée au moment du départ ! Le réseau "intelligent" pourra également prendre le contrôle de votre machine à laver, votre réfrigérateur, pour les arrêter en attendant que le vent reprenne son souffle... Il faudra attendre le vent pour laver son linge !

Évidemment, cette super machinerie "intelligente" nécessitera de nouveaux appareils ; peut-être de nouveaux compteurs plus intelligents encore que le compteur Linky, et aussi de nouveaux appareils électroménagers intelligents, pilotables par le réseau intelligent via les compteurs intelligents.

L'ADEME annonce la couleur : les nouvelles énergies renouvelables ne peuvent vivre que lorsqu'on les marie à Big Brother.

Quelques personnes contestent le compteur Linky en raison de supposées intrusions dans notre environnement privé.
Que diront-elles quand elles découvriront l'avenir intrusif que nous imposerait le scénario de l'ADEME ?

 

Le réseau intelligent, c'est Big Brother ;
en pire.

 

Au total, 100 % d'énergie électrique renouvelable cela signifierait des éoliennes partout, des lignes électriques partout, des barrages partout avec disparition de zones humides, des batteries partout, des terres mangées par les panneaux photovoltaïques partout.
Et l'ombre de Big Brother au-dessus de tout !

 

Finalement, ce qui ressort du rapport de l'ADEME est l'exact contraire de ce qu'il voulait suggérer :
il démontre l'impossibilité d'un
"mix électrique 100 % renouvelable en 2050".

... [...] ...

 

Les écologistes seraient-ils les meilleurs ennemis des énergies renouvelables ?

Personne ne doute que les écologistes soient les meilleurs amis des énergies renouvelables. Et pourtant...

- Les écologistes accepteront-ils que Big Brother, alias "Linky" ou ses héritiers, surveille leur consommation et prenne le contrôle de leurs appareils ménagers ?

- Les écologistes veulent de l'énergie éolienne bien entendu. Mais pour cela... il faut des éoliennes ! Accepteront-ils des éoliennes partout ? Dans les forêts, les parcs nationaux, comme en Allemagne ? On a vu de fervents défenseurs de la nature s'y opposer, les accusant de polluer la beauté des paysages, de troubler le murmure du vent, de tuer les petits oiseaux, et même les grands [3].

- Les écologistes veulent de l'énergie photovoltaïque bien entendu. Mais pour cela... il faut des centrales photovoltaïques ! Seront-elles acceptés ? Une des centrales les plus importantes d'Europe se trouve à Cestas, près de Bordeaux. Mais l'association écologiste SEPANSO Gironde, affiliée à France Nature Environnement, s'y oppose :

« Au-delà des discours convenus sur l’intérêt écologique de ces installations, il ne faut pas perdre de vue qu’elles contribuent aussi à l’artificialisation des sols, à la fragmentation des territoires, et à un appauvrissement de la biodiversité. [...]
Force est de constater que c’est bien la nature sous toute ses formes (territoires naturel et forestiers... ) qui paie au prix fort le développement de cette nouvelle forme de production d’énergie électrique destinée à satisfaire notre avidité sans cesse croissante, en énergie. » (Centrale photovoltaïque de Cestas : course au gigantisme dans la forêt)

« les centrales photovoltaïques au sol s’avèrent non seulement grosses consommatrices d’espaces naturels agricoles ou forestiers, mais aussi opportunités pour des opérateurs plus soucieux de rentabilité financière que du respect de la légalité ou de protection de l’environnement. » (Energie solaire photovoltaïque en Gironde)

On comprend évidemment la préoccupation des défenseurs des "espaces naturels agricoles ou forestiers". Mais heureusement, la solution existe ! Il suffirait de construire des centrales photovoltaïques dans le désert, et voilà, plus de problème. Mais, patatrac ! même dans le désert, les écologistes sont encore capables de trouver des problèmes ! Ils s'opposent aux projets de centrales solaires dans le désert de Mojave en Californie, accusées de défigurer le désert et de menacer la fameuse "tortue du désert". (Terraeco, mensuel du développement durable numéro 5 juillet-août 2009)

- En 2019, l'annonce d'un projet de centrale écologique, photovoltaïque, sur le causse du Larzac, a immédiatement suscité la réaction indignée du régional écologique de l'étape, José Bové : « Ce projet est incompatible avec l’agriculture et l’élevage »… Ben oui, on peut être écolo, mais quand même, ces centrales photovoltaïques il vaut mieux qu'elles soient loin de chez moi. Not In My Back Yard !

Verra-t-on naître un mouvement de désobéissance civile (dont José Bové en est un théoricien), verra-t-on une ZAD sur le causse pour s'opposer à un projet d'électricité dite verte ?

électricité renouvelable énergies renouvelables, bois biomasse centrale GardanneLes écologistes veulent l'énergie de la biomasse, bien entendu. Mais pour cela... il faut brûler du bois... les écologistes s'y opposent ! Ils s'opposent à la centrale à biomasse de Gardanne (Bouches-du-Rhône). Voir par exemple cette pétition adressée au Préfet des Bouches du Rhône : "Nous vous demandons de retirer l'autorisation d'exploitation donnée à E.ON pour le projet néfaste et dispendieux de centrale à biomasse de Gardanne (Bouches du Rhône)". [...] En effet cette centrale brûlera d'immenses quantités de déchets agricoles, de bois de récupération et surtout de bois forestier (850 000 tonnes par an)"

Sont associés à cette pétition, entre autres :

- "France Nature Environnement Bouches du Rhone" (FNE 13)

- "Les amis de la Terre Bouches du Rhone" (AT 13)

- ATTAC Gardanne et Bassin minier

etc.

De la même façon, l’association France Nature Environnement s’inquiétait, en 2010, de projets soutenus par le ministère en charge de l’écologie, d’unités de cogénération alimentées par la biomasse :

« D’où viendra le bois nécessaire à ces projets ? […] La demande en bois énergie va être ainsi fortement accrue, les risques sont :

• Une surexploitation des forêts au détriment des écosystèmes et de leur biodiversité ;

• La mise en place de cultures dédiées à l'énergie au détriment des approvisionnements alimentaires […] [5]. »

- Les écologistes accepteront-ils des lignes électriques, partout, pour raccorder les éoliennes éparses et les consommateurs ? Les interminables contestations des écologistes contre la liaison électrique France-Espagne augurent mal de cette acceptation [6].

- Accepteront-ils les STEP, qui nécessitent la construction de multiples barrages, et peut-être la disparition de précieuses zones humides ? La triste histoire du barrage de Sivens augure mal de cette acceptation.

- Les écologistes sont les principaux opposants à l'énergie hydroélectrique, verte et renouvelable ; ils s'opposent aux barrages Chatillo au Bélize, Belo Monte au Brésil, aux projets en Patagonie, etc.

 

Écologie et énergies renouvelables :
"Je t'aime, moi non plus"

 

 

 



[0] Tout le monde souhaite les énergies renouvelables, à la restriction près du fameux "Nimby" ("Not In My Back Yard") : "Des éoliennes oui, mais pas près de chez moi" ; et plus globalement : "à condition que cela n'entraîne aucun changement dans mon mode de vie".
[1] « The renewable technologies explored in this study are components of a diverse set of clean energy solutions that also includes nuclear, efficient natural gas, clean coal, and energy efficiency ».
[2] Nord Stream 1 fonctionne depuis 2012.
[3] Une illustration par ce Clochemerle vert qui voit s'affronter de fervents écologistes qui veulent sauver le monde avec des éoliennes, et d'autres fervents écologistes qui veulent sauver le grand tétras des pales assassines des éoliennes. ("Au col du Bonhomme, éoliennes contre grand tétras" - Le Monde, 29.08.2013)
[6] Au bout de 30 ans de controverses la liaison a enfin été réalisée, et inaugurée en février 2015. Il aura fallu 30 ans de polémiques pour aboutir à une réalisation qui aura coûté 8 fois plus que classiquement. (Pyrénées : une super ligne électrique entre la France et l'Espagne)
Ce coût supplémentaire vient essentiellement de l'exigence des écologistes d'enterrer la ligne, afin de ne pas polluer les paysages par des pylônes.
Toutefois, comment faire lorsqu'il faudra mettre des pylônes d'éoliennes partout dans le paysage pour développer les énergies renouvelables ?
Les enterrer ?

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Une écologie réaliste

Par Pierre Yves Morvan-Ameslon

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Mise à jour : 28 août 2020