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ligne bleue

100 % d'énergies renouvelables, est-ce possible ? Mythes et réalité

 

Big Brother au pays des merveilles des énergies renouvelables

 

électricité verte renouvelable

Tout le monde souhaite le développement des énergies renouvelables, tout le monde les espère. Mais est-il possible de vivre seulement d'énergie renouvelable et d'eau fraîche ? Théoriquement oui, le Moyen Âge l'a fait. Ne pourrait-on pas faire aussi "bien" ?

Le Moyen Âge fonctionnait à 100 % d'énergies renouvelables... mais à beaucoup d'huile de coude et de privations aussi !

Pour l'huile de coude et les privations, il sera difficile de faire aussi bien ; nous avons pris trop de mauvaises habitudes, de travail humainement et syndicalement supportable, de bonne alimentation, de confort, particulièrement face au froid. Tout cela grâce aux énergies fossiles. Ces "mauvaises" habitudes, avec d'autres facteurs, nous permettent de vivre 80 ans en moyenne aujourd'hui, contre 30 ou 40 ans autrefois ; vive les mauvaises habitudes !

Pour les énergies renouvelables... personne ne sait proposer sérieusement un futur à 100 % d'énergies renouvelables – avec la même espérance de vie qu'aujourd'hui. Mais quelques études tentent d'évaluer une première étape, qui serait la possibilité d'avoir 100 % d'énergie électrique renouvelable, dans quelques pays développés. Ces études permettent de se rendre compte des difficultés de l'entreprise, des contraintes pour l'environnement et les consommateurs, dont ont rarement conscience les tifosi du renouvelable.

Quelques unes de ces études :

- Aux États-unis : Renewable Electricity Futures Study

- En Allemagne : le programme Energiewende (le tournant énergétique)

- En France : Vers un mix électrique 100% renouvelable en 2050, ADEME

 

• Le rapport US vise un mix de 80 % d'EnR dans l'électricité US, en 2050. 80 % seulement ? En 2050 seulement ? Oui, seulement ! C'est ça le réalisme. Dans les 20 % qui restent il y a ce que le rapport considère comme des énergies propres mais non renouvelables : gaz, charbon propre, et aussi du nucléaire... ; c'est encore ça le réalisme [1].

• En Allemagne, l’Energiewende se donne pour objectif d’atteindre 80 % d’électricité renouvelable en 2050. 80 % seulement ? En 2050 seulement ? C'est encore du réalisme. Dans les 20 % restant, il y a du gaz, du charbon, du lignite, mais pas de nucléaire comme dans le rapport US : c'est cela "Impossible n'est pas allemand". Ces 20 % seront produits par une capacité "flexible" de près de 100 GW. Par "flexible", comprenons : des centrales fossiles que l'on peut faire démarrer à la demande quand nécessaire. Cette capacité flexible fossile de 100 GW est supérieure à la capacité nucléaire actuelle en France. C'est énorme, mais c'est nécessaire pour alimenter le pays entier aussi longtemps que les énergies renouvelables ne produisent rien ou presque, et que l'électricité stockée est épuisée ; pendant les épisodes d'anticyclone de Sibérie en hiver par exemple.

C'est-à-dire qu'au fur et à mesure qu'elle construit des éoliennes, l'Allemagne a le réalisme de maintenir en service, rénover, construire, des centrales fossiles de secours, pour compenser les infidélités intermittentes des énergies renouvelables. Ces centrales fumeront encore dans quarante ans.

L'Allemagne met en double deux systèmes de production d'électricité côte à côte, de capacités équivalentes, chacun étant capable d'alimenter l'Allemagne entière : renouvelables et fossiles. Le système fossile sert de "groupe de secours", comme il y en a dans les hôpitaux par exemple, parce que les énergies renouvelables ne sont pas autonomes, elles ne peuvent survivre que sous perfusion d'un groupe de secours, énorme, à l'échelle du pays entier.

Construire deux systèmes de production en double est doublement coûteux ! Ce coût externe indirect des énergies renouvelables est déjà compté sur les factures d'électricité allemandes et sur le budget des subventions de l'état. Lorsqu'un "expert" calcule que les nouvelles énergies renouvelables intermittentes ont des coûts presque compétitifs, cela signifie que l'expert a oublié de compter ce coût indirect.

• Le rapport français, lui, vise carrément les 100 % d'énergie électrique renouvelable [2]. Rien d'autre à côté. C'est ça le fameux "Impossible n'est pas français !". Les Allemands n'ont pas osé pousser le bouchon aussi loin, ils ont le réalisme de maintenir une capacité fossile importante. La France, elle, n'a même pas besoin de groupe de secours comme en prévoit l'Allemagne ; parce que l'anticyclone de Sibérie s'arrêtera à la frontière.

Avant d'examiner plus précisément le plan français, il est intéressant de se poser la question : si 100 % de l'électricité française était renouvelable, quel serait le gain en ce qui concerne la priorité écologique du siècle, celle de la conférence de Copenhague, celle de la COP21, c'est-à-dire la réduction des émissions de CO2 ? La réponse est : "un gain quasi nul". parce que 92 % de l'électricité française proviennent déjà de sources peu émettrices de CO2, des sources bas carbone.

La vraie question est donc : "pourquoi vouloir passer de 92 % à 100 % d'électricité peu émettrice de CO2, pour un gain en CO2 quasi nul" ? La réponse est dans le non-dit, qui pèse ici tout le poids de l'électricité nucléaire en France : 77 % ! Ce n'est pas dit, pas avoué, mais l'objectif du rapport de l'ADEME n'est pas de réduire significativement les émissions de CO2, il est de faire croire qu'il serait possible de se passer de toute électricité fossile et de toute électricité nucléaire – avec les violences que nous allons voir sur l'environnement et les populations.

Le scénario de l'ADEME fait largement appel aux nouvelles énergies renouvelables, les nouvelles stars, l'éolien et le photovoltaïque.

Les nouvelles énergies renouvelables peuvent produire beaucoup d'énergie... quand il leur plaît ! Même si personne n'en a besoin à ce moment-là. Le vrai problème n'est pas un problème de production, il est de fournir de l'énergie aux usagers lorsqu'ils en ont besoin. Le problème est de stocker massivement, écologiquement, économiquement, l'électricité de l'été ou de l'automne pour la restituer les soirs d'hiver sans vent.

l'ADEME propose des solutions, non garanties, mais au coût environnemental garanti : des éoliennes partout, des lignes électriques partout, des barrages partout, des batteries partout, des terres mangées par les panneaux photovoltaïques...

électricité verte renouvelable

- Il faut nécessairement être capable de stocker l'énergie. Tous les moyens, bons ou mauvais, sont bons.

Les STEP évidemment ("Station de Transfert d’Énergie par Pompage"), nécessitant des barrages [2-1].

Mais aussi les batteries des voitures électriques, on va le voir. Bienvenue en Acculand.

- Il faut nécessairement multiplier les pylônes des éoliennes, sur chaque mont, colline, collinette.

- Il faut nécessairement multiplier les pylônes de lignes électriques entre les sites producteurs dispersés et consommateurs.

- Il faut également multiplier les pylônes de lignes électriques entre les sites producteurs dispersés pour espérer lisser, un peu, des productions variables d'un site à l'autre. Bienvenue en pyloneland.

- Il faut aussi un réseau "intelligent", ayant le pouvoir de tout contrôler...

Il n'y a pas de vent ? Pas de panique, le réseau "intelligent" va gérer la situation : il bloquera la charge des batteries de votre voiture électrique ; si elles sont déjà chargées, il puisera dans votre batterie pour secourir d'autres demandeurs prioritaires. Le réseau "intelligent" pourra également prendre le contrôle de votre machine à laver, votre chauffage, votre réfrigérateur...

Évidemment, cette super machinerie "intelligente" nécessitera de nouveaux appareils ; de nouveaux compteurs plus intelligents encore que le compteur Linky, et aussi de nouveaux appareils électroménagers intelligents, pilotables par le réseau intelligent via les compteurs intelligents. L'ADEME annonce la couleur : les nouvelles énergies renouvelables ne peuvent vivre que lorsqu'on les marie à Big Brother. Quelques ruptures de fiançailles en vue chez les transis d'énergies renouvelables.
Il faudra subir cette machinerie intelligente. Il faudra accepter de n'être plus le patron de SA propre machine à laver, le réseau intelligent pouvant décider de l'arrêter à tout moment, au gré de ses algorithmes.

C'est comme ça au pays des merveilles des énergies renouvelables.

Des contestataires contestent le compteur Linky et ses supposées intrusions dans notre environnement privé. S'ils savaient l'avenir intrusif que nous imposerait 100 % d'électricité renouvelables ! !

Le réseau intelligent, c'est Big Brother ; en pire.

 

L'ADEME ne s'appesantit pas longuement, sur les cas où stockage et réseau intelligents ne suffiraient pas, sur les jours, les soirées, les nuits sans électricité. Des humoristes pourraient compléter ces études, en ajoutant un chapitre sur ces longues soirées sans télévision... Alors, heureuse ?

En fait, l'ADEME n'envisage pas de soirées sans télévision, son rapport a tout prévu : il prévoit de faire appel à nos sympathiques voisins pour nous fournir 16 GW d'électricité lorsque nous en aurons besoin, les jours d'anticyclone de Sibérie par exemple. Justement, ça tombe bien, on a vu que les Allemands ont prévu de disposer d'une capacité fossile de secours de 100 GW pour répondre à ce type de conditions. Pour l'ADEME, il suffira de leur demander, poliment, de nous en vendre une partie.

Ils sont fous ces Germains ! Ils construisent des centrales fossiles pour les jours difficiles, mais pas pour eux !
Ils le font pour voler au secours des cigales gauloises quand la bise est venue !
Ils sont fous ces Gaulois qui croient à cette fable.

Il faudra évidemment créer des lignes THT supplémentaires pour acheminer ces 16 GW ; c'est prévu dans le rapport, qui a presque tout prévu... sauf qu'en réponse à nos demandes, nos sympathiques voisins pourraient nous dire : "Eh bien, dansez maintenant."

En montrant les contraintes, la fragilité du système lors des périodes de forts déséquilibres entre demande et production, les problèmes d'acceptation par les populations, ce rapport de l'ADEME est plutôt la démonstration de l'impossibilité d'obtenir une électricité 100 % renouvelable avec les techniques actuelles. C'est impossible, même en considérant que les techniques progressent : des progrès ne suffisent pas, il faudrait des révolutions techniques.

Les écologistes seraient-ils les meilleurs ennemis des énergies renouvelables ?

Obtenir une électricité 100 % renouvelable nécessite énormément de changements. Seront-ils facilement acceptés par les populations ? Même par les plus exigeants, les écologistes ?

Les écologistes veulent de l'énergie éolienne bien entendu. Mais pour cela... il faut des éoliennes ! Accepteront-ils des éoliennes partout ? On a vu de fervents défenseurs de la nature s'y opposer, les accusant de polluer la beauté des paysages, de troubler le murmure du vent, de tuer les petits oiseaux, et même les grands [3].

Les écologistes veulent de l'énergie photovoltaïque bien entendu. Mais pour cela... il faut des panneaux photovoltaïques ! Seront-ils acceptés ? Une des centrales les plus importantes d'Europe se trouve à Cestas, près de Bordeaux. Mais l'association écologiste SEPANSO Gironde, affiliée à France Nature Environnement, s'y oppose :

« Au-delà des discours convenus sur l’intérêt écologique de ces installations, il ne faut pas perdre de vue qu’elles contribuent aussi à l’artificialisation des sols, à la fragmentation des territoires, et à un appauvrissement de la biodiversité. [...]
Force est de constater que c’est bien la nature sous toute ses formes (territoires naturel et forestiers... ) qui paie au prix fort le développement de cette nouvelle forme de production d’énergie électrique destinée à satisfaire notre avidité sans cesse croissante, en énergie. » (Centrale photovoltaïque de Cestas : course au gigantisme dans la forêt)

« les centrales photovoltaïques au sol s’avèrent non seulement grosses consommatrices d’espaces naturels agricoles ou forestiers, mais aussi opportunités pour des opérateurs plus soucieux de rentabilité financière que du respect de la légalité ou de protection de l’environnement. » (Energie solaire photovoltaïque en Gironde)

On comprend évidemment la préoccupation des défenseurs des "espaces naturels agricoles ou forestiers". Mais heureusement, la solution existe ! Il suffit de construire des centrales photovoltaïques dans le désert, et voilà, plus de problème. Mais même dans le désert, les écologistes sont encore capables de trouver des problèmes ! Ils s'opposent aux projets de centrales solaires dans le désert de Mojave en Californie, accusées de défigurer le désert et de menacer la fameuse tortue du désert. (Voir par exemple Terraeco, mensuel du développement durable numéro 5 juillet-août 2009)

électricité verte renouvelable, bois biomasse centrale GardanneLes écologistes veulent l'énergie de la biomasse, bien entendu. Mais pour cela... il faut brûler du bois... les écologistes s'y opposent ! Ils s'opposent à la centrale à biomasse de Gardanne (Bouches-du-Rhône). Voir par exemple cette pétition adressée au Préfet des Bouches du Rhône : "Nous vous demandons de retirer l'autorisation d'exploitation donnée à E.ON pour le projet néfaste et dispendieux de centrale à biomasse de Gardanne (Bouches du Rhône)". [...] En effet cette centrale brûlera d'immenses quantités de déchets agricoles, de bois de récupération et surtout de bois forestier (850 000 tonnes par an)"

Sont associés à cette pétition, entre autres :
- FRANCE NATURE ENVIRONEMENT BOUCHES DU RHONE (FNE 13)
- LES AMIS DE LA TERRE BOUCHES DU RHONE (AT 13)
- ATTAC GARDANNE ET BASSIN MINIER
etc.

De la même façon, l’association France Nature Environnement s’inquiétait, en 2010, de projets soutenus par le ministère en charge de l’écologie, d’unités de cogénération alimentées par la biomasse :

« D’où viendra le bois nécessaire à ces projets ? […] La demande en bois énergie va être ainsi fortement accrue, les risques sont :

• Une surexploitation des forêts au détriment des écosystèmes et de leur biodiversité ;

• La mise en place de cultures dédiées à l'énergie au détriment des approvisionnements alimentaires […] [5]. »

Les écologistes accepteront-ils des lignes électriques, partout, pour raccorder les éoliennes éparses et les consommateurs ? Les interminables contestations des écologistes contre la liaison électrique France-Espagne augurent mal de cette acceptation [6].

Accepteront-ils les STEP, qui nécessitent la construction de multiples barrages, et peut-être la disparition de précieuses zones humides ? La triste histoire du barrage de Sivens augure mal de cette acceptation.

Les écologistes sont déjà les principaux opposants à l'énergie hydroélectrique, verte et renouvelable ; ils s'opposent aux barrages Chatillo au Bélize, Belo Monte au Brésil, aux projets en Patagonie, etc.

 

Écologie et énergies renouvelables : "Je t'aime, moi non plus".

 

 



[1] « The renewable technologies explored in this study are components of a diverse set of clean energy solutions that also includes nuclear, efficient natural gas, clean coal, and energy efficiency ».
[2] Le rapport français a été présenté par Mediapart sous le titre "Energie : le rapport caché sur une France 100% renouvelable". Passons sur le côté rocambolesques de "rapport caché", qui laisse imaginer que des journalistes-James-Bond auraient pénétré la forteresse qui protégeait la chambre forte où était caché ce rapport caché ; mais notons l'escroquerie du titre : "une France 100 % renouvelable", alors qu'il s'agit d'une "électricité française 100 % renouvelable".
[2-1] Combien de zones humides devront-elles être sacrifiées aux STEP des énergies renouvelables ? Verra-t-on naître des ZAD innombrables pour contester les énergies renouvelables ?
[3] Une illustration par ce Clochemerle vert qui voit s'affronter de fervents écologistes qui veulent sauver le monde avec des éoliennes, et d'autres fervents écologistes qui veulent sauver le grand tétras des pales assassines des éoliennes. ("Au col du Bonhomme, éoliennes contre grand tétras" - Le Monde, 29.08.2013)
[6] Au bout de 30 ans de controverses la liaison a enfin été réalisée, et inaugurée en février 2015. Il aura fallu 30 ans de polémiques pour aboutir à une réalisation qui aura coûté 8 fois plus que classiquement. (Pyrénées : une super ligne électrique entre la France et l'Espagne)
Ce coût supplémentaire vient essentiellement de l'exigence des écologistes d'enterrer la ligne, afin de ne pas polluer les paysages par des pylônes.
Toutefois, comment faire lorsqu'il faudra mettre des pylônes d'éoliennes partout dans le paysage pour développer les énergies renouvelables ?
Les enterrer ?

L'écologie, oui ;
le dogmatisme écologique, non.


Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.


Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Écologie et environnement - Mythes et réalité

 

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Le livre est disponible en version numérique :

- Format Kindle : Écologie et environnement - Mythes et réalité

- Format E-pub : ici

Les fichiers numériques peuvent être lus sur PC, iPhone, iPad... via des applications Amazon ou Google télécheargeables gratuitement.
Ils peuvent également être lu sur des liseuses de livres électroniques (ebooks).
Le livre "Transition énergétique et changement climatique" (format Kindle seulement), est un sous-ensemble du livre complet, "Écologie, environnement... Mythes et réalité".


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
Découverte de l'univers... et des environs


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Présentation rapide

Nous sommes maintenant conscients, presque tous, de l'urgence écologique, convaincus qu'il faut lutter contre le réchauffement climatique, l'ennemi public No1. Mais nous n'avons pas encore tous pris conscience qu'il est nécessaire de lutter par tous les moyens.

La combinaison du nombre des Terriens et de leur prospérité constitue un mélange explosif, et la mèche est allumée. Autrefois il n'y avait que quelques bons sauvages cueillant une poignée de baies dans la forêt. Une poignée de baies, ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts ! Le monde change, il ne peut plus être du même Vert d'avant, avec seulement les rayons du soleil pour nous réchauffer, les petits oiseaux pour nous enchanter, des baies bio pour nous régaler. La petite maison dans la prairie c'est le passé à jamais, il faut s'adapter.

S'adapter, c'est ne pas gaspiller les baies, économiser l'énergie, mais cela ne suffit pas ! Il faut aussi produire plus de baies et plus d'énergie, pour répondre aux énormes besoins des énormes foules des énormes pays pauvres et émergents... Un énorme défi ! qui nécessite précaution, respect de l'environnement, mais aussi réalisme, sans frilosité passéiste ; nous ne pouvons nous permettre le luxe de rejeter des techniques seulement par dogme – pesticides et engrais de synthèse, OGM, énergie nucléaire, etc. Le danger est dans le climat anti-science et les peurs irrationnelles, il est de se recroqueviller et se réfugier dans l'impasse de la recherche d'un mythique bon vieux temps perdu. "C'était mieux avant". Le mythique bon vieux temps était celui des disettes et des famines ; le vrai bon vieux temps, c'est aujourd'hui.

L'écologie, oui ;
le dogmatisme écologique, non.



 

 

 

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Mise à jour : 19 juin 2017

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