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ligne bleue

Les énergies renouvelables, quel potentiel ?
Un rapport de l'ADEME

 

Les nouvelles énergies renouvelables ont-elles la capacité de produire 100 % de l'électricité en France ?
Avec quelles contraintes pour les consommateurs ?
Pour quel bénéfice en réchauffement climatique ?

Les énergies renouvelables – quelles contraintes ?

électricité verte renouvelableTout le monde souhaite que les énergies renouvelables se développent [0]. Mais, quel est leur potentiel, est-il possible de vivre seulement d'énergie renouvelable et d'eau fraîche ? Théoriquement oui, le Moyen Âge l'a fait.

Toutefois, l'eau n'était pas toujours fraîche ni pure.
Quant aux énergies renouvelables, c'était surtout beaucoup d'huile de coude – qui ne réussissait pas à empêcher carences et privations.

Peut-on faire aussi "bien" qu'au Moyen Âge ?

Pour l'huile de coude et les privations, ce sera difficile. Nous avons pris de trop mauvaises habitudes, de travail moins pénible, à la mine ou aux champs – avec même des congés payés ! Nous avons pris l'habitude d'une alimentation en suffisance et d'un certain confort, dont le premier des conforts face au froid. Ces "mauvaises" habitudes, avec d'autres facteurs, nous permettent de vivre 80 ans en moyenne aujourd'hui, contre 30 ou 40 ans autrefois ; vive les mauvaises habitudes !

Personne ne sait proposer sérieusement un futur à 100 % d'énergies renouvelables – avec la même espérance de vie qu'aujourd'hui. Mais quelques études tentent d'évaluer une première étape, qui serait la possibilité d'avoir 100 %, ou presque, d'énergie électrique renouvelable, dans quelques pays développés. Ces études permettent de se rendre compte des difficultés de l'entreprise, des contraintes pour l'environnement et les consommateurs qu'elles impliquent – que les médias ne rapportent pas et que donc le public ne soupçonne pas, pas même les plus ardents tifosi des renouvelables ; forêts de pylônes, zones humides inondées, et Big Brother dont l'ombre plane au-dessus de tout, qui décide à notre place jusque dans nos foyers.

Quelques unes de ces études :

- Aux États-unis : Renewable Electricity Futures Study

- En Allemagne : le programme Energiewende (le tournant énergétique)

- En France : Vers un mix électrique 100% renouvelable en 2050, ADEME

 

• Le rapport US vise un mix de 80 % d'EnR dans l'électricité US, en 2050. 80 % seulement ? En 2050 seulement ? Oui, seulement ! C'est ça le réalisme. Dans les 20 % qui restent il y a ce que le rapport considère comme des énergies propres, des énergie bas-carbone propres en CO2, mais non renouvelables : gaz, charbon propre, et aussi du nucléaire... ; c'est encore ça le réalisme [1].

• En Allemagne, l’Energiewende se donne pour objectif d’atteindre 80 % d’électricité renouvelable en 2050. 80 % seulement ? En 2050 seulement ? C'est encore du réalisme ; le réalisme de tenir compte du caractère fantasque des nouvelles énergies renouvelables, qui parfois ne produisent rien, quand justement on a besoin d'énergie. C'est pourquoi l'Allemagne prévoit de maintenir, en plus des énergies renouvelables, une capacité "flexible" de près de 100 GW. Par "flexible", comprenons : des centrales fossiles, gaz, charbon, lignite, que l'on peut faire démarrer à la demande quand nécessaire – mais pas de nucléaire, c'est cela le challenge du "Impossible n'est pas allemand".

Cette capacité flexible fossile de 100 GW est supérieure à la capacité nucléaire actuelle en France. C'est énorme, mais c'est nécessaire pour alimenter le pays entier aussi longtemps que les énergies renouvelables ne produisent rien ou presque, et que l'électricité stockée est épuisée ; pendant les épisodes d'anticyclone de Sibérie en hiver par exemple.

C'est-à-dire qu'au fur et à mesure qu'elle construit des éoliennes, l'Allemagne a le réalisme de maintenir en service, rénover, construire, des centrales fossiles de secours, pour compenser les infidélités intermittentes des énergies renouvelables. Ces centrales fumeront encore dans quarante ans.

L'Allemagne met en double deux systèmes de production d'électricité côte à côte, renouvelables et fossiles, chacun étant capable d'alimenter le pays entier. Le système fossile sert de "groupe de secours", comme il y en a dans les hôpitaux par exemple, parce que les énergies renouvelables ne sont pas autonomes, elles ne peuvent survivre que sous perfusion d'un groupe de secours. Toutefois il s'agit ici d'un groupe de secours aux caractéristiques exceptionnelles. Tout d'abord il est particulièrement énorme, pas à l'échelle d'un hôpital mais à l'échelle du pays entier ; ensuite, le groupe de secours, qui par définition ne devrait intervenir que de façon exceptionnelle, produit ici cinq fois plus que le secouru ! C'est le secouriste qui fait le job que le secouru devrait faire.

Doubler le système de production est doublement coûteux. Lorsqu'un "expert" calcule que les nouvelles énergies renouvelables intermittentes ont des coûts presque compétitifs, cela signifie que l'expert ne compte que le coût de production en sortie d'éolienne par exemple, mais "oublie" de compter le coût externe du groupe de secours, des lignes de raccordement, des systèmes de stockage, etc. C'est ce qui explique ce paradoxe rarement souligné : les énergies "gratuites" du vent et du soleil nécessitent des investissements énormes, et se traduisent par un coût très élevé de l'électricité pour le consommateur. C'est ce qui se passe en Allemagne.

• Le rapport français, lui, vise carrément les 100 % d'énergie électrique renouvelable [2]. Rien d'autre, ni nucléaire comme dans les cas US, ni fossile comme dans le cas allemand. La France, elle, n'a même pas besoin de groupe de secours comme en prévoit l'Allemagne ; parce que l'anticyclone de Sibérie s'arrêtera à la frontière. C'est ça le fameux "Impossible n'est pas français !".

Avant d'examiner plus précisément le plan français, il est intéressant de se poser la question : si 100 % de l'électricité française était renouvelable, quel serait le gain en ce qui concerne la priorité écologique du siècle, celle de la conférence de Copenhague, celle de la COP21, c'est-à-dire la réduction des émissions de CO2 ? La réponse est : "un gain quasi nul". parce que 92 % de l'électricité française proviennent déjà de sources peu émettrices de CO2, des sources bas-carbone.

L'objectif du rapport de l'ADEME n'a donc rien à voir avec le réchauffement climatique ; pourquoi vouloir passer de 92 % à 100 % d'électricité bas-carbone, pour un gain en CO2 quasi nul ? La réponse est dans le non-dit, qui pèse ici tout le poids de l'électricité nucléaire en France : 77 % ! Ce n'est pas dit, pas avoué, mais la préoccupation de ce rapport de l'ADEME n'est pas de réduire les émissions de CO2, il n'en réduit qu'une part insignifiante, il est de faire croire qu'il serait possible de se passer de toute électricité fossile et de toute électricité nucléaire. Ni les Américains, ni les Allemands, n'avaient osé pousser le bouchon aussi loin. Ils ne savaient pas que impossible n'est pas Français.

Le scénario de l'ADEME fait largement appel aux nouvelles énergies renouvelables, éolien et photovoltaïque, stars des médias. Elles peuvent produire beaucoup d'énergie en effet... mais ce sont des stars, elles travaillent seulement quand il leur plaît ! C'est le fameux problème de l'intermittence. Le vrai problème n'est pas un problème de production [2-1], il est de fournir de l'énergie aux usagers lorsqu'ils en ont besoin. Il faudrait pouvoir stocker massivement l'électricité pour la restituer les soirs d'hiver sans vent... Le problème est que la technologie n'existe pas pour le faire massivement, écologiquement, économiquement.

Il en résulte un certain nombre de conséquences dont il est loin d'être certain qu'elles plairont aux populations.

électricité verte renouvelable

- Il faudra développer et mobiliser tous les moyens de stockage de l'électricité, et en supporter les nuisances.

. Développer les STEP ("Station de Transfert d’Énergie par Pompage", également appelés "barrages réversibles"), nécessitant des barrages [2-2]. Combien de zones humides devront-elles être sacrifiées aux STEP des énergies renouvelables ? Verra-t-on naître des ZAD pour les contester ?

. Mais aussi mettre à contribution les batteries des voitures électriques, on va le voir. Bienvenue en Acculand.

- Il faudra multiplier les pylônes des éoliennes, sur chaque mont, colline, collinette.

- Il faudra multiplier les pylônes de lignes électriques entre les sites producteurs dispersés et les consommateurs. Bienvenue en pyloneland.

- Il faudra aussi un réseau "intelligent", et lui donner tout pouvoir pour tenter de gérer l'intermittence...

Il n'y a pas de vent ? Pas de panique, le réseau "intelligent" va gérer la situation : il bloquera la charge des batteries de votre voiture électrique ; si elles sont déjà chargées, il puisera dans votre batterie pour secourir d'autres demandeurs prioritaires. Le réseau "intelligent" pourra également prendre le contrôle de votre machine à laver, votre réfrigérateur, votre chauffage (évidemment, dans ce monde merveilleux de l'ADEME, le chauffage serait "tout électrique")... Il faudra subir cette machinerie intelligente, accepter de n'être plus le patron de SA propre machine à laver, le réseau intelligent pouvant décider de l'arrêter à tout moment au gré de ses algorithmes.

C'est comme ça au pays des merveilles des nouvelles énergies renouvelables.

Évidemment, cette super machinerie "intelligente" nécessitera de nouveaux appareils ; de nouveaux compteurs plus intelligents encore que le compteur Linky, et aussi de nouveaux appareils électroménagers intelligents, pilotables par le réseau intelligent via les compteurs intelligents. L'ADEME annonce la couleur : les nouvelles énergies renouvelables ne peuvent vivre que lorsqu'on les marie à Big Brother.

Quelques personnes contestent le compteur Linky en raison de supposées intrusions dans notre environnement privé. Que diront-elles quand elles découvriront l'avenir intrusif que nous imposerait le scénario de l'ADEME ?

 

Le réseau intelligent, c'est Big Brother ;
en pire.

 

Au total, 100 % d'énergie électrique renouvelable cela signifierait des éoliennes partout, des lignes électriques partout, des barrages partout, des batteries partout, des terres mangées par les panneaux photovoltaïques partout, et l'ombre de Big Brother au-dessus de tout ! Et cela pour un résultat qui n'est pas garanti.

L'ADEME ne s'appesantit pas longuement, sur les cas où stockage et réseau intelligents ne suffiraient pas, sur les jours, les soirées, les nuits sans électricité. Des humoristes pourraient compléter ces études, en ajoutant un chapitre sur ces longues soirées sans télévision... Alors, heureuse ?

En fait, l'ADEME n'envisage pas de soirées sans télévision, son rapport a tout prévu : il prévoit de faire appel à nos sympathiques voisins pour nous fournir 16 GW d'électricité lorsque nous en aurons besoin, les jours d'anticyclone de Sibérie par exemple. Justement, ça tombe bien, on a vu que les Allemands ont prévu de disposer d'une capacité fossile de secours de 100 GW pour répondre à ce type de conditions. Pour l'ADEME, il suffira de leur demander – poliment, avec déférence – de nous en vendre une partie.

Ils sont fous ces Germains ! Ils construisent des centrales fossiles pour les jours difficiles, mais pas pour eux !
Ils le font pour voler au secours des cigales gauloises quand la bise est venue !
Ils sont fous ces Gaulois de l'ADEME qui croient à cette fable. Peut-être imaginent-ils que l'anticyclone s'arrête aux frontières de l'Allemagne, pour sévir seulement en France ? Le gag du truc qui s'arrête à la frontière a déjà été raconté, il y a copyright. (© Noël Mamère)

Il faudra évidemment créer des lignes THT supplémentaires pour acheminer ces 16 GW ; c'est prévu dans le rapport, qui a presque tout prévu... sauf qu'en réponse aux demandes des Gaulois, leurs sympathiques voisins germains pourraient répondre : "Eh bien, dansez maintenant". Le gag a déjà été raconté, il y a copyright. (© Esope, droits rachetés par La Fontaine)

 

 

Fi ! des contraintes de la réalité,
soyons fous, osons l'impossible !
Impossible n'est pas ADEME.

 

Écologistes et énergies renouvelables : "Je t'aime, moi non plus".

Les écologistes seraient-ils les meilleurs ennemis des énergies renouvelables ? Obtenir une électricité 100 % renouvelable nécessite énormément de contraintes et de changements. Seront-ils facilement acceptés par les populations ? Même par les plus exigeants, les écologistes ?

Les écologistes veulent de l'énergie éolienne bien entendu. Mais pour cela... il faut des éoliennes ! Accepteront-ils des éoliennes partout ? On a vu de fervents défenseurs de la nature s'y opposer, les accusant de polluer la beauté des paysages, de troubler le murmure du vent, de tuer les petits oiseaux, et même les grands [3].

Les écologistes veulent de l'énergie photovoltaïque bien entendu. Mais pour cela... il faut des panneaux photovoltaïques ! Seront-ils acceptés ? Une des centrales les plus importantes d'Europe se trouve à Cestas, près de Bordeaux. Mais l'association écologiste SEPANSO Gironde, affiliée à France Nature Environnement, s'y oppose :

« Au-delà des discours convenus sur l’intérêt écologique de ces installations, il ne faut pas perdre de vue qu’elles contribuent aussi à l’artificialisation des sols, à la fragmentation des territoires, et à un appauvrissement de la biodiversité. [...]
Force est de constater que c’est bien la nature sous toute ses formes (territoires naturel et forestiers... ) qui paie au prix fort le développement de cette nouvelle forme de production d’énergie électrique destinée à satisfaire notre avidité sans cesse croissante, en énergie. » (Centrale photovoltaïque de Cestas : course au gigantisme dans la forêt)

« les centrales photovoltaïques au sol s’avèrent non seulement grosses consommatrices d’espaces naturels agricoles ou forestiers, mais aussi opportunités pour des opérateurs plus soucieux de rentabilité financière que du respect de la légalité ou de protection de l’environnement. » (Energie solaire photovoltaïque en Gironde)

On comprend évidemment la préoccupation des défenseurs des "espaces naturels agricoles ou forestiers". Mais heureusement, la solution existe ! Il suffit de construire des centrales photovoltaïques dans le désert, et voilà, plus de problème. Mais même dans le désert, les écologistes sont encore capables de trouver des problèmes ! Ils s'opposent aux projets de centrales solaires dans le désert de Mojave en Californie, accusées de défigurer le désert et de menacer la fameuse "tortue du désert". (Terraeco, mensuel du développement durable numéro 5 juillet-août 2009)

électricité verte renouvelable, bois biomasse centrale GardanneLes écologistes veulent l'énergie de la biomasse, bien entendu. Mais pour cela... il faut brûler du bois... les écologistes s'y opposent ! Ils s'opposent à la centrale à biomasse de Gardanne (Bouches-du-Rhône). Voir par exemple cette pétition adressée au Préfet des Bouches du Rhône : "Nous vous demandons de retirer l'autorisation d'exploitation donnée à E.ON pour le projet néfaste et dispendieux de centrale à biomasse de Gardanne (Bouches du Rhône)". [...] En effet cette centrale brûlera d'immenses quantités de déchets agricoles, de bois de récupération et surtout de bois forestier (850 000 tonnes par an)"

 

Sont associés à cette pétition, entre autres :
- "France Nature Environnement Bouches du Rhone" (FNE 13)
- "Les amis de la Terre Bouches du Rhone" (AT 13)
- ATTAC Gardanne et Bassin minier
etc.

De la même façon, l’association France Nature Environnement s’inquiétait, en 2010, de projets soutenus par le ministère en charge de l’écologie, d’unités de cogénération alimentées par la biomasse :

« D’où viendra le bois nécessaire à ces projets ? […] La demande en bois énergie va être ainsi fortement accrue, les risques sont :

• Une surexploitation des forêts au détriment des écosystèmes et de leur biodiversité ;

• La mise en place de cultures dédiées à l'énergie au détriment des approvisionnements alimentaires […] [5]. »

Les écologistes accepteront-ils des lignes électriques, partout, pour raccorder les éoliennes éparses et les consommateurs ? Les interminables contestations des écologistes contre la liaison électrique France-Espagne augurent mal de cette acceptation [6].

Accepteront-ils les STEP, qui nécessitent la construction de multiples barrages, et peut-être la disparition de précieuses zones humides ? La triste histoire du barrage de Sivens augure mal de cette acceptation.

Les écologistes sont déjà les principaux opposants à l'énergie hydroélectrique, verte et renouvelable ; ils s'opposent aux barrages Chatillo au Bélize, Belo Monte au Brésil, aux projets en Patagonie, etc.

 

Il se dit que les écologistes seraient contre tout...

 

Écologistes et énergies renouvelables : "Je t'aime, moi non plus"

 

 

 



[0] Tout le monde souhaite les énergies renouvelables, à la restriction près du fameux "Nimby" ("Not In My Back Yard") : "Des éoliennes oui, mais pas près de chez moi" ; et plus globalement : "à condition que cela n'entraîne aucun changement dans mon mode de vie".
[1] « The renewable technologies explored in this study are components of a diverse set of clean energy solutions that also includes nuclear, efficient natural gas, clean coal, and energy efficiency ».
[2] Le rapport français a été présenté par Mediapart sous le titre "Energie : le rapport caché sur une France 100% renouvelable". Passons sur le côté rocambolesques de "rapport caché", qui laisse imaginer que des journalistes-James-Bond auraient pénétré la forteresse qui protégeait la chambre forte où était caché ce rapport caché ; mais notons l'escroquerie du titre : "une France 100 % renouvelable", alors qu'il s'agit d'une "électricité française 100 % renouvelable".
[2-1] Il arrive par exemple que l'Allemagne soit par instant en surproduction et paye pour écouler ses surplus vers d'autres pays. La raison est technique : "Il devient en effet plus coûteux d'arrêter la production pour quelques heures (coût de démarrage, seuil technique de puissance minimum, durée minimale d'arrêt…). Le producteur peut préférer payer pour écouler sa production plutôt que d'interrompre la production." (Denis Voisin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot)
Cette vente à perte doit-elle être comptée comme une triomphale exportation d'électricité par l'Allemagne ? Ou comme une des conséquences du problème de l'intermittence des énergies renouvelables qui produisent parfois peu, parfois trop.
[2-2] Chaque STEP nécessite deux réservoirs à des altitudes différentes. L'eau passe du réservoir haut au réservoir bas pour produire de l'électricité, elle est remontée du bas vers le haut dans les périodes de stockage. Les sites favorables en France sont déjà tous exploités. Il faut en outre retenir qu'il faut deux réservoirs, avec tous les problèmes correspondants : terres noyées pour des siècles, éventuellement ces fameuses terres humides que le barrage de Sivens menaçait. Qui sait les conflits et Zads que provoqueraient chaque projet de STEP !
[3] Une illustration par ce Clochemerle vert qui voit s'affronter de fervents écologistes qui veulent sauver le monde avec des éoliennes, et d'autres fervents écologistes qui veulent sauver le grand tétras des pales assassines des éoliennes. ("Au col du Bonhomme, éoliennes contre grand tétras" - Le Monde, 29.08.2013)
[6] Au bout de 30 ans de controverses la liaison a enfin été réalisée, et inaugurée en février 2015. Il aura fallu 30 ans de polémiques pour aboutir à une réalisation qui aura coûté 8 fois plus que classiquement. (Pyrénées : une super ligne électrique entre la France et l'Espagne)
Ce coût supplémentaire vient essentiellement de l'exigence des écologistes d'enterrer la ligne, afin de ne pas polluer les paysages par des pylônes.
Toutefois, comment faire lorsqu'il faudra mettre des pylônes d'éoliennes partout dans le paysage pour développer les énergies renouvelables ?
Les enterrer ?

Que la planète bleue soit verte, c'est urgent !

Oui, mais les recettes vertes ne suffiront pas.
► Le réchauffement climatique, c'est déjà commencé, c'est urgent.
   Mais les énergies renouvelables ne suffiront pas.
► Le défi alimentaire pour nourrir les sept milliards de Terriens que nous sommes déjà, les neuf milliards que nous serons bientôt, c'est urgent.
   Mais l'agriculture biologique ne suffira pas.


Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.
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Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Écologie - Réchauffement climatique - c'est urgent !

Également en version numérique Kindle ou EPUB (Kobo)

écologie, réchauffement climatique, ogm, biologique

Le livre "Changement climatique - Transition énergétique  : C'est urgent !" est le sous-ensemble du livre complet qui traite du problème du réchauffement climatique.


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
Découverte de l'univers... et des environs


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Énergie, transition énergétique, énergies renouvelables, sortir du nucléaire, charbon...

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Urgence alimentaire, agriculture bio, pesticides, OGM...

L'agriculture bio peut-elle nourrir l'humanité ? 
Les famines étaient nombreuses autrefois, quand tout le monde mangeait bio. 

Les pesticides bio... des armes chimiques 100 % bio ! 
Sur des étiquettes de pesticides bio :
  Produit "irritant", "nocif", "toxique"... !
  "Ne pas traiter en présence des abeilles"
  "Ce produit peut porter atteinte à la faune auxiliaire"

Les dangers - ou non - des pesticides.
Les agriculteurs, qui manipulent des pesticides à longueur de jour, ont une plus grande espérance de vie et moins de cancers que la population générale.
Les pesticides permettent de nourrir les sept milliards de Terriens que nous sommes déjà, les neuf milliards que nous serons bientôt.

Peut-on réduire de moitié l'utilisation des pesticides ?
Les vœux pieux et les plans du gouvernement se succèdent... mais le recours aux pesticides continue à croître. Parce qu'il faut bien manger.

Les OGM Bt permettent de réduire l'utilisation des insecticides...
Nous voulons moins de pesticides ?
Alors utilisons plus d'OGM Bt !
Nous voulons protéger les abeilles ?
Alors utilisons des OGM Bt !

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Agriculture bio et biocarburants
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Présentation rapide

Nous avons un rêve... que la planète bleue soit verte.

Mais la combinaison du nombre des Terriens et de leur prospérité constitue un mélange explosif, et la mèche est allumée ; nous serons bientôt neuf milliards.

Quelques bons sauvages cueillant une poignée de baies dans la forêt, c'est fini. Une poignée de baies, ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts ! Le monde change, il ne peut plus être du même Vert d'avant, avec seulement les rayons du soleil pour nous réchauffer, les petits oiseaux pour nous enchanter, des baies bio pour nous régaler. La petite maison dans la prairie c'est le passé à jamais, il faut s'adapter.

S'adapter, c'est ne pas gaspiller les baies, économiser l'énergie, mais cela ne suffit pas ! Il faut aussi inventer de nouvelles techniques pour produire plus de baies, plus d'énergie, pour répondre aux énormes besoins des énormes foules des énormes pays pauvres et émergents.

C'est urgent.

L'agriculture biologique peut-elle produire assez de baies pour nourrir l'humanité, toute l'humanité ?

Les disettes et famines étaient courantes autrefois, quand tout le monde mangeait bio.

L'agriculture biologique, de faible rendement, gaspille la ressource la plus précieuse, la terre. Peut-être faudrait-il taxer cette "externalité négative" ?

Les pesticides ? Les agriculteurs, particulièrement exposés aux pesticides, ont moins de cancers et vivent plus longtemps que la population générale.

Les OGM sont plébiscités par les agriculteurs d'Asie, d'Afrique, des Amériques...

Moins d'insecticides, meilleurs rendements... Un espoir pour les générations futures.

Les énergies renouvelables peuvent-elles être le plan B pour prendre la relève du pétrole et du charbon avant que la planète brûle ?

Les nouvelles énergies renouvelables croissent moins vite que la consommation d'énergies fossiles. Elles ne peuvent pas être le plan B à elles seules.

Quelle est la principale menace ? Est-ce le risque d'un accident nucléaire éventuel, local, ou le réchauffement climatique déjà enclenché, global, catastrophique ?

Ouragans, sécheresses, inondations, etc., c'est déjà commencé, ce n'est que le début.

Il est urgent de cesser de pleurer un mythique "bon" vieux temps qui ne fut jamais bon – et d'affronter les redoutables défis de maintenant ; défi alimentaire, défi énergétique et climatique.



 

 

 

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Mise à jour : 31 décembre 2017

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