Une écologie réaliste

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Développement durable, ou sobriété et décroissance

 

Dans "développement durable", "croissance durable", il y a d'abord "développement" et "croissance" ; ce qui signifie laisser en héritage à nos enfants une planète aux ressources épuisées, mines et puits vides, forêts rasées.

Le développement durable c'est la fable d'une planète qui serait une poule aux œufs d'or immortelle ;

c'est le miracle d'une mine sans fond ;

c'est le prodige d'une grenouille qui veut se faire plus grosse que la planète, qui gonfle, qui gonfle… et qui n'éclate pas !

L'avenir durable commence par la sobriété aujourd'hui.

 

La croissance durable… une grenouille plus grosse que la planète

La croissance n'est pas CO2-free

On le répète, nous vivons à crédit de la planète et notre dette augmente année après année. Nous consommons au-delà de ce que la planète peut régénérer, nous épuisons la terre, l'eau, nous salissons l'air de CO2. Pourtant, nous continuons à implorer la croissance, nous voulons consommer encore plus... c'est la mère du réchauffement climatique.

Sauf, bien entendu, si l'on découvrait le secret de la croissance CO2-free. Est-elle possible ? Quelques candidats aux élections font mine de le croire en promettant à la fois et la croissance et une réduction des émissions de CO2 – le beurre et l'argent du beurre.

- Messieurs et chers électeurs, je vous promets une croissance de 5 % !

- Bravo, vivat !

- Messieurs et chers électeurs, je vous promets de réduire le prix de l’essence !

- Bravo, vivat !

- Messieurs et chers électeurs, je vous promets de réduire les émissions de CO2 et le réchauffement climatique !

- Bravo, vivat !

 

… Et les électeurs votent pour ces candidats bien disants qui ne reculent devant aucune contradiction.

 

Difficile de faire la part entre hypocrisie et ignorance, autant dans les discours de ces candidats qui font mine de croire en une croissance CO2-free, que dans l'esprit des électeurs qui font mine de croire ces candidats qui font mine d'y croire.

 

 

La liaison intime de la croissance économique et de la croissance des émissions de CO2, et donc du réchauffement climatique est pourtant bien connue, ce n'est pas un secret, elle s'affiche en public ; quantité de selfies les montrent main dans la main, cheek to cheek. En voici un instantané, où la mise au point a été faite sur la crise de 2008 :

croissance durable, décroissance, PIB et émissions de cO2

Source :
d'après http://unstats.un.org/ (United Nations Statistics division) - "GDP, at constant 2005 prices"
et d'après http://www.oecd-ilibrary.org/ - "Emissions of carbon dioxide"
Indice base 100 en 2004 pour les deux variables

 

 

• Le PIB n'est pas CO2-free !

Nous souhaitons plus de croissance du PIB et du pouvoir d'achat, pour satisfaire nos demandes, nos désirs ; c'est humain...

Toutefois, il faut être conscient que plus de PIB c'est plus de CO2, plus de réchauffement climatique.

... Ce qui n'empêche pas la plupart des électeurs de voter pour le PIB. La fin du mois arrive avant la fin du monde (généralement).

Dans "croissance durable", il y a d'abord "croissance"

La croissance "CO2-free" n'existe pas, pas encore ?... Mais alors, inventons-la !

C'est ainsi que les pays développés ont inventé les concepts de croissance durable et développement durable : "nous consommons trop ? Qu'importe ! Poursuivons la fuite en avant en toute bonne conscience, continuons à consommer plus et à croître encore, il suffit que ce soit une croissance durable.

La croissance durable ce serait le beurre de la croissance sans payer le prix du beurre. Le prix, c'est l'épuisement des ressources et le réchauffement climatique. Parce que dans "croissance durable", il y a "croissance". Et "croissance", qu'elle soit verte ou de la couleur de PIB que l'on préfère, se traduit en toutes les langues du monde par "encore plus" – plus de choses, plus de matières premières, d'eau, de terres, d'énergie. Ce n'est pas durable. À technologie constante, une croissance planétaire sans fin ne peut que buter tôt ou tard sur les limites de la sphère terrestre. Le problème d'une sphère est qu'elle est finie. La plus belle sphère du monde ne peut donner que ce qu'elle a. Ses ressources sont finies, elles s'usent quand on s'en sert, comme les piles. Les forêts s'usent, le pétrole s'use, il est finissant "par essence".

Les inventeurs de l'idée de croissance durable ont bien compris qu'on ne peut pas croître à tout va et à tout vent. Leur idée est de consommer autrement, particulièrement de consommer moins d'énergies fossiles, charbon, pétrole, gaz, et plus d'énergies propres, les énergies renouvelables gratuites et illimitées du vent et du soleil ; gra-tui-tes et il-li-mi-tées.

Hélas, on a déjà vu que les énergies renouvelables ne sont pas gratuites, au contraire il faut les subventionner (Le paradoxe du vrai prix des énergies renouvelables gratuites, mais ruineuses). Et surtout, elles ne suffisent pas, elles n'ont pas la capacité de permettre de sortir du réchauffement climatique à elles seules (Les énergies renouvelables peuvent-elles remplacer les énergies fossiles à elles seules ?)

Le développement durable et la poule aux oeufs d'or

En outre, le problème des énergies fossiles et du réchauffement climatique ne doit pas masquer que ce n'est qu'une partie d'un problème plus global de ressources en tous genres. Les énergies renouvelables par exemple, ne vivent pas seulement de vent, de soleil et d'eau fraîche, elles aussi consomment énormément de ressources non renouvelables (métaux rares...).

 

« L'humanité fait face à un cercle vicieux : la transition vers les énergies renouvelable remplace une ressource non-renouvelable (énergies fossiles) par une autre (métaux et matériaux). » (Metals for a low-carbon society - Nature - 2013).

Plus globalement, les mines ne sont pas sans fond, l’eau douce n’est pas inépuisable, les surfaces cultivables sont limitées et déjà presque toutes exploitées, et même les forêts que l'on abat pour en faire des champs, sont limitées. Continuer à croître, même avec des énergies renouvelables, signifie laisser en héritage à nos enfants une planète aux mines vides, aux puits vides, aux forêts rasées.

La croissance, même abusivement dite durable, c'est la fable d'une planète qui serait une poule aux œufs d'or immortelle ;
c'est le miracle d'une mine sans fond ;
c'est le prodige d'une grenouille qui veut se faire plus grosse que la planète, qui gonfle, qui gonfle… et qui n'éclate pas !

Vers la sobriété ?

À technologie constante, une croissance planétaire continue est physiquement impossible ; mais la technologie évolue. Nous avons déjà connu bien des révolutions qui ont radicalement changé le cours des choses, rendant obsolètes les prévisions [1] – le feu, l'agriculture, la force des moteurs, la révolution verte...

Une nouvelle avancée technique spectaculaire arrivera-t-elle pour nous sauver, comme arrivaient la cavalerie et ses trompettes dans les bons vieux westerns ? Ce n'est pas garanti, il est prudent de se préparer avec les moyens existants, sans attendre la cavalerie, parce que quand il est urgent, il est déjà trop tard.

En outre, encore faut-il accepter les éventuelles nouvelles techniques ! Ce n'est pas le cas dans quelques vieux pays où se développe un climat anti-sciences. Par exemple le village d'Astérix émet interdictions et ukases contre une nouvelle technique prometteuse, les OGM, et met des bâtons dans les pattes de la cavalerie dès qu'il entend les trompettes. Il s'entoure d'une palissade pour s'isoler des changements dans le monde extérieur, ce qui laisse la forêt pleine de sangliers de l'autre coté de la palissade, et devinez qui en fait banquet ? Ce sont les romains ! Obelix, qui voit les sangliers lui passer sous le nez, se demande s'il n'est pas le dindon de cette histoire.

Les Amish, dans leurs carrioles à cheval, rejettent les techniques.

Mais ils sont cohérents, ils vivent frugalement.

Les Gaulois rejettent les nouvelles techniques.

... Mais eux veulent quand même bénéficier de tous les fruits des techniques.

En attendant de nouvelles techniques éventuelles, acceptées même par les Gaulois, la voie raisonnable est celle de la sobriété : c'est-à-dire que les pays développés acceptent de sacrifier un peu de leurs excès en consommant un peu moins (il n'est évidemment pas question de demander aux pays pauvres, qui sont déjà des professionnels de la sobriété, d'être plus sobres que sobres).

La sobriété est d'autant plus nécessaire que la population augmente. Même sans croissance, il faut déjà réussir à produire plus, pour nourrir, loger, habiller, de plus en plus de monde.

"Avez-vous de l'énergie à déclarer ?"

Consommer moins d'énergie ce n'est pas seulement consommer moins de charbon, de pétrole, de gaz. N'oublions pas qu'il y a de l'énergie et des matériaux dans tous les produits. Nous en sommes peu conscients, mais il y a aussi de l'énergie tapie partout, sournoise, dans le béton, l’acier, le verre, le coton, un pot de yaourt plein et un pot de yaourt vide, etc. La moitié seulement de l’énergie consommée en France est de l’énergie honnêtement déclarée et comptabilisée en tant que telle : le chauffage des appartements, l'éclairage, les transports… L'autre moitié est de l'énergie clandestine, cachée dans tout ce que nous consommons ; "Avez-vous de l'énergie à déclarer ?" L'énergie clandestine est celle qui est brûlée dans l’exploitation des mines, la transformation des matières premières, la fabrication, le transport, le conditionnement des produits, etc [2]. Avec l'énergie d'aujourd'hui, très carbonée, il y a des kg d’équivalent carbone dans chaque kg de produit manufacturé ; il y a du charbon dans mon pantalon – 7 kg de CO2 émis pour fabriquer et distribuer mon pantalon. Mon PC super léger pèse 350 kg ! 350 kg de CO2. Il y a aussi du pétrole dans mon bifteck : 2 à 3 kg d'équivalent pétrole dans un kilo de bœuf. Un Européen moyen, pèse environ deux tonnes ; deux tonnes de CO2 par an, seulement pour sa nourriture. Nous mangeons du pétrole [3] !

Plus de temps libre contre moins de gadgets ?

Pour consommer moins d'énergie il faut consommer moins de tout ; moins de kilomètres en voiture ou en avion évidemment, mais aussi moins d'électricité, de bibelots et de pantalons... Consommer moins ne veut pas dire "économiser" ; on a déjà vu qu'économiser est une illusion, les économies seront dépensées tôt ou tard (Que faire du pouvoir d'achat économisé ?). Pour consommer moins il ne suffit pas d'économiser, il faut moins de pouvoir d'achat.

Pour qu'une baisse de pourvoir d'achat puisse être acceptée, il faut offrir quelque chose en échange. On pourrait par exemple, dans les pays développés, travailler moins, troquer moins de pouvoir d'achat contre plus de temps libre, plus de passions, d’émotions, d’échanges, de sexe, plus d’appétit de connaissance, de soi, des autres, du monde, du présent, du passé, du futur. Croître en sagesse plutôt qu'en richesse... Plus de liens et non plus de biens.

Les populations sont-elles prêtes à accepter une réduction de leur pouvoir d'achat en échange de plus de temps libre ? Nous aimons le dolce far niente, et nous le chantons : « Le travail c'est la santé, ne rien faire, c'est la conserver… » Mais combien de temps sans rien faire ? Un moment, ça va, mais deux moments ? Le problème est qu'avec moins de pouvoir d'achat il peut être difficile de meubler les heures de loisir, qui peuvent devenir des heures d'ennui. Pascal déjà avait compris que « tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre » ; il est vrai que seuls les moines et les prisonniers le font. Et cela, explique Pascal, parce que nous avons besoin d’oublier « le malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable, que rien ne peut nous consoler, lorsque nous y pensons de près ». De sorte que pour oublier il nous faut nous agiter, bouger, nous divertir – ou même travailler, le travail étant un divertissement, au sens où il nous distrait de penser à notre condition souffrante et mortelle. Combien de travailleurs, hors les cas de travail pénible, font mine d’attendre la retraite avec impatience… mais la redoutent aussi. Voltaire le disait à sa façon : « Le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice et le besoin. [...] Travaillons sans raisonner, c'est le seul moyen de rendre la vie supportable. » (Candide)

Bien entendu tout serait différent si les hommes étaient différents. On trouve ainsi quantité de "solutions" qui marcheraient bien... si les hommes n'étaient pas ce qu'ils sont : "Il suffirait que les hommes soient sobres"... Oui, mais ils ne le sont pas ! "Il suffirait que les hommes soient raisonnables"... Oui, mais ils ne le sont pas ! Etc.

Il ne faut pas se faire trop d'illusions, les hommes ne deviendront pas rapidement de purs esprits. Ils auront tendance à encore demander des augmentations de salaire à leur patron, ils consommeront de la nourriture, des vêtements, des casseroles, des voitures. Ils auront eux aussi des appartements, des réfrigérateurs pleins de bouffe ou de malbouffe, des "Home cinéma" avec des écrans super-wide, ils feront des voyages, ils auront eux aussi des enfants qui réclameront des vêtements à la mode du moment, un deux-roues pétaradant, et de l'argent de poche...

Parce qu'on s'habitue rapidement à un nouveau bien ou service, au point que rapidement on ne peut même pas imaginer de ne pas l'avoir. Le philosophe Sénèque, qui vivait sous les ors de la Rome impériale, en a donné involontairement une illustration en racontant un voyage qui l'enchanta par sa simplicité. Ce voyage lui fit découvrir « combien nous avons d’objets superflus ». Déjà à cette époque ! La contradiction, cela arrive même chez les philosophe, est qu'il voyageait quand même avec « le peu d’esclaves que pouvait tenir un seul chariot » ! (Lettres à Lucilius, lettre LXXXI)

Nous-mêmes, serions-nous capables de nous séparer de nos esclaves, aspirateur, machine à laver le linge, réfrigérateur... ? (Un Français moyen a ainsi environ 500 "équivalents esclaves" à son service.)

Lorsque nous allons dans un magasin d'électroménagers, nous allons au marché aux esclaves.

Et imaginons les pleurs et lamentations si Internet ne fonctionnait plus, alors qu'il y a trente ans on vivait béatement en ignorant tout d'Internet.

Gengis Khan vivait très écologiquement, mangeait frugalement, dormait à la belle étoile, méprisait le luxe ; mais, avec une rare lucidité, il avait prévu que cela ne durerait pas : « Après nous, les gens de notre race se vêtiront d’habits dorés, mangeront des mets gras et sucrés, monteront d’excellents coursiers, presseront dans leurs bras les plus jolies femmes, et ils oublieront qu’ils nous le doivent. »

Ce serait un rare manque de lucidité aujourd'hui d'imaginer que ceux qui ont été habitués à se vêtir d’habits dorés, à manger des mets gras et sucrés, vont maintenant revenir, naturellement, sans contrainte, dans la joie et la bonne humeur, à plus de sobriété.

Maintenant que nous sommes habitués à l’abondance, quel parti se fera élire sur des promesses telles que "Nous vous promettons de travailler moins, mais aussi de gagner moins et d’avoir des voitures plus petites… votez pour nous." ! Déroute électorale garantie !

Il est vrai qu’en 1940 Winston Churchill a proposé à son peuple « du sang, de la peine, des larmes et de la sueur », et le peuple a suivi. La différence est que les Anglais étaient déjà sous les bombes nazies ; la catastrophe et les souffrances étaient déjà là. Tandis qu’en ce qui concerne le réchauffement climatique et l’épuisement des ressources, tout va encore assez bien Madame la Marquise. La catastrophe est encore à venir, mais proche, ce soir ou demain. Il faudrait réagir dès maintenant, mais les sociétés seraient-elles devenues sages – elles ne le furent jamais – capables de prendre des décisions douloureuses sans y être immédiatement obligées, seulement pour prévenir des problèmes futurs ? Elles ne le firent jamais. Elles doivent être échaudées pour craindre l'eau chaude, sinon, elles ne font pas aujourd’hui ce qu’elles peuvent remettre à demain.

L'instinct de compétition et la décroissance

Même les non-pratiquants ont une bonne image de la sobriété ; l'image de la sagesse, de la maîtrise des désirs. Mais les économistes sont réservés ; la sobriété généralisée entraîne mécaniquement une décroissance, ce qui est un poison mortel pour la machine économique. Parce que le moteur de nos économies, ce qui fait tourner les usines, c’est la croissance, c'est "toujours plus", plus de choses, utiles ou non là n'est pas la question. Peut-on arrêter ce moteur fou, inverser les mécanismes et organiser la décroissance ? Peut-être, mais personne ne sait encore comment faire. Parce que cette économie créée par les hommes, reflète les comportements des hommes. Chaque entreprise cherche à croître et prospérer, comme chaque homme cherche à faire ; chaque entreprise est en concurrence avec les autres compagnies, comme les hommes entre eux. Les compagnies se battent pour prendre un marché, comme les homme pour prendre un pouvoir, comme les loups pour prendre le contrôle d'une meute, comme les éléphants de mer pour prendre un harem. L'instinct de compétition anime le jeune cadre, impatient de se lever le matin, impatient de se faire valoir à ses yeux et aux yeux des autres, impatient de gravir les échelons du pouvoir dans son entreprise. C'est le même instinct qui se fait entendre lors du brame du cerf, lors des luttes pour conquérir une harde.

La croissance n'est pas seulement, n'est pas d'abord, un problème d'économie. Le problème est de construire une économie nouvelle avec des hommes anciens. Il suffirait que les hommes soient raisonnables et sobres... Oui, mais ils ne le sont pas ! Pour l'instant nous sommes prisonniers des mécanismes anciens.

Décroissance = moins de consommation = moins de production = licenciements = faillites d’entreprises = qui entraînent d’autres faillites = effondrement de l’économie = chômage à bord du navire-planète.

C'est pourquoi les remous gigantesques de la décroissance épouvantent les passagers autant que les officiers sur la passerelle. Tous refusent de s’en approcher, parce que tout le monde sait que personne ne sait les bonnes manœuvres pour les contourner, et aucun capitaine n'est prêt à essayer le premier par crainte que les autres bateaux profitent de ses tâtonnements pour le dépasser. La compétition économique dans un monde ouvert interdit qu'un état ose tenter une réforme profonde pouvant affecter sa compétitivité et sa croissance. Nous sommes condamnés à naviguer entre deux écueils, Charybde et Scylla :

croissance / épuisement des ressources et réchauffement climatique d'un côté ;

décroissance / chaos économique et social de l'autre.

 

La croissance verte ? – du daltonisme.

La croissance durable ? – un oxymore.

La décroissance ? – un gros mot.

La sobriété ? – un rêve.

Le changement climatique ? – droit devant.

 



[1] « Il est très difficile de prédire l’avenir... surtout lorsqu’il n’est pas encore arrivé. » (Francis Blanche.)
Démonstration :
• « Il n’y a pas la moindre indication que l’on puisse obtenir un jour de l’énergie nucléaire. » (Albert Einstein en 1932.)
• "Dans 40 000 ans il y aura sept milliards d’hommes sur terre."
"C’est impossible, il n’y aura jamais assez de mammouths pour les nourrir." (Krik et Krak, deux hommes de Néandertal.)
• « Si la France atteint un jour la barre des 500 000 chômeurs, ce sera la Révolution » (Georges Pompidou en 1967)
[2] Le paradoxe est que les produits qui contiennent le moins de CO2 et de matériaux, par rapport au pouvoir d'achat qu'ils captent, sont les produits de luxe, les œuvres d'art. Un tableau de maître, une montre de luxe, sont écologiques !
[3]  Aux États-Unis, il faut dépenser dix calories de carburant fossile pour produire une calorie de nourriture.

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Une écologie réaliste

Par Pierre Yves Morvan-Ameslon

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Mise à jour : 7 mai 2020