Une écologie réaliste

Sans dogmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ligne bleue

Les déchets nucléaires – quel problème ? ... Le vrai déchet c'est le CO2

 

Les déchets radioactifs sont-ils dangereux ? Oui.

Sait-on les traiter et les stocker de façon à ce qu'ils ne présentent pas de risques ? Oui.

Le déchet CO2 est-il dangereux ? Oui.

Sait-on traiter le déchet CO2 pour qu'il ne nuise pas ? Non.

Quelles nuisances dues aux déchets nucléaires subissons-nous ?

Aucune.

Quelles nuisances dues au déchet CO2 subissons-nous ?

Chaque nouvelle saison nous en subissons les effets de plus ne plus catastrophiques, le réchauffement climatique et son cortège d'ouragans, de sécheresses, d'inondations...

 

► Le pire des déchets, l'ennemi public N°1, c'est le déchet CO2.

 

« En créant de l'énergie, l'industrie nucléaire pollue : elle produit des tonnes de déchets radioactifs qui resteront dangereux pendant des milliers d'années. [...] les défenseurs du nucléaire [...] auraient-ils oublié ce problème des déchets nucléaires, et essaient-ils de laisser une planète totalement polluée aux générations futures ? » ("nucléaire non merci" - Vu en septembre 2016)

Presque tous les termes de cette citation sont parfaitement exacts : des déchets – radioactifs – des tonnes – dangereux – pendant des milliers d'années. C'est terrifiant.

Mais ce discours terrifiant presque parfaitement exact détourne l'attention sur des problèmes futurs éventuels, dans des milliers d'années, en cachant sous le tapis le vrai problème d'aujourd'hui, urgent, le problème du déchet CO2, principal responsable du réchauffement climatique et du cortège de catastrophes que nous subissons déjà.

On sait traiter les déchets nucléaires ; on ne sait pas traiter le déchet CO2

Les déchets nucléaires les plus radioactifs sont noyés dans une matrice de verre, puis conditionnés en blocs encapsulés dans une gaine d’acier. Des études et des tests confirment que ces blocs peuvent être entreposés dans des couches géologiques convenables à cinq cents mètres sous terre. La solution existe.

« Si nous ne laissions à la génération de nos enfants que des déchets nucléaires en héritage, ce serait une bonne nouvelle. » (Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil dans les domaines de l’énergie et du réchauffement climatique, membre du comité stratégique de la Fondation Nicolas Hulot, dans Le changement climatique expliqué à ma fille)

Toutefois, des opposants au nucléaire (ce qui n'a rien à voir avec l'écologie), s'opposent, avec violence parfois, à la mise en oeuvre de cette solution. Ce sont les mêmes qui écument ensuite les plateaux télé en clamant qu'il n'y a pas de solution au problème des déchets nucléaires ! Ils tirent sur l'ambulance, puis viennent pleurer du manque d'ambulance !

On sait donc entreposer des déchets nucléaires sans problème pour les générations futures.

Ce serait merveilleux si on savait faire aussi bien avec tous nos déchets ! Hélas, pour le plus dangereux des déchets, le déchet CO2, il file entre les doigts, insaisissable, nous n'en avons aucune maîtrise, nous ne savons rien faire d'autre que le laisser s'échapper dans l'égout. L'égout du CO2 se déverse dans notre atmosphère, devenue le dépôt d'ordures du déchet CO2. Ce dépôt, nous le léguons aux générations futures ; un cadeau empoisonné dont il est difficile de se débarrasser : si on arrêtait d'émettre du CO2 aujourd'hui, il faudrait 10 000 ans pour éliminer le surplus déjà émis dans l'atmosphère.

 

Le site "nucléaire non merci" redoute que nous laissions "une planète totalement polluée [par les déchets nucléaires] aux générations futures ?" Mais c'est exactement ce que nous sommes en train de faire avec le CO2 ! Nous léguons des milliards de tonnes de CO2 aux générations futures, réchauffement climatique canicules et ouragans inclus. Si on ne met pas en oeuvre aujourd'hui toutes les énergies bas-carbone – y compris l'énergie nucléaire – pour combattre le réchauffement climatique, à quoi sert de se préoccuper du sort des générations futures... elles seront peut-être déjà toutes carbonisées.

 

déchets nucléaires, réchauffement climatique

Il est vertueux de se préoccuper de problèmes éventuels, locaux, que pourraient, peut-être, provoquer les déchets nucléaires dans cent mille ans autour des sites d'enfouissement. Mais c'est par cette vertu que la planète entière et les générations futures pourraient être carbonisées bien avant. Il faut d'abord désamorcer la bombe climatique planéaire que nous avons entre les mains aujourd'hui ; on entend le tic-tac, le vrai danger est là. Elle explosera dans le siècle si on se trompe de film. Ce qui se passera dans cent mille ans, c'est un film de science-fiction ; la bombe climatique, ce sont les actualités. Les ouragans dopés au réchauffement climatique, les sécheresses, les inondations, sont déjà en première page des journaux.

 

Et tant d'autres déchets...

Il est vrai que le nucléaire produit des déchets. Mais les industries non nucléaires aussi.

Il est vrai que les déchets nucléaires sont dangereux. Mais les déchets toxiques non nucléaires aussi : déchets chimiques, métaux lourds, mercure, arsenic, cyanure, etc.

Il est vrai que les déchets nucléaires ont une durée de vie très longue. Mais les déchets toxiques non nucléaires aussi. Ils sont même éternels, parce que le mercure reste du mercure, et l’arsenic reste de l’arsenic. "L’éternité, sur la fin, c’est long".

Il est vrai que le nucléaire produit quelques tonnes de déchets actifs. Mais les industries classiques produisent des millions de tonnes de déchets toxiques.

 

Il est surtout vrai que le pire des déchets c'est les milliards de tonnes de CO2 que nous ne savons pas traiter, qui se déversent dans notre atmosphère.

 

 

 

 
 
facebook

accueil pour écologie réaliste, urgence alimentaire, urgence énergétique   facebook


Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Une écologie réaliste

Par Pierre Yves Morvan-Ameslon

Versions numériques :
Amazon Kindle
Epub

écologie, réchauffement climatique, ogm, biologique


contact



 

Feuilleter quelques autres pages écologie, illusion, agriculture bio, nucléaire, ogm.

 

Le facteur humain

Surpopulation et surconsommation épuisent les ressources
La terre manque, la forêt disparaît...
On ne peut pas se permettre de refuser l'innovation technologique.

La croissance durable… une grenouille plus grosse que la planète
Une croissance, même durable, c'est laisser à nos enfants une planète sans ressources, mines et puits vides, forêts rasées.
Il faut de la sobriété.
L'éducation, la prise de conscience, sont des illusions.

Consommer moins - L'illusion de la sobriété
Notre consommation épuise les ressources de la planète ; les océans, les mines, les forêts... et est responsable du réchauffement climatique.
Il faudrait consommer moins, être sobres.
Mais l'évolution nous a légué des mécanismes qui nous poussent à consommer, même en excès.
Peut-on avoir une société sobre sans décroissance ni chômage?

Économiser, partager, consommer autrement, ne suffit pas !
Les économies n'existent pas !
Que faire du pouvoir d'achat ainsi économisé ?
Il sera dépensé tôt ou tard.

Les petits gestes pour sauver la planète ... Ont de petits effets !

Réchauffement climatique, énergies renouvelables, économies d'énergie...

Peut-on échapper au réchauffement climatique ?
Les émissions de CO2 croissent.
Les gouvernements peuvent-ils changer les choses, ou nous-mêmes ?
Le CO2 demain viendra surtout des pays émergents.

Énergie, réchauffement climatique et croissance
Peut-on réduire le réchauffement climatique, et demander de la croissance, et répondre aux besoins d'énergie et de développement des pays pauvres et émergents?

La voiture électrique est-elle un bon cheval?
La voiture électrique : le CO2 vient de la centrale électrique.
En France, grâce à son électricité nucléaire bas carbone, une voiture électrique moyenne économise du CO2. Pas en Allemagne.
On a raison de soutenir la voiture électrique en France. À condition d'être cohérent en soutenant aussi la production électrique nucléaire.

Énergie, transition énergétique, énergies renouvelables, sortir du nucléaire, charbon...

La transition énergétique : sortir du réchauffement climatique, ou sortir du nucléaire ?
Quelle est la priorité ?
Peut-on sortir du nucléaire et en même temps sortir du réchauffement climatique ?
L'échec de la transition énergétique en Allemagne : les émissions de CO2 ne baissent pas.

Les énergies renouvelables peuvent-elles remplacer les énergies fossiles à elles seules ?
Les énergies renouvelables croissent. Mais la demande d'énergie croît plus vite encore !
En dépit de leur croissance, les énergies renouvelables ne parviennent pas à répondre seules à l'augmentation de la demande d'énergie.
La consommation d'énergies fossiles augmente.

Les énergies renouvelables peuvent-elles fournir un mix électrique 100% renouvelable ?
Avec quelles contraintes pour l'environnement ?
Avec quelles contraintes pour les consommateurs ?

Le paradoxe des énergies renouvelables "gratuites" ruineuses
Le vent et le soleil sont gratuits.
Mais il est ruineux de les exploiter.

L'énergie de demain
Y a-t-il une vie après le pétrole ?
Oui, il restera encore du charbon.
Et le peu dont sont capables les énergies renouvelables.

Dangers des énergies, renouvelables, nucléaire, charbon...
Le nucléaire est dangereux... à peu près autant que les énergies renouvelables, accidents nucléaires inclus.
... et moins dangereux que le feu de bois !

Les déchets nucléaires ? ... Le vrai problème c'est le déchet CO2
Les pires déchets ne sont pas les déchets nucléaires, ce sont les milliards de tonnes de CO2 relâchées dans l'atmosphère, cause du réchauffement climatique.

Urgence alimentaire, agriculture bio, pesticides, OGM...

L'agriculture biologique pourrait-elle nourrir toute l'humanité à venir ? ?
L'agriculture bio, de faible rendement, nécessite beaucoup de terre.
Mais la terre manque.
L'agriculture bio pourrait-elle nourrir toute l'humanité ?
  Oui.
L'agriculture bio peut-elle nourrir toute l'humanité sans conditions et sans déforestation ?
  Non.

La terre manque pour nourrir le monde.
Nous sommes de plus en plus nombreux – il faut produire plus de nourriture.
Mais la terre agricole rétrécit, mangée par l'asphalte et le béton.
Il faut produire plus... avec moins !
Sinon il faudra piocher de nouvelles terres dans ce qui reste de forêt tropicale.
C'est déjà commencé.

L'invention de l'agriculture biologique... et des pesticides bio !
Les pesticides bio sont naturels... et dangereux comme sont les champignons vénéneux, le venin du cobra, etc.
Combien faudrait-il de planète terre pour nourrir sept milliards de Terriens sans pesticides – bio ou non bio ?

Les dangers et risques des pesticides, bio ou non... et leur nécessité
Les agriculteurs, qui sont mille fois plus exposés aux pesticides que les simples consommateurs, ont globalement une espérance de vie supérieure à la moyenne du fait d’une sous-mortalité par cancer en général…

Les OGM Bt réduisent l'utilisation des insecticides...
Veut-on moins d'insecticides ? Alors il faut être réaliste et développer les OGM Bt.
Veut-on protéger les abeilles et la biodiversité ? Alors il faut être réaliste et développer les OGM Bt.

La viande rouge n'est pas verte
La planète pourrait peut-être nourrir neuf milliards de mythiques homo-ecologicus-no-gaspillus, rationnels, non-gaspilleurs, mangeurs de graines et de peu de viande. Mais ces hommes-là n'existent pas.
Il faut faire avec ce qu'on a sous la main, les hommes tels-qu'ils-sont

Agriculture bio et biocarburants
Peut-on vouloir plus de bio, plus de biocarburants, et "en même temps" plus d'espaces verts, de forêts vierges, et nourrir la planète, toute la planète ?
Au secours, Monsieur Freud !

OGM, des variétés naturelles comme les autres, en mieux
Les nouvelles variétés "naturelles" contiennent naturellement des pesticides naturels.
Les nouvelles variétés dites "naturelles" contiennent des gènes inconnus, aux effets inconnus.
... Mais enfin, les OGM vinrent !

Lobbying, désinformation, préjugés...

Greenpeace, une multinationale du lobbying
Le lobbying économique existe, mais aussi le lobbying idéologique.

"OGM j'en veux pas", une nouvelle religion ?

Le mythe du naturel...
La planète bleue n'était pas verte, la vie n'était pas rose...

Le mythe du "bon" vieux temps
La planète bleue n'était pas verte, la vie n'était pas rose... 
C'était le temps des disettes, famines, de la mort infantile, d'une espérance de vie courte.

Qui veut troquer un seul aujourd'hui contre deux hier ?
Avons-nous perdu au change ?

La nature et les hommes
Le mythe du bon sauvage respectueux de la nature.

Le mythe du naturel...
La nature invente virus et épidémies ; l'homme invente les vaccins.
La nature invente les ravageurs des cultures ; l'homme invente les pesticides.



 

comments powered by Disqus

 

Mise à jour : 6 novembre 2019