Une écologie réaliste

Sans dogmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'illusion de la sobriété

 

La planète va mal.

Notre consommation épuise les ressources ; les océans, les mines, les forêts.

Notre consommation émet du CO2, principal responsable du réchauffement climatique.

Il faudrait consommer moins, être plus sobres.

Mais la sobriété n'est pas naturelle.

Ce qui est naturel, c'est l'instinct de consommation, légué par l'évolution.

 

Accros à la consommation

L'argent ne fait pas le bonheur

Nous sommes accros à l'argent et à la consommation, nous ne cessons de courir derrière l'argent, de consommer de plus en plus ; pourtant nous savons, on nous le répète depuis des millénaires, que ni la consommation ni l’argent ne font le bonheur. Ce n’est pas Diogène en son tonneau qui contredira ; ni Lao-Tseu, qui vers 600 av. J.C. disait déjà : « Celui qui sait se contenter de peu est toujours satisfait. » Ni Épicure qui conseillait d’avoir peu de désirs.

Lucrèce a joliment résumé : « Vivons content de peu car de ce peu jamais il n'y a disette. »

La Fontaine confirmait : « Ni l'or ni la grandeur ne nous rendent heureux. »

Même les chercheurs le disent. Leurs études mettent en évidence deux résultats.

- D'une part, elles montrent que l’argent, même un peu, aide réellement ceux qui sont démunis de tout.

- Mais elles montrent aussi que pour ceux qui ont déjà satisfait les besoins essentiels – se nourrir, se soigner, se loger, s’habiller, se cultiver, élever et éduquer ses enfants, alors, l’argent ne fait plus le bonheur. Jean-Jacques Rousseau en avait eu l'intuition : « Quiconque jouit de la santé et ne manque pas du nécessaire […] est assez riche […] Gens à coffres-forts, cherchez donc quelque autre emploi de votre opulence, car pour le plaisir elle n’est bonne à rien. ».

On s'en doutait, maintenant, c'est mesuré :

satisfaction, bonheur, richesse, PIB

Source : D'après La croissance rend-elle heureux ? La réponse des données subjectives. - Andrew Clark et Claudia - Senik - École d’Économie de Paris - 2007)

 

Baloo le chantait, dans la forêt de Mowgli :

Il en faut peu pour être heureux

Vraiment très peu pour être heureux

Il faut se satisfaire du nécessaire

Un peu d'eau fraîche et de verdure

Que nous prodigue la nature

Quelques rayons de miel et de soleil.

 

Les hommes désirent ; désirent ce qu'ils n'ont pas. Éternels insatisfaits, dès qu'un désir est réalisé ils désirent encore ; autre chose qu'ils n'ont pas encore. Ainsi de suite. Comme la drogue ; nous prenons notre dose, l'effet passe, le désir revient. La richesse ne suffit pas ; il faut une richesse qui croît, pour satisfaire des désirs nouveaux toujours renaissants.

« Tant que demeure éloigné l'objet de nos désirs, il nous semble supérieur à tout le reste ; est-il à nous que nous désirons autre chose." » (Lucrèce)

L'argent et la satisfaction, c'est une histoire de tapis roulant pris à l'envers ; on croit avancer avec plus d'argent, mais le tapis roulant de nos envies nous ramène sans cesse en arrière.

Nous sommes shootés à la consommation, au "toujours plus".

C'est pourquoi tous les gouvernements du monde courent après la croissance, pour nous fournir notre dose.

Ermites du désert - ermites de ville

"L'argent fait le bonheur des pauvres." Mais pour les "Gens à coffres-forts" il est inutile de consommer encore plus, ils n'en gagnent aucune satisfaction supplémentaire durable. Les moines ermites du désert l'ont compris depuis bien longtemps, ces bienheureux qui vivent du vent du sable et de la rosée du matin. Mais ils sont rares aujourd'hui, c'est une espèce en voie de disparition, on n’en rencontre presque plus dans le désert.

La relève existe : les ermites de ville, c'est-à-dire les écologistes, les vrais. Leur vocation ne va pas jusqu'à l’ascèse surhumaine de saint François, leur saint patron [1], qui avait épousé « Madame la pauvreté », qui vécut de rien et mourut de jeûne et de privation ; mais ils tentent de vivre eux aussi comme des moines, ou presque. Mais ils sont eux aussi une espèce rare, trop peu nombreux pour changer l'avenir de la planète.

D'autant plus que ces ermites de ville ont un gros problème : convaincre leurs proches, leur conjoint, leurs enfants, leurs ados surtout !, de vivre eux aussi comme des moines – dans la joie et la bonne humeur ; ce n’est pas gagné ! En face il y a la concurrence du téléphone portable, des vêtements à la mode, si possible de marque, et du deux roues super-génial [2].

La sobriété n'est pas naturelle

Toutes ces belles paroles de sobriété sont de belles paroles, de sages, de saints, de militants, elles s’appliquent aux sages, aux saints, aux militants, mais pas au commun des mortels. Le commun des mortels, dès qu'il a le moyen de consommer, il consomme, dès qu'il a le moyen de consommer plus, il consomme plus. Rares sont ceux qui sont prêts à cocufier saint François en le trompant avec « Madame la pauvreté », son épouse spirituelle.

Que raconte l'histoire ?

Partout et toujours, lorsqu'ils en avaient les moyens, tant qu'il y avait quelque chose dans les coffres, tant qu'ils avaient du pouvoir d'achat, les hommes ont consommé à outrance, nourriture, sexe, apparat, luxe. On critique la société de consommation "moderne". Ce qui est moderne ce n'est pas l'envie de consommer, mais le fait qu'aujourd'hui beaucoup peuvent se le permettre. L'envie, elle, est vieille comme l'humanité, c'est ce que raconte l'histoire d'hier et d'aujourd'hui.

L’âge de la pierre avait déjà son luxe :

« Ce penchant [vers l'ornement et le luxe] existe. On le trouve dans l’enfance et la jeunesse de l’homme. Il prend une forme très commune, pour ne citer que celle-là, l’amour de la parure. Nous acquérons tous les jours, en fouillant le sol, qui nous découvre des objets destinés à l’ornement aux époques les plus reculées, la preuve que l’enfance et la jeunesse de l’humanité ont connu également le pouvoir de cet instinct. » (Histoire du luxe privé et public depuis l'antiquité jusqu'à nos jours – Baudrillart, Henri, 1821-1892)

On a vu l'attrait du luxe chez les riches Romains du temps de l'empire, chez les satrapes de Perse, chez les maharadjas en Inde, dans les cours royales et princières, dans le faste de la cour de l'Empereur de Chine qui éblouit tant Marco Polo [3].

Cet attrait du luxe, du superflu, existe encore ; rares sont ceux qui restent sobres alors qu'ils ont les moyens de "s'éclater". On a même tendance, face à un moine ermite, à considérer cette sobriété comme anormale, "non naturelle", tant il nous semble naturel de consommer autant que permettent nos moyens [4].

Toutes les religions et sagesses d'hier et d'aujourd'hui ont perçu cet instinct à se faire plaisir sans limites, l'ont condamné, ont inventé des artifices pour le combattre : les carêmes, les ramadans, les jours maigres, les jeûnes, les ordres mendiants, la vie monastique ou érémitique, l'ascétisme... sans succès. Ça n'a pas marché, ça ne marche toujours pas. Les régimes alimentaires au printemps pour se préparer à affronter la plage en maillot de bain sont plus efficaces que les carêmes pour encourager la frugalité et la sobriété. Et plus efficaces aussi que toutes les recommandations écologiques.

Après un tel échec il serait naïf de croire que tout à coup nous allons prendre conscience qu'il faut d'urgence pratiquer la sobriété volontaire, sans bénéfice personnel, "seulement" pour sauver la planète. Il faut continuer à faire avec les hommes et les femmes tels qu'ils ont toujours été, tels qu'ils sont encore. Nous sommes, accrochés à nos habitudes, lents et lourds au changement, pleins de bonne volonté éventuellement mais avec si peu de volonté, et si peu enclins à la sobriété. D'ailleurs, les sobres, on les traite de radins, on s'en moque ; voyez Harpagon, champion de la spécialité, des siècles après on en rigole encore !

D'où vient l'instinct de surconsommation ?

Les comportements de surconsommation sont en partie des héritages culturels, vieux de siècles, de millénaires, difficiles à déloger. Ils sont aussi en partie "naturels", héritages de la nature, de l'évolution. Ce qui n'est pas naturel, c'est la sobriété.

L'évolution nous a légué des mécanismes, c'est câblé dans notre cerveau primitif, qui nous poussent à rechercher sans cesse le plaisir, la satisfaction immédiate des besoins et des désirs, à consommer au-delà du suffisant [5].

Ces comportements étaient adaptés aux temps où l'avenir était toujours incertain, la nourriture jamais assurée, où vivre était d'abord survivre. L'évolution a sélectionné bêtes et hommes qui se gavaient quand c'était possible, quand la chasse avait été bonne. Cette adaptation permettait de survivre aux jours où la chasse n'était pas fructueuse et où il fallait survivre sur ses réserves de graisse. N'ont survécu aux jours bredouille que ceux qui s'étaient gavés auparavant, ceux qui avaient les "bons" gènes de gavage.

Ces mécanismes qui remontent à la nuit des temps, que nous partageons avec nos ancêtres animaux, fonctionnent encore. Nos animaux de compagnie réclament sans cesse et deviennent obèses quand on ne limite pas leur nourriture. Dans un groupe de lions, le mâle se gave le premier, laissant aux femelles et aux lionceaux ce qu’il ne peut plus avaler. L'évolution en a sans doute laissé quelques séquences d'ADN dans les gènes des hommes d'aujourd'hui, même s'ils affichent maintenant "Les femmes et les enfants d’abord". Lorsque le Titanic coulait, on n’en était encore qu’à "Les riches et les nantis d’abord".

Un singe sommeille en nous, un lion aussi. Même rassasiés nous en voulons encore, même comblés d'objets et de gadgets inutiles, nous réclamons encore plus de pouvoir d'achat et de croissance... et élisons les gouvernements les mieux disants en ce sens.

Dans notre ADN il y a mécanismes, de vieux instincts, qui nous poussent à surconsommer.

 

Lorsque je souligne qu'il y a une composante innée dans les comportements de surconsommation, cela ne signifie absolument pas que je défends ou excuse ces comportements. Le message est un avertissement : ne soyons pas angéliques, il faut prendre conscience des racines profondes de ces comportements, on ne pourra pas les modifier par de simples recommandations, par des voeux pieux. Il faudra du temps, et des efforts.

Nous avons peu de temps.

Limite de la sélection naturelle

L'évolution qui avait sélectionné la gloutonnerie est maintenant prise en défaut. Elle n'avait pas prévu qu'un jour la gloutonnerie ne serait plus régulée par une chasse bredouille, par des temps difficiles. Ce jour est venu.

Nous sommes aujourd'hui 7 milliards de Terriens, bientôt neuf.

Les techniques permettent maintenant de produire en suffisance, et même le petit peuple qui autrefois mourait de faim peut lui aussi consommer.

Mais les comportements instinctifs de goinfrerie, sélectionnés autrefois lorsque les lendemains étaient incertains, sont restés inchangés.

Nous avons maintenant du pouvoir d'achat – c'est l'équivalent moderne du pouvoir de capture des proies par les chasseurs-cueilleurs autrefois – et nous utilisons ce pouvoir d'achat avec la même goinfrerie que nos ancêtres devant leur cuissot de sanglier ; sans retenue.

Le problème est que le pouvoir d'achat de maintenant est sans commune mesure avec ce que les chasseurs pouvaient rapporter, il est même au-delà de ce que la planète peut supporter ; ce nouveau "pouvoir d'achat" est devenu un "pouvoir de nuisance".

Nos instincts anciens de consommation sans retenue, joints au pouvoir d'achat nouveau qui permet de les satisfaire tout le temps – pas seulement quand la chasse a été bonne – se traduisent par le pillage de la terre.

 

Un sortilège exauçait les vœux que formulait le héros de "La peau de chagrin". Le problème est qu'à chaque vœu exaucé, le héros se rapprochait de sa fin, sa vie rétrécissait... comme peau de chagrin.
Le pouvoir d'achat est un sortilège de la même sorte. Il exauce nos vœux en nous permettant d'acquérir de nouveaux biens... mais à chaque vœu exaucé, la planète va plus mal.

 

Pourtant, les comportements ne changent pas, les employés demandent des augmentations de salaire, les patrons les refusent. Imaginons que notre patron nous appelle dans son bureau et nous reçoive tout sourire :

- Je vous en prie, Monsieur LeChanceux, asseyez-vous, j'ai une excellente nouvelle à vous annoncer.

- Oui ?

- Je vous annonce que vous allez être augmenté.

- Ah ! Merci patron ; c'est sympa de votre part, mais ce n'est pas la peine ; j’ai justement relu Lucrèce hier soir, il m’a convaincu, je me contente de ce peu dont jamais il n'y a disette.

Le problème est que l'on risque de vexer son patron, ce qui n’est jamais souhaitable. Peut-être même nous demandera-t-il, inquiet, si nous allons bien, si nous ne sommes pas surmenés, si nous n’avons pas besoin d’aller voir un bon médecin… Parce qu’il faut bien le reconnaître, l’idée de refuser un pouvoir d’achat supplémentaire est tout simplement suspecte ; ce n'est pas "naturel", c’est un signe d’anomalie, de dérèglement, de maladie – même si ce n’est pas encore pris en charge par la sécurité sociale.

Sobriété, décroissance, chômage - L'instinct de compétition

Même les non-pratiquants ont une bonne image de la sobriété ; l'image de la sagesse, de la maîtrise des désirs. Les économistes sont réservés ; la sobriété généralisée entraîne mécaniquement du chômage.

Sobriété = moins de consommation = moins de production = décroissance = compétition = faillites des plus faibles = qui entraînent faillite des autres = effondrement de l’économie = chômage à bord du navire-planète.

C'est pourquoi les remous gigantesques de la décroissance épouvantent les passagers autant que les officiers sur la passerelle. Tous refusent de s’en approcher, parce que tout le monde sait que personne ne sait les bonnes manœuvres pour les contourner, et aucun capitaine n'est prêt à s'aventurer le premier par crainte que les autres bateaux profitent de ses tâtonnements pour le dépasser. La compétition économique dans un monde ouvert interdit qu'un état ose tenter une réforme profonde pouvant affecter sa compétitivité et sa croissance. Nous sommes condamnés à naviguer entre deux écueils :

Croissance / épuisement des ressources et réchauffement climatique d'un côté ;

Décroissance / chômage, chaos économique et social de l'autre.

L'instinct de compétition

Peut-on organiser la décroissance jusqu'à rejoindre un niveau de vie et de consommation supportables pour la terre ? Personne ne sait comment faire. Parce que cette économie créée par les hommes, est à l'image des hommes, reproduit leur instinct de compétition. Encore un héritage de l'évolution. Chaque entreprise veut croître et prospérer, comme chaque homme tente de le faire ; chaque entreprise est en concurrence, en compétition, avec les autres compagnies, comme les hommes entre eux. Les compagnies se battent pour prendre un marché, comme les hommes pour prendre un pouvoir, comme les loups pour prendre le contrôle d'une meute, comme les éléphants de mer pour prendre un harem. L'instinct de compétition anime le jeune cadre, impatient de se lever le matin, impatient de se faire valoir à ses yeux et aux yeux des autres, impatient de gravir les échelons du pouvoir dans son entreprise. C'est le même instinct qui se fait entendre lors du brame du cerf, lors des luttes pour conquérir une harde.

Notons que reconnaître le caractère inné des comportements de compétition n'est pas un éloge de la compétition sauvage.

La "pauvreté ressentie"

Nous voulons être riches, mais surtout, par instinct de compétition, être plus riche que le collègue ou le voisin.

« Être heureux, c’est gagner dix dollars de plus que son beau-frère. » (Daniel Cohen dans La prospérité du vice)

La frustration d'être perdant dans la compétition se ressent particulièrement dans les pays pauvres aujourd'hui, où les moyens de communication, la télévision, les touristes qui passent, permettent de se comparer à l'opulence des pays développés aussi lointains qu'ils soient – et pas seulement à son beau-frère et à ses voisins et égaux dans sa rue. Il en résulte une sensation de "pauvreté ressentie" que les statistiques économiques ne connaissent pas. La pauvreté absolue, celle de ne même pas pouvoir se nourrir suffisamment, a pratiquement disparu ; mais la pauvreté relative, celle qui se ressent par comparaison à d'autres plus privilégiés, augmente.

Les liaisons dangereuses : sobriété et chômage

Il faudrait rompre les liaisons entre sobriété et chômage. La solution serait de mieux partager le travail et les revenus, mieux les répartir. Mais les hommes ne sont pas programmés pour partager. Quelle entreprise accepterait librement de produire moins, de ne pas utiliser au maximum ses moyens de production, pour partager le marché avec ses concurrentes ? Quel employé accepterait de partager son salaire pour en secourir d'autres en difficulté ? On en est loin tant que demeure l'instinct de compétition. Ce monde bisounours de libre partage sans compétition n'existe pas, ni dans le monde des entreprises ni dans celui des employés.

Cela ressemblerait aux belles idées de partage, de mise en commun, qui étaient celles du communisme avant qu'il devienne soviétique. Voyez ce que les hommes en ont fait ! On voulait plier la nature humaine aux belles idées de partage et de mise en commun. Elle n'a pas plié. On voulait créer un homme nouveau, on a créé des goulags.

Quel que soit le système, le résultat sera ce que les hommes en feront ; le vrai changement serait que les hommes changent ; on n'en voit pas le début.

Organiser la décroissance aujourd'hui, c'est construire une économie nouvelle avec des hommes anciens. Ce n'est pas seulement un problème d'économie, c'est surtout un problème humain.

[  ...  ]

 



[1] En 1979, Jean Paul II proclama saint François d’Assise patron céleste des écologistes.
[2] Les ados ! Ce fut le grand problème d’Harpagon, champion des économies de consommation, écologiste émérite avant l’heure : il avait des enfants adolescents, qui voulaient bêtement vivre, consommer, s'éclater, comme les autres enfants du siècle.
[3] Rare exception, les Mongols de Gengis Khan. L'idéal d’herbe et de vent de Gengis Khan est un vrai manifeste de sobriété écologique : « Je veux instaurer partout le calme d'un cimetière, ôter les villes du plateau de l'Univers, afin que s'étendent partout des steppes infinies où paîtront les chevaux mongols, où se dresseront des campements silencieux, où les mongoles aux poitrines pleines nourriront de leur lait des enfants forts et joyeux. »
  Lorsque Houlagou, petit-fils de Gengis Khan, prit Bagdad en 1258, il fut choqué en découvrant les richesses du palais du calife. Pour convaincre le calife de la vanité de ce luxe, on raconte qu'il le fit enfermer dans une pièce, avec tous ses immenses trésors.
Le calife mourut de faim, convaincu que l'argent ne fait pas le bonheur.
[4] On critique parfois le "luxe tapageur"... Ce qui est critiqué c'est le tapage, pas le luxe.
[5]  À lire : Le bug humain - Sébastien Bohler.

 

 

 

 
 
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Par Pierre Yves Morvan-Ameslon

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Mise à jour : 8 septembre 2020

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