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Le contre sens sur le lobbying - L'exemple de Greenpeace, une multinationale du lobbying

 

En Bref
Greenpeace est une multinationale.
Elle ne produit aucun bien, aucun service, sa seule activité est le lobbyisme idéologique.
Le principal outil du lobbyisme, ce n'est pas des millions de dollars, des cadeaux, des pots-de-vin, c'est la parole ; et donc les médias. C'est pourquoi le lobbying idéologique est tout-puissant, car il a la bonne clef, celle des médias. Il suffit de montrer patte verte, pour que s'ouvrent toutes grandes les portes des télévisions, qui viennent jusque dans nos salons pour faire entendre et réentendre les mêmes militants, répétant jour après jour, inlassablement, leur vérité unique.

Aucun lobbying économique, aucune société multinationale, aussi riche à milliards soit-elle, ne peut espérer lutter contre cette formidable emprise médiatique, qui lave les cerveaux plus vert que vert.


 

 

Lobbying économique, lobbying idéologique

Liaisons dangereuses

Dans la galaxie des mouvements écologistes plus ou moins profonds, on devine un air de famille. Il n’est pas facile de distinguer les uns des autres, car la consanguinité est courante :

« Et il n’est pas jusqu’à "GREENPEACE" qui n’ait vu ses militants les plus honnêtes quitter une organisation dont on peut aujourd’hui légitimement s’interroger sur les tenants et les aboutissants pour fonder le réseau "EARTH FIRST", dont Europe-écologie participe aux activités dans l’Espace francophone. Aujourd’hui la place des militants écologistes radicaux, authentiques, honnêtes se trouve non pas dans les partis de l’écologie politicienne qui se sont prostitués au Système mais dans un front uni, radical, contre le Système et contre le Régime qui le représente. Un front où tous les ennemis du système, nationaux-révolutionnaires, communistes, écologistes radicaux ou socialistes authentiques ont leur place [1]. »

Ce sont donc des anciens de Greenpeace (« les plus honnêtes » – les moins honnêtes restant au sein de Greenpeace, selon leurs ex-compagnons) qui ont fondé Earth First – dont le nom est sans ambiguïté : "La terre d'abord"… et donc les hommes ensuite !

En dépit de ces liaisons dangereuses, de ce cousinage avec des idées extrêmes, Greenpeace bénéficie d’une réputation largement positive auprès du grand public, qui aime ces images spectaculaires de petits (mais malins) dans leur petit canot, qui terrassent les gros méchants (et balourds) dans leur gros baleinier [1-0] ; un thème vieux comme l’humanité, et très vendeur. David contre Goliath ; Astérix contre les Romains ; le Petit Poucet contre l’ogre, ou encore la petite ONG contre la grosse multinationale, ou osons même la provocation, les zadistes contre l'État…

Lobbying économique, lobbying idéologique - Le taux de change dans l’au-delà

Greenpeace a deux casquettes : pro du lobbying et pro de la communication. Mais "lobbying", ça ne fait pas joli-joli ; alors, la casquette pro de communication a eu l'idée géniale de masquer la casquette lobbying sous la casquette, le heaume, du chevalier blanc qui lutte contre le lobbying. Génial ; il fallait l'audace de croire que le public s'y laisserait prendre, n'y verrait que du feu.
Il n'y a vu que du feu.

Un lobbyiste est un "agent d'influence". On pense d'abord à des manipulateurs qui agissent dans l'ombre pour influencer dans le sens de leurs intérêts économiques. Mais c'est une vue étroite du lobbying, ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. La publicité aussi est un agent d'influence, un lobbying qui vient nous influencer jusque dans nos salons via télévision et journaux. Et il y a aussi et surtout tous les agents qui influencent pour des intérêts à taux zéro qui ne rapportent rien de matériel, leur seul intérêt, mais qui est très puissant pour eux, étant "seulement" la diffusion de leurs convictions ; cela aussi est du lobbying, du lobbying idéologique. La défense de la cause animale est un lobbyisme, ou l'opposition à l'avortement ou au nucléaire civil [1-01].

Même un prêtre, un imam, un rabbin, sont des lobbyistes [1-1] ; eux aussi défendent leurs convictions et leurs intérêts, qui ne se comptent pas en euros, mais en âmes conquises. Le Vatican, Jérusalem, La Mecque, en connaissent le taux de change, mais pas la City. Info réservée aux membres actifs.

Les organisations telles que Greenpeace, le WWF, etc. sont elles aussi des lobbyistes. Greenpeace se décrit elle-même comme un "agent d'influence", un groupe de pression, à l'échelle d'une multinationale :

« Greenpeace est un réseau d'organisations indépendantes présentes dans 55 pays. […]

Le budget total de Greenpeace était de 346 millions d'euros à fin 2015. » (connaitre greenpeace - vie associative)

« Informations & Pressions […]

Il s'agit ensuite de faire pression sur les décideurs, élus, responsables administratifs ou chefs d'entreprises afin qu'ils prennent mieux en compte ces revendications. […]
Ce travail de lobbying revêt plusieurs aspects : rencontre avec les collaborateurs des cabinets ministériels, participation aux réunions de concertation avec les administrations centrales, informations et débats avec les élus et les partis politiques, participation aux auditions dans le cadre des commissions parlementaires, confrontations avec les dirigeants d'entreprises. » (connaître Greenpeace - valeurs - maintenant sur Web archive)

Greenpeace est une multinationale du lobbying ! Les militants s'indignent du "lobbying des multinationales""... mais les militants aussi sont des lobbyistes !

L’argent ? La belle affaire ! Il est vrai que l'intérêt économique est un moteur puissant des actions humaines, parfois même de mauvaises actions. Mais l'argent est peu de chose face à d’autres ressorts, bien plus puissants encore ; l'idée de liberté par exemple, et tant d’hommes se sont sacrifiés pour cette simple idée, sans aucune subvention de l’État. Ils ont donné leur vie, pas pour l'argent ; ils ne savaient même pas quelle est la monnaie utilisée dans l'autre monde – sesterce, yen, euro, ou pétales de roses – ni quel est le taux de change.

Nous avons raison de ne pas croire sur parole les boniments du vendeur qui vante son produit – plus ou moins de bonne foi. Mais pourquoi sommes-nous si naïfs en buvant sans modération les discours idéologiques des militants ? Parce que les militants ne vantent et ne vendent aucun produit ? Mais si ! Ils vendent leur idéologie, avec des boniments de vendeurs – plus ou moins de bonne foi.

Greenpeace est une multinationale du lobbying. On peut même souligner qu'elle est peut-être la seule multinationale au monde qui n'a aucune autre activité que le lobbying. Greenpeace ne fabrique aucun objet, ne rend aucun service : Greenpeace "fait" dans le lobbying, uniquement dans le lobbying. Mais Greenpeace tient à souligner qu'il s'agit de lobbying idéologique – comme si le lobbying idéologique était moins "lobbying" et plus présentable que le lobbying économique. Greenpeace se drape d'une farouche indépendance à l'égard de l'argent – "cachez cet argent que je ne saurais voir" :

« Notre totale indépendance constitue, dans ces négociations, un atout majeur. » ("négociation" est mis ici pour le « travail de lobbying » décrit plus haut.) 

« Nous refusons les subventions d'État et les contributions d'entreprises, ce qui nous permet de garder une totale liberté de parole et d'action en tout lieu et en toute circonstance. »

Il faut entendre le mot "indépendance" ici selon la langue de bois militante.

Un Prix Nobel, le meilleur expert au monde dans son domaine serait-il sollicité par une entreprise désireuse de profiter de son expertise ? Alors on l'accuse de conflit d'intérêts, ne pas être indépendant.
Un militant porte-t-il un jugement définitif sur un sujet quelconque, pesticide, OGM, nucléaire, etc. ? Alors il faudrait le croire sur parole, sur sa bonne mine, car il est indépendant – lui ; in-dé-pen-dant !

C'est ainsi que nous tombons dans le piège du lobbying "Canada dry", le lobbying trompeur des organisations qui ont la couleur d’une organisation indépendante, l’odeur d’une organisation indépendante… Indépendante de l'argent – plus ou moins [1-2] – mais totalement dépendante d’une idéologie.

La pire dépendance est celle des passions lorsqu'elles prennent le pouvoir – sentimentales, charnelles, religieuses, idéologiques, etc.

 

La promotion de l'agriculture biologique aussi est un lobbying. La FNAB, Fédération Nationale d'Agriculture Biologique, décrit clairement ses activités de lobbying politique :

« 5- Agir pratiquement et politiquement pour empêcher le développement des Organismes Génétiquement Modifiés et toutes nouvelles techniques de biotechnologies à usage agricole. » (Charte des valeurs de la FNAB et son réseau Adoptée en Assemblée Générale le 5 avril 2016)

« La FNAB, par ses actions transversales sur les politiques publiques travaille à une plus grande visibilité et reconnaissance de la Bio dans la législation agricole. [...]
La FNAB promeut le développement des soutiens à l’agriculture biologique dans les dispositifs publics. » (FNAB - Nos actions - Politiques agricoles)

Il s'agit d'un lobbying au sens classique, économique, pour favoriser un bisness, puisque bisness il y a. Pourtant, ce lobbying est perçu comme un lobbying de bonne foi venant d'acteurs convaincus des bienfaits discutés du bio, qui contrairement au lobbying classique ne chercheraient aucun bénéfice matériel de leur propagande prosélytiste ; comme s'il n'y avait pas de bisness bio ! Ici lobbyisme économique et idéologique se mêlent et s'additionnent. Il se pourrait que quelques lobbyistes de bonne foi joignent l'utile à la bonne foi en étant plus ou moins directement liés à des vendeurs qui surfent sur la vague du bisness bio. L'argument pour faire enfler cette vague de bisness est simple et basique, l'argument de la peur ; "Tremblez bonnes gens, les pesticides vous tuent - mais vous avez encore une chance de sauver votre peau en achetant mes produits bio". Sur ce conflit d'intérêts Verts, voir par exemple Agriculture bio : réseaux et lobbying Ainsi que Pesticides dans les salades - Générations futures noircit le tableau - revue Que Choisir - 2015.
On discutera plus longuement de l'alimentation bio dans le chapitre ad hoc.

Lobbyisme : le pouvoir des milliards ou de la parole ?

On nous fait croire que le principal outil du lobbyisme c'est des valises de dollars, des cadeaux, des pots-de-vin. Cela existe sans doute. Mais l'outil principal du lobbying c'est la parole. C'est pourquoi le lobbying idéologique est tout-puissant, car il a la bonne clef, celle des médias, et maintenant des réseaux sociaux. Il n'est pas besoin de milliards, il suffit de montrer patte et parole Verte pour que s'ouvrent toutes grandes les portes des télévisions, qui nous font entendre et réentendre jusque dans nos salons les mêmes militants, répétant jour après jour, inlassablement, leur vérité unique.
A-t-on jamais entendu à la télévision un chercheur indépendant (indépendant d'idéologie) souligner les qualités des OGM ? Ou pire encore !, un représentant de Monsanto interviewé au journal de 20h ? ! A-t-on entendu un reportage à une heure de grande écoute soulever des doutes sur la capacité de l'agriculture biologique à nourrir l'humanité ?

C'est ainsi, non par l'argent, non par les arguments, mais par le nombre, par la répétition, par leur omniprésence médiatique, que les militants prennent le pouvoir. Le pouvoir sournois par le contrôle des esprits, le soft power. Pouvoir d'autant plus redoutable que nous n'avons pas conscience d'en être victime – ni donc aucune velléité de résistance ou de révolte. Aucun lobbying économique, aucune société multinationale, aussi riche à milliards soit-elle, ne peut espérer lutter contre la formidable emprise médiatique des écologistes, qui lave les cerveaux plus vert que vert de tout esprit critique. Les entreprises sont obligées de suivre en inventant le greenwashing, les partis politiques prennent le train en marche en enfilant des survêtements verts masquant leur tenue habituelle. Même l'Église catholique romaine a lancé le label "Église Verte", avec site Internet (vu en février 2018) ; peut-être pour faire oublier le fameux : « Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-la, soumettez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toute bête qui remue sur la terre... » (Genèse 1:28).

Le zapping du prédicateur

Le matraquage médiatique et le soft power sont des mots nouveaux pour exprimer des réalités anciennes. Au Moyen Âge il n’existait ni radio ni télévision, mais il existait aussi efficace peut-être, le prédicateur… De noir vêtu, il tonnait du haut de sa chaire, et faisait autant que télévisions et journaux réunis ; plus peut-être, car on ne pouvait pas zapper le prédicateur, il était la chaine unique. L’envie de zapper devait pourtant être forte, car le programme était toujours le même : "Tout va mal, et c’est de votre faute, votre très grande faute". Le pauvre fidèle écoutait, tête courbée, frissonnant d’effroi dans l’attente des affreux châtiments inéluctables. Savonarole avait terrorisé les Florentins en dépeignant les tourments qui les attendaient en enfer. Jusqu’à ce que les Florentins, excédés, le brûlent place de la Signoria ; zapping ultime.
Mais à quoi bon, quand il n’y a qu’une chaîne ? Le même programme revenait inlassablement : la peste ? les hommes responsables [2] ! Les tremblements de terre ? les hommes responsables [3] ! La sécheresse ? les hommes encore !

Heureusement, il y avait une solution : "Tout cela est de votre faute, votre très grande faute, mais maintenant fini de rigoler ! Repentez-vous d’avoir pris du bon temps, faites carême, jeûnez, faites des pèlerinages…"

Aujourd’hui, nous avons laissé d’autres prêcheurs prendre le contrôle de nos esprits. Ils sont verts maintenant, et même si « dans la nouvelle Église de Sciencécologie, il n'y a pas que des Khmers verts et des talibios, des bonimenteurs et des climastrologues » (Olivier Péretié), ils nous servent le même vieux catéchisme : "Tout cela est de votre faute, votre très grande faute, mais maintenant fini de rigoler ! Repentez-vous de vos agapes consuméristes, faites carême de pétrole, utilisez des énergies vertes le vendredi…"

 



[1-0] En réalité, ce n'est pas l'agitation médiatique de Greenpeace qui a sauvé les baleines ; elles ont été sauvées bien avant que naisse Greenpeace... par le gaz et le pétrole ! Lorsqu'ils ont remplacé l'huile de baleine utilisée pour l'éclairage. Le gaz plus écolo que Greenpeace ?
Naturellement, la nouveauté du gaz et du pétrole suscitait des craintes à l'époque, comme toujours les nouveautés ; il est instructif de savoir que la crainte était alors... d'une diminution de la chasse de la baleine : « L'éclairage par le gaz est aujourd'hui répandu à un tel point en Angleterre, pour les rues, les boutiques, les ateliers, les spectacles, les fabriques et les temples, que l'on a craint que cette invention, en diminuant l'usage de l'huile de baleine, ne nuisît aux pêcheries anglaises. » (Journal des savans - janvier 1817 - page 16)
Le bon vieux temps n'était pas vraiment écolo...
[1-01] le nucléaire militaire ne suscite pas de réaction.
[1-1] Le site "famille chrétienne" est stupéfié de le découvrir : L’Église bientôt considérée comme un lobby en France ? - 2016
[1-2] Cette totale indépendance économique que revendique Greenpeace est en réalité loin d'être totale, c'est une indépendance soldée à 66 % pour un gain de 100 %. Il faut bien vivre, pas seulement d’amour et d’eau fraîche, et Greenpeace n’échappe pas à la règle, il faut des sous ; elle consacre « 33 % [de ses ressources] à la collecte de fonds (dont 12 % au programme Direct Dialogue en charge du recrutement de nouveaux donateurs) » (Site de Greenpeace France – janvier 2010). Greenpeace est farouchement indépendante de l'argent – mais pas de l'argent des donateurs. C’est pour ces donateurs, pour qu'ils en aient pour leur argent, que Greenpeace ne manque pas une occasion de "se faire remarquer", comme on dit des garnements turbulents – c'est son fonds de commerce. Les contributeurs demandent le maximum d'échos dans les médias, toujours convoqués pour rendre compte des numéros de cirque des militants.
[2] Si bien illustré par Albert Camus, dans La Peste, par le fameux sermon du père Paneloux : « Mes frères, vous êtes dans le malheur, mes frères vous l’avez mérité. »
[3] « […] d'où vient que la ville a été ainsi ébranlée, […] il reste bien avéré que cela vient des péchés, de l'avarice, des injustices, des prévarications, de l'orgueil, de la sensualité, du mensonge. Et de la part de qui ? de la part des riches. » (Homélie prononcée par saint Jean Chrysostome (344 – 407) après le tremblement de terre d’Antioche)

 

 

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Pour une écologie réaliste
Pour vraiment nourrir toute l'humanité à venir
Pour vraiment ralentir le réchauffement climatique

Que la planète bleue soit verte !
Mais il ne faut pas trop rêver.


Les pages de ce site s'inspirent du livre :
Écologie - Réchauffement climatique - c'est urgent !

Par Pierre Yves Morvan-Ameslon
Écolo sensible, mais pas écolo-rêveur.

Également en version numérique Kindle ou EPUB (Kobo)

écologie, réchauffement climatique, ogm, biologique

Le livre "Changement climatique - Transition énergétique  : C'est urgent !" est le sous-ensemble du livre complet qui traite du problème du réchauffement climatique.


Du même auteur :

Dieu est-il un gaucher qui joue aux dés ?
Histoire drôle, mais vraie, de la découverte de l’univers, et des environs

Éditions l’Harmattan.
ISBN : 2-7475-2507-4 • 2002 • 512 pages
Découverte de l'univers... et des environs


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Perspectives : les émissions de CO2 augmentent.
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Les économies n'existent pas.
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Les petits gestes pour sauver la planète ... Ont de petits effets !

La voiture électrique marche aussi au charbon !
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Énergie, transition énergétique, énergies renouvelables, sortir du nucléaire, charbon...

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Peut-on sortir du nucléaire et en même temps éviter le réchauffement climatique ?
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Et le peu dont sont capables les énergies renouvelables.

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Le déchet CO2 se déverse dans l'égout du CO2 ;
l'égout du CO2, c'est l'atmosphère.
Le problème des déchets n'est pas celui que l'on croit.

Urgence alimentaire, agriculture bio, pesticides, OGM...

L'agriculture biologique pourrait-elle nourrir toute l'humanité à venir ? ?
L'agriculture bio, de faible rendement, gaspille le premier bien le plus précieux de tous, de plus en plus rare, la terre.  

Les pesticides bio... des armes chimiques 100 % bio ! 
Des pesticides bio sont "irritants", "nocifs", toxiques pour les abeilles et les utilisateurs...

Les dangers - ou non - des pesticides.
Les agriculteurs, qui manipulent des pesticides à longueur de jour, ont une plus grande espérance de vie et moins de cancers que la population générale.
Les pesticides permettent de nourrir les sept milliards de Terriens que nous sommes déjà, les neuf milliards que nous serons bientôt.

Peut-on réduire de moitié l'utilisation des pesticides ?
... sans réduire de moitié le nombre de bouches à nourrir.

Les OGM Bt réduisent l'utilisation des insecticides...
Pour moins de pesticides ? Alors OGM Bt
Pour protéger les abeilles ? Alors OGM Bt
C'est cela l'écologie réaliste.

La viande rouge n'est pas verte
La planète pourrait peut-être nourrir neuf milliards de mythiques homo-ecologicus-no-gaspillus, rationnels, non-gaspilleurs, mangeurs de graines et de peu de viande. Mais ces hommes-là n'existent pas.
Il faut faire avec ce qu'on a sous la main, les hommes tels-qu'ils-sont.

Agriculture bio et biocarburants
Peut-on vouloir plus de bio, plus de biocarburants, et "en même temps" plus d'espaces verts, de forêts vierges, et nourrir la planète, toute la planète ?
Au secours, Monsieur Freud !

OGM, des variétés naturelles comme les autres, en mieux
Les nouvelles variétés "naturelles" contiennent naturellement des pesticides naturels.
Les nouvelles variétés dites "naturelles" contiennent des gènes inconnus, aux effets inconnus.
... Mais enfin, les OGM vinrent !

Mutagenèse, transgenèse, OGM cachés, TIS

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La fausse rumeur du suicides des fermiers indiens

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La planète bleue n'était pas verte, la vie n'était pas rose... 

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Nature, amie ou ennemie ?
Coquetterie et pesticides, même combat.
Pesticides, contraception, OGM riz doré... les hommes font mieux que la nature.

L’argent ne fait pas toujours le bonheur... Mais nous ne sommes pas près de muter en homo-ecologicus-no-gaspillus. 



Présentation rapide

Pour une écologie réaliste

Que la planète bleue soit verte !

Mais il ne faut pas trop rêver. Le monde change, il ne peut plus être du même vert d'avant, avec seulement le soleil pour nous réchauffer, de grandes prairies pour galoper, des baies bio pour nous régaler. Nous sommes sept milliards maintenant, une poignée de baies ça va, sept milliards de poignées de baies, bonjour les dégâts !

La planète brûle.
Et ce n'est pas le seul problème !
La faim aussi... quand il y aura trois milliards de bouches à nourrir en plus.
L'énergie aussi... quand il n'y en aura plus.

Il faut réagir, vite, c'est urgent. Mais avec lucidité.

Pour nourrir plus de Terriens il faut produire plus de nourriture, il faut une agriculture plus performante encore.
Une agriculture peu performante, l'agriculture biologique par exemple, pourrait, peut-être, nourrir toute l'humanité... mais, la terre devenant rare, ce serait en piochant dans ce qui reste encore de forêt tropicale.
Il faut répondre aux défis énergétiques et climatiques. Les énergies renouvelables ne suffisent pas. Qu'y a-t-il d'autre ?

Les analyses et solutions présentées dans ce livre sont moins séduisantes que les rêveries utopistes, elles choqueront bien des lecteurs. Mais les utopies ne nourrissent pas les hommes, ne sauvent pas la forêt, ne ralentissent pas le réchauffement climatique.

Si vous avez le souci de l'humanité lisez ce livre. Sinon, lisez-le quand même.



 

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Mise à jour : 30 janvier 2018

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